Recherche

Mardi 10 janvier 2006

Bonjour!

 


Arrrgh! Au secours! De l'aide! Je viens de me faire emberlificotter les pinceaux dans une chaîne, dextrement lancée dans ma tanière par zordar (il est habile le bougre au lancer de projectiles divers! Faut dire qu'il s'entraîne sévèrement avec les Elfes Noirs, Gobelins, Trolls des cavernes et Orques diverses qu'il a coutûme de cotoyer durant ses pérégrinations).

Rusé, le Zordar, il sait qu'une dragonne, ça a besoin de digérer les caillasses gobées pour sa production personnelle de gaz hilarant et inflammable. Il ne me détortillera de tous ces maillons que lorsque que j'aurai craché le morceau! Pour l'instant il se fait prendre en peinture rupestre, par un collègue à lui, Mikhalar, qui s'est découvert des talents picturaux. Je vous narre le tableau: Zordar, une expression de fierté extatique vissée sur la goule, un pied posé sur mon échine, dans l'attitude du chasseur de fauves paradant devant son trophée, pendant que Mikhalar peinturlure à tout va les parois de ma grotte que je viens juste de passer au plumeau! On peut dire que ça a fière allure... pour l'instant... mais il a intérêt à courir très vit, une fois que je vais être libre... Grrrr! Parce qu'il risque fort de perdre une bonne partie de sa superbe, le guerrier, et son fondement n'est pas ignifugé que je sache! Je m'exécute donc, comme ça il va me lâcher la jambe, je m'enkylose un peu.

Voici donc, mes 20 résolutions pour l'année nouvelle:

1 - Devenir en deux temps trois mouvements, une parfaite maîtresse de maison (on peut toujours parler de voeu pieux non? Hein? J'ai droit? Je sais, je vise très, très haut, mais d'autres y sont arrivées, regardez « Ma Sorcière Bien-Aimée », pourquoi pas moi?)

2 - Arrêter de confondre bouffe et projectiles pour lance-pierre (j'ai des aiguilles au valseur, dès que je reste plus de dix minutes assise à ma table, sauf au restau)

3 – Devenir sérieuse et mortellement poupougne! (prout-prout, bourge, gonflante, pionçante (soporifique, si vous préférez) rasoir, « mère-de-famille-de-moins-de-50-ans-cisée » quoi) ça vous fera des vacances hé, hé!

4 – Re-goûter au moins une fois de la bidoche pour voir si j'encaisse toujours pas cette sorte de protéine animale, rien que pour prouver que je peux en manger, et pas comme certains, nombreux, qui sortent « j'aime pô! » sans avoir planté leurs raquiches dedans. (j'aime les défis, que voulez-vous)

5 – Entrer dans les ordres, rien que pour ficher mon souk dans le couvent. Je me ferais appeler Soeur-Tartissus-de-l'Agonie-du-Prisme et je dégoiserait comme la Thérèse d'Avila de Claire Bretecher (festif que ça serait non?)

6 - Faire le tour du monde en chaise volante ou à dos de ptérodactyle (pourquoi pas? La mongolfière c'est périmé depuis Jules) (Pense-bébête: trouver un morceau d'ambre, pour le ptérodactyle, les chaises j'ai ce qu'il faut!)

7 - Eviter de recrâcher intempestivement le résultat de mon essai numéro 4 en public, ça peut choquer les âmes sensibles et déjà que je me fais remarquer sans régurgiter, là, la populace est capable d'appeller un exorciste.

8 – Apprendre le kung-fu et le cri qui tue pour décalquer certaines personnes de mon entourage qui commencent sérieusement à me courir (elles se reconnaîtront, si elles lisent ça, mais je crains, enfin pas vraiment d'ailleurs, que leur capacité intellectuelle d'endives pré-gratinées ne soit un sérieux handicap quant à la lecture de mon blog)

9 – Obtenir le prix Femina (nan, j'rigole, j'en ai pas grand chose à broder de ce truc, j'écris pour « Bibi-moi-même-en-personne » et ça me suffit ; en plus... je ne crois pas que ça soit le genre de la maison, mes pontes convulsives et délirantes)

10 – Retourner dans un train fantôme et ficher les jetons aux types qui se la pètent avec un masque à trois balles et un drap de lit, en croyant que je vais me retrouver défrisée de trouille. J'ai toujours regretté mon oseille, quand j'y allais, parce que côté flipette, j'attend toujours! On voit les ficelles des araignées en peluches, pire qu'un film de Georges Meliès, le jean et les santiag sous le suaire, il y a toujours un mort vivant qui perd un de ses yeux-loupiottes (seyant l'ampoule qui pendouille!). Alors là, ça me plairaît bien, parole!

On arrête ici, vous aurez le reste plus tard hé, hé! Après demain ça vous va? Bin oui, j'ai laissé un certain barbouilleur la main sur la poignée du portail de Saint-Dédé-d'la-Vallée, si je ne me bouges, pas, il risque de faire de la mousse.. 

Bonne journée et à bientôt.



par Sieglind publié dans : Mes devoirs
ajouter un commentaire commentaires (26)    créer un trackback recommander
Lundi 9 janvier 2006

Bonjour!

