Recherche

Vendredi 3 novembre 2006
Coucou!!! Est-ce que ça va-t-il bien?

Après une coupure d'un jour férié au milieu de la semaine? A mon avis, ça ne peut que lifter les vilains plis de la goule toute chiffonnée généralement par un semaine entière de boulot. Le premier qui dit que je ne risque rien du coup, côté "tirage-de-trogne-façon-Brazil" (le film de Gillian, pas le patelin... suivez!) vu mon état permanent de vacancière, pour ne pas dire feignasse de première évidemment, et bien je tiens à signaler que cette imprudente personne frise le coup mortellement précis de mon déambulateur dans les gencives (coucou Alain hé, hé) naaaan mais!

En plus ce n'est même pas vrai! J'suis toute plissée.... ce matin au réveil... avec la marque de l'oreiller inscrustée très esthétiquement puisque asymétriquement sur mon visage. Et les tifs! Je ne vous narre même pas l'horreur! C'est déjà fait dans la newsletter que j'ai pensé pour une fois à envoyer. Vu l'heure d'édition de l'article, j'ai un peu "défroissé" tout de même.

Donc, comme la semaine est bien entamée (l'autre!! Manque pas d'air! Elle est carrément finie oui!) on va parler "jours". Pas de broderies ou de travaux de dentellières, j'm'appelle pas Pénélope, mais de l'origine du nom des jours de la semaine.
Je vous entend comme si j'étais dans votre caboche "mais qu'est-ce qu'on en a à ficher! On a tous appris ça en classe le coup de la lune, de Mars et des copains!" Sauf que justement, je ne parle pas des noms issus de la culture gréco-romaine, mais de la scandinavie, la culture norroise quoi (ah... vous la ramenez moins là hein?!)

Donc, vous êtes tous au courant que souvent (et même presque tout le temps) dans toutes les cultures (romaines, grecques, potagères, maraîchères...) on a donné le nom de dieux ou d'astres ou de planètes (apparentés d'ailleurs aux divinités) aux jours de la semaine. Et bien chez les norrois, nos braves ancêtres vickings et cousins pas si éloignés, ça ne déroge pas à la règle. Un petit conseil, oubliez un temps les noms lus chez Wagner, il a bien bidouillé les pseudos et même leurs propriétaires, comme je l'avais signalé, on revient à la "vraie" mythologie là, et pas à l'adaptation du maître quant à son message personnel pour 'humanité (je vous l'ai dit qu'il était un peu mégalo sur les bords le Richie, faut me croire!)
Petite précision, dans notre culture, le "di" qui finit le mot signifie "jour" (de diurne si vous voulez un exemple) là, il faut simplement le remplacer par "Dag" (même signification mais en teuton antédiluvien). Là, je ne donne que l'origine des noms, on verra dans un autre article l'histoire plus détaillée des personnages, ça ferait... trop long?! (farfelue mais lucide, vous remarquez la dragonne).
Pour les germanophones ou ceux qui se souviennent des quelques bribes de l'enseignement de cette langue, vous remarquerez un grande ressemblance avec les jours de la semaine allemande.

Les samedi, dimanche et lundi ne représentent pas de personnages (en chair et en nonosse, si je puis dire, même s'il paraîtrait aux dernières nouvelles qu'on ne croit plus vraiment aux dieux scandinaves, moi j'aimais bien les divinités, nains, géants et serpents de ce Hof , panthéon si vous voulez) Et on rejoint la représentation normale qu'on en a du soleil, de la terre et de la lune... (faut dire qu'en bonne tradition bien axée sur le culte solaire, ça se devait d'y figurer n'est-ce pas?) Et de plus, qui nous dit qu'ils partagaient la semaine comme nos ancêtres... gallo-romains nos teutoniques aïeuls? Vous y étiez vous?

