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Mercredi 20 juillet 2005

Bonjour à tous !

Hier, nous avons assisté à la victoire de Tamino à l’épreuve de « bouche-cousue » mais, j’me trompe point, il était accompagné d’un zozo mal fagoté ? Qu’est-ce qu’il devient l’autre pingouin ? On y retourne pour prendre des nouvelles…

Alors que tout le monde quitte la scène, Tamino vers une nouvelle épreuve, Tamina à deux doigts de faire la déprime du siècle, et que le noir complet se fait, Papageno entre à son tour dans la pyramide :
« Y a quelqu’un ? Youhouuuuu ! Répondez quoi ! Soyez pas rosses ! Tamiiiiinooooo ! Où k’té donc fourré mon gars ? – il s’approche ainsi de l’entrée qu’a franchi y a pas deux minutes son copain
« Stop ! » – lui crie-t-on, de nulle part (des coulisses très certainement, mais chut c’est féerique alors on dirait que c’est des voix désincarnées hein ?)
Il part vers la porte par laquelle il est entré. La voix lui ordonne la même chose. L’Orateur entre alors pour lui signaler que c’est pas l’envie qui lui manque de le laisser se débrouiller tout seul et que pour sa punition il fera jamais partie de la bande :
« M’en balance ! J’suis pas l’seul dans le cas »
- Alors hasta la vista » – et l’Orateur repart. A ce moment apparaît une main tenant un verre d’eau du sol . Il se jette dessus comme la puce sur son clébard et bois ça d’un trait :
« C’est sur qu’c’est de l’eau ce truc ? Parce que tout à coup, je m’sens tout chose…  j’ai des envies pire qu’une femme enceinte. Mais mes fraises à la moutarde, ça s’rait plutôt une petite nana pas trop mal et mamoureuse. Mais j’crois que j’peux faire une croix là-dessus aussi !
- On m’a sonné ? – répond la petite vieille apparaissant et dansant la gigue irlandaise armée de sa canne
- Non ! V’la l’autre !
- J’ai un truc à te proposer : tu m’épouse et tu vas pas à droite et à gauche courir la gueuse et j’te f’rais pleins de mamours. Tope-là ! De toute façon, t’as pas trop le choix, c’est ça où t’es condamné à rester ici un bon bout de temps et l’ordinaire ici... j’te le conseille pas si tu veux te « remplumer » (hé, hé ! S’cusez, j’ai pas pu résister)
- Bon d’ac ! J’préfère encore une p’tite vieille qui popote bien plutôt que personne à qui causer et rien à becqueter. »

Alors là… coup de théâtre (normal, c’est pas une chaîne de montage ici) la petite vieille se lifte à une vitesse que même dans les pubs pour les crèmes anti-âge y z’y arrivent pas ! En plus elle a les mêmes goûts point de vue fringues ! (Je sais, Mesdames, ça fait mal d’entendre ça – c’est pour celles qui épluchent Madame Figaro ou Vogue que je cause, les autres ;.. c’est votre problème !) Papageno veut lui faire un bécot tellement il se sent plus de joie (comme le corbeau évidemment vu le costume) mais l’Orateur revient et fiche la gamine dehors en lui disant qu’c’est pas l’heure, pendant que Papageno trébuche et s’étale au fond d’une crevasse (apparue, par magie évidemment)

On rechange de décors pour se trouver dans une palmeraie un peu avant le lever du soleil.
Les trois louveteaux devisent sur le temps qu’il va faire et aperçoivent Pamina :
« C’te pauvre môme tout de même ! Faudrait faire quelque chose pour elle ! On dirait Calimero sans sa coquille !
- J’sais pas ce qui me retient de me ficher en l’air moi ! – pense tout haut Pamina
- Fais-pas de co… rnemuse ! (ouf ! Rattrapé le coup, là aussi)
- Fichez –moi la paix, j’veux en finir – dit-elle en brandissant un poignard
- Tu vas lâcher ça tout d’suite ! s’p’èce d’idiote, t’es fichue de t’couper ! - disent-il en lui ôtant la lame des mimines – Et pis ça sert à bernique ton truc parce que ton Tamino y t’aime comme un bredin ! On va t’le monter et tu vas piger !

Ils sortent tous pendant que le décors change une nouvelle fois (franchement, à force, ça me donne le virouna ces changements « cartons-pâtes et papiers-d’alu » à tout bout de champs, mais pensons « positif », pensons « féerie »).

Je profite de ce changement de paysage pour faire une pause et vous servirai le reste et la fin par la même occasion la prochaine fois.

Préparez-vous donc à la dernière épreuve de Tamino et à prendre des nouvelles des méchants de l’histoire qu’on avait un peu perdus de vue.

Passez une bonne journée et à plus tard donc.

La Dragonne

par Sieglind publié dans : Mozart
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Mardi 19 juillet 2005

Bonjour à tous

Revenons à la Flûte !


Alors ce test ? A votre avis… on va bien voir ça ! Mais comme c’ est des mecs, je me fais pas trop d’illusion ! (ç’aurait été des nanas, ils se seraient régalés à nous voir nous planter lamentablement aux travaux pratiques sauf - et encore, ça dépend de notre couleur capillaire -  si on faisait un stage dans le fameux établissement dont j’ai balancé le programme il y a deux jours)

Donc, on s’était arrêté au départ de la scène de Sarastro et de Tamina et là, le décor changeait pour révéler une grande salle à l’intérieur du temple (toujours des pattes de mouches pseudo-égyptiennes aux murs, des statues de bons hommes avec une serviette de bain autour de la taille et une tête de bestiau, enfin tout le toutim, pour faire ressembler le truc à la tombe de Toutankarton quand l’inventeur de la pilule… quoi qu’est ce que j’ai dit ?...  Bin oui Carter c’est pas lui l’inventeur des lendemains chantants de nos petits boyaux ?... Ah bon, j’croyais…. Donc revenons à nos moutons !

Deux prêtres entre conduisant Tamino et Papageno a qui on a ôté les bandanas sur les yeux. L’orateur, agitant des chaînes pendant que les deux entogés font des « houuuuuu ! » pour qu’ça soit plus impressionant, lance d’une voix gutturale à la Vincent Price dans les Contes de la Crypte :
« On s’pose là ! Au coup de gong vous filez par là et vous mouftez pas, gaffe ! » – oui, je sais c’est un peu laconique, mais même avec plus de mots dans le livret il en dit pas plus.

Il sort accompagné des deux figurants et laissent les deux héros en tête à tête
« Eh ! Tami !
- Chut !
- J’peux penser tout haut quand même ! En plus rien à s’mettre dans le gosier dans c’te piaule !
- Suffit de d’mander ! – balance une petite vieille sortant du plancher (allez savoir pourquoi à c’t’âge elle se paye l’escalade d’une échelle celle-là !)
- Eh belle gosse ! - moui ! gérontofile en plus d’être locace l’emplumé ! – si c’est le service d’étage, doit pas y avoir foule ici ! Fais sisite là, et on va faire causette. Quel âge que t’as ?
- 18 ans et 2 minutes - texto, là aussi.
- Mais t’es trognonne toi tu sais ! T’as un galant ?
- Sur ! Un peu plus d’heures de vol mais mignon. Papageno qu’il s’appelle !
- Attends voir… j’ai peur de comprendre… Tu t’nommerai pas par hasard…"
La petite vieille s'en va comme elle était venue; sans lui donner le temps de finir-


Papagena


A ce moment, les trois louveteaux du début de l’opéra, descendent des cintres sur un char à banc décoré comme pour le Bœuf Gras, tenant la flûte de Tamino et les clochettes de son compagnon, ainsi que deux plateaux télé. Après avoir encouragé Tamino et conseillé à Papageno d’en faire autant, ils les laissent boulotter en paix.
Papageno joue du Bolino pendant que Tamino souffle dans son flûtiau, alors qu’entre Pamina (bon sang , la scène a pas le temps de refroidir avec toutes ses allées et venues !). Elle s’adresse à son amoureux :
« J’ai entendu qu’tu m’sifflais alors me v’la !
- …. – ça c’est Tamino.
- T’es devenu aphone à force de souffler dans ton roseau ?
- ….
- Si j’te gêne t’as qu’à me l’dire ! J’ai fait un truc qui t’a pas plu ? T’en as déjà marre de moi ? (à chaque question, Tamino répond par... rien du tout)
– C’est malin, maintenant j’ai mon mascara qui coule ! C’trop la honte ! J’vais m’cuiter et prendre des somnifères si c’est comme ça ! »

Et elle sort en cherchant la porte pour la claquer, mais manque de bol dans les temples pseudo-archaïco-égyptiens, y en a pas, aussi elle mime l’action (mais c’est moins dramatique, c’est sur !)
Le gong retentit alors, et Tamino fait signe à Papageno qu’il faut y aller. Il lui répond qu’il prenne les devants, il aura un peu de retard ; la bouffe c’est sacré ! Il change « un peu » d’avis quand il voit se pointer des lions (bin oui des lions, cherchez pas c’est du Mozart) et file quinze nœuds pour rejoindre Tamino.


Papageno fuyant

La scène change de nouveau et on se retrouve à l’intérieur d’une pyramide (Kheops, Khephren, Le Louvre ?)

Le chœur accueille l’arrivée de Tamino pendant que Sarastro lui serre la paluche pour avoir réussi le premier test. On amène Pamina à qui on a bandé les yeux (c’t’une manie chez eux !) On la détache et tout le monde la boucle, même les musiciens dans la fosse.
« C’est quoi encore ce délire? – s’inquiète la gamine -  Où qu’il est Tamino ?
Il vient te faire un poutou pass’k’il se fait la belle. – répond Sarastro.
C’pas vraiiiii ! J’parie que t’as même pas pris ta p’tite laine ! J’le sens pas le truc… il va t’arriver des bricoles…
Faut qu’j’y aille Bibiche ! T’inquiète j’ai mon sous-pull – là il peut de nouveau l’ouvrir le jouvenceau –  commence le canevas, j’sais pas quand j’vais rentrer !
Pamina est emmenée par deux prêtres, pendant que Sarastro et sa belle équipe conduisent Tamino à un autre temple.

Je m’arrête là parce que ça commence à faire un peu long non ? Et en plus on sait déjà que l’un des participants a réussi. Demain, on verra ce que Papageno et sa langue trop bien pendue nous réservent.

Hé, hé, j’m’amuse moi, à faire des coupures à l’américaine (c’est vrai ils ont toujours le chic pour couper les scènes au moment où on s’y attend le moins). Par contre pour la pub, faudra changer de chaîne pass’ke c’est pas le genre de la maison.

Bonne journée et à plus tard !

La Dragonne

par Sieglind publié dans : Mozart
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Lundi 18 juillet 2005

Bonjour à tous !


Enfin j’ai réussi, malgré une flemingite aiguë à reprendre la direction de mon cher PC pour finir de vous conter cet opéra féerique et moralisateur qu’est la Flûte Enchantée de Mozart.

La dernière fois, on avait laissé Tamino et Papageno dans le noir presque complet avec des zozos pas très portés sur la rigolade à mon goût et qui les ont laissé tomber comme des vieilles chaussettes, sans lampe de poche et avec consigne de pas piper mot jusqu’à ce qu’ils entendent le top final.

Entrée des trois Dames de compagnie de la  Nocturnesque Majesté :
« Vous  z’ici, on vous croyait z’au zoo ! Mais ça va pas la tête de vous balader dans un endroit pareil ? On espère pour vous que vous avez une sacré assurance vie, parce que là… vous valez pas un dirham les gars !
- Ben j’voudrais bien voir ça ! – lance Papageno, il a la mémoire des bestiaux qu’il encage celui-là.
- Tu vas pas la boucler ! Lui chuchote Tamino
- Attend là, j’ai bien entendu les rombières nous balancer qu’on était presque mort ?
- Ta g…oule, Pagué !
- On vient seulement vous prévenir que la chef a réussi à passer la sécurité. Elle planque dans le temple en ce moment ! Fais gaffe Tamino ! Les mecs à qui t’a causé sont fichés chez nous ! Ils ont un pedigree à faire pâlir d’envie Jack l’Eventreur !
- La-la-lère ! » - chantonne t il pour ne pas les écouter.
Par contre du côté de Papageno, les filles ont trouvé bon public ! Et Tamino est obligé de le bâillonner avec son bandana tellement ça le démange à l’autre d’ouvrir son clapet. Soudain la sirène retentit : les triplettes ont été repérées et c’est le branle bas de combat au milieu des entogés. Elles filent se mettre à l’abri quand l’Orateur et les prêtres refont leur apparition la kalachnikov en bandouillère (bin oui ! Vu comme ça, on dirait bien une base militaire non ?) :
« Bravo mec ! T’as réussi à pas répliquer à ces rombières ! On peut donc continuer notre petit jeu ! »
Et là, il bande les yeux de Papageno (ils vont jouer à colin-maillard ou quoi ?)

