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Mardi 11 juillet 2006
Bonjour à tous!

Enfin, je me décide à donner de mes nouvelles !
Bin non, j'suis pas repartie, et bin non, j'suis pas tombée dans un trou - de mémoire peut-être, à la rigueur, étant donné la feignasserie qui ne me lâche pas depuis notre retour - j'avais simplement plein de trucs hautement enrichissants à faire, genre "triage", lavage, repassage (sous le matelas, c'est idéale pour ça hé, hé), "rangeage", ménage, ravaudage (certaines coutures de fringues n'ont pas résisté au périple, c'était ça où ficher mes serpillières fétiches à la poubelle... jamais!) et caetera et caeteri.

Aparté: (tiens, vous allez vous dire "Il y avait longtemps!...") les mots en "...age",  j'sais pas pour vous, mais ça implique une impression bien négative chez moi (comme ceux en "..âtre" d'ailleurs)... (là, un ange passe, ou un escadron, à la demande)... autant pour moi! Sauf métissage, ça j'aime!
Comme ça n'a rien à voire avec la choucroute, on la ferme, cette satanée aparté, mais c'était histoire de vous faire perdre le fil, comme d'habitude hé, hé!

Donc, tout ce bel ouvrage (tiens, un autre pas trop moche!) achevé (expédié), je peux me remettre à mes articles.
Certains (pas mal d'ailleurs) me demandent quelques clichés. Je vais tâcher de vous contenter mais gaffe! Mon stock ébergé sur Over-Blog arrive à saturation alors, on attendra que dragon veuille bien réitérer son expérience album virtuel, comme pour la Turquie, mais il faudra être patient hein?

Vous n'allez pas me croire mais, même là-bas, j'étais poursuivie par ma famille la preuve!



Même les dragons ont des chromes en Amerloquie. J'ai pas pu résister, c'était au Grand Canyon (pas dans, évidemment, au Village!)


Là, vous vous dites: "ça y est! Elle a fondu un fusible!" Mais c'est pourtant évident non?! Surtout avec celui d'en-dessous!


A y est?... On a vu?... Mais il y en avait un autre évidemment, et là-dessous:


Pas possible! J'espère que vous le voyez!! Vous avez de la blédine dans les mirettes ou quoi?! Me dites pas que je suis la seule à le voir (oui, j'ai pris mes pilules, pour ceux qui s'inquiètent!)


Encore un petit coup de crayon rouge, parce que décidemment, ça n'a pas l'air de vous sauter aux yeux. Et pour ceux qui se posent la question, comparez les deux clichés (avant, après) et vous verrez bien que je n'ai rien changé, juste souligné le trait (mais c'est qu'ils me prendraient pour une entourlipoulleuse ceux-là!)

J'ai aussi rencontré un exemple des moeurs bizarres (et affichées, la preuve!) de nos voisins d' Outre-Atlantique:


Là, au risque de choquer les âmes sensibles, on a été deux à interpréter le ch'tit dessin comme étant une interdiction formelle de mettre un doigt aux écureuils. Le pire c'est qu'ils doivent aimer ça, les petits dépravés, étant donné qu'on n'a pas arrêté d'en voir des rats à noisettes!

Pour la suite, on verra demain, je vous montrerai les moyens de transport qu'on avait à notre disposition (et ceux qu'on a réellement employés, même si certains pourraient en faire rêver plus d'un!)

Allez, point trop n'en faut pour une reprise, alors je vous laisse en vous souhaitant une bonne continuation (et de bonnes vacances, pour les chanceux qui en bénéficient) et à plus la troupe!

La dragonne
par Sieglind publié dans : Des p'tits bouts de la dragonne
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Dimanche 2 juillet 2006

Me voili, me voilou!!!

Alors, pas trop de turbulences quand j'étais absente? Parce que je vous connais les loustics, dès que le raminagrobis n'est pas là, les Mouses tâchent d'en faire un max, côté tricotage de gambettes!
En tout cas, merci à tous ceux qui ont laissé un petit mot, ça fait plaisir même si pour répondre ça risque d'être un peu « hors-contexte », vu le temps passé depuis.

On va la jouer tranquille pour mon retour pour cause de décallage horaire, physique et surtout mental qui m'embrûment un peu les connexions autant « internetiennes » que neurologiques (en gros, j'suis un peu dans la conditions du mec qui descend de vélo pour se regarder pédaler tellement il mouline dans la blédine, j'ai des « blancs » sévères et il va falloir combler tout ça).
Juste une lecture chez vous, de ce que j'ai loupé (attention, je vous préviens, ça va être longuet.. étant donné tout ce que vous avez osé pondre pendant mon absence – moi qui croyais que la terre se serait arrêtée de tourner pendant mon absence, encore une belle image qui part en quenouille tiens! Pfff!!!)
Et en prime, un "petit" truc, pour vous faire patienter (en plus, je suis sure que ça va vous mettre en joie, bandes de sadiques libidineux!): Je me suis faite tripoter deux fois depuis hier, jour de notre départ de San Francisco!