Le mardi, est consacré à Tyr, (Tirgsdag ou Tyrs Dag), fils d'Odin, manchot de surcroît mais c'est une autre histoire (à raconter plus tard, n'est-ce pas?) Mais ça ne l'empêchait pas d'avoir une force à faire crever de jalousie un certain Hercule.

On pourrait penser que le lundi, enfin le premier jour de la semaine, porte le nom du chef de la bande.... il n'en est rien. Ce brave Odin ou Odhinn (Wotan en germanique ancien) se retrouve en troisième position pour le mercredi (Onsdag ou Odins tag)

Odin étant père de famille nombreuse, c'est un autre de ses fistons, Tor, le "Zeus" locale, qui se voit octroyé le jeudi (torsdag ou Tors dag) Vous remarquez déjà la différence avec Richie: ce cher maestro préférait son mariage avec sa rombière Fricka stérile, réservant ses p'tites graînes à ses copines de virée qu'à sa chère
et pas si tendre moitié contractuelle (un "Walhalla" comme cadeau, c'est même onéreuse qu'elle est la meuf!) . Faut dire qu'il dépeint la nana de telle manière qu'on a plutôt envie d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte (déesse tutélaire du mariage et de l'union légale, rejetons compris, ça échaude un chaud lapin comme le Wotan wagnérien)

Tiens, quand on parle moitié, le vendredi est réservé à sa légitime, Frigg ou Frîja et plus la Fricka tétralogienne (Fredag ou Friggs dag)? Vu la fiche signalitique de la nana, et son fichu caractère,  à mon avis, elle "finit" tellement bien la semaine qu'il faut bien deux jours de week-end pour s'en remettre!.

Comme moi d'ailleurs, avec cet article (et surtout son annonce par la newsletter longue comme un jour sans pain... et sans queue ni tête si vous avez lu le sujet hé, hé) ça esquinte de taper sur ce pauvre Bourriquet!

En parlant norrois... ça vous dirait que je vous raconte (dans les grandes lignes, je vais ménager vos neurones, point d'inquiétude) quelques histoires de ces dieux scandinaves? Si c'est d'accord, faites-le moi savoir et j'en concocterai de temps en temps (surtout qu'on y parle de serpent géant, de nains, de cheval à huit pattes, et de... dragon évidemment!)

Allez, je vous laisse terminer cette semaine en pointillé et vous souhaite un bon week-end (si ça se trouve, et une intervention divine aidant, j'aurai peut-être les neurones "actifs"... on ne sait jamais...)

Bonne continuation donc et à plus.

La dragonne

PS: Ne dite pas que vous êtes "overdosés" cette fois, (l'article n'est pas si longuet tout de même, vous avez connu pire!)

par Sieglind publié dans : Je blablatte sur tout et n'importe quoi
ajouter un commentaire commentaires (18)    créer un trackback recommander
Lundi 9 octobre 2006
Bonjour,



Avant de continuer la narration du mauresque ténébreux, un petit article concernant ma question sur la gondole, ou plutôt sa décoration de proue et de poupe.

Tout d'abord, honneur aux invités, alors je balance le "devoir" de deux élèves (bin oui, j'ai décider de la jouer pédagogue aujourd'hui) plus rapides que moi à se manifester (encore heureux que personne n'ait eu l'idée de se mettre en apnée en attendant, trépignant d'impatience la réponse vitale et nécessaire à leur survie, Soupalognon-y-croûtons, à côté, il aurait un teint de lys et de roses!)

Christine
Le fer est l’élément qui caractérise la proue de la gondole. A l’origine, il garantissait à la barque la stabilité longitudinale et permettait de contre balancer le poids du gondolier. La tradition populaire veut que la partie antérieure (pettini) représente les six quartiers (sestieri) de la ville et celle à l’arrière, l’île de la Giudecca. La double courbure en S devrait, quant à elle, simuler le cours du Grand Canal. La lunette, située sous une corne ducale stylisée, symbolise le pont de Rialto.

