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Mercredi 16 janvier 2008
Bonjour !

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Comme promis, je mets certaines de vos réponses à l'article d'hier, mais j'ai préféré faire une "suite" plutôt que de rallonger celui-ci, ça deviendrait illisible de longueur... si ce n'est déjà le cas... (aurais-un sursaut de lucidité sur la taille de mes "pontes" ?*).
Donc, vos commentaires, ceux qui traitent évidemment du sujet, et une réponse de ma part au programme. Comme dit hier, je rajouterai encore vos propos sur le sujet, au fur et à mesure de leur édition (ou en fin de journée, si je ne reviens pas sur le net avant)



Pour rester dans Don Juan...Masetto n'est pas mal non plus dans le genre....
Tamino....je me demande comment il fait pour reussir les epreuves...
Alfredo,quel andouille de croire Traviata! il n'a vraiment rien compris! (le pere lui je le lyncherais à chaque fois surtout à l'acte III!il fiche en l'air des moments precieux mais "oh pardon pardon"....des claques!)
je peux encore en trouver mais aujourd'hui ms neurones ont un peu de mal à se connecter....ça viendra!!!
Finalement au lieu de m'enerver pendant le "della pace" je rigolerai en repensant à ta prose à son sujet!!!

Chrisalain

Tamino, s'il n'y avait l'envie de faire  partie du cercle des potes de Sarastro pour le pousser aux miches(encore un qui se fait embobiner par le  charisme d'un leader) et sa belette à la clé.....Et puis un type qui tombe dans les vaps dès qu'il voit un orvet dans le sous-bois (moui, le serpent monstrueux... c'est çaaaaa... il doit le confondre avec la sardine qui a bouché le port de Marseille)
Alfredo, n'en parlons pas, c'est le môme gâté par excellence, il fait les quatre cent  coups, s'encanaille, mais  tape des pieds dès que ça ne va pas dans son sens... Le paternel est tout confit  dans son  éducation bourgeoise et affiche  ça d'office, même dans ses propos. Toute la morale bourgeoise est là (j'ai visé du côté de Nana aussi, vu les réactions des personnages) et il voudrait bien se débarrasser de sa fifille avant qu'elle ne devienne blette , alors il faut que fiston rentre dans le rangs, sinon ça va pas le faire sur le pédigrée familial.
Quand à l'écoute de l'air d'Ottavio, si ça peut de permettre de "subir" moins douloureusement cet instant... fais-donc ma belle ! J'ai un certain mal à sucrer certains airs déplaisants à mon  argouanne personnelle dans  une oeuvre, j'y perds en continuité alors je me force (surtout que certains airs se concluent  sur l'amorce de la mélodie  suivante pour certains, Richie est spécialiste du fait et d'autres aussi)


Euh....tout ça pour mon petit déjeûner !
Bref, j'ai reconnu Richard que tu appelles Richie ! ça m'a fait bien rire !
Mon mari aussi, lui qui est un fan inconditionnel de Wagner, que je trouve (moi qui n'y connais rien en classique) trop "guerrier" !
J'avoue que tant d'humour pour nous parler de ces oeuvres... chapeau ! Un peu long à lire quand-même, quand on y connait rien et qu'on voudrait apprendre ! - à petites doses ! Tu n'as pas une catégorie "goutte à goutte" ou "note après note" ?

Melly  

J'adore rebaptiser les grands noms (ou prénoms) ce n'est pas de ma faute. Wofli Amène-tes-housses Mozart  en prend un coup aussi   Totor Hugo également et bien d'autres...
Richie n'est guerrier que pour ses morceaux "standards" si je puis dire... Vises du côté de  l'article que j'avais fait à ce sujet (que des extraits musicaux en plus, du nanan pour te faire l'oreille) On le classe comme guerrier (même pompier, n'ayons pas la  trouille des mots) parce qu'il sait, tel Verdi, faire vibrer les fibres belliqueuses ou patriotiques, et il va sans dire qu'un certain Adolphe ne lui a pas fait bonne presse en le choisissant comme porte étendard musical de ses idées tarabiscotées (comme tout bon "ferrailleur", il savait quoi récupérer dans un truc et qui puisse lui servir pour sa propagande ;  bredin à "encamisoler"  c'est sur mais loin d'être c. et il avait de plus des "conseillers artistiques" si je  puis dire)
Merci pour le compliment, mais l'humour est mon "fer de lance" pour rester dans le belliqueux walkyrien, ma nature profonde donc je n'ai aucun mérite (j'ai du mal à accepter les compliments pour une chose qui ne me demande aucun effort, pour tout c'est pareil)
Je sais que c'est long... Mais si tu parles des articles sur les opéras, il n'y a rien de sorcier, je raconte tout bêtassement le livret... Une sorte de séance de lecture à ma façon. Tu en as raconté des histoires des fois non ? C'est la même chose ici, j'ai prévenu mon monde que je n'entrais pas dans le cours magistrale de musicologie appliquée (et momifiée pour certains, désolée !), je laisse ça aux spécialistes et aux revues qualifiées... Je ne parle que de l'intrigue de l'oeuvre.
Pour une écoute, j'ai un truc à te conseiller... ne pas hésiter à me demander, ici, sur le blog, où à l'adresse qui figure en contact. Il suffira juste que tu me dises quel genre de musique dite classique tu écoutes en général pour que je "cible" ta sensibilité "lyrico-acoustique", ça peut aider à un démarrage en douceur.


Quelle pêche Jolie Dragonne !! Tu m'as réveillée là  ;-) !!
Il faut avoir une culture solide en la matière pour répondre à ta question ... et j'avoue que j'en suis bien incapable ... je suis tout juste capable d'acquiesser ... mollement  ;-) !
Ceci dit ... et c'est un avis tout à fait personnel ... si les "mous" n'étaient pas mous, le rythme changerait ... et j'imagine pas les problèmes que cela pourrait poser au metteur en scène !!
Je serais curieuse de voir ce que cela donnerait ... réécrit par toi Jolie Dragonne  ;-) !!
Tes grands-parents n'ont pas du s'ennuyer beaucoup avec toi  ;-) !!
Plein de gros bisous Jolie Dragonne et amuse-toi bien !

Christine     

Pas de culture personnelle à avoir !!!: Quand tu regardes Indiana Jones... tu as besoin d'un diplôme d'état. pour préférer tel ou tel  personnage ? C'est la même chose. Tu as ou aura peut-être l'occasion d'écouter un opéra (mais surtout de le voir,  même en vidéo, on lit vraiment le  livret traduit la majeure partie du temps),  je parie que tu auras tes "chouchous" et ceux qui te sembleront faire tapisserie...  c'est ces "motifs muraux" qui m'intéressent pour la rubrique...
Et tu as parfaitement ciblé le rôle des  mous ! Dans toute création (littéraire, picturale même, musicale;..) intervient le faire valoir,  le doux gentil qui met bien en valeur la sombre figure du traître de service. Sans le "brave" (au sens "gentil à en être presque simplet") pas de vrai méchant et lycée de Versailles... le principe  des "vases communiquants" déjà cité. Chaque recto (et pas rectum,  on laisse tomber le scato ce matin, bon appêtit !) a son verso, chaque  Yin son Yang... etc...
De plus, imagines une scène remplie de fortes personnalités... on aurait droit à une parfaite foire d'empoigne, digne de la scène de la nuit  de Walpurgis dans les Maîtres Chanteurs. Tiens... écrire un truc ou il n'y aurait que des Carmen, Figaro, Reine de la Nuit... des "tronches"... ça serait marrant (même  avec quelques mous, pour leur servir de sac de frappe, on peut garder l'idée...) si je n'avais pas la flemme... Mais tu sais... je garde l'idée, ça me travaille depuis pas mal de temps de bidouiller un "opéra-pourri", comme le pot du même nom... ça pourrait être festif !
Je confirme parents et grands-parents ne se sont pas ennuyés (les pauvres !)


Très culturel aujourd'hui ton article, adressé aux spécialistes mélomanes...Et je suis loin d'en être, j'aime bien l'écouter, surtout quand c'est bien sombre et mélodramatique, avec de la musique "à cordes", un peu minimaliste. Alors les potiches...
GdB    

J'aime aussi le sombre et mélodramatique (on en revient à la non-action d'un Werther, mine de rien, désolée si je tourne en boucle) Je te cible plutôt  du côté  de Lady Macbeth que de Mimi de la Bohème. Tentes la Voix Humaine de Poulenc pour le côté minimaliste, le texte devrait bien te plaire... (le Château de Barbe Bleu  de Bartok aussi, à tenter...ainsi  que le tour d'écrou de Britten, plus trop mon "registre" mais même si je ne connais pas tout, les extraits m'ont pas mal plue)


Comme ça ,en passant...Piquillo dans La Perichole.....pas mal dans le genre...oui je sais ce n'est pas vraiment un opera....donc c'est un peu hors sujet...lol
Chrisalain