Là, je vois l'étincelle salace et la lipe baveuse de quelques uns...hé, hé! Bin vous pouvez remballer vite fait les images graveleuses qui vous tracassent le bourrichon!! C'était des attouchements « fliquesques  et douaniers » et en plus par des zibelines (et oui, je vous l'avais dit, rien de bien chaud de chez brûlant – en plus elles étaient moches comme des thons échoués, même pas la possibilité d'envisager de virer ma cutie!).

Tout ça, parce que j'ai « tintinabulé » au portail au départ de San Francisco.
Je regrette, ça arrive, mais là, ça a presque viré à la scène de Midnight Express (dans mes rêves oui!!). Il faut dire que vous commencez à savoir comment je tourne, je la joue toujours très zen (et même un chouillas rigolard) et ça, les « étoilés » amerloquiens, ils n'apprécient pas trop (ils sauvent le monde à leurs heures perdues mais adorent « donner la courante » à celui-ci, le reste du temps, en se la pétant « Terreurs de l'Ouest »).
Leur espèce de truc-bidule-machin-chose-scanner est en plus réglé pour même faire sonner même les plombages je parie!

Il faut dire que, à mon habitude, je n'ai pas une manière « habituelle » de porter mes colliers (mes chaînes-sautoires devrais-je dire), je les mets à la taille. Le premier Kojak a commencé à me regarder d'un drôle d'oeil, je lui ai montré mon alliance (que je porte au poignet, emberlificotée par quarante-douze tours de chaînettes, que je me voyais mal « détricoter » pour ses « moches-yeux ») et, glissant un doigt dans ma ceinture (doucement, j'aurai pu avoir un coton tige létalement offensif sur moi!), j'extirpe un bout de mes chaînes pour lui indiquer que cela devait être le truc hyper-dangereux qui déclanchait leur carillon.
Il ouvre des mirettes comme des soucoupes comme si je m'étais défroquée devant lui et appelle à l'aide un collègue qui, après une mimique quasi identique (ça doit faire partie de la gestuelle fliquesque qu'on leur apprend), à grand moulinets des pales qui lui servaient de bras, appelle une collègue plus « habilitée » à me tâter, étant du même sexe que la terrible délinquante que j'étais.

On passe « au salon », une guitoune en placo installée de bric et de broc dans un coin, alors que mon dragon commençait à suer d'angoisse, m'imaginant enfermée à double-tour dans un bureau pour me faire passer le goût d'être totalement hermétique à leur aura intimidante de représentant de « ze » loi mondialement reconnue (merci les séries télé!) et nous faisant ainsi rater notre avion pour le petit exagone qu'ils sont infoutus de situer sur un Atlas tellement ça leur semble le trou-du-cul du monde (attention, on roule encore en deux-chevaux et on se ballade tous, la « maïs » au bec et la baguette sous l'aisselle, même les musaraignes, c'est tout juste si on vient de découvrir l'électricité pour certains, je confirme!)

La « fliquasse » (fliquette, c'est pour des tendrons, pas des vieilles escalopes!) me file un truc genre embout d'aspirateur sous le pif et commence à me faire des passes magnétiques sous toutes les coutures, sous l'oeil d'une autre nana, chargée de surveiller ma « gestuelle » puisque l'autre est toute à son travail, des fois qu'une pulsion à la "Hannibal le Cannibale" me prendrait de me faire des mouffles dans les gants de toilettes qui leur servent de 85 bonnet C.
En bonne tête de mule, je persistais à ne rien piger à ce qu'elles me disaient, rien que pour voir l'affublée du joystick dans son grand numéro de chien-jaune (elle en a fait atterrir des mirages et des jets, en dix minutes!)

Enfin, j'ai pu sortir de ma « cellule » pour rejoindre mon doux, qui devait passer par toutes les couleurs du prisme (en inventant même je parie) et on a filé se caler la dent creuse avant le décollage de notre avion (triomphe sur toute la ligne: ils n'ont même pas réussi à nous couper la fringale!)

