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Jeudi 9 mars 2006
Bonjour!

Cette fois, promis vous aurez « toute » la fin de l'histoire de Tristan. Mais il fallait tout de même ménager les petites mirettes sensibles n'est-ce pas? Pas d'inquiétude, on retourne tout de suite à la narration du combat « tristanesque » contre un dragon marécageux.



Après son vol plané bouseux, à moitié dans les vaps et alors que le dragon ouvre grand sa goule pour l'avaler, Tristan trouve tout de même assez de force pour lui planter son cure-dent au fond de la gorge (remarquez, placé où il est, c'est à dire dedans, il ne peut pas la rater, la glotte!)

Le monstre en hurlant décide de trépasser, parce que décidemment, ça pique trop les yeux et comme il crève la goule ouverte, le héros en profite pour lui trancher la langue, comme preuve de son fait d'arme héroïque, parce qu'une dent, c'était trop dur à choper et un oeil... c' est un peu visqueux à trimballer non? - De toute façon, c'était courant, regardez du côté de la méchante reine dans Blanche-Neige, c'est tout de même carrément son myocarde qu'elle a réclamé comme preuve!).
C'te buse, par contre, il a le réflexe de faire comme les chasseurs et de fourguer le tout dans sa chausse (encore heureux que ce n'était pas dans le jean!) Bonjour la séance au pressing, entre parenthèse!
Malin aussi de ne pas s'être renseigné sur la morphologie dragonienne! La langue c'est hyper dangereux, étant donné qu'elle est bourrée de toxines! Après à peine une minute, ça le gratouille un peu, côté gambette, il titube comme un pochetron, a le tournis, voit les étoiles et la lune en plein jour et s'étale encore une fois pour de bon.

Le type qui s'était barré un peu avant la confrontation, un certain Aguinguerran alias Flipette de la Trouillardise, vous vous en souvenez? Il s'était arrêté plus loin, sous un chêne d'où il claquait des glands en suivant le massacre de loin. Comme les onomatopées, et les rugissements se faisaient plutôt rares, il en déduisit, fort juticieusement, que le combat avait cessé, faute de combattant. N'ayant plus grand chose à craindre pour son valseur, il revint sur ses pas, version « Lac de canard » , sur la pointe des pieds (ça serait seyant tiens, de l'affubler de pointes roses à ruban non?)

Il trouve le dragon les pattes en l'air et un bouclier en mille morceaux. Ne voyant pas Tristan dans les parages, il en déduit que le type s'est fait gober et qu'il était un peu périmé parce que ça a littéralement tué la bestiole. Re-belote, il sort son opinel pour prendre un morceau à rapporter au roi comme preuve. Son choix est vite fait! Quoi de mieux que la tête?
Là, deux interrogations: Pourquoi l'autre mec ne l'a pas fait? C'est tout de même un peu... anonyme une langue, même si elle est balèze, alors qu'une tête entière...Et comment Aguingurran ne s'aperçoit-il pas qu'il en manque un morceau? Trop les jetons de regarder la caboche? Il l'a coupe au pif, les yeux fermés?
Quoiqu'il en soit, il termine le boulot le plus vite possible, attache la tête derrière la selle de son canasson et file quinze noeuds vers le palais, en beuglant aux quatre vents qu'il est le gagnant!

Seule ombre à son tableau, tout le monde sait dans le secteur quel foie jaune c'est  (pourquoi croyez vous qu'on l'ai « pseudomisé » Flipette, à votre avis?) et qu'une mouche qui pète lui donne déjà des palpitations.

Gormond, pas fâché de se débarrasser d'une blonde fistonne et de ses états d'âmes diverses et variés (surtout en période cyclique pertrurbée), n'en est tout de même pas au point de la brader pour n'importe qui! Il demande un temps-mort (ça ne se prend pas à la légère ce genre de décision, tout de même) et Iseult, la blondasse dorée sur tranche, en profite pour filer à l'anglaise hors du palais avec sa môman et sa fidèle servante (vous avez remarquer? Dans toutes les histoires, il y a toujours une « fidèle » servante..même plus des fois, que de mamounette)

