Sans commentaires pour un accident terrible.


Juste une petite pensée, c'est peu et ne vous retiendra pas longtemps
Bonne journée
La dragonne
ajouter un commentaire commentaires (24) créer un trackback trackbacks (2) recommander
Sans commentaires pour un accident terrible.


Juste une petite pensée, c'est peu et ne vous retiendra pas longtemps
Bonne journée
La dragonne
Bonjour à tous!
(Pas) à la demande générale, mais parce que je veux vous montrer quand même mon boulot, je vous mets des photos de la fameuse armoire à dragons!
Il reste quelques petits trucs à faire, mais pour ça, il faudra que je me bouge pour aller chercher du matos, et là,... pas envie (de toute façon elle attendu près de deux bons mois dans le garage, elle peut bien attendre encore un petit peu, non?)

Donc, l'ancienne penderie à glace, transformée en étagère. J'lui ai donné un bon coup de plumeau (un peu plus même faut dire), c'est que les châpiteau tarabiscotés, ça prend la poussière des ans comme on dit! Vous remarquerez d'ailleurs à sa droite, ma tête des bons jours, là j'avais chaud alors j'étais tête nue!
Donc, j'explique comment j'ai procédé: j'ai ôté, sans la casser la glace (c'est pas par superstition, mais vu la taille qu'elle a, et surtout qu'elle est en très bon état, je vais lui trouver un cadre quelconque ou le faire carrément et la transformer en miroir (là aussi, je n'serais pas contre le fait d'en faire une psychée, mais il faut trouver un socle!) ou en miroir tifany's (j'maîtrise assez bien la technique du faux vitrail, donc...)
Ensuite j'ai dévissé la tringle de la penderie (fixée au toit donc pas de trace sur les parois, bien! colmatage de moins à faire)
On le voit pas trop mais juste au dessus de la dernière étagère, il y a un motif qui est cassé (deux soluces, le restaurer d'origine (facile mais pas rigolo) ou alors, faire un moulage d'une tête de dragon (j'ai mon idée là dessus) et la coller à la place après avoir ôté le bout restant.
Tiens! Bonne idée! J'vais vous prendre... à témoin: à votre avis d' origine ou dragonnée la déco?

Là on voit mieux le bout qui manque (la partie plus claire au dessus de l'espèce de fleur qui pendouille. Les crémaillères étaient déjà en place à l'intérieur, je n'ai eu donc qu'à faire découper à dimension les étagères (celles d'origine n' étaient plus en place, si elles l'ont été un jour, depuis des années chez les parents des copains). J' attendrais quand mes fonds me le permettront, mais peut-être alors que je mettrais du "vrai" bois et non pas de l'agglo, de bonne qualité d'accord, mais un peu trop souple et surtout obligatoirement habillé parce ça jure trop avec la teinte du reste (là facile l'habillage aussi! J'allais pas mettre du papier adhésif décoratif - ça bulle toujours quand y faut pas, ça se décolle sous la chaleur et ici, à Toulouse, quand ça plombe, ça plombe! Quand on le change, il faut obligatoirement nettoyer la vieille colle et c'est pas de la tarte, et en plus, il faut dire que le choix des motifs et des couleurs est pas top-top! Donc j'ai préféré acheter un rouleau de papier à tapisserie expansé (me demandez pas à quoi ça correspond, mais tout ce que je sais, c'est qu'il est épais et un peu "capitonné" au toucher, donc plus solide (en plus c'était une promo donc pas cher!) j'ai punaisé - bêtement parce que plus facile par la suite à changer - un bout autours et comme j'aime pas trop les raccords visibles, j'ai plié un autre bout que j'ai mis au dessus pour les masquer (ce qui fait que recto-verso, l'étagère est habillée (c'est plus net je trouve)

Un dragon que j'avais oublié de mettre dans la série de photos (c'est pas tout à fait vrai, j'avais la photo, mais elle était trop flou autant en profiter pour la refaire et là on voit tous les détails) Le bougeoir, c'est celui qui m'inspire pour la tête qui remplacerait la déco de la façade abîmée. A voir donc!

