Me voili, me voilou!!!
Alors, pas trop de turbulences quand j'étais absente? Parce que je vous connais les loustics, dès que le raminagrobis n'est pas là, les Mouses tâchent d'en faire un max, côté tricotage de gambettes!
En tout cas, merci à tous ceux qui ont laissé un petit mot, ça fait plaisir même si pour répondre ça risque d'être un peu « hors-contexte », vu le temps passé depuis.
On va la jouer tranquille pour mon retour pour cause de décallage horaire, physique et surtout mental qui m'embrûment un peu les connexions autant « internetiennes » que neurologiques (en gros, j'suis un peu dans la conditions du mec qui descend de vélo pour se regarder pédaler tellement il mouline dans la blédine, j'ai des « blancs » sévères et il va falloir combler tout ça).
Juste une lecture chez vous, de ce que j'ai loupé (attention, je vous préviens, ça va être longuet.. étant donné tout ce que vous avez osé pondre pendant mon absence – moi qui croyais que la terre se serait arrêtée de tourner pendant mon absence, encore une belle image qui part en quenouille tiens! Pfff!!!)
Et en prime, un "petit" truc, pour vous faire patienter (en plus, je suis sure que ça va vous mettre en joie, bandes de sadiques libidineux!): Je me suis faite tripoter deux fois depuis hier, jour de notre départ de San Francisco!
Là, je vois l'étincelle salace et la lipe baveuse de quelques uns...hé, hé! Bin vous pouvez remballer vite fait les images graveleuses qui vous tracassent le bourrichon!! C'était des attouchements « fliquesques et douaniers » et en plus par des zibelines (et oui, je vous l'avais dit, rien de bien chaud de chez brûlant – en plus elles étaient moches comme des thons échoués, même pas la possibilité d'envisager de virer ma cutie!).
Tout ça, parce que j'ai « tintinabulé » au portail au départ de San Francisco.
Je regrette, ça arrive, mais là, ça a presque viré à la scène de Midnight Express (dans mes rêves oui!!). Il faut dire que vous commencez à savoir comment je tourne, je la joue toujours très zen (et même un chouillas rigolard) et ça, les « étoilés » amerloquiens, ils n'apprécient pas trop (ils sauvent le monde à leurs heures perdues mais adorent « donner la courante » à celui-ci, le reste du temps, en se la pétant « Terreurs de l'Ouest »).
Leur espèce de truc-bidule-machin-chose-scanner est en plus réglé pour même faire sonner même les plombages je parie!
Il faut dire que, à mon habitude, je n'ai pas une manière « habituelle » de porter mes colliers (mes chaînes-sautoires devrais-je dire), je les mets à la taille. Le premier Kojak a commencé à me regarder d'un drôle d'oeil, je lui ai montré mon alliance (que je porte au poignet, emberlificotée par quarante-douze tours de chaînettes, que je me voyais mal « détricoter » pour ses « moches-yeux ») et, glissant un doigt dans ma ceinture (doucement, j'aurai pu avoir un coton tige létalement offensif sur moi!), j'extirpe un bout de mes chaînes pour lui indiquer que cela devait être le truc hyper-dangereux qui déclanchait leur carillon.
Il ouvre des mirettes comme des soucoupes comme si je m'étais défroquée devant lui et appelle à l'aide un collègue qui, après une mimique quasi identique (ça doit faire partie de la gestuelle fliquesque qu'on leur apprend), à grand moulinets des pales qui lui servaient de bras, appelle une collègue plus « habilitée » à me tâter, étant du même sexe que la terrible délinquante que j'étais.
On passe « au salon », une guitoune en placo installée de bric et de broc dans un coin, alors que mon dragon commençait à suer d'angoisse, m'imaginant enfermée à double-tour dans un bureau pour me faire passer le goût d'être totalement hermétique à leur aura intimidante de représentant de « ze » loi mondialement reconnue (merci les séries télé!) et nous faisant ainsi rater notre avion pour le petit exagone qu'ils sont infoutus de situer sur un Atlas tellement ça leur semble le trou-du-cul du monde (attention, on roule encore en deux-chevaux et on se ballade tous, la « maïs » au bec et la baguette sous l'aisselle, même les musaraignes, c'est tout juste si on vient de découvrir l'électricité pour certains, je confirme!)
La « fliquasse » (fliquette, c'est pour des tendrons, pas des vieilles escalopes!) me file un truc genre embout d'aspirateur sous le pif et commence à me faire des passes magnétiques sous toutes les coutures, sous l'oeil d'une autre nana, chargée de surveiller ma « gestuelle » puisque l'autre est toute à son travail, des fois qu'une pulsion à la "Hannibal le Cannibale" me prendrait de me faire des mouffles dans les gants de toilettes qui leur servent de 85 bonnet C.
En bonne tête de mule, je persistais à ne rien piger à ce qu'elles me disaient, rien que pour voir l'affublée du joystick dans son grand numéro de chien-jaune (elle en a fait atterrir des mirages et des jets, en dix minutes!)
Enfin, j'ai pu sortir de ma « cellule » pour rejoindre mon doux, qui devait passer par toutes les couleurs du prisme (en inventant même je parie) et on a filé se caler la dent creuse avant le décollage de notre avion (triomphe sur toute la ligne: ils n'ont même pas réussi à nous couper la fringale!)
Tiens, pour la route, un représentant de la maréchaussée locale, pris sur le "pas-vif", étant donné que c'est une sculpture hyper-réaliste photographiée dans une vitrine de galerie d'art de San Francisco

Voyage longuet et pénible (dix heures c'est long, surtout quand on ne peut pas sortir se dégourdir les jambes!) et à l'arrivée à Paris, rebelote et dix de der! Un flic femelle me refait le coup, mais cette fois en me demandant si ça ne me dérange pas.
Au point ou j'en suis, ça me démange les balots de lui dire qu'il ne faut pas qu'elle se gêne, tout l'aéroport de San Francisco étant au courant de mon anatomie, mais je me suis dit que dragon risquait de craquer si je la ramenais un peu trop, alors, j'ai joué les « chiens-de-plage-arrière », approuvant du chef, d'un air béat, niais et le plus inoffensif possible (si, je peux faire... et on est à deux doigts de m'indiquer les places pour handicapés à chaque fois)
Juste le temps de galoper à l'autre bout d'un terminal pour la correspondance, et me voici à nouveau chez nous! Enfin nous voici - quoique dragon ait tout fait pour qu'on ne nous croie pas ensemble – (je me demande pourquoi...)
Voilà un petit bout de mes mésaventures douanières et policières, mais je vous rassure, ça n'a en rien affecté notre jugement sur ce périple, étant donné qu'on revient « à plat » mais repus d'images et de grand air.
A bientôt... et je file, dès que je peux chez vous, promis!
La dragonne
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