Lili
La Gondole est l'embarcation vénitienne par excellence. L'étymologie du terme reste inconnue, malgré les nombreuses recherches qui ont été menées pour la découvrir. La couleur noire fut imposée par la République dans les années 1630 pour limiter la somptuosité des ornements dont usaient les nobles et les riches pour décorer leurs gondoles.
Les règles de construction en sont très sévères. La gondole est une grande barque à fond plat dont la coque, élégamment relevée à l'arrière et à l'avant, est asymétrique : le côté gauche est plus long de 16 cm. Cette asymétrie compense la présence d'un seul aviron à tribord et rend la gondole extrêmement maniable et stable en dépit de sa longueur (plus de 10m).
La proue est ornée d'une pièce en fer en forme de peigne à six dents, qui symbolise les six quartiers de Venise. La dent supérieure, prolongée vers l'arrière par une septième dent, représente Dorsoduro et l'île de la Giudecca qui forme un seul quartier. On comptait plus de 14 000 embarcations au XVIIIe siècle. Elles sont environs 400 aujourd'hui.

Bon, donc, c'est trouvé! Ce bidule style peigne à tignasse de dragonne, c'est effectivement la représentation stylisée de Venise et des ses canaux. Par contre, petit précision Lili (et les autres qui se farcissent mes blaguasseries évidemment)

J'ai trouvé autre chose que je vous balance dans la foulée.

Gondole, gondola, gondula, cymbula, kondura et Kondyle. Et bien ça, il paraîtrait que ça serait l'origine du nom (ou les origines, on cherche encore le certificat de paternité pour vous dire). Par contre, si je dis ça, on va réaliser "enfin" que je cause pour noyer le gondolier et que ça pourrait être aussi bien un nouvelle variété de pasta sciuta. Alors je précise:

On parle "gondola" dès 1094, bidouillé en latin médiéval en "gondula". Là, les origines sont plus que fumeuses à mon avis, parce qu'on ne sait si la coque de noix vient du latin cymbula, petite barque (cymbula, gondola... faut chercher loin je trouve), ou arrive elle-même et pas ses propres moyens de la Grèce bysantine sous le pseudo "Kondura", toujours pour désigner un "f'êle esquif' à babo'"... (s'cusez, c'est le Baba "Otellotisé" qui me travaille) et même du patelin du Sirtaki où ça se prononce "kondyle", coquille (là, je sais qu'on parle de coque ou coquille de noix, pour un rafiot... serait-ce la bonne mon cher Watson?)

La barcasse gondolée a été imaginée par des "Squeraroli" (ouvriers de chantier de construction naval de quartier, si on peut dire).  On comptabilisait pas moins (plutôt plus d'ailleurs) de 14000 gondoles aux XVIIème et XVIIIème siècles. Ils ont dû faire une journée porte ouverte, comme les sous-marins belges, parce qu'il n'en reste plus que 500.(cent de plus que toi Lili, ah... les chiffres!)

Pour le fond plat du canot, on se doute bien que c'est comme la pinasse ou la barque du marais poitevin, pour éviter de frotter le fond des canaux (c'est pas abyssale la laguna!)

Un p'tit tour côté mensurations? 10,87m pour 1,42m ; une grande perche façon planche à pain quoi. Mais pour le défilé, elle repassera parce qu'elle est plus large du côté gauche (24 cm) et plus inclinée sur la droite (tiens, ça me fait penser à "Félicie... auuuussiii!").

Comme "l'âme" du violon, elle a une pièce délicate (en plus du travail des deux bords assymétriques évidemment) c'est la "forcola" le truc qui soutient la rame (il remo) Si ça peut prendre six mois pour se construire sa gondole, on conseille fortement de laisser ces deux pièces (farcola et côtés du bateau) à des pros, spécialisés là-dedans (sinon tourner en rond ça vous dit?)