Comme elles sont tout de même un peu sceptiques, et surtout que la blonde donzelle envisage à reculons de se maquer avec un petzouille de première, elles décident d'aller au marais, pour constater « de-visu » avec leurs propres mirettes, que le type qui se la pète en ce moment dans la salle du trône ne les mène pas en bâteau (c'est Tristan qui le fera, de toute façon, la ballade « barcesque »)

Au-détour d'un plan d'ajoncs, le pif dans la bouse, elles dégottent Tristan jouant les Belle-au-Bois-dormant, sauf que là, vu l'état du coco, c'est pas un simple canard qui va le faire désaouler. Et vu l'état plutôt bourbeux de son apparence générale, on ne peut pas dire qu'on sache même s'il est bique ou bouc alors encore moins le trucideur de tonton recherché dans toute la Conté (pardon, j'ai pas pu m'en empêcher, bises Tolkien!)



C'était de sacrées ribaudes à l'époque, parce que, malgré l'armure, un peu cabossée d'accord, mais tout de même, la tonne de bouillasse et le bon gabarit du coco, elles le ramènent discrètement au palais (j'aimerai tout de même savoir comment là aussi? Sous leurs jupes multi-couches? Déguisé en Ken grandeur nature pour l'autre « Barbie »? En lui collant des bois de cerf pour faire croire qu'elles revenaient de la chasse?... Mystère!)

Quoiqu'il en soit, le type se retrouve pieuté dans le lin frais et la môman d'Iseult lui concoctant une tisane bizarre (c'est comme certaines cigarettes, il ne vaut mieux pas savoir quel genre de « tabac » c'est hé, hé); bizarre peut-être, mais efficace contre les léchouilles de langues de dragons coupées!
Il se réveille, frais comme les roses, et déballe « sa » version de l'affaire.
Les trois nanas décident d'aller convaincre Morgond de lever la sentence de mort contre lui: « De toute façon, on le voyait jamais le tonton », « c'était un rustaud mal embouché », « ça devait lui arriver », « on en a d'autres tontons de rechange, de tout façon »... etc. etc, vous voyez le topo.

Après une convalescence de quelques jours (c'est costaud un Tristan, mais un lézard hypertrophié venimeux, c'est tout de même autre chose qu'une piqure de moustique!) le héros est convoqué dans la grande salle d'honneur, où se tiennent tous les barons.

Aguinguerran entre, traînassant par les quenottes la tête du dragon (bonjour, là aussi, le coup de serpillière après! Pfff: ' Pensent pas au petit personnel!):
« Salut ta Majesté! V'là la preuve que j'suis un baleze de costaud de massacreur de dragon!
- 'tite minute! Et ça, c'est du boudin? - lance Tristan, lui balançant aux panards la langue (ils ont dû la mettre dans un bocal à cornichons, sinon, je vous explique pas l'odeur et l'état du bout de bidoche!)!
- Qu'on me fiche ce zouave dehors à coup de pompes au train et qu'on change le code à l'entrée! J'peux plus supporter sa face de Détritus! - lance sentencieusement Morgond.



- Maintenant qu'on a fait le ménage et aérer la pièce, j'ai un petit truc à te dire ta grandeur! - avance respectueusement Tristan.
- Déballe, j'ai rien prévu pour l'heure qui suit! A part mon bain annuel, mais il peut attendre encore quelques minutes hein? (les mouches sont tout à fait d'accord!)
- C'est pour mon tonton! Il a plus l'âge de se baguenauder pour compter fleurette, mais si on veut pas que le royaume vire au grand n'importe-quoi, il faut qu'il se trouve une nana pour lui mitonner un rejeton équipé trois-pièces-cuisine pour reprendre l'affaire familiale. Son arthrose lui file des coups en vache et sans ses bésicles, il y voit pas à un pas, donc, je suis allé faire les courses pour lui, mais j'avais déjà un échantillon pour la couleur! (il montre le cheveu) »

Là, il faut s'imaginer la trombine de la « marchandise »! Une bille de trois mètres de long, le menton sur les genoux, la lipe tremblotante et l'oeil de veau noyé par la flotte. Faut tout de même dire, que là, c'est vache! Se mettre en douze (bin oui, étant donné qu'elles étaient trois sur le coup, et que suivant l'expression consacrée: un se met en quatre, en principe... le compte est bon!), se trimballer du héros bouseux sur le dos, le dorlotter, le chouchoutter, pour le remettre sur pattes et se voir balancer dans les gencives que «Merci Mam'zelle, mais ça sera pour emporter, c'est un cadeau!» ça calme côté rêves romantiques!

La maternelle, à qui on ne la fait pas, forte de la devise: « sortons-nous les doigts du valseur les filles, si on veut que ça bouge dans c'te monde machiste! », décide de lui mitonner une petit recette personnelle de boisson énergisante (à base de phéromones de reine des abeilles et d'hormones de lapin en rut, souverain!).

Elle file la bibine à la « fidèle » servante avec pour instruction de balancer la potion dans le godet des deux nouveaux mariés, le jour des noces (Posologie: fifti-fifti, résultat du traitement: deux tourtereaux scotchés à vie, chacun dans le blanc des yeux de l'autre, contre-indictation: vaut mieux que l'âge soit équivalent, sinon pour le survivant, mauvais, très mauvais! - sur le coup, je sens que ça va pas le faire... et vous?)

Vous connaissez la suite, je la raconte en diagonale, étant donné qu'un de ces quatre, je risque fort de traiter ça avec l'opéra de Wagner. Tristan et Iseult embarquent pour l'Angleterre, par un beau jour estival, idéal pour le sport nautique. Dans la soirée, il se fait un peu « soif » et la servante leur prépare un cocktail rafraîchissant de sa composition... sauf que c'te buse fait ses mélanges à la lueur de la bougie, confond les flaconds et... « paf, le chien! » se gourre d'étiquettes (si elle en a même fichu, patte-à-gauche comme elle est!)

Résultat du quarté: deux ennamourés, qui vont l'avoir très mauvaise, le restant de leur vie (surtout que dans l'histoire, la vraie, Mark épouse tout de même Iseult et que Tristan ne trouve rien de mieux comme dérivatif, que d'aller courir le monde, là où ça bouge bien, histoire d'y laisser des plumes et même s'il le faut, trépasser carrément, ça l'arrangerait bien ça tiens!

Voilà l'édifiante histoire de Tristan et Iseult, et qui, d'après vous en fait encore les frais (nonobstant les deux amoureux malgré eux?) ce brave dragon, qui ne demandait rien à quiconque, sauf un p'tit bout de terrain (bourbeux d'ailleurs) pour y faire sa piaule et deux ou trois villageois, histoire de ne pas crever la dalle!

Moralité: Quand on est comme Saint Thomas, on vire vite Saint Bernard, on prend son Saint-Frusquin pour suivre un type qui sera à nous à la Saint-Glinglin!

Bonne journée et à bientôt
La dragonne.
par Sieglind publié dans : Dragons et créatures
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Mercredi 8 mars 2006
Bonjour!

Alors, on est prêts pour les « Désastreuses aventures de Tristan et Iseult »?
On en était resté à la proposition peut-être héroïque mais totalement idiote quant à  l'intégrité physique du cher neveu de Mark, Tristan.

Le roi, faisant un peu du boudin, étant donné que ça n'arrange pas ses voeux sincères de célibats, se voit quand même obligé d'accepter (les barons le regardent de traviole).
En deux temps, trois mouvements (enfin quelques jours, tout de même) le serviable neveu se retrouve en Irlande, planqué sous les fringues d'un VRP (un minimum de discrétion s'impose).



Truc tout de même un peu bizarre... il arrive d'un côté, pour voir  les habitants de la ville se barrer de l'autre, dans le désordre et avec des hululement de sioux, comme s'il avaient vu le cornu et son train!

Il plaque un type au passage (seul moyen d'arrêter « l'empaniqué »:
« Eh, Machin... j'voudrais pas être indiscret, mais, qu'ekseti qui vous file tous le trouillomètre à zéro?
- T'es pas d'ici toi! Il y a un écailleux bodybuildé de partout et qui a une sacrée fringale dans le secteur! M'est avis que  son dernier casse-graine remonte à pas mal de temps! T'entends pas les grognements au loin? T'es sourdingue et tu t'appelle Ludwig? Et encore ça, c'est que son bidon qui gargouille, alors imagines quand il s'énerve!Et pour arranger la sauce, faut qu'il ait choisi notre bled pour faire ses courses, d'accord on est réputés pour notre bon goût, mais tout de même!
- Il tourne dans le secteur? Personne n'a pensé à lui filer un coup derrière les oreilles?
- T'es vraiment d'ailleurs toi! Primo, quand t'as vu le bestiau, ça dissuade de se la péter frimeur bréveté et deuzio, personne ne veut se retrouver beau-fiston de Gormond, l'a trop un sale caractère, alors imagine sa fistonne!
- T'es en train de me dire que le roi Gormond file sa môme au type qui lui taillera un sac à main dans du lézard énervé? Mais ça arrange mes affaires ça!"

