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Mercredi 9 mai 2007
Bonjour

Alors... reposés ? Bon, deux jours de flotte et deux à récupérer du sirop de la rue, on va dire que ça le fait dans mon planning feignasseux de fin de semaine hein ?
On y retourne à notre Titus, parce qu'à part Wagner, je crois que dans le genre traînant en longueur, il n'y a pas mieux dans mes narrations (et encore Wagner, c'était parce que c'était une tétralogie, ça fait un sacré morcif ! Ici, que deux actes et on a l'impression que ça tient la moitié d'un festival lyrique). Toujours pas d'extraits.. et pour que j'envisage ne serait-ce que de siffloter le bazar, vous pouvez vous brosser les cocos, on a de la pluie certes, mais je ne voudrais pas être classée catastrophe naturelle !




LA CLEMENZA DI TITO - Acte II (Ouf ! Pas trop tôt !)

Le lieu :  Si je dis "délicieuse retraite sur le mont Palatin" ça vous interpelle, déjà vu dans l'autre acte hein ? Donc, se référer aux scènes où Titus réclame la frangine de son pote parce qu'il a fait quine (faut connaître le loto là.. j'ai pratiqué un temps, quand les mômes étaient un peu plus... mômes et que c'était organisé par l'école... grand moment de solitude ça, mais fallait faire du diplomatique)
A la scène cinq, changement de décor on se retrouve dans une grande salle réservée aux audiences publiques. Un pliant doré à l'or fin (ou garni de papier alu de plaques de chocolat, pour les petits budgets), des strapontins pour le public et une table de camping ; j'avais envisagé aussi un truc vu dans un catalogue style "p'tites m... soit disant pour nous faciliter la vie et l'égayer..." - c'est sur ça l'égaye, quant on voit les machins inutiles et d'un goût de chiottes que certains proposent, on se déride ! - un machin pliable comprenant la table et les bancs pour le camping ; trop top ! Surtout les coloris proposés !)


Les personnages :
- Annius, le type qui a eu chaud aux fesses quand son pote-patron a décidé de prendre sa copine comme légitime (inutile de dire ce que je pense du zoziau qui se laisse piquer sa belette sans moufter et avec le sourire, mais le coeur y est !)
- Sextus, amoureux raide-dingue de la méchante de l'opéra. Elle sait ce qu'elle veut diront certains et c'est normal qu'elle ne laisse pas passer l'affront, m'enfin... je trouve qu'elle change vite d'idées tout de même ! Un coup je te trucide, la fois suivante je file commander le métrage pour le traine-sauce de la robe de mariée (voile ou vêtement qui traîne par terre chez moi) Et l'autre béni-oui-oui qui court à chaque fois dans la direction où elle lance la baballe... c'est-y pas un gentil chien-chien à se mémère ça ?!
- Vitellia, on évite de s'étendre sur le sujet, là aussi, je viens d'en parler juste au-dessus de toute façon.
- Publius, le préfet de Titus, accompagné de ses gros-bras, façon serre-livres (ou pendants de cheminée, c'est comme vous le sentez)
- Le choeur, pour les audiences publics, vaut mieux !
- Titus, - enfin ! - la goule encore un peu noircie par la suie de l'incendie, la toge roussie et les cheveux aussi


Le rideau se lève sur Annius et Sextus en grande conversation "post-attentatoire" (inutile de chercher dans la Rousse au pissenlit, vous risquez la migraine, vu que ça n'existe évidemment pas)

"Mais j'te dis que Titus s'en est tiré ! Arrête de te flinguer les nerfs, il revient sur ses deux pattes, si c'est pas une preuve ! (il ne s'appelle pas Jésus donc... on ne le classera pas dans les "résurrectionnés")
- Essaie pas de m'entourlouper ! J'lai vu se rétamer la goule sur le lino après s'être fait épinglé !
- Où ça ?
- Dans le p'tit couloir qui mène à la Roche Tarpéienne *
- Kess-t'avais dans les yeux à ce moment là ? Du guano ? Parce que c'est un autre type qui s'est fait allonger.
- Un autre ? Qui aurait piqué la garde-robe de Titus parce que sa lessive n'était pas sèche ? Tu dis ça à un cheval de bois, il te donne un coup d'pied ! *
- Arrête ton cirque Ben Uhr ! Il est vi-vant ! Tu piges ?
- Tu me mène pas en barcasse ? Il est sauvé ?!
- J'cause le mandarin ou quoi ? T'as qu'à aller à sa rencontre si t'as des doutes - (l'analogie avec Jésus m'a sauté au pif, j'ai failli l'appeller Thomas le Sextus pour vous dire !)
- Après ma boulette ? Plutôt crever !
- Euh... j'pige plus...
- C'est tout simplement bibi qui a monté toute c't'embrouille !
- T'es un vendu ?! J'en reste comme deux ronds de flan !
- Tu piges que moins j'en dis mieux c'est, alors embrasse bien les meubles, et prend soin de l'impérial rescapé, j'vais "pleurer ma douleur au fond des forêts" (là excusez-moi, mais j'ai pas pu "sentir" la tension dramatique, j'étais roulée en boule en train de rigoler, imaginant le type galopant vers les fourrés en hululant à la lune.... désolée !)
- Minute Tartempion ! Jusqu'à présent... à part nous-deux, les autres pensent que c'est un accident de camping-gaz alors... attends un peu avant d'envisager l'ermitage au fond des bois, suffit que tu mettes les bouchées doubles pour être encore plus aux p'tits soins avec Titus à partir de maintenant, t'es pas franchement pourri, ile coeur est encore bon..."

Sur ces bonnes paroles, Annius sort, remplacé "au pied lavé" par Vitellia, histoire que la scène soit un peu plus "meublée" qu'un Sextus est en train de jouer à pierre-papier-ciseau pour savoir s'il décanille ou reste. Vitellia lui conseille de se faire la malle. A mon avis, elle a les jetons qu'ils déballe tout, nom de l'instigatrice du complot compris, et l'annonce d'ailleurs en fin de tirade, mais son amoureux transi et c... (désolée, c'est ma tête de "truc" dans cette histoire, pas ma faute !) lui jure qu'il se fera plutôt couper les... cordes vocales plutôt que de jouer les balances. La belette lui signale qu'elle n'a pas peur qu'il gazouille trop, mais étant donné son coeur d'artichaud, suffit que l'ex-victime joue la corde sensible du pardon, il va l'ouvrir, c'est certain !

A la scène trois, Publius  entre avec ses sbires :

"Ton opinel, ti souite !
- T'as paumé le tien ?
- Le type qui s'est fait refroidir avec les fringues de Titus sur le dos, c'était Lentulus (le gars "invisible" depuis le début, mais présenté par Vitellia comme la seconde âme damnée de cette sournoise). P'tit problème... t'as ripé sur les côtes et il a eu le temps de nous balancer tout le topo, avant de bâsir * pas besoin de te faire un dessin s'pas ? Grouille-toi, le Sénat discute de ton cas, faudrait que tu sois là... ça serait plus poli.
- Tiens, prends-le mon canif et toi Vitellia,  tu me la copieras dans le genre "j'm'en sers et je balance comme un tire-jus en papier molletonné" ! T'inquiètes, je vais jouer les revenants juste pour avoir le plaisir de te tirer les doigts de pied la nuit, ça te fera une mine moins reluisante au matin !
- Purée de patafiole ! Qu'est-ce que je peux bien faire moi... j'suis une moins que rien, j'me tape une de ces honte !" - (un sursaut de lucidité ?)

Publius vois bien que Vitellia n'est pas dans son assiette (quand on chiale sur scène, c'est que tout n'est pas top comme dans l'île au enfants !) mais service-service, il est payé pour coincer les contrevenants, pas d'état d'âme à avoir...
Les mecs (dont un faux mec, puisque c'est un rôle travesti, n'oubliez pas) sortent d'un côté pendant que Vitellia sort à l'opposé.


Changement de tableau à la scène cinq, on se retrouve donc dans la salle des audiences publiques. Le choeur goualle encore une fois un hymne au "César" du moment, celui qui a sauvé le trône (de l'incendie ? Il est parti avec le pliant sous le bras, seule chose qu'il ait pensé à sauver comme meubles à ce moment-là ?)

Titus est encore un peu secoué mais ça le réconforte qu'on lui passe de la pommade. Publius lui signale que ça serait bien qu'il se montre un peu aux jeux du cirque (dans le rôle du crâcheur de feu qui a loupé son numéro ?)  façon de rassurer tout son monde sur sa santé (d'autres ont fait ça... de leur balcon "vaticaneux" à une époque si vous vous souvenez...) mais Titus n'a pas la tête à aller voir du martyre se faire écharper, il n'a pas de nouvelles de Sextus depuis "l'incident", ça le turlupine un peu, même s'il se rassure en se disant que le Sénat va se rendre compte qu'il y a erreur judiciaire et qu'il est innocent comme l'agneau qui vient de "paître" (sauf que chez Jean, le mouton se fait quand même bouffer par le loup, je serai lui, je relierai mes fables ésopiennes moi !)
Publius lui signale tout de même que Lentulus l'a "donné", mais il répond que si ça se trouve... il ne voulait pas crever tout seul et a balancé le premier nom qui lui venait à l'esprit pour se faire pardonner - (sauf que mort, le pardon, il n'en a pas grand chose à braire et que c'est un peu capillotracté...tiré par les cheveux si vous préférez... son explication ; pourquoi faire une fixette sur le blaze d'un type qu'on ne connaît ni des lèvres ni des dents, selon les rumeurs ?!

Titus, a des fourmis au valseur en attendant la réponse, ça le mine tellement qu'il envoie Publius aux nouvelles, bien que celui-ci le prévienne qu'il n'est pas sur de revenir avec des news à grimper aux rideaux.
Titus reste seul et monologue en s'auto-persuadant que c'est impensable de condamner son pote, franc comme l'or et droit comme un;.. i,  pas du tout le genre de sournois à vous suicider dans le dos d'une rafale de coups de couteau !

Arrivée d'Annius à la scène six, il vient demander de pardonner à son pote Sextus.
La scène suivante (deux tirades par scène, on peut aller loin comme ça !) Publius revient avec un papelard à la main.


"Mauvaise donne ! J'te l'avais dit, c'est le maillon faible ! Il a tout déballé et j'ai le verdict en pogne ! Le positif dans cette affaire, c'est qu'on manquait de numéros au cirque, on va rajouter un lâchage de traître et de ses complices aux chats hypertrophiés dans l'arêne, que du bon ! Manque plus que ta signature et on fait l'annonce tout de suite !
- Et mer...credi ! J'suis pas dans la mouscaille moi ! - balance un Titus qui voit ses idées de loyauté indéboulonnable tomber dans les vespasiennes
- Euh... j'voudrais pas insister, mais penses tout de même que c'est le frangin de ma copine ! D'accord, il a ripé du côté obscure de la force, mais ça serait bien si tu passais l'éponge... et ça serait un bon coup de pub quant à ta réputation de mensuétude impérialissime. Et en plus, ça va faire chouiner ma belette, elle aura les yeux tout gonflés, façon lapin russe, pas top-tendance !"

Publius et Annius sortent, laissant Titus avec un mal de tronche carabiné rien qu'à l'idée qu'il va devoir réfléchir deux secondes ; ou faire bouffer son pote aux lions, ou jouer les magnanimes... Cruel dilemme !

Nous, on attendra son monologue la fois prochaine... moi, c'est couru d'avance, c'est la copine tartinée de ketchup que j'aurai balancé dans la fosse, le type, je l'aurai acquitté pour déficience mentale, lui offrant avec le sourire une joli veste qui se noue dans le dos.

Donc à bientôt pour la suite de l'acte deux et passez une bonne journée. Je file à mes astreintes sinon impériales, du moins familiales et "ménagesques" (en gros, je vais translater la poussière d'un endroit à un autre, histoire de lui faire voir du pays)

La dragonne



 * P'tit cours d'histoire, la roche Tarpéienne, c'est l'endroit riant et romantique en haut du Capitole où l'on balançait cul par dessus tête les criminels pour voir s'ils savaient voler . A mon avis, ça venait du nom de la nana ( Tarpéia) qui a filé les clés de Rome aux Sabins pas reconnaissants pour deux ronds de ce petit coup de main traîtreux, puisqu'elle s'est fait ratatinée'.
* Expression dragonienne pour dire que comme mensonge, on ne fait pas mieux
* mot familiale pour mourir, pas d'étymologie connue, faudrait faire tourner les tables pour savoir à quand ça remonte celui-ci, étant donné que ma mémé me l'a transmis, mais a quitté ce monde depuis belle "larirette" !
par Sieglind publié dans : Mozart
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Samedi 5 mai 2007
Bonjour !

Chose promise.... on retourne à notre Titus, avant qu'il ne soit refroidi (ce qui est d'ailleurs le cas, puisque ses os ne lui font plus mal depuis belle "larirette" m'enfin... on dirait qu'il est encore vivant hein ?). Tout d'abord j'ai "presque" trouvé le remède à mon manque de zique ici

Problème, je n'ai jamais trouvé le schmiltruc pour pouvoir écouter, mais ça doit être faisable étant donné que c'est proposé à l'écoute  (si on n'a pas deux mains gauches et n'est pas mono-neuronalement équipé dans le domaine ô combien hermétique de l'informatique et du langage "c-machin-bidule-chose... ou c'que vous voulez... comme bibi). Si vous trouvez... vous gagnez une tringle à rideau garnie ! Si ce n'est pas le cas, comme attrape-couillon il y a mieux et c'est sadique en plus ! L'intéressant c'est qu'on a quasiment tous les airs (sans les récitatifs) et que j'ai eu de plus l'envie de tapoter, dans la fenêtre correspondante, une autre recherche, et devinez quoi.... y'a plein d'opéras ! Que demande le peuple ?! (Que ça fonctionne peut-être hé, hé !)

Allez, trêve de parlote on passe à la suite (sinon, je sens que ça va finir "post-it sur le frigo" et l'article, le vrai, vous pourrez l'attendre aux prunes)



LA CLEMENZA DI TITO - Acte I

Le lieu : Bien qu'on se soit fait appeler Désiré pour y retourner à cet acte, les protagonistes nous ont sagement attendus, donc, le même que la dernière fois (le Castel Gandolfo Titusien si vous vous souvenez). J'imagine les cocos en train de tapoter du peton avec un air un peu vénère et nous balançant dans la goule, que fallait être là plus tôt et que du coup, le pied-à-terre, s'est fait la malle durant un tremblement de terre (vu l'allusion au Vésuve... tout est à envisager !) "Qui qui serait marron ?

Les personnages :

- Vitellia, l'ex-future-ex-future impératrice (avec elle c'est une partie de ludion son statut matrimonial), qu'on avait laissée se tordre les mimines de satisfaction, à l'approche de sa vengeance (hélas, malgré mes espoirs, elle ne s'est pas coincé les doigts, dommage !)
- Le préfet Publius, le porte-parole de Titus en quelque sorte, son bras droit, celui qui lui tend le rouleau de PQ quand il fait ses besoins... en espérant qu'il n'aille pas plus loin dans cette fonction !
- Annius (je sais... quelqu'un m'a signalé qu'on attendait un bon mot sur le pseudo du mec, désolée, j'ai eu scrupule à balancer, c'était vraiment trop pipi-caca et puis ça suffit avec la ligne du dessus non?) le copain de Sextus et petit copain de sa frangine par la même occasion. Quel trouduc ! (désolée, c'est parti tout seul, trop tard !) Faut-y être c.. pour jouer les martyres en offrant sa copine à un autre ! (sauf si la copine est casse-bonbons évidemment, là...  c'est question de survie, et ça marche dans l'autre sens aussi pour la nana qui en a raz la cafetière)
- Sextus, le type qui se fait royalement avoir par Vitelia et qui est censé être son bras vengeresque (trucidouillage d'ex, p'tit feu de joie avec le Capitole, rappelez-vous...)
- Servillia, la fille promise par son mec, l'ex-gros-lot de la tombola impériale quoi.
- un choeur, pour faire zouli.