Tiens, pour la route, un représentant de la maréchaussée locale, pris sur le "pas-vif", étant donné que c'est une sculpture hyper-réaliste photographiée dans une vitrine de galerie d'art de San Francisco


Voyage longuet et pénible (dix heures c'est long, surtout quand on ne peut pas sortir se dégourdir les jambes!) et à l'arrivée à Paris, rebelote et dix de der! Un flic femelle me refait le coup, mais cette fois en me demandant si ça ne me dérange pas.
Au point ou j'en suis, ça me démange les balots de lui dire qu'il ne faut pas qu'elle se gêne, tout l'aéroport de San Francisco étant au courant de mon anatomie, mais je me suis dit que dragon risquait de craquer si je la ramenais un peu trop, alors, j'ai joué les « chiens-de-plage-arrière », approuvant du chef, d'un air béat, niais et le plus inoffensif possible (si, je peux faire... et on est à deux doigts de m'indiquer les places pour handicapés à chaque fois)
Juste le temps de galoper à l'autre bout d'un terminal pour la correspondance, et me voici à nouveau chez nous! Enfin nous voici - quoique dragon ait tout fait pour qu'on ne nous croie pas ensemble – (je me demande pourquoi...)

Voilà un petit bout de mes mésaventures douanières et policières, mais je vous rassure, ça n'a en rien affecté notre jugement sur ce périple, étant donné qu'on revient « à plat » mais repus d'images et de grand air.

A bientôt... et je file, dès que je peux chez vous, promis!

La dragonne

par Sieglind publié dans : Des p'tits bouts de la dragonne
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Vendredi 9 juin 2006
Bonjour!

Je n'allais boucler les valoches sans vous faire un petit coucou. Jour moins quatre et toujours pas grand chose de fourgué dans les sacs, par contre, je sais... ce que je n'emporte pas, c'est déjà ça non?

Allez, pour vous faire patienter (enfin, j'espère que vous ne mettrez pas vingt jours pour lire ça tout de même!) un petit (moui...) récit de notre dernier voyage aux Etats Unis.

Bande son: Suite "Grand Canyon" de Ferde Grofé (1892-1972) (je me la pète intello hé, hé!)

Là, ce n'était pas officiellement des vacances, étant donné que c'était une réunion sur plusieurs jours organisée par la société de mon dragon, dans le lieu de perdition qu'est Las Vegas (paradoxalement créé par les Mormons d'ailleurs, cherchez l'erreur!). Et, grand prince (ou grande princesse), la boîte avait offert le séjour aux personnes de la société – normal, je les vois mal inviter de parfaits pékins inconnus – mais aussi, à leur conjoint (j'ai toujours du mal avec ce mot parce que dans conjoint... il y a... les deux d'ailleurs, style « veuillez trouver ci-joint une conne... ou un con, m'enfin, c'est la formule)

On était partis deux jours avant, avec un de ses collègues et sa musaraigne, à nos frais ceux-là, pour visiter un peu les environs. Pour la circonstance, on avait loué une décapotable bien amerloquienne, de trois kilomètre douze de long et, c'est crinière au vent qu'on bouffait de la route, surtout les zibelines, pour la crinière virevoltante, étant donné qu'on était derrrière et qu'on se pelait méchamment vu la température - on était pas en été, et la frime a un prix, ça s'appelle friser la pneumonie.
Je confirme, leur réseau routier, c'est comme dans les films, à perte de vue, droit comme un i, et... limité, côté vitesse,  au pas d'une tortue ayant paumé son déambulateur. Il n'y a que dans les films d'ailleurs qu'on voit de folles courses poursuites à décoiffer un chauve, ici, vous appuyez un peu sur le bitoniot et une bagnole bicolore, gouallante et clignotante de partout, surgie de nulle part vous rappelle vite à l'ordre. Je dis bien  sortant de nulle part , parce qu'on a été doublés une fois par une voiture de flic, alors que ça faisait des bornes qu'on parcourait un paysage plus que lunaire et sans routes perpendiculaires visibles en plus (même pas un sentier).
Pour la planque, ils doivent suivre une formation spéciale... ou alors ils ont du morphogivre à revendre (un truc de synthèse qui permet au type de se rendre invisible à volonté) comme dans la série Invisible Man... ou alors... il y a une base secrète sous le sable, façon « Lady Pénélope », la série avec des marionnettes et un périscope à la « Das Boot » planqué dans un cactus.Ou alors c'était la version routière du « Vaisseau fantôme » et le flic était un descendant du Hollandais Volant, allez savoir de nos jours... tout est possible et comme dirait Mulder: « la vérité est ailleurs »... ou alors... bon j'arrête sinon on va y passer l'hiver!

 La nuit précédent notre arrivée à Las Vegas, on l'a passée près du Grand Canyon (pas dedans, dans les bungalows 'tention, à la « surface »!). Notre but était de voir le soleil se lever sur ce lieu « mythique » étant donné que tout le monde nous avait fait un foin monstre en ventant la magnificence du spectacle. Certains autres membres de la société nous avaient rejoint pour la circonstance.
Bon d'accord, j'avoue c'était grandiose! Les couleurs passant du violet presque noir au rouge, au rose orangé etc...  suivant les couches de sédiments accumulées tout au long des millénaires au fur et à mesure que le soleil montait à l'horizon c'était à rêver ; mais il n'y avait qu'un seul « bémol »: on était là en parfaits... touristes.

Je vous explique: on se lève dès potron minet, encore à la nuit, pour ne rien rater, on enfile un petit gilet et on se pointe au bord du gouffre (aucune chance, au vu des dimensions, qu'on confonde ça avec une craquelure dûe à la sécheresse du climat). Il fait frisquet mais sans plus étant donné l'heure et on remarque tout un tas de monde, ayant eu la même idée que nous, tous arnachés comme s'ils partaient au Pôle Nord et armés de thermos, réchauds et autres accessoires thermo-chauffants pour lutter contre le froid.
Et oui, ce qu'on avait pas pigé, c'est que le soleil n'étant pas à notre botte, il prenait son temps pour se lever et que la station immobile aidant, le froid allait se faisant plus présent de minute en minute. Résultats: une bande de  bouffeurs de grenouilles se pelant méchamment le valseur, la goutte au nez  dans leur miséreuse tenue peut-être très représentative du bon goût inhérent à notre pays (côté vestimentaire c'est une légende... ou je ne suis pas française hé, hé!) mais très peu isolante quand on frise le zéro (dans ma tête c'était zéro et même moins que ça, vu l'état quasiment permanent de mon mode vibratoire, claquement de quenottes compris)

Après avoir assisté à ce somptueux lever de soleil et avoir enfin pu bouger nos membres totalement tétanisés de froid (j'avais lancé la mode du bleu-stroumpf côté fond de teint pour vous dire), on reprend la route pour arriver dans la journée à Las Vegas.
Une arrivée « discrète », musique à fond et quatre zinzins guouallant à plein poumons, ça faisait tourner quelques têtes sur notre passage (surtout que je faisais coucou à tout le monde comme une parfaite décérébrée).
Le pire, c'est que notre hotel c'était le MGM, un des plus classieux et classique surtout et les liftiers et portiers disséminés à l'entrée ont dû se demander de quelle planète on débarquait... ils ont vite compris parce que ça ne faisait que commencer!

Que dire de plus... c' est « é-nor-me »! Déjanté, kitch, pour ne pas dire d'un goût douteux, bruyant, fourmillant, mais à voir tout de même. Mais là, je vois que ça va encore prendre une tournure quasi « guerre-et-paixienne » alors j'arrête ma narration, on verra à mon retour... (en plus, d'autres souvenirs risquent de se greffer là-dessus, étant donné qu'on y retourne faire un saut, mais dans le vieux quartier, celui des « vrais » joueurs avec leurs casinos sortis de « L'Arnaqueur »)

Je vous laisse donc  et cette fois pour ne plus revenir sur mon blog avant mon départ, par contre, ça me laisse du temps pour aller chez vous jusque là alors pas d'inquiétude.

D'ailleurs j'ai un petit service à vous demander... étant donné que je suis une buse en informatique, j'aimerai bien que ceux chez qui je me suis inscrite comme abonnée essaient de trouver une bidouille pour mettre en « pause » mon abonnement. Je vous dis ça, parce que, vu le nombre de courriers que je reçois par jour en temps normal, je ne vous narre même pas la somme de messages que je risque de trouver dans ma boîte (si elle n' explose pas sous la pression d'ailleurs).
Alors si c'est faisable, je compte sur vous pour bloquer vos envois chez moi (ça craint pour mon Bourriquet qui s'essouffle vite, faut le ménager!) et à mon retour, vous pourrez réactiver la chose... si ce n'est pas faisable, qu'on me le signale je verrais un autre moyen, mais ça risque d'être plus difficile, à moins de me désabonner et me réabonner plus tard... à voir...

Sur ce, je vous laisse, le kawa m'attend et les préparatifs aussi... Bonne journée et à bientôt
La dragonne
par Sieglind publié dans : Des p'tits bouts de la dragonne
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  • : Vous pigez rien à l'opéra... pas grave, je vous raconte l'histoire... à vous d'aller choper les notes qui vont avec, et ne me dites pas que c'est pour les momies... je tire à vue sinon ! Il y a des trucs à côté, histoire de vous donner un petit aperçu du bestiau... je vous préviens... ça peut piquer les yeux.
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