Aujourd'hui, on va tâcher de reprendre nos habitudes lyriques, parce que ça fait quand même belle larirette qu'on avait pas parlé de ce qui fait que mon blog porte ce nom (pas farfelu, là, c'est journalier, mais l'autre) Donc, on aborde un opéra et en plus, on innove, côté compositeur. Jamais encore causé de ce cher Puccini hein? Alors on y va de notre petite...Tosca (demandé par Fredericestfou, il y a un certain temps d'ailleurs).

Pour la petit présentation du musicien, comme d'habitude, je ne note que son époque 1858-1924, pour le reste, des blogs ou sites bien plus sérieux vous sortiront de l'embarras (mieux: Larchange pointera certainement son nez et il adore ça hein Larchange?) Allonzy Allonzo, c'est parti mon kiki et en avant la musique (fort à propos, pour une fois hein?).


LA TOSCA de Giaccomo Puccini - Acte I -


Le lieu: L'église de Saint-Dédé-d'la-Vallée à Rome, pas trop loin du château Saint-Ange (on en cause, là aussi, dans la fausse suite de "Da Vinci Code", "Anges et Démons") qui n'a de château que le nom, étant donné que c'est une vulgaire tôle (enfin, stylée, la tôle, quand on voit les photos).

Chiesa (église) San Andre della Valle

A droite une chapelle, celle des Attavanti (ça se faisait beaucoup, à l'époque, de s'assurer une place au ciel en se payant une chapelle privée). A gauche, un échafaudage, avec, au-dessus, un maouss tableau recouvert d'une bâche, et tout l'attirail du barbouilleur: aérographe, papier calque, marqueur, typex, absynthe... nan, ça c'est pour les impressionistes... et les mômans de Nanas qui se font entretenir... (coucou Emile!)

Les personnages: Angelotti, un évadé politique de la fameuse prison citée précèdemment, ex-consul de l'ex-république romaine , et accessoirement le frère de la nana qui s'est payée la chapelle – là je sens que vous commencez à décrocher, pas grâve! Il pourrait être le pape (le Vatican, c'est juste en face), ça ne ferait pas avancer le schmilblik pour autant, faut juste retenir "évadé", un sacristain (le type qui fait les cuivres et vide les cendriers... p'tet pas non...), Cavaradossi, le barbouilleur, pardon peintre, patenté, Tosca, une diva locale qui a sorti plusieurs singles qui ont pas mal marché, un choeur, pour faire palpiter (gnark!) les spectateurs aux moments lyriques à souhait, Scarpia, baron de son état et surtout chef de la police et particulièrement antipathique (ze méchant quoi!)


Au lever du rideau, Angelotti, un peu dépenaillé, gras comme un cintre, avec une barbe à s'être rasé devant une glace en bois et des gros cernes bien mauves, pour attester des sévices policières, se précipite dans l'église. M'est avis qu'il a mailles à partir avec la maréchaussée. Pile poil! Il vient de se faire la belle du château Saint-Ange:

C'était moins une! Il était encore plus cerné que mes mirettes par les cognes! Heureusement que la frangine lui avait filé un p'tit mot pour indiquer qu'elle avait planqué la clé de la chapelle pas loin de la statue de la maternelle de Jean-Claude! Mais où qu'elle est cette bon-sang-d'bois-de-patafiole-de-clé? (en un seul mot) Il farfouille un peu de-ci de-là (cahin caha, va chemineuuu va trottineuuu... nan ça, c'est Véronique, un autre registre) et enfin tombe dessus, la fourre dans la serrure et se planque à l'intérieur.

Au même moment, le sacristain fait son entrée, monologuant comme c'est pas permis (ça esquinte de cotoyer des statues et des icônes à longueur de journée) en train de chercher partout le barbouilleur, même sur son échafaudage (en plus de causer aux murs, il doit être miro). L'Angélus sonne et le type tombe à genoux pour faire sa prière.

Entrée du jeune premier, "Caravane Aussi" (ouai, je sais c'est pas ça, mais avec un nom pareil, un peu plus ou un peu moins amoché, on y voit que du feu!) qui se demande ce que fait le sale crétin, pardon le sacristain, à genoux et les mains jointes. Mais ça ne lui prend pas la tête outre mesure et il rejoint l'agenouillé pour débâcher le tableau. Le pénitant lève la truffe et goualle qu'il connait la minette qu'a servi de modèle au portrait (une Marie-Madeleine, encore un truc qu'aurait fichu sur la scellette Dean Brown!):


« Putentraille de patafiole! c'est la meuf qui vient « priedieusiser » tous les jours!

- Bin dam'! Etant donné que je la fréquente depuis un certain temps, j'ai eu le temps de mémoriser sa goule! J'ai même sa photo, qu'elle m'a filée, si j'ai des blancs! Je l'ai simplement faite blond-barbie, ça fait plus... spirituel, je trouve... hein?