Le type réussit à se relever, et se carapate vite fait en hurlant comme un âne qu'il a trouvé plus terrifiant qu'un dragon affamé, un VRP motivé!

Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil (il n'a eu que le choix de la piaule, tout le monde s'étant barré), Tristan, armé jusqu'aux dents, et juché sur un des chevaux les plus balèzes (faut supporter un « Goldorak» avec tout son attirail) prend la direction du « Marais Pestilentiel », vu qu'on lui a indiqué de suivre l'odeur et les mouches pour trouver la bestiole.

- Entre parenthèse, pourquoi nous fait-on toujours loger, nous les encaillés, dans des piaules qui sentent la musaraigne pas fraîche? Où vous avez vu jouer qu'on n'aimait pas notre confort et que ça sente autre chose que « Bargouze-de-chez-Fior »? On n'a pas droit d'avoir un pavillon témoin avec le sent-bon dans les chiottes comme tout le monde?)

Sur la route il croise un cavalier, gouallant comme un veau, les yeux hors de la trombine et le poil en bataille, en plein crise de panique (pour le Pas Espagnol, il repassera, c'est un peu n'importe-naouak la choré du canasson!). On pige mieux ce qui lui fait péter un câble, lorsque, après un hurlement terrible à déchausser les dents les mieux plantées, le dragon apparaît au détour du chemin!

La fonction « logique » étant sur mode off dans son ciboulot, Tristan fonce directement sur l'écailleux. Par contre, du coup, le bestiau n'avait pas prévu ça (il n'était pas au courant pour les preux chevaliers et le coup des belles à gagner en prime, à mon avis), il fait arrêt sur image ce qui permet à Tristan de lui planter sa lance dans le kiki pour un amygdalectomie sans anesthésie.

Tout de même, ça lui pique un peu les yeux et il secoue la tête, pétant net la lance et crachant un « Aïeuuuu! Ça va pas la tête! » enflammé.
Tristan, tombe cul par dessus tête de son canasson et se retrouve la goule dans la boue (enfin, j'espère pour lui que c'est de la boue, mais vue l'odeur générale du lieu, tout est à envisager n'est-ce pas?).
Il dégaine mais au pif, avec les mirettes pleine de... truc gluant et un peu incommodé par l'odeur, on ne peut pas dire que ça aiguise les réflexes!

Qu'est-ce que je vous disais! Le dragon en profite pour lui balancer un crochet du droit qui l'envoie à nouveau brouter du marécage, avec en prime un écu explosé (j'ai dit un écu hein... pas de mauvaise interprétation), ce qui, il faut l'admettre est tout de même gênant pour se protéger, surtout que l'animal ouvre déjà la goule pour le gober.



Que va t il advenir? Le lézard a-t-il prévu son couteau suisse avec l'ouvre-boîte incorporé? On le saura la prochaine fois, en attendant, je vous laisse à vos nobles occupations, ma quête personnelle étant un brassage atmosphérique et périphérique pour faire croire que je range (ça va promener la poussière en tout cas) et le sacro-saint rituel de la cafetière à préparer.

 Passez une bonne journée et à plus tard.

La dragonne
par Sieglind publié dans : Dragons et créatures
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Mardi 7 mars 2006
Bonjour à tous!

Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler de l'histoire de Tristan et Iseult.
Pourquoi? Parce que! (Comme dirait le psychopathe, l'embouteillé de la pub pour le bocal qu'on doit secouer pour décoller la pulpe – d'ailleurs j'en connais beaucoup de « bocaux à deux pattes » à secouer... mine de rien, mais c'est une autre histoire).

Evidemment, je pourrais dire que c'est à cause de ce cher Richie Wagner... et patati et patanouille... je n'aurais pas tout faux, mais lui, n'a narré que la fin de l'histoire et encore, une fin qui l'arrangeait un peu, lyriquement parlant.

Non, j'ai décidé de parler de cette histoire pour... le dragon qu'on y trouve.
Hé, hé,! Vous aviez gommé l'épisode hein? On garde le coup du mauvais trip final en mémoire mais rarement le reste, il faut dire.
Je la raconterai donc en entier (rassurez vous, par petits bouts) pour qu'on se rafraîchisse tous les neurones.

Un jour donc, dans le royaume de Cornouaille, réputé pour son dévot cocu – mouaaaarf! S'cusez, j'ai pas pu m'en empêcher – le patron du bled, Mark de son petit nom et roi de son état, commençait sérieusement à en avoir marre d'être saoulé matin et soir par ses barons voulant qu'il convole presto allegretto, rapport au fait qu'il n'était plus de la première fraîcheur et qu'il faudrait tout de même songer à un héritier (mâle évidemment)

Petit bémol: les zibellines du coin, c'était pas le Pérou (normal en Cornouaille tout de même). Vous connaissez la rengaine : pas assez de ci, trop de ça... toujours un truc qui cloche!


Un soir qu'il regardait le soleil se coucher par la fenêtre, la tête dans les pognes et le regard à l'ouest (les autres inféodés     lui avaient particulièrement couru sur le haricot), voilà t'y pas qu'il voit se pointer, droit sur lui, deux hirondelles, pas farouches pour deux ronds, qui entrent par l'ouverture et laissent tomber, non seulement une petite fiente (les voyages en mer, ça fatigue les intestins, que voulez-vous) mais aussi un long fil doré, avant de repartir d'où elles étaient venues en gazouillant un « ciao à plus! » d'adieu.
Il ramasse le truc (le cheveu... pas le pâté) et ça fait « chtonk! ».
Il goualle à ses barons de ramener leur couenne, parce qu'il a eu une « révélation » qui pourrait les intéresser.
Les cocos arrivent en vrac, pressés de savoir ce qu'il a encore trouvé comme excuse pour se défiler devant le curé, et le trouvent fier comme s'il avait un bar tabac avec un bout de fil passé à la dorure entre les doigts.

« Les mecs, vous allez être contents, et moi aussi, par la même occasion, parce que vous commenciez sérieusement à me faire l'effet du vin doux avec vos sérénades! J'ai trouvé qui j'épouserai! Celle qui a la crinière qui va avec ça! »

Et il passe le bout de crin aux types, qui cherchent à qui ça pourrait bien appartenir (ça ne vous rappelle pas une autre histoire ça?). Lui, se marre intérieurement, parce qu'il a trouvé le parfait moyen d'échapper à la cérémonie (une chance sur un billion et encore, de trouver la belette!)

Evidemment, il faut toujours qu'il y en ait un qui fasse son intéressant, et c'est Tristan, le neveu de Mark, qui la ramène:

« Bin moi, j'en connais une de nana qui pourrait faire l'affaire! Une tignasse 18 carats, ça coure pas les caniveaux! C'est la fille du roi d'Irlande, Gormond (toujours des noms à coucher dehors avec un billet de logement dans ces patelins!), Iseult, qu'elle s'appelle! »

Là, arrêt sur image! Que je vous explique.. Gormond, c'est comme qui dirait le pire ennemi de Mark (re-sourire de l'autre, qui envisage un célibat des plus reposant du coup)

Tristan, un peu lèche- couenne sur les bords, se propose pour aller demander la donzelle en mariage à sa place en Irlande. Lèche-couenne ou carrément à la masse, étant donné qu'il a tout de même estourbi, un an plus tôt, Morholt, tonton de la dorée sur tranche.

C'est mal parti hein?... On verra la suite demain... suce-pince, suce-pince hé, hé! Bonne journée et à plus donc.
La dragonne.
par Sieglind publié dans : Dragons et créatures
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  • : Vous pigez rien à l'opéra... pas grave, je vous raconte l'histoire... à vous d'aller choper les notes qui vont avec, et ne me dites pas que c'est pour les momies... je tire à vue sinon ! Il y a des trucs à côté, histoire de vous donner un petit aperçu du bestiau... je vous préviens... ça peut piquer les yeux.
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