Ce qui m'a laissée baba, c'est le nombre de pièces de bois qui la composent. On aurait pu croire que c'était tout d'une même stère et bien même pas! "280 pièces taillées dans huit essences différentes selon le poids et le comportement sur l'eau" (sage... turbulent...travailleur, pour un bois, c'est un défaut!) des noms? "Pin, mélèze, cerisier, noyer, orme, chêne, tilleul et acajou. La coque se la pète en n'ayant "pas moins de 300 pièces" (là, en récupérant l'info, j'ai eu un doute... 280 puis 300, j'ai loupé une rame ou quoi? Qu'on m'explique les vingt supplémentaires... ils ont fait des p'tits ces pervers qui ne sont pas tant que ça de bois?)

Résultat de l'opération: épargnez si vous voulez votre gondole, parce que c'est pire que la peau du valseur.

Quand on voit des clichés, rien ne ressemble plus à une gondole que les autres copines amarrées à côté. Et bien là encore, on se plante allègrement! Le type qui manie la hache a une astuce pour chaque pièce qu'il travaille, ce qui fait qu'elle est différente mais faut tout démantibuler pour s'en rendre compte.

Sur la floppée de chantiers "squeri", on n'en dénombre plus que quatre, sortant une petite dizaine de gondoles à l'année en tout. Et encore, les rames et les forcole sont réservées à des artisans "détenteurs du secret de fabrication". Pour les licences, on ne les attribue plus que de papa à fiston (si vous vouliez vous recycler là-dedans... rapé! Oubliez ce que je vous proposais quant au fait d'en construire une, par contre en légo ou allumettes, pour occuper vos loisirs... rien ne vous en empêche, un conseil: les allumettes, ça flotte mieux)

A l'époque - comme disait ma fistonne, même quand elle causait de mes souvenirs de gamine, l'air de dire que j'étais copine de classe avec Nefertiti (ça requinque tout de suite le moral ça!) - la gondole était couverte du "felze" (et pas falzard!), petite construction fermée par des rideaux qui "préservaient l'intimité des passagers" (là, on pouvait l'ôter le falzard remarquez).

Petit problème, à l'ère de la pudibonderie tartuffienne échevelée que l'Europe a connu (XVI et XVIIème siècles), des trucs garnis de brocard, velours, rubans de soies de toutes les couleurs... ça faisait désordre (et lupanard flottant non? Manquait plus que la lanterne rouge). Ce qui fait qu'on a recouvert les felzi d'un tapis noir, mais comme les gondoliers détournaient encore la loi en peinturlurant et dorant la coque, on l'a passée également au broux de noix (du lupanar on passait au corbillard flottant, c'est gai tiens!)

Pour finir on cause un peu des sestieri (qui vient de six) ou secteurs délimités par le Grand Canal. Ils ont pour nom Canaregio, San Marco, Castello, Santa Croce, San Polo, Dorsoduro. Seul moyen de ne pas se paumer dans une ville où il n'y a pas de noms de rues: prendre la gondole ou le vaporeto (parce que le "taxi" connait mieux le secteur évidemment) et encore, le vaporeto est réservé pour la "ceinture" extérieur, vous verriez la taille de certains goulots d'étranglement dans ces canaux, je serrais les fesses pour mieux passer (même si ça ne sert pas à grand chose, ça calme).

Donc, en résumé, mis à part le côté très touristique... ça sert pas mal si on ne veut pas se retrouver à hululer à la mort en attendant qu'une réincarnation manucurée  d'Ariane pour tende son fil pour nous sortir de ce °=+* grmlmleu... de rondudju de satané labyrinthe.(Mouai... ongles réincarnation... capillotracté le jeu de mot hein?)

Bon, mine de rien, ça a sa longueur mon "petit" article mais vous me connaissez, naviguer "droit devant, toute"... ce n'est pas spécialement ma formule... ça serait plutôt... voyager sans instruments et au grè du vent inspiratoire.

Allez moussaillons, débarquez, on verra les côtes chypriotes plus tard... Bonne journée. Et tous en choeur: "Elle se gondole ma valiseuuuuu, ma brosse à dent fossiliseuuuu, et nous on tétaniseuuu, on est si bieeeeen (pardon Sheila et Ringo!
La dragonne

PS: par contre... l'expression commerciale "tête de gondole", quand c'est pas une insulte envers un profil ingrat à sextuple menton... les gondoles n'ont plus grand chose à voir avec les rayonnages... sauf qu'on parle des produits attrape-couillons qu'on file en bout des rayons pour nous laisser l'impression qu'on fait l'affaire du siècle (je hais les courses du Samedi, ça déteint sur moi même le lundi, la preuve!)
par Sieglind publié dans : Je blablatte sur tout et n'importe quoi
ajouter un commentaire commentaires (22)    créer un trackback recommander
Mardi 2 mai 2006
Bonjour!
Allez on y retourne avant que le début de l'histoire ne vous soit carrément sorti de la tête (ce qui ne saurait tarder, vu ma production très très « élastique »)

Donc, Saunière, en fichant son souk dans l'église et en pétant par la même occasion le carrelage, aurait dégoté un cylindre en bois cacheté à la cire. Le truc, transmis et décodé par l'abbé Boudet (le petit rachetot de Rennes-les-Bains) donnait l'anagramme quasi parfait de l'épitaphe de la marquise d'Hautpoul de Blanchefort et le message qui suit:

BERGERE PAS DE TENTATION
QUE POUSSIN TENIERS GARDENT LA CLE
PAX 681
PAR LA CROIX ET LE CHEVAL DE DIEU
J'ACHEVE CE DAEMON DE GARDIEN A MIDI
POMMES BLEUES

Là, par l'entremise de ce message, on refait un tour vers l'église St Sulpice (connue évidemment depuis Da Vinci Code) copie conforme soit disant du Temple de Salomon et où sont enterrés les rois mérovingiens jusqu'à la construction de la basilique St Denis. Et le message laisse à deviner qu'il faudrait s'abstenir de l'ouvrir (rester coi) et de ne pas bouger un orteil (ne rien entreprendre) sans ordres reçus d'instances supérieures (attendre les ordres des chefs quoi), avant l'année 1891 (entre parenthèse, l'église St Sulpice figure dans un jeu assez sympa, Les Chevaliers de Baphomet..; sur le thème des templiers)

Pourquoi 1891? Tout simplement (enfin, d'après les décrypteurs, évidemment) parce que sur la stèle de la marquise, aurait dû figurer 1781 comme date de décès (en datation de l'époque, ça aurait donné XVII JANVIER MDCCLXXXI) et que ce cher Antoine Bigou a intentionnellement gravé à la place: XVII JANVIER MDC O LXXXI (dans la numérotation latine, le O vous me dites si vous connaissez) On «saute » donc ce O pour lire MDCLXXXI: 1681. Moui... et alors... jusqu'à 1891.... je vois vraiment pas le rapport... et vous?

Là, accrochez vous, ça devient « hard »! Si on remplace le O par le O rappelant le méridien qui passe à St Sulpice et Rennes-les-Bains, on retourne la date: 1681 devient 1891 (plus tiré par la tignasse, vous me dites hein?) Rien qu'à taper ça, j'ai mal à la tronche, alors j'ose à peine vous imaginer en train de « décrypter » mon sabir hé, hé. (enfin celui des théoriciens de tous poils évidemment)

Donc, la date fatidique (1891) arrive et c'est à cette époque que Saunière fait une sacrée (encore) découverte! Il note la chose dans son journal intime (là, j'ai l'image d'un truc à clé, acheté dans une carterie ou un truc de gadget, avec un Diddle ou un titi dessus, je sais, c'est pas sérieux, mais c'est plus festif non? En plus c'est même pas le cas, étant donné qu'il est visible au musée son « haricot-papier » - c'est comme ça que j'appelle le truc qui permet de « s'épancher » et de « vomir » son trop plein émotionnel, donc... haricot, comme à l'hosto -).
Et voilà ce qu'il note: « Lettre de Granès – DECOUVERTE D'UN TOMBEAU – Pluie... » (si c'est pas sauter du coq à l'âne ça... et sans changement de ton : j'ai fait mon courrier, j'ai découvert un tombeau et il pleut... ouaah! Quel enthousiasme!)

On en vient aux faits (encore, je sais, ça prend un longueur cette affaire, et ça continue encore de nos jours, même si tous les protagonistes ont disparus depuis belle larirette)
Etant donné le bazar fichu dans l'église, l'abbé Saunière donne congès aux ouvriers le dépannant (à mon avis, c'est pour avoir les coudées franches tout simplement, il se retrouvait ainsi maître du domaine et libre de fouiner comme il le sentait). Sauf que le sacristain était toujours en charge de sonner l'angélus. Et par hasard, descendant après avoir été sonner les cloches (à qui? Hé, hé) il tombe sur un truc brillant dans le chapiteau du balustre fichu à bas pendant les grandes manoeuvres. Le bout de bois qui retenait la chose coincée ayant sauté durant le choc, il se penche et s'aperçoit que c'est une fiole avec un papier roulé dedans (une bouteille à la mer, sans mer quoi). Petit problème, il ne sait pas lire et doit le porter à l'abbé, un peu plus informé sur l'alphabet moderne et même ancien.

Pour tout vous dire, c'est cette petite fiole qui va devenir la source de l'enrichissement de Saunière. Ce papier aurait contenu un indice menant à l'emplacement du balustre pété, où les ouvriers, rappellés à cet effet, découvrirent la fameuse dalle mise face contre terre (avec le cavalier et l'enfant) et ce, par ce brave Antoine Bigou, lors de sa frénésie « décoration d'intérieur ».(voir premier article)
Qu'est-ce qu'on découvrit dessous? Une cache (oui, je sais, ça devient lassant) avec dedans un crâne percé d'une entaille rituelle à la mode mérovingienne, pour que l'âme s'échappe plus vite vers le ciel (ça c'est moins lassant qu'un tas de doublons tout de même) et le début d'une voûte, illico presto maestoso dégagée par le curé. Et... des marches s'enfonçant sous l'église!

Au musée, un vieux registre de la paroisse de 1694 mentionne bien l'endroit comme étant le tombeau des seigneurs de Rennes.

A partir de ce jour, l'abbé et sa bonne Marie Dénarnaud se la jouèrent gagnants du super loto. Qu'est-ce qu'ils ont trouvé? C'est la ce qu'on suppose plutôt qu'affirme... Certains penchent pour un pillage des tombeaux (toujours cette manie des ancêtres de se faire enterrer avec l'argenterie). Et surtout qu'est-ce qui leur a permis, découvert là-dessous, de faire un pied de nez à l'abbé Boudet, à l'Evéché et même au Vatican?

Pour ça, je vous invite à lire tout ce qui a été produit depuis la mise à la mode de cette histoire (je vous préviens, ça ne tiendrait pas dans une pièce) mais, si vous avez l'occasion, soit d'aller à Rennes-le-Château, soit de visiter certains sites lui étant consacrés, vous trouverez votre bonheur, je vous le garantie!

Pour ma part, j'arrête, parce qu'après, ce sont supputations et récupérations idéologiques, ésotériques, philosophiques, théologiques... politiques même et que je préfère rester sur la belle histoire... pourquoi y chercher une explication, elle est bien comme ça non? Et on peut personnellement tout imaginer comme découverte.

Allez, je file et vous raconterai plus tard, notre « vraie » visite en ce lundi de visite cathare, c'est moins ésotérique et historiquement marquant dans l'époque contemporaine, mais c'est plus rigolo, enfin... peut-être....

Bonne journée à tous et portez-vous bien
La dragonne
par Sieglind publié dans : Je blablatte sur tout et n'importe quoi
ajouter un commentaire commentaires (45)    créer un trackback recommander

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Liens Amis

Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

undefined

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus