Bonjour!
Coucou me revoilou! Un lundi chargé jusqu'aux naseaux encore! Mais quand les copains me réclament, je me fais un devoir d'y aller, vous feriez la même chose n'est-ce pas?
Donc, mes pseudo rangers ôtées, ma tenue de combat « maisonesque » enfilée (la fameuse serpillière d'intérieur) je peux remettre sur le feu l'opéra de Puccini, Tosca, parce que froid, c'est moins... goûteux! Allez zou! On y repart!
Donc fin de l'acte un, la dernière fois, avec une Tosca dans tous ses états (en train de criser grâve de jalousie, oui!) et un Scarpia jouant les batracien de bénitier, tout en chargeant ses bras droits gangréneux de filer la donzelle.
LA TOSCA – ACTE II -
Le lieu: le palais Farnese à Rome, logement de « fonction » de Scarpia, vu qu'il y a une piaule à l'étage, (si ce n'était que de moi, ce rat, je l'aurai fichu près de la chaudière, ou mieux, sous les combles tiens!) C'est d'ailleurs dans sa chambrette que la scène se déroule. Une table y croule d'ailleurs sous la boustifaille.. (c'est que ça boulotte un dogue!)
Les personnages: Scarpia, (normal, c'est quand même sa carrée), toujours chef de la police depuis le premier acte, deux de ses sbires: Sciarrone et Spoletta (vous savez le plus gangréné des appendices supérieurs à la dextre du buste), Cavaradossi (le peinturlureur de la Marie Madeleine, Tosca (l'ombrageuse jument;.. pardon Diva)

On ouvre le bal, si l'on peut dire, avec Scarpia en train de grignoter tout en réfléchissant tout haut:
« Bien joué Tosca! A mon avis, à l'heure qu'il est à ma toquante, les deux cocos doivent être pincés ; et qui, demain, à la fraîche, va faire du saut à l'élastique mais attaché par le kiki?
Hé, Sciarrone, ça sent la musaraigne pas fraîche ici, ouvre-moi cette fenêtre, qu'on renouvelle l'air. La Diva se fait attendre dis-donc! Pourtant j'ai dit qu'on aille la siffler celle-là! Avec le tintouin qui règne en bas, remarques qu'on arrive même pas à savoir si elle a fini de pousser sa chansonnette. Bon, autant que je lui écrive une bafouille, tu lui portes et tu dis qu'elle se bouge les miches! J'vais te la faire chanter celle-là mais une autre mélodie! On va jouer la corde sensible : le copain! Les bouquets de pâquerettes, les rimailles, c'est pas pour moi, ce qu'il me faut, c'est débusquer la zibeline, la chasser, une fois attrapée, j'me lasse très vite et je passe à un autre gibier! - (dérangé, nooooon, carrément félé oui!) - alors les nouvelles? » - lance-t-il à Sciarrone revenu.
Celui-ci lui signale l'arrivée de son « vrai » bras droit, Spoletta. Il entre et Scarpia continue à baffrer tout en l'interrogeant. Compte rendu très bref de l'arrestation: Angelotti (l'évadé de Saint Ange) est porté disparu, mais le peintre a été alpagué. La bouche pleine, Scarpia fait signe qu'on le fasse entrer et machouille à l'autre d'aller chercher le juge et Robert (le Fu Man Chu du coin, côté torture)

Entrée de Cava:
« C'est quoi l'entourlipouille?
- Fais sisite, ça risque d'être longuet! T'es au parfum qu'un certain Angelotti s'est fait la belle de notre trois étoiles?
- Rien à cirer!
- Mon auriculaire m'a pourtant susurré, qu'il aurait été dépanné côté planque, frippes et bouffe!
- Du flan!
- Il serait même encore dans ta baraque... Si j'étais toi, je jouerai les bons garçons, sinon ça risque de devenir un peu..; douloureux, si tu vois c'que je veux dire... »
Comme l'autre est pire qu'une mule bâtée, Scarpia fait entrer Tosca qui arrivait à fond les gamelles après son récital terminé. (J'imagine le sbire ouvrant la porte et l'autre, emportée par son élan, traversant toute la scène pour finir dans les coulisses opposées, au milieu d'un énorme tintamarre de batterie de cuisine et d'aboiements féroces ; un peu de fantaisie, nom de d'la! C'est bien assez tristoune comme ça!). Elle refait son apparition, le diadème sur l'oeil et les fringues déchirées (bicouse, les émetteurs des aboiements féroces, deux yorkshires hormonalement perturbés). Elle se précipite sur son copain, qui lui fait signe de ne pas moufter, avant d'être entraîné hors de la pièce par les acolytes de Scarpia.
Le triste zouave reste seul avec la débraillée :
« Toujours tourneboulée pour l'éventail?
- J'me suis montée le bourrichon, sans plus!
- Il était seul alors?
- Encore plus solitaire que ma bagouse!
- Un coriace ton copain, j'vais devoir « insister » ! A moins que... pour lui éviter d'appeller sa mère, pendant qu'on le chatouille, tu déballes tout ce que tu sais. Mmmm? J'ai reçu un nouveau gadget ça s'appelle « l'enchristé »! un truc avec des pointes qu'on lui visse sur la tête, comme Jean-claude et qu'on resserre s'il s'entête... tu vois le genre?- (un peu comme l'illustration en-dessous) -

- Fais la carpe! - lance Cava derrière la porte
- Tant pis on va serrer la vis alors... Tiens j'suis sympa, j'ouvre pour que tu entendes mieux!
- Mes implants, gaffe à mes implants ! – hurle Cava
- Salaud! Avec tout le mal qu'il s'est donné parce qu'il le vaut bien! D'accord! Le mec est dans le puit en pneu, à côté du nain de jardin à la brouette!"
Elle a craqué, mais c'était pour sauver les miches de son mec... On garde la suite pour demain? Point trop n'en faut. Et la torture c'est éprouvant pour les nerfs hein?
A plus tard donc, pour la suite du second acte de la Tosca et portez-vous bien...
La dragonne
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