- Va dans l'métro, Stanislas! (Vade retro satanas, si vous préférez) t'as été mettre le portrait de ta copine pour représenter une nana biblique? On aura tout vu! - et le coco, se signe, style exorciste, de trouille d'être transformé en brûle-encens, rien qu'à regarder cette hérésie - « Et ton cale-goule, t'y touches pas? (il a repéré le panier repas du peintre qui traîne au pied de l'échafaudage) Parce que ça serait péché de laisser ça pourrir! . Bon, c'est pas tout, mais faut que je rentre, la patronne m'a fait des pets-de-nonne comme dessert.Oublies pas de fermer la lourde en sortant! »

Il sort et, vu le regard qu'il jette au pique-nique, il a déjà une main virtuellement posée sur le sauciflar. A peine, le type disparu, l'évadé, Angelotti, sort de sa cachette:

«  - Cava...! T'as pas cent balles? Nan, j'plaisante! Mais un p'tit coup de pogne ça me plairait bien, j'ai la rousse aux miches et ça commence à sentir le graillé (brûlé, si vous voulez) en plus c'est pas la forme olympique! J'aurai comme une chute de glucides que ça m'étonnerait pas!

- Pas d'blème! Si... un: ma copine tambourine sur la porte et c'est une rude! - depuis cinq bonnes minutes on entend taper comme un régiment de joueurs de djembé sur le portail - Tu retourne de planquer dans ta guitoune, tiens, j'te file même mon casse-dale, pique un petit roupillon et le temps d'amadouer la donzelle, on verra ce qu'on peut faire »

Il file ranger le cintre dans l'armoire, la chapelle pardon et file ouvrir à... quelqu'un qui vous sera présenté une prochaine fois, parce que j'arrête pour cette fois (court, court, j'ai dit court!)


Bonne journée et à bientôt


La dragonne

 

PS: Demain, un break (déjà?!) mais zordar m'a filé un devoir à faire. J'ai toujours fait mes devoirs, même si, en discipline, c'était pas vraiment ça les notes!
par Sieglind publié dans : Puccini
ajouter un commentaire commentaires (21)    créer un trackback recommander
Dimanche 8 janvier 2006
Bonjour!

Alors... vous avez apprécié le délire d'Eric? Une petite question, plutôt deux d'ailleurs:

Est-ce que ça vous a vraiment embetté, qu'il ne puisse pas être possible de mettre un commentaire à l'article? Je vous explique ma démarche:

Etant donné que le rédacteur de la chose c'est quand même l'invité, j'ai pensé qu'il était plus logique de renvoyer à son blog, pour qu'il bénéficie, en direct live des réactions des lecteurs... moi, je suis juste le "support" en quelque sorte. D'accord, j'ai un peu mis "P'tit-oiseau-va-sortir-Man" sur la voie en balançant une con.... fidence qui l'a fait tilté aussitôt, mais c'est quand même lui qui a fait tout le boulot non? Moi, ça me paraissait logique que ça soit vers lui qu'on se dirige après la lecture... parce qu'autrement, c'était comme si on félicitait le gérant de la salle de cinéma pour le film de Luc Truc-muche ou de Erich von Bidule-chose qui nous a emballé (j'me vois pas sauter au cou des caissières - le gérant ici est comme l'Arlésienne, on en entend parler mais on ne vois jamais sa trombine - , en les remerciant d'avoir adoré le "Silence des Anneaux" ou "Le seigneur des Agneaux" ou Lycée de Versaille)

Deuxième interrogation quasi existentielle... enfin presque:

Est-ce que cette formule "invitation de blogueurs" vous plaît? Si c'est le cas, je ne veux pas un bête "Oh oui! j'adore!" je veux votre avis, le vrai, pas le politiquement correct pour pas ne froisser et surtout.... si ça vous plaît, j'aimerai bien  voir (t'as Legnoch, je m'entraîne hein? hé, hé!) poindre votre museau un de ces quatre! Je vais un peu changer la construction (ou plutôt le contenu de la catégories: "A bâtons rompus". Elle risque de devenir "mes invités dégoisent" et mon "A bâtons rompus" personnel deviendra "Je blablatte".
Donc, cette catégorie c'est cadeau! Juste pour vous, si vous voulez balancer un délir ou un truc qui fera tâche chez vous (je crois que j'ai déjà gagaté sur la chose d'ailleurs, mais j'enfonce le clou). Allez cogitez bien sur la chose....

Ce soir, je balance le début de ce fameux opéra, enfin fameux... faut voire, puisque personne n'a tilté sur les indices. Je les redis: Un barbouilleur (peintre), une diva, un flic véreux et amoureux, une fin à "rebonsissement" (rapport à un de mes articles il y a quelques temps). Pour plus d'info: début de l'opéra dans une église... allez cherchez, ça arrive dans la soirée.

Bonne journée et quelques images pour patienter.

La dragonne



Comme on dit, on fait avec ce qu'on a!


Je serai assez d'accord avec Titeuf!


Que somme nous par rapport à l'univers? Grande question!!
par Sieglind publié dans : Je blablatte sur tout et n'importe quoi
ajouter un commentaire commentaires (21)    créer un trackback recommander

Calendrier

Janvier 2006
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

Liens Amis

Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

undefined

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
definition blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus