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Samedi 18 février 2006
Bonjour à tous!

Alors, après une petite pause, doublée d'une chaîne « surprise », vous allez enfin faire la connaissance du copain chasseur de notre Senta.Vu les blagasseries des copines fileuses, à mon avis, sa réputation n'est plus à faire! Le type même de l'énervé, jaloux, possessif et... zigouilleur de bestioles (tout ce que j'aime!)


Allez, on file directement sur nos strapontins pour la suite de  l'acte II du

VAISSEAU FANTÔME de Richard Wagner

Après la tirade de Senta sur l'évocation du Hollandais maudit et le voeu de figurer sur la liste des postulentes au martyre sur le fameux autel de la « rédemption », l'assemblée est restée coite et les mains moites (ça c'est pour la rime) – Alors là, aparté: un truc récurent chez Richard, que ça soit Amfortas dans Parsifal, ou Brünnhilde dans la Tétralogie... il aime bien ça, Wagner, les sacrifices humains, les dévouements variés et les montées au bûcher (au sens propre ou figuré)! Fin de l'aparté!

Eric se pointe sur le pas de la porte, et ça va très vite!
« Je rêve ou tu veux que je passe l'arme à gauche! (il a tout entendu, vu le volume sonore de sa copine égosillante, à part les mouettes du port, tout le monde doit être au parfum, remarquez!)
- De toute façon c'est à cause de c'te vieille croûte accrochée au mur! - lance la nounou Mary - Dès que son paternel arrive, j'te le fiche aux bours c'ui là (les bours c'est les ordures en Charentais)
- Commence à le décrocher alors parce qu'il se pointe! - conseille le chasseur. »
Les copines s'égayent dans la nature pour préparer, sous les beuglantes de Mary un casse-croûte décent pour les matelots.
Senta veut suivre les bichettes, mais Eric lui fait une clé (bin c'est plus drôle que de la retenir par le bras bêtement hein?):
« Ôte-moi d'un doute...  avant son départ, ton paternel a bien fait entendre à qui le voulait qu'il te payait une place à la foire au mariage non? Tu sais que j'en pince et depuis belle larirette! Là, j'ai comme un moment de flottement... parce que j'me suis laissé dire (de bonnes âmes voisines certainement) qu'il changeait son fling d'épaule et avait misé sur un autre canasson que moi.. un peu plus « éloquent », côté espèces sonnantes et trébuchantes.
- Première nouvelle, mais qu'est-ce qui te fais flipper ainsi? Eh machin, c'est moi! On se connaît non?
- Bin quand on voit sa belette s'user les mirettes sur une vieille gouache et chanter la même rengaine en boucle... ça a de quoi inquiéter pour ses espérances matrimoniales, tu ne trouves pas?
- Mais je chante ça comme je chanterai autre chose: « la Sauce aux lumas », « le pont de Soupalognon y Crouton », « Viens Poupoule ».. un truc que j'ai en tête ça t'arrive pas à toi?
- Mais je morfle!
- Toi?! Mais c'est du pipi de Raminagrobis, par rapport à ce que le mec du tableau endure! Vise le portrait! J'peux pas m'en empêcher, il transpire les larmichettes!
- Ça y est! T'es atteinte! Franchement j'étais prévenu, même si c'était en rêve!


- Qu'est-ce que tu me chantes encore là? (normal, remarquez c'est « lyrique »)
- Dans mon trip, j'étais au bord de la falaise et je voyais se pointer à fond les ballons un bateau zarbi, brumeux, flou, pas net, pas net du tout même! Et deux mecs en descendaient
- Ouah, des marins accostant, c'que c'est strange en effet!
- Te fiches pas de ma trombine, parce que l'un c'était ton paternel et l'autre... le type du tableau!
- Moui... mais encore... (là, ça fait très consultations psy, vous trouvez pas?)
-Et tu te pointais, la goule en pâquerette, pour faire risette à Papounet; au dernier moment t'évitais le vioque et zouip! Tu te retrouvais agenouillée aux pompes du Ténébreux!
- J'parie qu'il me faisait des câlins et qu'on s'est carapatés au large!
- Tu l'as dit bouffie! Le pire c'est que c'est super flippant non?
- Moi, j'trouve pas, au contraire! C'est prémonitatatoire (je sais... ça n'existe pas, cherchez pas!) et comme dirait mes copains Inconnus au bataillon: « C'est ton destin! » 
- Bin celle-là, elle est forte! Le rêve c'était juste avant la camisole lacée dans le dos! Au secours! Elle a viré bredine!»

