Bonjour à vous !
Hier, un bref article (tout est relatif) pour expliquer les origines de lopéra ; donc aujourdhui, on peut entrer dans le vif du sujet, si je puis dire. Je mabstiendrais dindiquer quelle que date que ce soit, et pour toutes les uvres que je vais « massacrer » dans mon blog, et ceci pour deux raisons : un parce que cela nest pas rigolo, et quon peut faire cette recherche par soi-même (un peu de boulot personnel, que diable !) et deux : parce que lépoque na pas dimportance pour moi, certains sujets étant encore bien dactualité.

Voici donc :
LA TRAVIATA de Giuseppe Verdi
ACTE I
Le lieu : Un salon, dans lhôtel particulier que sest « offert » (hem ! on va dire ça oui
) lhéroïne. Elle y donne une mega-teuf, avec tous ses copains
Les personnages : Violetta (la Traviata), Gaston, un ami, Alfredo également ami mais qui voudrait bien être un peu plus que ça pour Violetta, et une floppée de piques assiettes, vous savez, ceux qui jouent lincruste dans les soirée et quon est même pas sur davoir invités.
Donc lacte commence sur un rythme assez alerte ben vaut mieux, cest la fête tout de même et par lentrée des invités. Violetta fait la maîtresse de maison en accueillant tous les groupes : Salut (smac) Machin (smac) comment va (re-smac) Chose ?. Faut dire que dans ces sauteries, les « léchages de pommes » cest très tendance (enfin léchages de pommes, je mentend, parce que les bises « à la branchée », cest plutôt je penche respectivement la tête à droite et à gauche, et jeffleure à peine le duvet de la goule du copain ou de la copine - en regardant au ciel (Tiens ! Une tâche au plafond !) et en embrassant bruyamment lair, style bouteille quon décapsule.

Arrivent bientôt Gaston et Alfredo, deux copains de Fac fraîchement débarqués de leur lointaine cambrousse (Perpette-les-Oies, ou Trifouillis sur mer, je sais plus) et venus sencanailler et décompresser avant les exam. Gaston glisse à loreille de Violetta, que son copain Alfredo, dès quil la voit, roule des yeux de veau énamouré, et ça depuis un bon bout de temps. Lintéressé flippe tellement de faire une bourde, quil reste scotché à lui tout en comptant consciencieusement les fleurs du papier peint pour se donner une contenance : « quarante-douze, cinquante-treize, (ben oui, il est troublé ; ça vous arrive pas à vous, de plus savoir compter quand une minette gaulée comme un torpilleur, croise pas loin de votre champ visuel ? Ah bon ?... Faut ptêtre consulter alors
) Violetta fait la blasée, mais ça la touche quand même (il est trop trognon aussi cet Alfredo).
Là, petit indice sur ce qui pend au nez de la donzelle : elle sengouaille (sétouffe si vous voulez) et commence à avoir une méchante quinte de toux, et cest pas le « rhume-tabac » comme on dit (tuberculose ! Comme Fantine la maman de Cosette dans « les misérables ») Keuf ! Keuf !.
Elle se reprend pour donner la réplique à Alfredo dans la fameuse chanson à boire : « Libiamo ne lieti calici » (en gros : « à la tienne Etienne ! »). Dans tout cet opéra, vous trouverez des morceaux comme ça, que vous connaissez mais hors contexte ; cherchez pas trop : cest dans les publicités que vous les avez entendu parce que les publicitaires adorent Verdi - et Bizet par la même occasion)
Le micro onde vient de faire « plinnnng ! » et tous les vautours se précipitent -comme si leur vie en dépendait - vers le buffet (ils ont trois estomacs ou alors ils font la diète pendant plusieurs jours pour être surs de sempiffrer un max !)

Enfin seuls ! Alfredo va pouvoir faire sa déclaration (comme il ny a plus de témoin, même sil se prend un râteau, il aura moins la honte !) :
« Euh, Mzelle, jai un truc à vous dire
deux cent soixante treize plus une bleue
.(il entame lautre pan de tapisserie). Jcrois que jsuis amoureux de vous
trois cent vingt sept
Est-ce que jai ma chance ?... trois cent trente six et une mouche morte
- Mais cest quil a lair sérieux le petit ! ironise (pour la forme) Violetta Ton papa sait qutes dehors ? Et depuis quand ten pince pour moi comme ça ?
- Un jour ça a fait « tilt » (traduction de Verdi : « un di felice, eterea »)
- Ben, dis-donc tu cachais bien ton jeu ! Pas si niaiseux que ça le jeunôt ! Ecoute
tu mlaisse un peu de temps, on va y réfléchir - dit elle en le raccompagnant jusquà la porte cest pas tout ça, mais y sfait tard, et jdois commencer à dégager la viande saoule pour pouvoir sortir laspi. Jespère que la shampouineuse est dattaque parce que, mest avis quen regardant la moquette, on doit avoir limpression de zieuter les fresques des grottes le Lascaux ! A plus, mon mignon, rentre bien et embrasse bien les meubles pour moi ! »
Sur ces bonnes paroles, Alfredo rentre chez lui un peu à reculons tout de même , pas trop pressé et surtout un petit peu « énervé » - pendant que Violetta se repasse le film avec une petite lueur de midinette au fond des mirettes et puis se secoue un peu faut pas sattendrir ! Le travail va pas se faire tout seul ! Et puis le rencard de demain a lair pété de tunes, alors il faut que jassure côté look !
Le rideau tombe pendant quAlfredo miaule sous les fenêtres : « di quel amor
» et que Violetta interpelle sa bonne : « passe-moi le Miror ! »

Fin du premier acte de cette « dame aux camélias » lyrique.
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