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Mardi 7 juin 2005

Bonjour à vous !

Hier, un bref article (tout est relatif) pour expliquer les origines de l’opéra ; donc aujourd’hui, on peut entrer dans le vif du sujet, si je puis dire. Je m’abstiendrais d’indiquer quelle que date que ce soit, et pour toutes les œuvres que je vais « massacrer » dans mon blog, et ceci pour deux raisons : un parce que cela n’est pas rigolo, et qu’on peut faire cette recherche par soi-même (un peu de boulot personnel, que diable !) et deux : parce que l’époque n’a pas d’importance pour moi, certains sujets étant encore bien d’actualité.

Voici donc :
LA TRAVIATA de Giuseppe Verdi

ACTE I
Le lieu : Un salon, dans l’hôtel particulier que s’est « offert » (hem ! on va dire ça oui…) l’héroïne. Elle y donne une mega-teuf, avec tous ses copains
Les personnages : Violetta (la Traviata), Gaston, un ami, Alfredo également ami mais qui voudrait bien être un peu plus que ça pour Violetta, et une floppée de piques assiettes, vous savez, ceux qui jouent l’incruste dans les soirée et qu’on est même pas sur d’avoir invités.

Donc l’acte commence sur un rythme assez alerte – ben vaut mieux, c’est la fête tout de même –et par l’entrée des invités. Violetta fait la maîtresse … de maison en accueillant tous les groupes : Salut – (smac) – Machin – (smac) – comment va – (re-smac) – Chose ?. Faut dire que dans ces sauteries, les « léchages de pommes » c’est très tendance (enfin léchages de pommes, je m’entend, parce que les bises « à la branchée », c’est plutôt je penche respectivement la tête à droite et à gauche, et j’effleure à peine le duvet de la goule du copain – ou de la copine - en regardant au ciel (Tiens ! Une tâche au plafond !) et en embrassant bruyamment l’air, style bouteille qu’on décapsule.

 


Arrivent bientôt Gaston et Alfredo, deux copains de Fac fraîchement débarqués de leur lointaine cambrousse (Perpette-les-Oies, ou Trifouillis sur mer, je sais plus) et venus s’encanailler et décompresser avant les exam. Gaston glisse à l’oreille de Violetta, que son copain Alfredo, dès qu’il la voit, roule des yeux de veau énamouré, et ça depuis un bon bout de temps. L’intéressé flippe tellement de faire une bourde, qu’il reste scotché à lui tout en comptant consciencieusement les fleurs du papier peint pour se donner une contenance : « quarante-douze, cinquante-treize, (ben oui, il est troublé ; ça vous arrive pas à vous, de plus savoir compter quand une minette gaulée comme un torpilleur, croise pas loin de votre champ visuel ? Ah bon ?... Faut p’t’être consulter alors…) Violetta fait la blasée, mais ça la touche quand même (il est trop trognon aussi cet Alfredo).
Là, petit indice sur ce qui pend au nez de la donzelle : elle s’engouaille (s’étouffe si vous voulez) et commence à avoir une méchante quinte de toux, et c’est pas le « rhume-tabac » comme on dit (tuberculose ! Comme Fantine la maman de Cosette dans « les misérables ») Keuf ! Keuf !.
Elle se reprend pour donner la réplique à Alfredo dans la fameuse chanson à boire : « Libiamo ne’ lieti calici » (en gros : « à la tienne Etienne ! »). Dans tout cet opéra, vous trouverez des morceaux comme ça, que vous connaissez mais hors contexte ; cherchez pas trop : c’est dans les publicités que vous les avez entendu – parce que les publicitaires adorent Verdi - et Bizet par la même occasion)

Le micro onde vient de faire « plinnnng ! » et tous les vautours se précipitent -comme si leur vie en dépendait - vers le buffet (ils ont trois estomacs ou alors ils font la diète pendant plusieurs jours pour être surs de s’empiffrer un max !)

 



Enfin seuls ! Alfredo va pouvoir faire sa déclaration (comme il n’y a plus de témoin, même s’il se prend un râteau, il aura moins la honte !) :
« Euh, M’zelle, j’ai un truc à vous dire… deux cent soixante treize plus une bleue….(il entame l’autre pan de tapisserie). J’crois que j’suis amoureux de vous… trois cent vingt sept…Est-ce que j’ai ma chance ?... trois cent trente six et une mouche morte…
- Mais c’est qu’il a l’air sérieux le petit ! – ironise (pour la forme) Violetta – Ton papa sait qu’tes dehors ? Et depuis quand t’en pince pour moi comme ça ?
- Un jour ça a fait « tilt » (traduction de Verdi : « un di felice, eterea »)
- Ben, dis-donc tu cachais bien ton jeu ! Pas si niaiseux que ça le jeunôt ! Ecoute… tu m’laisse un peu de temps, on va y réfléchir - dit elle en le raccompagnant jusqu’à la porte – c’est pas tout ça, mais y s’fait tard, et j’dois commencer à dégager la viande saoule pour pouvoir sortir l’aspi. J’espère que la shampouineuse est d’attaque parce que, m’est avis qu’en regardant la moquette, on doit avoir l’impression de zieuter les fresques des grottes le Lascaux ! A plus, mon mignon, rentre bien et embrasse bien les meubles pour moi ! »

Sur ces bonnes paroles, Alfredo rentre chez lui – un peu à reculons tout de même , pas trop pressé et surtout un petit peu « énervé » - pendant que Violetta se repasse le film avec une petite lueur de midinette au fond des mirettes et puis se secoue un peu – faut pas s’attendrir ! Le travail va pas se faire tout seul ! Et puis le rencard de demain a l’air pété de tunes, alors il faut que j’assure côté look !
Le rideau tombe pendant qu’Alfredo miaule sous les fenêtres : « di quel amor… » et que Violetta interpelle sa bonne : « passe-moi le Miror ! »

Fin du premier acte de cette « dame aux camélias » lyrique.

par Walsong publié dans : Verdi
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Lundi 6 juin 2005

Aujourd’hui, un petit peu de ma collection de dragons. Parce que j’en ai simplement envie

Précédemment, vous avez vu le grand dragon rouge feu en début d’article, cadeau de mon cher et tendre. On peut dire qu’il prend de la place, mais il est beau hein ?

Il y a aussi la dernier cadeau de ma fille pour la fête de mères ; c’est pas une figurine, c’est un jouet « tout mou » et assez grand – oui, je sais, c’est décalé comme cadeau, mais le côté, électroménager, parfum, ou bimbeloterie, c’est pas trop mon style (ciblez plutôt jeux vidéo, CD ou animes asiatiques, sans compter les bouquins et là ce sera autre chose !)

Celui-ci c’est un jouet à mon fils (il y a belle lurette qu’il a laissé tomber les Mighty Max, donc c’est sans scrupule que je lui ai « emprunté ») en plus il s’ouvre et c’est géant, il y a plein de trucs un peu crados mais rigolos à l’intérieur !


Voilà pour le début de ma collection ; on verra à ce que, de temps en temps, je vous en fasse voir un peu plus

Oui, je vous entends déjà : « Mais quel âge elle a (dans sa tête bien sur) pour avoir des goûts aussi zarbis ?

Et ben si je régresse, j’assume ! Si on devait avoir les goûts en rapport avec notre fonction, notre âge, ou notre sexe, je serai une asociale complète et irrécupérable !

A bientôt

PS: je viens d'aller faire un petit tour chez mon copain P'tit Drag, il agrandit la famille en parlant du dragon de terre allez-y de ma part.

http://ptitdrag.over-blog.com/  

par Walsong publié dans : Dragons et créatures
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Lundi 6 juin 2005

Bonjour à vous !

Le Rhin et son Or sont loin de nous maintenant ! Non ! Surtout ne pas se retourner, ça fait trop mal ! Mais ça repose aussi un peu non ? Qu’est-ce qu’ils ont pu en brasser de l’air tous ces dieux, géants, ondines, et nains divers – un p’tit peu le tournis moi… il faut que je me repose cinq minutes.

Pour changer, après la mythologie, on va aborder le drame bourgeois (enfin, je l’appelle comme ça personnellement ; le vrai terme, je n’en ai aucune idée (et je m’en balance un peu à vrai dire ! On n’est pas là pour faire de la musicologie pure, il y a des gens exprès formés pour ça)

D’abord si je vous dis Alexandre Dumas…. ça vous interpelle ?
Pas celui des « Trois Moustiquaires » (Aventures dans la forêt équatoriale), de l’histoire de « Joseph Balsamique » (qui a tourné un peu au vinaigre) ou du « Comte de Monte Carlo » (un flambeur, celui là).
Non mesdames et messieurs, c’est de son fils naturel, auteur d’un best-seller, porté plusieurs fois à l’écran, grand ou petit, (une bonne trentaine de versions, au moins ! ).
Toujours pas trouvé ?  Attendez voir…. Ça parle d’une minette qui aime bien les fleurs et la teuf… Mais noooooon ! Pas « Madame Chrysanthème » ! (Quoique… pas faux ! Pierre Loti à inspiré le Madame Butterfly de Puccini)
Bon là on s’égare, on s’égare et j’en connais qui s’impatientent ! On ne va pas y passer l’hiver ! Alors je vous le dis c’est : « La Dame aux Camélias » !

Ben oui, le petit malin du fond, bien la peine de dire que tu le savais! Trop facile l’excuse : «Au bout d’la langue », « Là, j’lai là ! », « ça veut pas sortir »… On me la fait plus celle-là !
Donc ce drame, bourgeois au possible, où une demi-mondaine, aujourd’hui on dirait Call Girl, trouve le grand amour et se sacrifie pour celui-ci (pour des idées purement bourges et victoriennes, mais je ne vous en dit pas plus, chut !), ce drame donc a inspiré le compositeur Giuseppe Verdi (bourgeois, lui aussi et nationaliste à ses heures - ça c’est anecdotique et n’a rien à voir avec l’opéra).
Verdi l’a composé en restant relativement fidèle à la pièce de théâtre mais en changeant son nom (no bastante italiano forse – pardon ! pas assez italien peut-être) et l’a donc nommé : La Traviata, qui veut dire…. Celle qui s’est détournée du droit chemin, la fille perdue.

Je vous situe le contexte : le dix-neuvième siècle, ou les bourgeois et chevaliers d’industries divers se faisaient un devoir d’entretenir un femme (c’était de bon ton, tendance, si vous voulez). D’ailleurs c’était le nec plus ultra de faire déniaiser le rejeton mâle de la famille par une de ces personnes (on ne faisait pas  confiance à la nature à ce qu’on dirait). On connaît bien d’autres écrits sur le même sujet. Tiens, ça me donne une idée…

Jeu : Donnez-moi des titres d’œuvres diverses traitant de cette époque et de ce genre de « prostitution » (il faut bien appeler un chat, un chat). Toute langues et pays confondus évidemment. Réponse en bas dans les commentaires le gagnant aura gagné… à être connu !

Donc maintenant que l’origine et le contexte de l’opéra sont cités, nous pourrons, dès demain aborder ce drame à faire pleurer dans les chaumières (en principe, parce qu’avec moi…. C’est pas gagné pour jouer les pleureuses)


A demain donc pour la Traviata de Giuseppe Verdi.

par Walsong publié dans : Verdi
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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