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Mardi 23 août 2005

Bonjour à tous !

Alors hier on a bien attaqué la falaise ? Bin oui, faut dire qu’on a un peu ramé pour aller dire bonjour aux autres blogueurs. Et cette fois, qu’on vienne pas dire que ça vient de moi, j’étais pas la seule dans le cas, à ce que j’ai vu. Les commentaires, passe encore, parce qu’on sait qu’il y a un problème et que, tout d’un coup, les gens se sont pas mis en tête de vous faire la gueule du jour au lendemain,  mais ce qui m’a embêtée c’est de même pas pouvoir aller pouvoir lire des articles parfois (ç’est pas de ma faute, j’suis une grande curieuse et tout ce qu’on balance, faut que j’y aille mettre mon nez).
On verra aujourd’hui, si ça va mieux, mais pour l’instant, j’vais vous parler de ce qu’avais déjà commencé à faire hier… d’opéra et de Faust en particulier.

Hier, on avait vu l’acte I avec son pacte méphistophélien et un Faust lifté d’un coup et prêt à en découdre avec le monde entier (et surtout avec les minettes, d’après ce qu’on a compris) On aborde la suite, l’Acte II :

Le lieu : Comme une idiote tête en l’air que j’suis, hier j’ai bien dit que la légende était germanique, et dans ma caboche, c’était évident que ça se passait en Allemagne… mais j’l’ai point dit (première omission) et que ça se passait au XVIè siècle non plus (deuxième omission) à trois… carton jaune ! Pour être plus précis, cette fois, dans cet acte, on se retrouve à l’extérieur d’une des portes de la cité avec à gauche, une auberge et son enseigne,, un barbus perché sur un tonneau en train de siffler un godet et pas du thé glacé à mon avis (ça serait ce cher Bacchus, que ça m’étonnerai à moitié). C’est jour de kermesse.

Les personnages : les kermesseux, hommes et femmes en train de s’prendre du bon temps, Valentin le frère de Marguerite (la tricoteuses montrée par Méphisto à Faust), Siebel, un copain (assez jeune pour que ça soit une meuf qui tienne le rôle – rapport à la voix certainement), Wagner (mais pas Richard) une autre connaissance, Méphistophélès, Faust et enfin la Pénélope locale, j’ai cité plus haut, Marguerite.

Au début de l’acte donc, les villageois profitent de la fête à Neuneu. Et qu’ça pêche-aux-canardise, et que ça déglingue des ballons aux fléchettes, et qu’ça achète des kilos de petits rouleaux de papier à dérouler pour gagner une petite m… isère, que si on calcule, on l’a bien payée vingt fois au bout du compte, pour les plus courageux,.un tour de manège avec la panse bien remplie, pour « appeler Raoul » après - (alors là, j’explique : chez moi, « appeler Raoul » c’est restituer son déj. quand on a les dents du fond qui baignent – rapport au bruit qu’on fait « raaaaouuul » ; élégant s’pas ? Euh p’tet pas, mais c’est un truc avec mes frérots, et s’il y en a un qui lit le truc, ça va nous rappeler des souvenirs communs, s’pas les frangins ?) – détail qui a son importance : si vous avez les boyaux fragiles, évitez de lire ça au p’tit déj. ça peut avoir des répercussions. – Donc tout le monde s’éclate pass’ke c’est fait pour, une foire

Valentin et son poisson pilote Siebel arrivent à ce moment. Le frère de Marguerite montre à l’autre la merdouille – pardon, médaille – que lui a donné sa frangine pour le protéger pendant la bagarre – on apprend qu’il doit partir, débiter du barbare quelque part - Où ? Qui ? Pour qui, ça, ça reste dans le flou artistique, mais à c’t’époque, comme on se tapait dessus pour un pied posé hors de chez soi… y a qu’à cibler, sur un bouquin d’histoire,  la période belliqueuse teutonne du XVIe, y aura du choix… remarquez, depuis… y a encore le choix… mais comme c’est écrit XVIème en gros sur le livret, alors on reste XVIème !...  Et j’parle pas non plus de la bataille de Paris, là, il faut pas tout mélanger ! Il pousse sa chansonnette connue (de moi, c’est sur, parce que j’avais étudié ça à la chorale) « Avant de quitter ces lieux, sol natal de mes Aïeux » (en gros il prie le bon dieu pour qu’il jette un œil sur sa frangine pendant son absence, parce que de la donzelle blonde et dodue là ou ils faut, ça risque d’attirer les loups)

Un copain allumé, Wagner commence à chanter debout sur une table – (la chanson du « rat » : me demandez pas pourquoi, ça devait être le top 50 de l’époque) – pour être interrompu par l’endiablé pourpreux faisant son entrée. Celui-ci chante encore un air connu « le veau d’or est toujours debout » (référence aux « Dix Commandements » quand Moïse redescend de sa ballade alpestre pour piquer sa gueulante contre son peuple qui s’est « légèrement » laissé aller avec monsieur Vice et madame Luxure). - En plus, je sais pas si certains blogueurs l’ont remarqué, mais c’est une expression que j’emploie souvent, pour dire que le fric est roi de nos jours. – Après, il propose à tout le monde de lire dans les lignes de la main (justement la tireuse de carte engitanée est malade et son stand est fermé) :

« Euh Wagner… mauvaise pioche ! Tu va y laisser ta peau à c’te guerre et le p’tit freluquet là, qu’à une voix de castrat (Siebel, évidemment) t’as pas vraiment la main verte ! Pour tes bouquets à Marguerite (et pas de marguerites) faudra voir du côté des bonbons, c’est moins… périssable, à partir de… tout de suite, dès que tu touches un bouquet… il partira  en quenouille (rouet, Marguerite, quenouille, ça se tient tout ça) et s’ra aussi sec que du balai de riz au moment de l’offrir.
- Comment tu connais le blaze de ma frangine ? – lance Valentin.


Valentin un peu énervé


- Si j’étais toi, j’mettrais tout de suite mes affaires en ordre, pass’ke que je connais quelqu’un qui va t’envoyer vite fait bien fait rejoindre des Aïeux - (ceux du sol, de la chanson de Valentin) –
- T’as intérêt à le fermer illico ton clapet, sinon j’peux t’aider ! » – répond Valentin en dégainant sur cure-dent.
Là, coup de théâtre démoniaque, son épée se brise dès qu’il fiche un pied dans le cercle magique que Méphisto vient de tracer autour de lui. Valentin, ayant vu « le Bal des Vampires » la semaine précédente, se rappelle le coup pour les vampires et forme une croix avec les deux morceaux de l’ustensile. Ses copains l’aident avec la garde de leurs épées en forme de croix aussi et tous réussissent à faire reculer l’empourpré cornu et sortent parce que, vraiment, ce type, sent le souffre à plein nez.



Faust arrive, comme la cavalerie, toujours en retard ? Il demande si Méphisto pense bien à lui présenter la fille entrevue par vision satanique dans l’acte un.
« Pas de problème ! Surtout que le bal commence, on va la voir rappliquer, en plus c’est une valse elle va pas pouvoir résister - (surtout que la fameuse valse est, là aussi très, mais alors très connue – voir à Valse de Faust dans vos recherches) »



De loin, on voit la Marguerite (ça me rappelle « la vache et le Prisonnier » pas vous… hé, hé), rappliquer, revenant de l’église, son missel à la main. Siebel le jeunôt enamouré, veut s’approcher d’elle, mais dès qu’il fait un pas, le cornu lui barre la route. Habile manœuvre pour que Faust se rapproche de la donzelle.
« Beau temps hein ?
- C’est sur il aurait pu pleuvoir !
- Vous habitez chez vos parents ? Y a du monde, donnez moi le bras, sinon on va vous bousculer dans la foule
- J’t’en pose des questions et ça va pas la tête ? J’suis pas impotente, j’peux marcher toute seule ! Et pis… c’est pas l’envie qui m’en manque, mais… y a Marthe ma copine et j’voudrais pas qu’elle jase un peu trop. L’est gentille mais comme c’est ma voisine, le frérot serait vite au courant, et la ville aussi, dix minutes après !"

Elle s’en va alors que la danse continue et que l’acte s’achève

 

Une autre partie de l’intrigue est bouclée et la prochaine fois, on va voir le plan mis au point par Méphisto (faut être lucide, c’est pas ce pov’ Faust, qu’est le meneur dans cette danse là…) et je vous laisse donc, méditer sur les rencontre pendant les fêtes foraines (si vous voyez un mec en rouge, faite un grand détour, à moins que vous ayez un crucifix sur vous ou un canif cassé, ou un jerrican d’eau bénite)


J'ai trouvé et le bouquet fané de Siebel et le crâne sur le bureau de Faust (donc photo groupée)

Bonne journée et à plus tard
La dragonne

 Pour la partition de la valse en photo (tapez google image Valse de Faust et ça fonctionne (j'avais mis l'adresse, mais ça m'allongeait le texte comme pas possible - une bille j'vous dis en informatique!)

par Sieglind publié dans : Gounod
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Lundi 22 août 2005

Bonjour à tous !


Enfin, ça y est ! La fin de semaine est terminée ! Il est grand temps de faire ce, pour quoi on… ne me paie pas, de justifier mon absence de feuille de paie quoi, de bosser – comme le dromadaire (je sais c’est lourd, mais c’est des restes du week-end et côté blague c’est plus des arlequins – revoir la définition – mais des rogatons – là, j’explique : rogatons, c’est encore des restes de bouffe mais pas consommables, des rognures quoi).

J’ai fais un (bref, très bref) calcul, et,  pour l’instant, les opéras français traités étant en minorité (surtout devant un pavé comme la Tétralogie teutonne) je me dois donc de pallier à ce déséquilibre (j’cause bien là hein ?)

Un instant, ça ma démangée de vous servir la Tosca (rapport à mes mésaventures lyrico-comiques) mais ça sera pour plus tard, et celui que je vais traiter, ça tombe bien, parce celui-là aussi j’ai pas mal déliré quand je suis allée le voir.

Donc cette semaine, ça serait relativement logique (que j’aime pas ce mot ! J’ai jamais compris pourquoi d’ailleurs…) pour le balancer mes articles : 1 : l’opéra, et 2 : les cocasseries sur cet opéra – le 3 : c’est le week-end donc re-niaiseries mais sur n’importe quel sujet.


Donc, mezdameu zet messieures, je vais avoir le plaisir jubilatoire de vous compter l’opéra français par excellence (quoique le thème soit allemand paradoxalement), je parle de « Faust » évidemment. Il fut composé par un certain Charles… dont son « Avé Maria » fait partie de tous les répertoires, de celui de mon Papi, aux trois ténors : Placide Dimanche, José Carrière et Lucien Piperoni en passant par Nini Mousskiroule peut-être même Julio Essuiglace (but du jeu : retrouver les vrais noms, sauf pour mon Papi évidemment). Ce fameux Charles, c’est Gounod évidemment ! D’ailleurs l’accompagnement de son Avé Maria, vous savez de qui c’est ? Ecoutez bien derrière la mélodie… ça vous rappelle rien ? Visez du côté d’un certain Jean-Sébastien Ruisseau… allez un effort ! Bin oui, la « base » de ce chant religieux c’est quand même de Bach (allez voir du côté des Suites, vous comprendrez mieux)
Comme d’habitude, pour l’historique, les conditions d’écriture de l’œuvre et tout le toutim, c’est ailleurs qu’il faut aller voir (du côté de « l’Avant-Scène-Opéra » par exemple ou du Kobbé) Je raconte juste de quoi ça cause et vous, j’espère que ça vous donne le goût d’aller y voir de plus près, c’est quand même le but du jeu (enfin de mon côté).

FAUST de Charles Gounod
ACTE
I

Le lieu : Le cabinet (pas les chiottes !) de travail (quoique des fois c’est du boulot aussi) du philosophe (vous savez, le genre de type qui se tirlipote les boyaux de la tête avec des questions du genre : « qui suis-je, ou vais-je, suis-je éveillé où dors-je, suis-je arrêté ou cours-je ? », celui qui se tient toujours le menton avec un air vachement renfrogné… style le Ponceur de Rondins)


Ponceur de rondins


Les personnages : Faust (le philosophologue), Méphistophélès (l’encorné, le type aux pieds caprins, le porteur de fourche, le diable quoi)

Le rideau se lève, après un bref prélude sur un bor… bazar pas possible (un bureau de penseur, c’est pas nickel-nickel, vu qu’il a une tonne de papelards, de parchemins, de grimoires, de crânes (grand symbole ça, chez les philosopheux !) d’oiseaux empaillés (cibler plutôt du côté des oiseaux de proie – le piaf, ça en impose pas tellement) de bougies qu’ont coulé un peu partout (ça c’est pour faire plus folklorique, j’imagine BHL dans ce genre de décor – autant pour moi, BHL, c’est un mauvais exemple de penseur, par contre, il porte bien la chemise et les cheveux artistement romantisés). C’est bientôt la fin de la nuit. Faust a fait le tour du cadran, il se sert une énième tasse de kawa et il a les boules :

« J’en ai marre ! J’suis plus un gamin, j’ai d’la route derrière moi et pourquoi ? Un début d’arthrite, mon râtelier qui se décolle dès que je bouffe autre chose que d’la blédine, la carcasse qui croustille à chaque mouvement et pas l’ombre d’une soluce à mon boulot de triturage neuronale ! Rien ! Quecouik ! Des nèfles ! La vérité, elle doit être ailleurs (bonjour X Files) parce que j’ai rien vu venir de ce côté ! J’ai perdu mon temps pour rien, j’ai bien envie d’arrêter les frais…adieu monde cruel »



Il chope une fiole d’Arsenic au milieu de son fouillis (comme quoi, c’est un bazar, mais organisé, piss’k’il la trouve du premier coup) et « plop » la débouche pour s’en ficher une lichette derrière les amygdales.
A ce moment, le jour se pointe et il entend par la fenêtre des meufs et des mecs qui partent bosser (l’arrêt du bus, doit être juste sous ses fenêtres et ça papote sévère). On peut dire que ça lui fiche encore plus le blues et il a une mauvaise pensée vers le « côté obscure de la force » :
« Eh ! Le cornu, si t’es là, j’aurais besoin d’un p’tit service ! »
Méphistophélès, en costume pétard (rouge des pieds à la tête, on peut pas dire que ça soit discret quand même !) apparaît – « Pouf magnésium ! » – au milieu de la pièce :
« On m’a sifflé ? Qu’ess’tu veux mon gars ? Du blé, de l’oseille, du sonnant et trébuchant ? Une american-express ?
Nan !
Des meufs ? J’ai un nuancier sur moi pour les tignasses : labrador, renard de Sologne ou corbac ?
Re-nan !
Etre le maître du monde ? (là il mime di Carpaccio dans Titanic)
Pas ça ! T’as rien pigé ! C’qu’il me faut, c’est retrouver mes vingt ans, parce que là, j’en ai un peu marre de me traînasser une vieille carcasse !
Pas d’problème ! Suffit que tu signes ce contrat en trois exemplaires - (attention, aux petites lignes illisibles du bas…) – mais comme j’ai pas de stylo, tu dois t’entailler un chouilla et signer avec ton raisinet ! »
Comme Faust hésite quand même un peu, il lui fait apparaître une super meuf (Marguerite) en train de se tricoter un pull irlandais à la machine (en vrai elle est au rouet et file son coton à repriser les chaussettes) On peut dire que ça a un effet immédiat sur la décision du mec, parce qu’il signe presque à côté, tellement il est scotché à l’hologramme de la donzelle !
Méphisto lui file un godet avec un truc chelou dedans mais c’est d’la bonne il paraît alors Faust hésite pas cent sept ans ! (de toute façon, il aurait pas le temps !)
Et la « cracboum ! », le décor disparaît, les fringues du vieux se transforment en tenue hip-hop dernier cri et la trogne sous la casquette de traviole a perdu toutes ses rides !


Avec le pourpreux, il entame un duo enflammé (normal vu, le sulfureux) sur ses projets maintenant qu’il a retrouvé sa jeunesse ; ça revient à dire : « Faites gaffe, planquez vos minettes, « ze best » arrive et il a du retard à rattraper ! »

Fin du premier acte de Faust

Le coup du pacte diabolique, c’est un classique, mais ça fonctionne toujours (j’vous conseille d’ailleurs le film avec Gérard Philippe et Michel Simon, « la Beauté du Diable », bonne adaptation du mythe de Faust). Sinon vous vous rabattez sur la version de la légende qu’en a faite Goethe.

Donc, pour aujourd’hui vous avez de quoi vous occuper : un acte à écouter (si vous en avez l’occasion), un film (un classique), et un bouquin (pas trop gros, je vous rassure).
Je rigole, parce que plus j’écris ce genre de truc, plus je prend à cœur mon rôle de prof. (vous avez remarqué hein ?) Parce que je vous donne même des devoirs pour le soir (le pire c’est que je suis pas dans l’éducation nationale…pas assez patiente pour envisager le fait de supporter…. les parents d’élèves et certains collègues, faut être diplomate, et ça, à la distribution du truc, j’étais absente !)

Bonne journée à vous tous et à plus tard
La dragonne

 
par Sieglind publié dans : Gounod
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Dimanche 21 août 2005

Bonjour à tous!

Un peu plus courageuse, aujourd'hui (enfin pour le lever, celà s'entend!). Hier, ça m'a bien fait rire de voire les commentaires des blogueurs sur l'article "parler jeune". Même Francky et Jojo m'ont demandé si c'était mes mômes qui parlaient comme ça ou mes voisins! J'ai répondu, qu'ils n'avaient jamais pratiqué, mais connaissaient (on vit pas au sommet d'une montagne innaccessible alors, les copains, ça y allait sec, point de vue vocabulaire "fleuri") mais ici, c'est plutôt des "boudu" et des "con", en ponctuation des phrases auxquels j'avais droit - des fois même, association des deux mots pour donner plus de poids au discours. Et puis.... à mon avis.... étant donné que leur "mater rigolosa" a déjà une façon "particulière" de dégoiser, ça devait leur suffir amplement comme étude de langue vivante!

Un autre truc aussi, c'est Isis, compatissante, qui m'a conseillée de faire mes courses "bouffe-nerfs" de fin de semaine le lundi. J'lui répond, mais ça va profiter à tout le monde.

Bin, oui Bibiche! : "J'voudrais bin... mais j'peux point.... C'est pas commode d'être à la mode, quand on est dragon' com' moué! C'est pas facile d'avoir du style quand on est une meuf  starbée! ..." - j'arrête là! J'vais pas faire la transcription de la chanson d'Annie Cordy en entier quand même! -

La cause bicôze j'peux pô, c'est que... j'ai pas le permis, donc à part une voiture à pédale, les voies publiques me sont strictement interdites - remarquez que, connaissant les exploits paternels et fraternels (des trois en plus) avec un volant entre les mains... ça calme, si on croit à l'hérédité. J'ai passé en tout et pour tout deux leçons  de conduite dans ma vie. La seconde a sonné le glas de mes espoirs d'être la Alesi  enjuponesquée. C'est quand j'ai vu la tronche "destructurée" du moniteur que j'ai sû qu'il y avait un stück (prononcer chtuc, blèm' quoi).

Il m'a annoncé qu'il avait deux nouvelles à m'annoncer, une bonne et une mauvaise, comme dans les films, mais il m'a pas donné le choix pour choisir par laquelle il commençait et j'ai dû deviner qu'elle était la positive et qu'est ce que je devais juger comme négatif dans sa constatation vocalement tremblotante. En gros (d'ailleurs, il l'était, j'm'en souviens comme si c'était hier) il n'avait jamais vu quelqu'un d'aussi à l'aise pour les premiers contacts automobilistiques et surtout quelqu'un qui lâche le volant pour se retourner vers son passager pour continuer à lui causer (bin oui, je supporte pas de discuter avec quelqu'un sans le regarder dans les mirettes et je ponctue par une gestuelle corporelle relativement conséquente (j'fais des gestes en causant quoi).

Comme mon boulot était dans la même rue que ma piaule, j'ai pas vu la nécessité de continuer (surtout que j'ai toujours eu le bol, même en changeant de région, de trouver tout ce qu'il me fallait à deux pas de chez moi - maternelle, école, collège compris quand j'ai eu mes dragonnets!

Donc la nécessité de la voiture se fait sentir, en fin de semaine, quand le frigo commence à renvoyer de l'écho tellement qu'il est vide et pour quelques déplacements extra-muros dans la famille où chez des copains et ça, c'est le week-end, et donc mon dragon (ou mes dragonnets, maintenant qu'ils sont automobilistés aussi) se font un plaisir de servir de chauffeur de maître(d'abord z'ont pas trop  le choix, s'ils veulent la paix pour le reste de la journée)- Pour le reste, copains et copines plus près, géographiquement, magasinage, musées, bibliothèque... j'ai le bus ou le métro et ça me va très bien (j'y penserais peut-être quand mes quilles perdront de leur vigueur et encore...à ce moment c'est les réflexes qui risquent de faire défaut!)

Voilà donc un autre point réglé: la dragonne ne sait pas conduire (c'est peut-être pas un mal, pour l'intégrité physique des autres, remarquez!)

Tiens, au fait, question existencielle: "Qui qu'a un blaze d'opéra à me filer pour que je le tritouille la prochaine fois?" C'est pas obligatoire, mais comme ça... on dirait que ça fait plus... "inter-actif"

Bonne fin de semaine et à plus les cocos!

La dragonne


 

 
par Sieglind publié dans : Des p'tits bouts de la dragonne
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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