Bin oui ! Lorsque que je me suis aperçue que pas mal de monde restait plus que sceptique devant certaines de mes expressions plus qu’imagées, il a bien fallu que je cogite un petit article pour vous permettre de vous y retrouver dans tout ce fatras verbeux !
Pas évident, parce que ça coule tellement de source chez moi, que trouver un ordre à toutes mes sorties, c’est un vrai casse-tête chinois !
Enfin on va essayer en prenant d’abord la « vraie » formule et mon arrangement sieglindien.
- Machin ou trucmuche qui se mêle à une conversation sans y être invité chez moi c’est « mon c… (valseur, ou troufignon, ou joufflu, ou potron), qui se débouche » une expression familiale, héritage à conserver expressément ça ! Et des fois, faut dire que, vues les paroles qui sortent de la grille d’égout qui sert d’orifice buccale à certains individus, on a presque droit à l’odeur (ils parlent un peu comme ils flatulent)
- un ficheur de souk ou un fouille-bouse, chez moi c'est un "brasse-beurnée" (beurnée en charentais, c'est platée, assiettée) ou un "mêle-sauce" (exemple Detritus dans Asterix)
- Quand je dis à quelqu’un de la boucler, parce que ça fait courant d’air avec la porte des chiottes, je lui dit « d’ébeurner ses balots » (écraser ses lèvres, sa goule quoi) Faut dire que balots, c’est charentais pur sucre. (« Amuses balots » c’est « amuses gueules »)
- Quand quelqu’un est à deux doigts de voire arriver la voiture blanche au gyrophare conduite par de gentils messieurs en blouses blanches qui vous proposent civilement de vous habiller d’une zoulie veste lacée dans le dos, pour moi c’est une personne à deux doigts de virer bredine. (ça c’est quand même courant non ?)
- J’emploie souvent : « ça fait belle larirette », au lieu de belle lurette mais ça, on arrive encore à piger. « Et patati et patalère » (facile ça aussi) « Le cri du loup », pour dire que ça fait pas mal de temps (comme la mémé à qui on demande depuis combien de temps elle n’a pas fait de galipettes). D’ailleurs en ce qui concerne quelqu’un de renfrogné ou qui fait la goule, c’est « il sourit quand il lui tombe un œil »
- Quelqu’un qui chante faux, il « chante comme un huître à marée basse » « comme un poêle à frire » ou il a « une belle voix pour écrire »
- Quelqu’un qui parle il « bouge les badigoinces » pour produire du son.
- Un empoté ou quelqu’un de maladroit « il a des mains de beurre » ou « deux mains gauches »
- Les proverbes : Cent fois sur le métier etc. chez moi ça donne « cent fois sur le bélier remettez le cirage » Un tien vaut mieux etc., « Un chien vaut mieux qu’deux paires de draps »
- Epoustouflant c’est « époustiflant » Entourlouper c’est « entourlipouiller ». Kidnapper ou enlever c’est « vélociraptoriser ». J’ « enduis d’erreur », je roule les gens dans la « blédine »,
- Les religieuses et les religieux sont « pingouines et pingouins » chez moi.(à cause de la tenue noir et blanc, c’est tout)
Vêtements, mode et look :
- Des pompes bien ringardes c’est des « écrases-bouses »,
- Des tongs c’est des « strings de pieds »,
- Une fille avec une jupe à pan foulard comme on dit, elle a eu un accident avec le clebs du voisin pour moi,
- Une tenue qui va mal, « on a pleuré pour l’avoir » ou « ça va comme un tablier à une vache », - - Une fille avec une robe « froufroutante » c’est « une poupée lampe, moins pratique, parce qu’il n’y a pas la poire pour allumer ».
- Quand je vois une nana ou un mec lifté à mort, je dis souvent que « s’il sourit, les doigts de pieds vont se relever, et qu’il y aura trois blessés avec les ongles qui partent, vu le tendu du cuir »
- Un roux ou une rousse : « un fagot de plus et il cramait »
- Quelqu’un de velu : « deux minutes de plus au four, et il en sortait un singe »
- Quand je tiens pas la forme physique (légèrement flagadouille quoi) « j’ai un tonus de flan parisien »
- je ne m’habille pas d’une manière féminine, je me « déguise en fille ».
- Des fringues, c’est des « affutiaux »
- Je mets des « en » partout devant les mots (encolonné, enmalédictionné, encasqué, etc.)
- J’ai quelques jurons aussi (attention, rien de bien vulgaire) : « putentrailles de patafiole » par exemple « mortequenouille », une variante de mortec…, « nom de Zeus » (ça c’était pour éviter la baffe familiale pour avoir invoqué le nom du Seigneur en vain), les attributs sphériques et masculins c’est des « gesticules » pour moi… Bon on s’appesantit pas trop sur le sujet, je risque de passer blog adulte sinon.
- On va arrêter là, mais la liste risque de se rallonger parce que je suis presque certaine d’en avoir fait à peine le dixième de ce satané lexique (on verra, dans mes articles futurs, si vous relevez un truc bizarre, vous n’aurez qu’à me la signaler)
Apprenez bien ça, pour le jour où vous auriez à croiser dans les parages… et bonne journée.
La dragonne
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