Sur ces cris de donzelle effarouchée le type se barre en courant (courageux le chasseur!) alors que Senta nous fait une crise de délirium devant le portrait avant de retomber dans son état premier, parfaite imitation d'une potiche de salon.

Fin des scènes deux et trois... la suite au prochain numéro.

Bonne journée... et  à plus tard et surtout bon week-end.
La dragonne

PS: Presque rien à voir sauf le thème (le chasseur) un truc trouvé sur le net quand je cherchais des p'tites images pour illustrer l'article (ça vaut son pesant de cacahuètes je trouve)

par Sieglind publié dans : Wagner
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Mercredi 15 février 2006
Bonjour!

Alors cette fois, je ne vous laisse pas trop mariner dans la saumûre, voilà la suite du « bateau zombie » de Richard Wagner. On en était resté au départ imminent de leur port de fortune des deux rafiots (celui occupé par des vivants et celui habité par des... moins en bonne santé, direction le bled de Daland (le cap'taine des vivants), pour prendre du repos et refaire le plein dans son cas et pour se dégoter une zibeline et la paix éternelle pour le Hollandais (Cap'taine des zombies)


LE VAISSEAU FANTÔME – ACTE II -


Le lieu: Une chambre dans la guitoune de Daland assez spacieuse pour recevoir des copains (à l'opéra, ou c'est vite meublé, le placard, ou ça bouge dans tous les sens, donc vaut mieux prévoir plus grand qu'un kleenex) au mur comme déco, des instruments de navigation, une balise Argos, des cartes satellites, un G.P.S (bin pourquoi pas? Ça changerait quand même de l'éternelle longue vue et du sextant qui tient debout parce que c'est la mode? Et la clepsydre... c'est quand même dépassé non, surtout en mer?) Et le clou de l'exposition murale: un portrait en pied d'un type pâlichon comme une endive de cave, barbu et vêtu de noir... (ça vous rappelle quelqu'un là hein?.. Mais non, pas le Fantôme de Barbe-Noire! C'est pas le même registre!)

Les personnages: Des minettes assez nombreuses pour faire un choeur pas trop ridicule, Mary, la nounou de l'héroine, et la sus-nommée (héroïne) Senta, fille du fameux Daland.

Au lever du rideau, les nanas sont en trains de pousser la chansonnette en filant (elles ne se carapatent pas, elles tournicotent la laine pour faire du mouliné à canevas). La ritournelle c'est une histoire de nana en train de causer à son toton à textile (faut être un peu ravagé, comme si je causais à ma machine à tricoter... que j'ai pas d'ailleurs) en rêvassant au retour du copain.Une qui ne participe pas à cette « arlequinerie » c'est Senta, assise dans un coin, les bras ballants et l'oeil vissé au portrait du pâle barbu.
(Là, j'avais le choix, comme illustration, entre ça :

(Un portrait tiré d'un jeu vidéo Black Mirror, assez dans le style gothico-fantastique de l'opéra) et ça :

(Plus dans mon style... à moi hé, hé)


La nounou se tourne vers la feignasse (bin oui, l'excuse de mater un portrait, faut être lucide, c'est pour éviter de se fouler la rate en bossant):
« Eh fistonne,  ce n'est pas en baillant aux corneilles que tu vas te faire ton trousseau, même si un certain chasseur va te rapporter de la gélinotte ou de la bécasse plombées pire que le ratelier de ma grand-mère! - .. Soulage-toi dans un Stradivarius, ma bonne Mary, ça aura le même effet!...
- De toute façon, connaissant Erik, ça risque de chauffer, c't'un sanguin le zozo! S'il la voit zieuter d'une autre côté que le sien, ça risque de tourner au vinaigre! - répondent les copines.
- Vous allez fermer vos claque-bouses ou j'vous en refile une! - lance Senta, excedée – et votre chanson à deux balles me file mal à la tronche! Changez de disque ou bouclez-là!
- Si t'es pas jouasse, t'as qu'à la pousser la gouallante au lieu de critiquer!
- D'ac, mais venez pas vous plaindre, c'est l'histoire du Vaisseau fantôme...
- Nan!! Pas encore! Elle tourne en boucle sur celle-là depuis des semaines! D'ac, mais on arrête de tourner la ficelle, sinon ça va nous gâcher le boulot! »
Les nanas s'installent autour de Senta, pendant que Mary se retrouve comme une pomme à filer toute seule
Evidemment elle raconte presque mot pour mot ce que le Hollandais exposait au premier acte:


Le type, têtu comme un mulet bâté, avait défié quiconque, en jurant comme un charretier, Satan compris, de l'empêcher de naviguer même par gros temps. Il aurait mieux fait de la boucler, parce que le Cornu l'a exhaussé et qu'il se retrouve à errer sur les mers jusqu'à la fin des temps. Le « contrat » sera rompu à la condition expresse que le marin trouve une nana qui lui reste fidèle. Pour ça, il a droit, tous les sept ans à une escale. D'après ce qu'on pige, ça en fait des arrêts pour du beurre! Les contrées manquent de jeunes filles vertueuses (ou alors, il tombe toujours sur l'ébourriffée de base, celle qui passe sa vie le valseur dans une bassine d'eau froide)
Les copines se demandent qu'elle est la nana qui serait assez dingue pour convoler avec du zombie...

Suivez mon regard... vous vous en doutez, la Senta a des pulsions de martyre (il ne lui manque que les stigmates et c'est bon!) et s'offre en cadeau Bonux au marin malchanceux! Les copines font arrêt sur image, ainsi que la nounou, et la regardent, une main sur le bigophone et composant déjà le numéro des urgences psychiatriques, parce que là, on a vraiment l'impression qu'elle est du genre à descendre de vélo pour se regarder pédaler (les fils ont touché, y a surtension et pouf! Elle bugue)

Et nous on fait un arrêt avant la scène deux, où le fameux Erik évoqué va apparaître (promis de la gamine et chasseur de son état). Alors, jusque là, toutes à vos canevas les filles! (Eric, tu prépares les grilles hé, hé?)
Bonne journée et à bientôt
La dragonne
par Sieglind publié dans : Wagner
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Dimanche 12 février 2006
Bonjour,
Alors, on en était resté à l'arrivée du fameux vaisseau fantôme (reconnaissable à son design, voiles écarlates et mâts d'ébène... élégant mais lugubre) qui ou que va-t-il descendre de celui-ci... on va le savoir tout de suite.

LE VAISSEAU FANTÔME – ACTE I (suite)

Pendant que ses marins carguent les voiles, le Hollandais, puisque c'est lui, descend à terre en costume.. d'espagnol (là, j'imagine le décorateur délirant et l'affublant d'un costard de torero, ça serai rigolo non? Surtout pour un Hollandais)
« Franchement quelle poisse! Sept ans qu'on se trimballe sur la flotte! Et juste pour une pause pipi! C'est marre! Et tous les sept ans, on remet ça:!Tellement raz la chocolatière de cette malédiction, que j'ai tout fait pour me débinner: me battre au cure-dent contre cinq malabars armés jusqu'aux prémolaires, sortir la barque par cyclone, pour être sur de faire le grand plongeon (faudra que je prévoie un youyou en parpaings la prochaine fois, ça marchera p'tet' mieux) Et tout ça pour quoi? Trouver « un coeur fidèle »! Pourquoi pas un canard à trois pattes chantant Santa Lucia pendant qu'ils y sont! Faut être réaliste, j'ai qu'à attendre la fin du monde, le Ragnarok, l'Armaguedon... le big bang final, j'aurai plus de chance de me faire des copains parmi les ressuscités de la dernière heure! »
Il se couche de rage sur le rocher, style gisant et attend que ça se passe.