"Je sui-i z'un peu gri-i-se un peu gri-i-se..." (la rédaction de la lettre n'est pas mal tu ne trouves pas ?) Je regrette mais Offenbach, j'aime bien et je ne le classe pas dans la catégorie des concepteurs d'opérettes, façon "Cloches de Corneville". Il n'y a qu'à écouter les Contes d'Hoffmann pour s'en faire une idée (certains quatuors masculins sont superbes, l'air avec Antonia  et le  fantome de sa mère est superbe aussi et qui ne connaît pas la Barcarolle ?!)
Je maîtrise moins la Périchole, quoi que connaissant l'argument (rigolo, cela va sans dire) mais Piquillo tient pas mal d'un autre héros de Donizetti, Nemorino dans l'Elisir d'amore... Tiens, je  vais m'en ficher une  lampée, pour la route, du coup... S'enfiler du rouquin qui tache en pensant que c'est un filtre d'amour, s'engager pour toucher la solde et payer  la  seconde tournée vu qu'il est un peu à sec... se faire tarter parce qu'on a le vin gai... on ne peut pas dire que ça soit un héros "texturé" non plus non ?
D'ailleurs, je vise du côté du DVD extra, (quand il va sortir), celui d'Orphée aux enfers avec Dessay en Eurydice, vu ça sur la chaîne musicale, excellent ! Et si Orphée n'est pas un mou, qu'est-ce qu'il est ?!

Bon, on a fait le tour des premières "impressions" on verra pour la suite... Je file ouvrir les volets  (pas encore fait  ça, mais vu qu'il pleut des vaches, la luminosité ambiante suffit à mes besoins immédiats : lecture d'articles et prise de kawa en simultané, (pas  besoin d'être en plein midi pour ça !)
Bonne journée et portez-vous bien !

La dragonne


* Encore une fois, j'ai rigolé toute seule, en rédigeant cette suite. Quand je dis "pontes", chez  les dragons, ça veut aussi dire "crottes" (ou étrons, mais étrons, je vois des trucs marrons arrivant de l'espace , ça doit être le nom certainement). Resitué dans le contexte siège-des-toilettien (on vire dans le scato, je confirme), mais là où c'est rigolo c'est qu'un jour quelqu'un me disait en écoutant un pseudo penseur et économiste (dont j'ai bouffé le discours... et le nom, pour vous dire son impact intellectuel sur bibi !) :
"Vingt dieux ! (enfin, l'exclamation devait être dans ces eaux-là, pas de dictaphone sous la pogne à ce moment-là) Pour causer sur des trucs si compliqués il doit avoir un ciboulot en conséquence question volume !"
Ma réponse est partie telle quelle, comme un pet sur une toile cirée, j'avais rien prémédité :
"Vi !  Si c'était de la m... t'imagines la taille de son trou de balle ?!" (Je sais, la comparaison était osée, mais ses propos reniflaient plutôt les poubelles des autres intellos qu'une cogitation personnelle j'en ai presque senti l'odeur... et de fil en aiguille, l'image est venue)



-=-=-=-=-=-

Bon, on rajoute ce cher Atalmont pour la route...commentaire d'hier soir (lu ce matin, désolée, je jouais les Elfes de bois au moment de sa parution)

Bonsoir vénérée Dragonne,
Pour ton pack de mous un peu tarte de l'opéra je te propose l'un des second rôle de "Die Fledrmaus" (la Chauve souris). C'est le gardien chef de la prison Frosch. Je relis dans livret qu'au troisième acte qu'il est débordé car "la prison est remplie d'hommes de la haute société aux exigences continuelles".... Comme le "quartier VIP" de la Santé à Paris ?

Vi, il est un tant soit peu dépassé par les évènements ce cher "fonctionnaire" de Die Fledermaus. Il faut dire qu'il est plus "nonchalant" que "mou"... Son emploi l'a anesthésié à la longue et ces "coups de feu" dûs à des mondains un peu trop festifs le perturbent quant à ses journée chronométrées au coucou suisse. Pour te dire sa mollesse, il ne chante même pas, ça lui fatiguerait les cordes vocales certainement, c'est un rôle "parlé".... enfin "bredouillé", vu qu'il est rond comme une queue de pelle.

publié dans : On y parle musique et ce qui tourne autour
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Mardi 15 janvier 2008
Bonjour !

Alors... un autre semaine qui démarre "sur les chapeaux mous" ? Rêvé de chats-aspirateurs aussi ? La blogosphère tournant autour de mon ombilic, c'est évident que je donne la température de vos instants oniriques, (phase mégalo caracolante aïgue du jour !)