Au début de la scène dix, Vitelia est en train de jubiler en pensant à la tronche de Titus quand il va se faire épingler comme bombyx par son remplaçant. Publius et Annius entrent en trombe (décidemment, c'est une manie dans cet opéra aussi, d'entrer comme si on avait le diable et son train... au train justement)
" Mais kess tu f... Titus te cherche partout ! (Annius l'appelle César... pas un bug mais une tradition... c'est des romains, cherchez pas... ils n'étaient pas comme nous ou alors ils avaient du mal à imprimer les pseudos)
- En quel honneur ?!
- T'as pas vu les infos ? Mais t'es la meuf qu'il a choisi en fin de compte !
- Bouges tes miches ! Il va s'impatienter !
- 'Tends juste que je me fiche une bouffe pour me réveiller et j'arrive ! M... Sextus est lâché dans la nature ! Comment j'vais faire !!"

Les trois personnages quittent le plateau pendant qu'il tourne (ou monte;.. ou descend, c'est vous qui voyez pour la machinerie), pour laisser place, à la scène onze, au Capitole déjà entrevu précédemment)

Sextus est en train de se tirlipoter la cervelle pour savoir ce qui lui a pris le jour où il est tombé raide-dingue de c'te sournoise de Vitellia, il aurait mieux fait de se casser une patte. Parce que du coup, qui endosse le costard du traître dans les films, le méchant  qui va zigouiller la crème des hommes, le meilleur gars qu'on ai jamais vu sur un trône... (pas les chiottes, je re-précise pour les esprits mal tournés !) Un type qui l'a bien dépanné quand il a mis un pied dans "la carrière" comme on dit.
Il envisage de se mettre en apnée définitive avant d'avoir à lui faire la fatale boutonnière, quand dans le lointain... un machiniste se fait griller des merguez... un incendie se déclare au Capitole !
Il court pour trouver un seau, histoire de s'occuper et surtout d'essayer d'éponger les dégâts avant que ça ne vire à la cata...(éponger... avec un seau, j'sais pas si l'image est de bon aloi... m'enfin...)

Annius entre et constate que son pote joue les boules de flipper en se heurtant aux décors. Il  lui demande où il compte aller comme ça. Sextus lui répond de manière plus que sibylline et grimpe quatre à quatre les marches vers le bâtiment en feu.

Annius a des doutes sérieux sur le fait que son copain n'ait plus la lumière à tous les étage, mais change d'idée à l'arrivée de sa copine Servilia. .
"  Bibiche ! Gaffe à tes fringues, ça crâme vite un péplum en lycra (près du corps le péplum !)
- C'est dingue ! Et le pire c'est qu'on dit que ça ne serait pas vraiment accidentel cet incendie (dans l'imagerie traditionnelle, on voit du marbre partout chez les romains, alors pour y ficher le feu... faut vraiment insister, c'est sur !  Sauf quand il est en carton-pâte comme souvent au théâtre, là, ça brûle de peur par contre !)
- Aaaaaaaah ! - (le choeur) -
- C'est vrai que ça sent l'entourloupe à plein nez ! Quel est l'empaffé qui est là-dessous..."ça-attise-ze-couéchion" ! - ça, c'est Publius qui met son grain de sel en entrant
- Aaaaaaaaah - (toujours le choeur, quel texte !)
- J'sais pas pour vous, mais ça me fait flipper grave ces hululements !"

Entrée de Vitellia (en trombe aussi, il ne faut pas déroger à la tradition non ?) Elle secoue les personnes présentes comme un prunier en leur hurlant dans les argouanes qu'elle cherche Sextus et que ça urge "un peu". 
Comme les autres sont bloqués à la tirade sur l'horreur de la scène et qui en est l'auteur, c'est pas sur eux qu'elle peut compter pour avoir une réponse. Heureusement, celui qu'elle recherche décide de descendre à nouveau les degrés du Capitole, (façon Mistinguet ça serait pas mal). On peut dire à sa mine, qu'il a connu des journées moins foireuses et Vitellia se précipite pour lui demander ce qui se passe.

" A part me taper la honte de ma vie et avoir vu mon pote se faire descendre... tout baigne !
- Et c'est qui le salaud qui a fait ça ? - (là, c'est les autres qui posent la question, Vitellia se garde bien de l'ouvrir !)
- Vous devinerez jamais, j'vous aide... c'est m...
- Ta gu... t'es bredin ou quoi ! - (là, elle l'ouvre, ses miches en dépendent faut dire)"

Pendant que tout le monde se lamente, qui d'un noble coeur parti en fumée, qui d'un pote en or pas facile à remplacer, tout le monde y va de sa tirade funèbre à grand renfort de pâmoisons et arrachage de chignon, pendant que le rideau se baisse (enfin) sur le premier acte.

Quel suspens ! Titus est-il mort ? Si oui, qui est prêt à parier sur l'avenir social et affectif des personnages, arrivera-t-on à éteindre les rideaux du théâtre qui commencent à cramer... Ais-je mis la cafetière en route ? Quelle heure est-il d'abord ? Autant de question dont vous aurez la réponse... plus tard.
Là, je vous laisse profiter d'une fin de semaine bien méritée (pas pour moi, je glande, mais pour ceux qui bossent évidemment !) et à plus (la météo ne s'était pas trompée, il pleut des vaches !)

La dragonne
par Sieglind publié dans : Mozart
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Jeudi 26 avril 2007
Bonjour!

Or donc, la dernière fois, vous vous souvenez de la "boulette" de Titus, même si c'était totalement involontaire de sa part, vu qu'il était pas au jus, les deux copains se donnant des coups de coudes pour savoir qui allait cracher la pastille et le plus impliqué "affectivement", . faisant passer la raison d'état avant les siens... d'états d'âme. Donc, Titus, s'est pris le bourrichon un moment avec sa rupture avec sa copine Bérénice, mais selon le vieil adage, "faute de grive..:etc" il s'est rabattu sur la merlette de son pote Annius (de toute façon, c'est bien fait pour lui, l'avait qu'à se sortir les doigts du fondement un peu plus tôt celui-là !)
Fin donc de la scène quatre et arrivée du bibelot (quand on parle de la nana, qu'on fait ses p'tites bidouilles, qu'on pense convoler alors que la minette n'est même pas là... si c'est pas le prix qu'on gagne à la pêche au canard à la fête à neuneu qu'est-ce que c'est !)



LA CLEMENZA DI TITO - ACTE I - Suite -

Le lieu : Toujours le même, vu qu'Annius s'est lui même envoyé un rateau (jamais mieux servi que par soi-même) et que ça a eu une influence notoire sur sa motricité (neuronale et musculaire à mon avis), puis à la scène 6, une "retraite délicieuse" (on suppose tout et n'importe quoi là) sur le mont Palatin, pied-à-terre à l'usage exclusif de l'empereur régnant... une sorte de... Castel Gandolfo; mais pas pour papes (ou alors ils doivent ne pas avoir fait voeu de chasteté, on sait ce que ça donne les garçonnières hein ?). Je vois bien ça équipé des dernières nouveautés "attrapes-belettes" moi (la voiture de sport décapotable, négligemment garée devant la piscine olympique avec la sardine hyper-trophiée en marbre qui crache de la flotte au milieu,  les meubles en peau de panthère (ou de sardine, c'est joli aussi), la dépouille plantigrade (babines retroussées sur un ratelier passé au Blanco) devant la cheminée. Mais là, le type à tout planqué, vu qu'il reçoit des potes et pas sa nouvelle conquête et ça dépasse un peu du placard qui ne veut pas fermer.

Les personnages:
- à la scène 5, Servilia, la "fiancée vendue" pour paraphraser Smetana (opéra aussi), Annius, son futur-ex,
- à la scène 6, viennent se greffer Titus, publius, le préfet déjà apparu avant,  Vitellia, la sournoise qui a fomenté un attentat contre Titus qui l'avait laissée tombée comme une vieille thong, Sextus, le frangin de Servilia, enfin tous ceux qu'on a déjà vu précédemment (je sais, avec leurs noms à coucher dehors avec un billet de logement, pas évident de suivre)

Au changement de scène, Annius est en train d'enfoncer le clou en s'auto-flagellant tout en essayant de se persuader qu'il suffit qu'il remplace l'amoureux par le fidèle sujet de son ex-copine (mais oui, rien de plus simple !) et c'est au moment où il envisage sérieusement de se taper la tête sur les colonnes histoire d'entendre le son creux que ça rend que Servilia fait son entrée :
" Chouchou !!!
- Mets-là en sourdine ! J'ai plus droit au titre !
- Hein ? Et en quel honneur?
- C'est Titus qui t'a tirée... au sort - (esprits mal tournés, je vous voyais venir...) - et il m'a demandé de venir t'annoncer la bonne nouvelle. Là, je sautille d'allégresse pour toi, mais c'est à l'intérieur, ça se voit pas ! - (par contre, le type à du mal à aller jusqu'au bout, on dirait que ça lui coûte un oeil à chaque fois qu'il l'ouvre !). - Bon, c'est pas tout ça... j'ai un crin (de corde) à pendre... je file. Aux fines herbes ton altesse !
- Minute Tartempion ! - (papillon, y-en a marre !) - Pourquoi moi ?
- T'es la moins moche, certainement... tu me lâches la grappe oui ?!
- On nage en pleine blédine et tu décanilles ? J'ai besoin d'un minimum d'info tu trouves pas ?
- Trop tard ! Je craque ! Fallait pas me retenir, j'peux pas te laisser ma biche, je morfle trop !.M'en fous mais je continue à t'appeller bibiche, j'ai du mal à me faire à la majesté moi !"

Les deux tourtereaux tombent dans les bras l'un de l'autre, ça sent la rébellion tout ça, et sortent collés-serrés pour planquer leurs amours dorénavant classées "crime de baise-majesté" (pardon, pas pu m'en empêcher !)

A la scène six, on se retrouve donc à la résidence palatine de l'empereur. Publius, le préfet met sous le pif de Titus une feuille tout ce qu'il y a de plus officiel.(je voyais bien une tablette de marbre, comme dans Astérix, mais pour la tenir du bout des doigts, il y aurait quelques inconvénients, du genre orteils explosées si le poulet tombe par terre).

"C'est la liste des courses ?
- Nan ! Celle de cocos qui n'ont pas voté comme il fallait - (de circonstance ?) - Va y avoir du ménage !
- Rien à cirer ! Je passe l'éponge sur tout, pas envie de me ruiner ma journée moi !
- Mais..."

Ils sont interrompus par une Servilia, un brin échevelée qui entre tellement en trombe qu'elle part en dérapage et traverse la scène pour se raccrocher à la première colonne se trouvant sur sa trajectoire (rien à voir avec l'opéra, vous vous en doutez, à moins que ça arrive accidentellement ; ça me plairait bien d'ailleurs)

" Machin, on doit causer !
- Ma reine !
- Pas de ça pour le moment, j'ai un truc à te dire !
- Publius, va voir sur le balcon si j'y suis, j'ai à causer !
- J'suis consciente de l'honneur que tu me fais mon gars en voulant m'épouser, mais il y a un tout petit problème... J'en pince pour Annius, et ça date pas des prunes de l'année c't'histoire ! Alors si tu vois que j'ai "un peu" la tête ailleurs une fois avoir fait sisite sur le trône avec toi, j'te préviens... j't'aurai prévenu... Donc, c'est toujours d'accord pour le contrat, vu que j'aurai du mal à dire non à un type haut placé comme toi, mais tu sais à quoi t'attendre...
- Bin mon colon, t'as pas la langue de bois toi ! Mais ça me plaît ! Allez... j'suis bon prince... j'te l'donne ton Annius, j'suis pas un rat ! Et puis ça va peut-être décider les autres concitoyens à la jouer franc du collier quand je leur demande de me dire ce qui cloche... va savoir...
- Là, tu m'en bouches un coin !J'sais pas quoi dire ! -(mais elle le chante !) -
- Tu sais pas quoi...  t'as qu'à me faire de la pub. c'est toujours bon pour moi de toute façon non ? Et ça me plairait bien si tout le monde était aussi sincère que toi ma cocotte !"