Daland ressort de sa cambuse pour trouver un voisin alors qu'il n'a rien entendu et enguirlande son timonier:
« Bravo! Autant faire veiller un narcoleptique! Et ça fait combien de temps que le bâteau voisin est là?
- J'sais pô! J'me renseigne! - il prend son porte-voix -  y a quelqu'un? Youhouuuuu!
- Pire feignasses que nous ceux-là! Attends... j'en vise un qui « siestise » sur une caillasse! Eh, bidule! T'es d'où? Et comment c'est ton blaze?
- D'encore plus loin encore! Et mon pseudo c'est Hollandais!
- Moi, j'suis à trois postillons de mon bled; si tu sais pas où pieuter j't'invite dès qu'on repart. T'as des dégâts?
- Nan, depuis le temps que je bourlingue, il ne m'a jamais laissé « en rade ». Par contre, j'suis interdit de séjour dans mon pays et les autres, ne me disent rien alors je cherche... mais c'est drôlement sympa ton invitation, alors pour ta peine je vais te proposer l'affaire du siècle! Mon oseille – il sort un énorme coffre de pirate, bourré jusqu'à la gueule de doublons, rivières de diamants et bimbeloterie rutilante - Tout ce que tu as à faire c'est me prendre pour gendre, si t'as une fistonne.
- Justement, ça tombe bien, j'en ai une! J'serais bien idiot de pas sauter sur l'aubaine, pour une fois que c'est le futur qui apporte la dote! Et pis..; tu m'plaît bien... même si t'étais moins friqué, ton histoire m'a tiré la larmichette, alors j'aurai tout de même accepté de te filer ma rejetonne.
- Tu me la présentes quand la belette? Avec un peu de bol, ça risque d'être la bonne et ma pouasse chronique va enfin me lâcher les basques!
- Dès qu'on décanille d'ici dès que que le vent aura fini de jouer les feignasses - (y a pas que moi hein?) - Cornegidouille! Franchement, moi qui goualait comme un veau contre ce satané vent contraire, bin du coup, on peut dire que ça va arranger sacrément mes finances d'avoir dégotté un gendre friqué jusqu'aux naseaux! »



Le timonier annonce que le vent du Sud s'est enfin décidé à « zéphirer » allègrement et les matelots, pour se donner du coeur au bidounet reprennent le tube déjà cité au début de l'acte (celui que t'aimes bien Manue, le "Hohohé... " etcaetera!)
Daland signale qu'il va pas tarder à repartir et le Hollandais lui signale qu'il ne l'attende pas... ses potes et lui sont un peu nazes et un p'tit brin de sieste ne leur fera pas de mal. - Etonnant tout de même que le vent tienne jusque là, mais ça n'a pas l'air de le perturber outre mesure (faut dire qu'un bateau fantôme, la météo, ça doit être le cadet de ses soucis!)

Le navire des « vivants » est prêt à appareiller et celui des.. « non-morts » (comme on dit dans les films de zombies) se prépare pour une lichette de repos (et peut-être un brin de toilettes, parce que sept ans sur les mers, ça ne doit pas être l'idéal pour l'hygiène et, à mon humble avis, le rafiot on le « sent » bien avant de le voir à la longue vue! Le loup de mer pas frais, ça rognote quand même un tantinet!)

Fin de l'acte I du Vaisseau Fantôme et à bientôt pour la suite: présentation à la promise.
Bonne fin de week-end et à plus..
La dragonne
par Sieglind publié dans : Wagner
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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