Ce matin, j'ai répondu à vos commentaires pour la journée d'hier et suis tombée sur celui de Chrisalain, qui m'a bien plue (le commentaire, Chrisalain, j'me permettrais pas... on ne  se connait pas assez d'abord, mais j'aime bien ses tifs... je ne sais pas pourquoi, j'me sens en confiance capilliculturesquement parlant, si vous voyez "à qui" je fais allusion pour la ressemblance...)

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"Dans le genre tarte (tiens ça pourrait être un sujet d'article..) il y a aussi Don Ottavio dans Don Giovanni!! qu'en penses tu? et j'ai toujours pense que la Donna Anna en pinçait pour Don Juan et que c'est par dépit de s'être fait quitter qu'elle veut se venger et pousse cet idiot (grr!!! son air!!! je souffre à chaque fois que je l'entends ..) à la venger...."

Mon petit truc sur mon dico personnel pourra attendre, y a pas le feu aux flaques, là, ça m'a bien "causé"... et on revient de ce fait dans les marques initiales du blog : le lyrique et tout ce qui tourne autours (...?!) autour, pardon ! (M... vous pouvez me dire pourquoi je fais une fixette depuis les "calandres" grecques sur un "s" à ce rondudju de mot simple comme abat-jour* ?! -  Là, ça devient grave, je note masochistement mes fautes).
Donc, on va causer "potiches et pichets" dans l'opéra, de jolies (ou pas) garnitures de cheminée, de rôles si translucides qu'on voit presque le décors "cartonpâteux" de la scène à travers. Mais je vous rassure (enfin... peut-être pas, là non plus) ces emplois "d'utilité" portent bien leur nom.... ils sont nécessaires pour la mise en valeur des "vrais" protagonistes de l'intrigue, dans le lyrique, comme au cinéma et dans la littérature.. les faire-valoir indispensables et  indéboulonnables dans une histoire qui se tient ou tente de tenir la  route.

On a toujours le grand méchant loulou, (où la louloute, ça dépend), l'agneau bêlant et dodu à point (l'agnelle aussi, ça fonctionne chez les deux sexes) et le berger  plus ou moins charismatique (certains tiennent plus du bon clebs à son pépère qu'au fier pâtre jouant du flutiau et de la houlette, nourri sous la mère dans les alpages et sifflant son  outre d'Izarra** à chaque repas !), mais là, c'est le "moins charismatique" qui nous intéresse.
Qui "vous" intéresse même, j'aimerai bien avoir vos avis aussi sur vos "mous" dans l'opéra, enfin dans ceux que vous connaissez, je ne demande pas une thèse d'amphi non plus...Juste le personnage qui vous semble le  plus falot et pourquoi (là, je louche du côté d'un forum perso... mais ça ferait... trop de boulot, pour une  feignasse, dommage...). Je ficherai vos commentaires à la suite de l'article, au fur et à mesure de vos réponses (enfin ceux qui sont dans le ton, je me vois mal afficher un  "dis à Zézette qu'elle me rapporte les clés du s'mi, j'ai une livraison à faire" façon Coluzzi, ça serait un brin hors sujet) et j'y joindrai mes réponses, façon papotage autour d'une cafetière, ça peut être intéressant et un bon substitut à un forum de discussion. Ah... au fait... on cause "mous", mais les "molles" sont les bienvenues aussi (elles  ne manquent d'ailleurs pas !)
Donc, pour en revenir à ton commentaire, Chrisalain, j'étais à deux doigts de citer ce coco d'Ottavio aussi mais ça a mis en branle tout le bastringue qui me sert de cerveau et j'ai vu défiler tous les "Ottavio" et "Don José" qui me venaient à l'esprit quand je pensais "gnagnan" et "nunuche" lyrique... Petite précision, c'est purement subjectif, vous pouvez aimer ces personnages (ou leurs airs) je ne vais pas tirer à vue (je  risquerais de vous rater de toute façon, avec les yeux de lapin russe insomniaque que je me paie !)

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Pour ce pâlichon "fiancé" de Donna Anna, dans Don Giovanni, c'est vrai que ses interventions sont tout sauf musclées (le "dalla sua pace" dont tu causes, c'est vrai que ça me vrille un peu les nerfs aussi, plus dégoulinant qu'un calendos fait à point, et ça me donne envie de le secouer pour lui décoller la pulpe du fond, désolée pour les fans du ténor "ottavien" !) Il tient plus du page de cour, du courtisan et de l'homme à tout faire (il le signale lui-même d'ailleurs, quand il tente de consoler Donna Anna en lui disant que ça ne fait rien si son père est clamsé, il est multi-tâche et pourra autant servir de père, frangin, et époux ;si c'est pas être polyvalent ça ?! Je pense plutôt "polymorphe", donc... malléable... donc, "mou")
Lorsqu'il lui demande comment son père s'est retrouvé à l'horizontale avec un cure-dent en boutonnière, toutes ses questions sont plutôt des "ponctuations" qu'autre chose, des points d'interrogation, de suspension, d'exclamation "soupirée" même, à la fin quand elle  dit s'en être sortie "indemne", il est soulagé, non pour elle, mais pour celle qui est censée partager son nom, épouser une fille déflorée, ça présente mal en société... (j'ai aussi vu le "moui...  mais encore..." des psy, ceux qui nous font  causer, en en disant le moins possible). Il incite à l'aveu ou l'action, mais n'en est jamais l'instigateur (et encore, il n'a pas à se plaindre il a au moins un "vrai" air dans le livret, Don Giovanni n'en a même pas.... qu'est-ce à dire d'ailleurs.... serait-ce lui aussi un "déclencheur" qui s'ignore ?...)
En ce qui concerne Anna, par contre, je ne crois pas qu'elle soit amoureuse de Don Giovanni, simplement, blessée dans son amour propre et son amour filiale. On a attenté à l'intégrité "gynécologique" d'une vraie jeune fille de bonne famille ! Elle est le porte-parole de toutes les nanas  d'un certain rang qui ne fricotent pas avec le premier venu, même si c'est le roi de entourlipouleur, parce que ça ferait de la peine à papounet et à son cercle de potes ! Elle a un rang à tenir, sa duègne c'est elle-même, et fauter avec un type dont  le pédigrée n'est pas très net, ça serait déchoir.Une représentation vivante de la morale socialo-judéo-chrétienne tout compte fait !  Elle  lui en veut d'avoir osé mettre un pied (plus, il aurait bien voulu, mais ça n'a pas été possible) dans un monde ultra-fermé et protégé, celui de la "haute" comme on dit.et en plus, il a zigouillé son père.... si c'est pas de l'outrecuidance ça ?! A la rigueur, je pourrais encore admettre qu'elle lui colle au train, le hachoir à la main,  parce qu'il a raté son coup, on a une fâcheuse tendance à reprocher aux mecs le fait qu'ils se soient vautrés pendant la grande scène de séduction et pas  qu'ils aient voulu nous inscrire sur leur "catalogue". On accuse de ne pas avoir fait plus facilement que d'avoir fait, si tu vois ce que je veux dire) Donna Elvira est  l'image incarnée de l'épouse trompée, avec tous ses paradoxes, haine, désirs de meurtre, amour... elle est plus instinctive et naturelle qu'Anna, elle n'a plus rien à prouver aux autres, et ne pense qu'à elle dans sa démarche (c'est pour ça qu'elle est le cul. entre deux chaises tout le long, jouant de la balancelle entre vengeance et pardon)

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Bon, on quitte le "convive de pierre" pour aller du côté du "Fliegende Höllander", le Vaisseau Fantôme de Richie W....  Déjà "massacré" ici, cherchez dans la catégorie Wagner, j'ai la flemme de faire le  lien (tiens, ça change !)
Un autre  "bibelot" ? Eric, le copain de Senta, celle  qui s'auto-promeut Rédemptrice en Chef ("Motif" très wagnérien ça la Rédemption, avec l'évocation du "nom-fatum"). Son seul but dans l'intrigue : prévenir au début de l'acte deux qu'il a fait un drôle de rêve, tout ce qu'il fallait à sa belette pour qu'elle entre un peu plus dans sa bulle d'hallucinée. Et tenter de lui faire retrouver les rails en s'interposant à la fin - bien tenté, mais un peu tard, peut-être -  lorsqu'elle décide de prendre son bain tout habillée pour rejoindre son cher maudit (entre un ténor carpette et un baryton qui a du vécu, mon choix personnel est fait) A développer si vous connaissez...

Et qu'en est-il de Don José de Carmen ? (comme l'a signalé d'ailleurs Chrisalain). Un type, militaire non gradé (un caporal ça manque de dorures aux manches et sur le plastron), aux ordres de tout le monde... De son chef d'abord, de ses instincts "primaires" ensuite (sous la houlette d'une cigarière de tempérament), puis des  conventions de l'amour filial (ils étaient pourtant bien formatés lui et sa copine d'enfance Micaela pour finir en couple dans un pavillon HLM construit face à celui de sa môman dans les montagnes), puis à nouveau accro à la nicotine (mais là encore, parce qu'il a été supplanté par un autre, c'est l'amour mais "propre" qui cause le plus je trouve). Il finit vautré en serpillière en demandant à ce qu'on l'arrête... même pas le courage de se ficher une bastos ou d'aller se livrer lui-même, il faut qu'on vienne le décoller de l'asphalte, pfff !

Vous voulez des "bergères" en biscuit, ça foisonne aussi, point d'inquiétude !

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Elsa, la copine de Lohengrin. Une oie blanche pour un frangin transformé en cygne, on  ne sort pas de la basse-cour, mine de rien.
Elle provoque encore toutes les catastrophes. mais ça n'est jamais de sa faute, c'est son manque-de-bolisme et les autres méchants qui sont responsables de ses bourdes. Elle paume son frangin en pleine forêt, mais c'est pas sa faute, elle ne  s'en souvient même pas... Elle demande la seule chose qu'il ne fallait pas à son mec (son nom) alors qu'elle sait très bien ce qui l'attend au virage, mais ce n'est toujours pas de sa faute c'est la méchante Ortrud qui lui a soufflé l'idée. Elle  tombe  dans les vaps plutôt que de tenter quoi que ce soit pour retenir le chevalier au cygne (moi, déjà, j'te saute au râble de Ortrud, la mégère non apprivoisée, et je lui destructure avec méthode l'ordonnance de sa face ripolinée et de sa choucroute garnie" capilliculturale", ça, c'est pour m'échauffer, puis je plaque Lolo au sol, avant qu'il ne monte dans la barcasse... ou alors, je lui saborde sa coque de noix avec ma lime à ongle... au choix;.. un Lohengrin en armure, nageant le crawl vers Avalon, il risque de rouiller, ou de couler avant d'y arriver; s'il n'est pas crétinisé alpestrement parlant, il réfléchit et reste au sec et au chaud, nan maiiiiis !)

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Gutrune, la soeur du maître du domaine des Gibichs, dans le Crépuscule  des Dieux (toujours de Richie, je "fixettise"). Tout le monde lui dit ce qu'elle doit faire, même quant au  choix de ses amours et du moyen, peu orthodoxe, d'y arriver... Elle subit tout la pauvre... elle passe dans l'oeuvre comme la parfaite martyre condamnée à se faire bouffer par les fauves en manque de protéïnes, la "pas méchante pour deux balles" mais qui n'en rate pas une pour tout ficher par terre...(ne manque que le "m'enfin" lagaffien pour qu'elle figure dans la BD)

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Amina, dans la Sonnambula de Bellini. Là, c'est le comble, puisqu'elle fait ses bourdes en dormant (une lady Macbeth de Verdi, a des délires hautement plus c...llus si vous me passez l'expression) Le pire dans l'histoire c'est qu'elle  fait peur à tout le monde, mais ce n'est pas de sa faute, on la prend pour le fantôme du village lors de ses virées nocturnes et déambulatoires. Tout le méli-mélo sentimental qui s'en suit, elle le subit, vu qu'elle n'était pas  dans sa tête à ce moment-là (elle me rappelle un peu Lucia di Lammermoor qui n'a de charisme que lorsqu'elle décide de tuer son nouvel époux, et encore... elle a aussi une excuse, elle a coulé une bielle)

La liste est longue... je ne suis pas sure d'être assez sadique pour vous l'infliger... Aussi, j'attends vos commentaires, pour rallonger l'article (mais là aussi, telle Elsa, ça ne sera pas de ma faute, c'est vous qui apporterez vos moellons à "l'édifice" en quelque sorte, je m'en lave les mains à la pierre-ponce-Pilate, (si c'est pas une chouette pirouette pour se dédouaner quant au surplus de lecture ça ?!)

Donc, on arrête un peu... A vous lire... ici, j'espère et passez une bonne journée.

La dragonne




* Rappelez-vous, abat-jour chez bibi pour bonjour et arrosoir pour au-revoir... suivez aussi !!!