La scène change et on se retrouve dans un jardin style belle au bois dormant (surtout que Pamina, la future de Tamino est mollassement étalée sur un baldaquin de roses (bin oui ! C’est joli et ça sent bon alors… seulement paraîtrait que les fleurs odorantes faut pas les mettre dans les chambres à coucher alors, carton rouge au décorateur – ou alors c’est une basse vengeance envers la diva ? Sait-on jamais…)

Monostatos est là en train de lui prendre le pouls à défaut du reste (consigne patronale à respecter impérativement si on veut garder la peau de son popotin intacte). Mais ça le travaille sérieux on dirait parce qu’il veut pousser un peu plus loin son auscultation. La génitrice lunatique se pointe comme une furie :
« N’y pense même pas ! – lance-t-elle au milieu des éclairs et du tonnerre ( quand on joue du magnésium, ça c’est du gâteau !)

- Môman ! – s’écrie Tamina réveillée en sursaut.
- M… la fée Carabosse ! – Tremble Monostatos. Mais ça peut-être intéressant alors, ouvrons bien nos esgourdes !
- J’t’ai envoyé un gars pour te délivrer ouss’k’il est passé encore celui-là ? Questionne la mère.
- Il est parti se faire initier par les copains de Sarastro.
- On est pas dans le caca ! T’es fichue ma p’tite ! Ton paternel avant de passer l’arme à gauche m’a dit que la joaillerie qu’il portait au cou, fallait pas que j’y compte à l’ouverture du testament parce que c’était réservé à ces mecs là, et qu’il faudrait que je me la ferme gentiment et toi aussi par la même occasion, pour rentrer dans leur école de maintien spécial « femmes potiches ». Tu peux pas te mettre à la colle avec une nouvelle recrue de zozos que, plus myso et macho qu’eux tu meure !
- Alors j’peux faire une croix sur mon copain, si j’ai bien compris
- Y a bien un moyen… tu le fais sortir par les souterrains. J’ai apporté un truc pour toi, ton opinel et t’inquiète ! Je l’ai bien aiguisé parce que Sarastro a le cuir dur
- Quoi ! Qu’acoustique’je ? Je dois lui filer un coup de surin ?
- Bin dame ! Si tu veux récupérer la bimbeloterie de son cou, y a pas d’autres solution !

Là, Pamina n’étant pas vraiment « chaude » pour le boulot, la mère pique une de ces quinte à faire trembler les cintres (d’ailleurs ils tremblent sous les contre-ut à répétion de la diva énervée) et la menace de l’oublier à son tour côté testament quand ça viendra. Elle repart suivant son habitude, c'est-à-dire : Pouf ! Magnésium et Monostatos s’approche pour lui ôter le cure-dent des mains et lui proposer un marché :
« T’es morte et ta maternelle aussi si t’es pas un peu plus « gentille » avec moi !
- Plutôt crever !
Raciste ! C’est parce que je suis un peu plus bronzé que toi ? Bin alors j’vais te couper le sifflet définitivement !

Sarastro entre, pour une fois fort à propos, et Monostatos trouve une excuse :
« Patron ! Heureusement que j’ai d’bons réflexes ! Elle voulait vous flinguer votre nouveau costard !
- Faut pas me la faire ! - Tonne Sarastro – j’sais bien que c’est sa frapadingue de mère qui lui a filé le surin alors tu la mets en sourdine et tu te fais oublier !

Monostatos, sort en marmonnant dans sa barbe qu’il va changer de camp.

« Pitié pour ma môman ! – supplie Tamina
- Etant donné que tout ce qui l’intéresse c’est de ficher son bazar partout, le seul moyen c’est que vous vous mettiez à la colle tous les deux avec Tamino, quand il aura réussi son test; ça lui clouera le bec et elle ira bouder chez elle pour nous faire des vacances ! »

Il finit son discours en parlant de salles sacrées où la colère fait pas recette, de l’Amour ramenant dans le droit chemin (le leur évidement) l’homme égaré (elles doivent être drôlement grandes ces piaules, pour qu’on s’y paume quand même !), et de vengeance inconnue au bataillon chez eux.

Ils sortent tous les deux et le décor change une nouvelle fois (mince, j’vous explique pas le hangar de stockage qu’ils doivent avoir au théâtre !)

J’en profite pour m’éclipser et faire une pause avant d’aborder la suite demain.

Alors est-ce que Tamino et Papageno vont réussir leur test ? A votre avis….


Tamina et sa Reine de la Nuit de mère

Bonne journée à tous et sachez être patients !
La Dragonne

par Sieglind publié dans : Mozart
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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