Il sort après son air et laisse une Servilia en lévitation sur son petit nuage.  Vitellia entre, histoire de se couvrir encore de honte pour avoir une fois de plus été doublée au poteau, mais obligée d'aller présenter ses voeux à la nouvelle impératrice, c'est de bon ton dans le grand monde.
Elle a l'air franc comme un âne qui recule quand elle récite son petit compliment et Servilia n'est pas dupe.et lui conseille d'être un peu plus aimable, si ça se trouve, ça sera elle la nouvelle copine de Titus...
Sur ces paroles, elle sort en gambadant et Vitelia se demande si elle n'est pas en train de se foutre de sa gu...goule, ainsi que son ex, parce qu'il choisit tout le monde sauf elle...dans ses plans matrimoniaux, ça vexe !

Sextus entre à son tour:

"Louloute !
- Alors quoi de neuf, ça fume au Capitole ? T'as vu Lentulus pour "notre affaire" ? Titus est zigouillé ?
- Pas encore eu le temps de m'y mettre désolé !
- Tu te fous de moi là ?! Et d'abord j'suis pas ta Louloute !
- Mais c'est toi qui a demandé une pause...
- Mais il répond l'effronté ! T'as pas vu comment on me traite ? Et t'as l'aplomb de vouloir que j'en pince pour toi ?! Tu veux que je fasse un dessin ? Tu rêves d'être en haut de l'affiche, j'te nomme "patriote" ! Tu veux viser encore plus haut, je t'indique la route vers le trône ! Tu me veux dans ton plumard, tu me venges  et je cours préparer la chambre ! Ah... et je garde le meilleur argument pour la fin...si Titus clamse, tous les risques que je retombe amoureuse de lui disparaissent... Bin oui, faut être lucide, j'étais tout de même accro ! A mon avis, il suffit qu'il change d'idée comme de slip et regarde à nouveau vers moi, pas sur que je ne craque pas... tu sais...j'suis une faible femme.... tu veux pas qu'on te traite de mari complaisant s'pas ?
- N'en rajoute plus, la cour est pleine ! C'est bon ! Tu l'auras ta vengeance ! Mais...
- Pas de "mais" ! T'es un mou ! Marre de voir ta tronche de flamby, tire-toi ! Oublie-moi mandoline !
- Bon... d'accord.... je le ferai !
- J'ai un doute... tu va virer d'idée avec le sens du vent...je le sens bien...
- Promis, craché, juré ! C'est comme si c'était fait ! Je file, mais toi non plus changes pas d'idée hein ?"

Il détale pour ourdir à tête reposée son attentat et la fille reste à se tordre les mains, comme les bonnes méchantes des films muets.

On va la laisser là, (avec du bol, elle va s'emmêler les doigts, ça lui fera les pieds) et on se retrouver un peu plus tard pour la scène dix de ce premier acte.Je vous disais déjà que Mozart peut faire des opéras de deux actes seulement, mais quand on voit le nombre de scènes... c'est du morceau tout de même !


A propos de ma proposition d'une suite "un peu" plus tard, cette fois ci, ça risque d'être plutôt tard qu'un peu si vous me suivez. La cause en est l'arrivée demain et pour quelques jours de mon joli-papa, je me dois de me consacrer à lui, ainsi que toute la tribu, celui-ci étant veuf depuis peu, vous comprendrez qu'il y a priorité n'est-ce pas ? Alors, point d'inquiétude si vous constatez que je suis un peu plus rare que d'habitude (si si, c'est possible) je la jouerai famille.

Donc, à bientôt, bon week-end et aux alentours de mardi pour mon retour à l'ordinateur. Allez je file, plus qu'une heure avant le dîner, et je n'ai évidemment rien prévu !

La dragonne

par Sieglind publié dans : Mozart
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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