**  Ah... l'Izarra... grand souvenir ça ! La boisson favorite de mon pépé ! Le jaune, pas le vert, c'était sacrilège sinon ! On a d'ailleurs "transmuté" alchimiquement parlant le contenu d'un de ses flacons d'apéro lors d'une expérience de chimie appliquée très... personnelle... avec un de mes frangins. On avait lu qu'il fallait de l'alcool pour recharger les cartouches en feutre des stylos du même nom, et justement, le bleu "disco" de l'un d'eux donnait des signes de grande faiblesse... Alcool, c'est alcool, on n'allait pas chercher du côté de celui à 90%, ça aurait été trop... logique et  la pharmacopée familiale étant d'ailleurs hors de portée de nos pognes de mini-pouces de l'époque. On s'est donc rabattus sur le bar de Pépère et sur ce qu'on pensait des plus incolores et n'ayant donc aucune incidence sur la nuance initiale du dit  stylo. On a été rassurés, ça n'a changé en rien la couleur du stylo... vu que ce nom-de-d'là de machin en feutre s'est retrouvé au fond de la bouteille avant qu'on puisse dire "plouf" !..
...Un instant de solitude intense et silencieuse... puis PANIQUEUUUU !
On a tout tenté pour limiter les dégâts, même quelques prières fébriles et un peu dans le désordre,  mais pas de solution miracle. Infichus d'avoir sous la main un outil assez fin (le bec d'une cigogne par exemple... bonjour Jean de L !) pour récupérer la cartouche ou  transvaser le liquide avant que celle-ci ne dégorge ne nous a même pas effleurés (et il fallait aller dans la cuisine, QG du Pépère la majeure partie de la journée, mauvais plan !) vider la bouteille et lui laisser penser qu'il l'avait finie sans s'en apercevoir... il était âgé, mais pas sénile, faut pas pousser ! Teindre l'étiquette pour qu'il pense s'être gouré en achetant sa liqueur digestive... on avait pas le nuancier en tête, se rappeler quel vert c'était au juste, dans l'affolo du moment, c'était nous demander la couleur du cheval blanc de Riton IV. Et même si ça avait fait la  farce... comment expliquer le truc mou et plus sombre au fond du flacon ? Une téquila et son asticot d'une nouvelle nuance ? (c'est nouveau, ça vient de sortir !)... Une vodka à l'herbe de bison ? (vi, vu la taille du brin d'herbe, vous me donnerez le garot du bison, c'est plus un auroch des cavernes à ce niveau_là !). Planquer carrément la bouteille pour s'en débarrasser plus tard (pas de corps, pas de meurtre !) mauvaise idée aussi, vu que Mémère tenait une comptabilité des plus précises de tout le contenu de son précieux vaisselier  (euh... pour être franche, je crois même qu'on n'y a pas pensé à cette solution, c'est avec le recul que ça nous a effleuré, mais "un peu" tard).
Donc, à bout d'arguments et surtout de nerfs, on a attendu, la tête rentrée dans les épaules, façon tortue des ïles Fidji, que la vengeance grand-paternelle frappe.... au valseur, et d'un coup de charentaise molletonnée, ce qui aurait pu être une caresse, si le pied n'était pas resté dedans !
publié dans : On y parle musique et ce qui tourne autour
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Jeudi 13 décembre 2007
Bonjour !

Bon, pour montrer que je ne fais pas que jouer les endives au gratin sur mon canapé, un "petit" exemple de ce que je suis en train de faire...

En gros, je tâche d'illustrer mes anciens articles sur les opéras par mes trouvailles audio à droite et à gauche (essentiellement Youtube d'ailleurs, pas cherché autre part, mais ça doit fourmiller aussi, si ça vous chante de "prospecter" aussi...). Vu le boulot qui m'attend, j'ai l'impression que mes trois heures à fouiner n'ont pas fait avancer beaucoup mes "coloriages vocaux" des oeuvres abordées ici, m'enfin, j'ai déjà une bonne liste à fourguer à l'endroit adéquat, "y plus qu'à"... comme on dit, ça se fera au fur et à mesure, chi va piano, va sano et lontano comme on dit

Ce matin mes neuronnes gazouillaient, (les piafs, pas vu l'ombre d'une rémige, ils se pelaient de froid certainement, z'ont pas de couettes triple épaisseur eux !) et j'ai commencé en fanfare, c'est le cas de le dire, en me passant le prélude du Vaisseau Fantome.(rassurez-vous, la suite était prévue à l'écoute mais ma troupe a préféré décaniller vite-fait, avant que les hostilités décibeliennes ne commencent !).
Et là, illumination sinon divine du moins neuronale,  si on parlait (ou chantait, vu les extraits, plus logique) des tonitruances wagnériennes ?  Mais évidemment, comme j'aime bien partir à contre-sens de la foule se ruant dans les allées un jour de soldes monstres, je prends donc le contre-pied et préfère parler justement des non-tonitruances teutones.

