Bonjour à tous !
Je viens de rajouter ce petit mot, après être passée chez ma Petite Plume préférée... allez y faire un tour, elle raconte notre rencontre de vendredi à Paris... un grand moment (à réitérer, c'est sur!)
Arrivée, donc, à l’escalier et montée à la salle remplie de sarcophages dans des vitrines (il paraîtrait, selon certains, que c’est un hommage aux « Cigares du Pharaon » de Hergé… s’ils le disent…..)

"Nono Premier"
Re-pause de frangin, pour annoncer en montrant du doigt un de ceux-ci, particulièrement large : « le tombeau de Nono premier ! » Eclats de rire, parce que Nono, c’était une copine relativement « conséquente » physiquement, bien en chair, comme on dit. D’ailleurs il m’explique qu’avec elle et des copains quand ils sont passés devant, ça a fait tout de suite « tilt » et que c’est parti en rigolade, sans se dire un mot, mais tout était dans les regards échangés… sauf l’intéressée, évidemment, qui leur lançait des oeillades ténébreuses et meurtrières. On se calme parce que dragon nous accusait de « ne pas être sensibles à l’atmosphère du lieu » (bin si, mais c’est pas de notre faute si on a une sensibilité un peu décalée) et « de ne pas goûter pleinement la solennité de l’instant » (faut dire qu’on jouait presque aux poissons tropicaux laveurs d’aquarium derrière les vitrines et ça déconcentre, je l’avoue).
Aparté sérieuse : les égyptiens et bin ils ne se contentaient pas de décorer l’extérieur du tombeau, mais l’intérieur (fond, côté et dessous du couvercle) avec des hiéroglyphes évidemment, mais aussi la représentation de la divinité de l’Ouest sensée les accompagner dans leur voyage vers l’autre vie. (en bref, il y avait du monde avec lui).
On se ballade en faisant la bise à Ramsès et ses copains déjà cités ainsi qu’à Siegmund et Sieglind… pardon, Osiris et Isis (c’est quand même des jumeaux au bout du compte…et incestueux aussi, non ? D’accord, le costar, c’est pas le même). Frangin me montre la divinité « Na-je-boude ! » et re-éclats de rires !
C’est marrant parce que, quand on aborde la salle avec la tête d’Akénaton, le décor change, et on se retrouve dans les « vraies » salles du Louvre (avec les dorures, peintures partout, même au plafond) Après le blanc de grès des salles du début, ça fait quand même drôle, surtout que le plancher craque d’un sérieux (pas besoin d’alarmes près des vitrines, on pose le peton et crouuuuuic, ça croustille ; discret le truc). En tout cas, là je sens « l’atmosphère du lieu » enfin surtout une bizarre sensation de décalage entre le contenant et le contenu, mais c’est pas désagréable, au contraire !
Re-petite aparté, ça me rappelle le palais des Doges à Venise. Quand on l’a visité, j’ai eu une drôle de sensation, comme si je tanguais dans la pièce en regardant les peintures au plafond. J’ai crû à un petit coup de barre, dû au fait qu’on avait pas mal marché avant, mais dragon m’a dit la même chose : le parquet avait de drôles de réactions et pas que sonores. On était que nous deux et heureusement que je parle italien, parce que j’ai eu le fin mot de l’histoire par un groupe qui entrait dans la salle au même moment : le palais est sur pilotis et les pilotis, enfoncés dans la vase et le sable, donc à chaque mouvement du sol brassé par l’eau, ils bougent et donc tout ce qu’ils soutiennent aussi. La trouille en pensant qu’on avait une espèce de vérin hydraulique grand siècle sous nos petons et des tonnes et des tonnes de marbres, dorures et boiseries autour de nous, prêtes à nous tomber (avec notre bol) sur le coin du museau si l’envie leur en prenait.
Le temps ne s’étant pas arrêté (voire l’allégorie du Hamac, dans le Hall d’entrée), ça serait peut-être bien, si on pensait à passer à la vitesse supérieure, si on veut voire notre chère Mona Lisa, avant la fermeture, étant donné qu’elle est à l’autre bout de l’aile (je vous mettrais un plan demain avec des photos plus conséquentes vous verrez !)
On spide un peu, dépliant du lieu toujours à la menotte (ne jamais perdre le nord ! Enfin géographique, parce que, vu la tête de certains autres visiteurs, le nord mental, j’ai l’impression qu’ils soupçonnent qu’on l’a paumé depuis belle lurette, bouffé certainement par la divinité avaleuse de sacs à l’entrée)…
Et on arrive au pas de charge (c’est le mot, étant donné que mon look c’était plutôt commando en exercice, ce jour là) dans une salle gigantesque avec à un mur les Noces de Cana de Véronèse (même pas la peine de penser à une reproduction chez moi pour le bestiau, une chose gigantesque, énooooorme, vertigineuse – j’vous explique pas les tubes de gouache Bourgeois qu’il a dû utiliser ! hé, hé !) et sur le mur opposé : Mona !
Je me souviens qu’elle était ailleurs, dans un coin plus sombre et sur un mur latéral, ça rendait pas trop, mais là ! On ne voit qu’elle étant donné qu’elle est sur un petit mur construit spécialement pour elle. Franchement, mon délire sur la Madame Joconde, ça reste dans la norme quand je vois la queue pour venir l’admirer et encore derrière une corde à bonne distance. Je crois bien que c’est la seule œuvre vue ce jour là, qui bénéficie de tant de soins ! Une matronne, qui sourit quand il lui tombe un œil, en costar tristoune (voire les gardiens dans le film Belphégor, c’est le même) et qui aboie dès qu’un pékin (sans mauvais jeu de mot … quoi qu’ils étaient nombreux, évidemment les asiatiques) fait mine de prendre son appareil.
C’est bizarre, mais c’est aussi le seul endroit ou on remarque une pancarte avec « interdit de prendre des photos » (enfin j’ai pas trop regardé ailleurs, mais là, on peut pas la louper c’est à côté du fameux cordon de sécurité, celui qui nous empêche d’aller lécher la pomme à Mona derrière sa vitrine (j’imagine les traces de rouges à lèvres laissés à hauteur des joues sur la vitre tiens, ça lui donnerait p’t’être des couleurs, remarquez)
Autant on a pu mitrailler ce qu’on a voulu, autant là, c’est « tu dégaine et t’es mort » Quelques exemples pour vous montrer la ruse de dragon pour choper la minette (appareil pendant autour de son cou, déclenché au pif), il y en a même une prise au zoom et du milieu de la pièce (mais elle est flou, comme quand j’ai pas mes binocles !) Bizarre, pourquoi elle ? Si ça se trouve c’est juste pour qu’on achète la carte postale officielle… ils ont un copyright dessus ou quoi?
Après s’être escrimé à prendre un cliché où on puisse quand même « deviner » le sujet du tableau, (dragon est têtu, et s’entête) on tournicote un peu, avant de se décider qu’il serait peut-être temps d’aller voire ces fameux taureaux ailés.
On quitte donc La Joconde et Véronèse pour reprendre le chemin du rez-de-chaussée, sensé contenir ces merveilles.
Nous, on s’arrête encore un peu (une pause, qu’en visite, hélas, on ne s’est pas trop autorisée, c’est que c’est grand, même quand on ne vise qu’un département !) et on se retrouve plus tard (j’ai intérêt à mettre des photos des bovins, pour justifier le fait de vous faire attendre, sinon je vais me faire écharper !)
A plus tard, donc, pour la suite et fin d’une visite au Louvre et passez une bonne journée.
La dragonne
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