Ben vi, on goualle Wagner (susurrer, ça le fait pas) et aussitôt, Brünnhilde et ses huit frangines se pointent au triple galop, histoire de nous ficher des Yo-to-hoooo de vierges ébouriffées en pleine goule (tu parles de vierges teutones tiens ! Le premier qui avance la pogne pour tâter le bestiau a plus de chance de se retrouver manchot,  ou pire , que de voir la gamine "rire-en-cascader" à la bimbo en lui lançant des œillades invitant à la bagatelle !).

Y en a franchement marre de classer Richie dans les sonneries de lever de chambrée façon caserne et cette fameuse chevauchée walkyrienne, raz la cafetière aussi ! Si c'est pas réducteur, qu'est-ce que c'est ma brave dame ?!
Du coup, emportée par ma fougue Brünnhildienne, je fouine comme une agitée du bocal en monologuant  (vu le regard de fiston avant son départ au boulot, je n'y voyais que son doute sur ma santé mentale, aucune lueur d'amour filial, sniff !) et je vous sors du haut de forme non pas un lapin-crétin mais des petits morceaux tout en douceur, histoire de ficher au panier les idées reçues sur un Wagner nous assommant à coups de trompettes et de percussions avant de nous finir en causant de la main gauche, histoire qu'on ne s'en remette pas.

Donc, voici mes petites trouvailles, et le premier qui y perçoit un soupçon d'esprit conquérant et belliqueux... j'ai de bonnes adresses autant en Oho-rhino qu'en trifouilleur de boyaux de la tête...

Bonne écoute et je file continuer à chercher... soit vous aurez de mes nouvelles dans les anciens synopsis massacrés par moi, soit un article totalement différent, ce sera selon l'humeur et l'imagination du moment, à cerner...

Bonne journée et bonne écoute surtout... A bientôt

La dragonne

PS: si vous avez la curiosité d'y aller sur Youtube, vous pourrez vous-même vous rendre compte qu'il ne fait pas que tonitruer notre Richie Wagner (Berlioz a été taxé de ça aussi, tout faux quand on connaît les Nuits d'Eté, les fausses idées on la dent dure !


Un monologue de Hans Sachs des Maîtres chanteurs (Bryn terfel), le brave type qui se "sacrifie" pour laisser la place au jeune blanc-bec qui se la pète un peu trop d'ailleurs dans cet opéra je trouve. Làç, il est en train de mettre à plat ce qui pourrait lui arriver s'il se laissait aller à ses penchants  naturels envers  la gamine, mais la raison reprend le dessus

Encore les Maîtres Chanteurs, un quintet excellent, (visez la baffe qu'il se prend l'apprenti) et une fin superbe je trouve, éthérée et tout et tout...

Elsa dans Lohengrin (quand elle va prendre l'air  au sens propre et figuré,, et se faire entourlouper par Ortrud, on leur a coupé le sifflet, dommage, toute la scène est sympa, mais dure un peu... beaucoup.

Le "es gibt ein Glück" dans Lohengrin, où comment une Ortrud, roule dans la farine une oie blanche qui flotte sur son nuage.

Tannhauser et un des protagonistes chantant les étoiles...

Prière dans Rienzi désolée le son "chuinte" dommage... Encore un héros malheureux

Traüme un des Wesendonk lieder (je l'aime bien par Varady, mais pas trouvé, désolée)

Air du Hollandais (Bryn Terfel) dans le Vaisseau Fantôme. Bon, d'accord, il s'énerve un peu sur la fin, mais si vous aviez une vengeance divine au c. valseur, ça aurait ausi le don de vous ficher aussi les boules non ?

Adieux de Wotan (Hans Hotter juste un audio), dans la Walkyrie ; Hotter est un de mes chanteurs préférés, disparu, hélas (un pur bijou vocal dans les lieder de Schubert d'ailleurs). Un pôpa dieu borgne qui doit "endormir" sa fille parce qu'elle a pas été sage... ça donne ça... Il en a gros sur la patate, mais le boulot, c'est le boulot.

Liebestod du Tristan und Isolde  (Waltraut Meier, je l'adore en Ortrud de Lohengrin, si elle n'a pas la "grâce" elle... qui est-ce qui l'a ?!) J'ai vu une mise en scène où Isolde ne mourrait pas, mais montait en lévitation pour disparaître dans les cintres au fur et à mesure de la "montée" de la musique, splendide !


publié dans : On y parle musique et ce qui tourne autour
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