Là, ces deux là, ils ne sont pas bien vieux, ils datent de samedi tous les deux! Mis à part le dragon asiatique en bois exotique qui est très joli, j'ai une préférence pour l'origami et vous savez pourquoi ? (bin non idiote! sont pas devins, ils lisent pas dans les entrailles de pouascaille!)
C'est un lecteur qui me l'a envoyé! Com' j'vous le dis très chers!
Sa petite Méline de fistonne (trois ans le bout d'trognon d'pomme!) a flashé complet sur l'opéra et il a commencé à me demander des tuyaux à ce sujet. Il n'est pas blogueur et ça c'est donc fait sur mon adresse nornes (en plus vue la longueur des messages, autant passer par là, on aurait monopolisé les commentaires).
C'est valorisant mais assez angoissant, vous vous rendez compte qu'un papa et une maman, inconnus de moi, me demandent des conseils pour leur bout de chou! Y a pas droit à l'erreur sur le coup!
Et en remerciement, Samedi, dans ma boîte aux lettres (la vraie, pour le papier avec une enveloppe et un timbre... ou les pubs, mais là on s'en fout un peu non?) j'avais ça! (Merci Cyrille, Véro et Méline)
Et comble du bonheur, une petite explication a suivi par le net évidemment! La traditon de l'origami et sa technique (j'étais à cent lieues de penser à ça comme origine traditionnelle d'un pliage papier). Je le garde précieusement, mais comme, je refuse de garder les choses intéressantes pour moi, je vous balance les adresses!
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sadako_Sasaki
http://eppee.ouvaton.org/article.php3?id_article=380

Ce dragon, arrivé Samedi donc, dans sa nouvelle maison, c'est celui que m'a offert mon beau-frère, en remerciement pour avoir gardé ses gamins (j'aime bien les gens qui savent où vont mes préférences, je crois qu'il serait arrivé avec autre chose de plus... "féminin", j'aurai pas trop apprécié lol!)
Voilà mes nouvelles acquisitions, mais n'oubliez pas d'aller faire un tour sur les deux adresses, ça vaut le coup!
A au fait, pour anticiper... le meuble vert derrière, décoré de fleurs naïves, c'est un vieux vaissellier récupéré ches ma mère adoptive tout cra-cra et bousillé du haut. J'ai gardé que le bahut que j'ai peint (la table où sont les dragons et le rocking qu'on aperçoit, c'est aussi de bibi (collage serviette papier, technique que je maîtrise pas mal au grand désespoir de mon Mc, qui voit les objets s'entasser une fois restaurés (Je dis "pour anticiper", parce que je ferais peut-être des photos de mon antre avec les trucs que j'ai bidouillé ça vous intéresse? Faites le moi savoir)
Valàààààà! a puuuuuuu! Vous avez enfin pigé pourquoi la dragonne était monopolisée pendant un certain temps et que ses articles étaient un peu moins... ménotronométriques? C'était l'armoire la fautive, mais ça en valait quand même la peine (enfin je crois, enfin pour moi, enfin... et pis d'abord j'ai pas à me justifier hein? Manquerait plus que ça! Non mais!)
Bonne journée et bidouillez bien vous aussi, ou glandouillez, ou bronzouillez, ou siestouillez... tous les verbes en "ouillez" quoi!
La dragonne
Bonjour à tous !
Alors ce lundi de rab, on en a profité ? J’espère en tout cas, parce que moi, je m’suis pas gênée ! (La ruse c’est d’avoir fait l’article la veille au soir et de n’avoir plus qu’à le basculer le matin, payant le truc, pour le temps gagné !) Après j’ai fait tourner ma machine à laver mentale (lavage, prélassage et bronzage) puis petite collation midinesque d’Arlequins (pour ceux qui sont pas au courant, les Arlequins c’est des restes du repas précédent présentés d’une autre manière, style buffet ou pique-nique, c’est charentais, l’expression, c’est pas inventé)
Donc, j’ai eu le temps de…. ne rien ficher et ça m’a bien plue, mine de rien.
On va quand même continuer le récit de Cosi fan Tutte de Mozart par la suite de l’acte II.
En résumé, les mecs ont commencé leur pari et essayé de draguer la copine de l’autre avec un essai transformé sur deux. Dorabella, la copine de Fernando a craqué sous le charme de son copain Guglielmo déguisé en sarrasin. Don Alfonso, celui qui a lancé l’idée leur fait quand même remarquer que c’est pas gagné et qu’il reste encore un essai… fin du second tableau.
Le tableau suivant représente une pièce avec plusieurs portes (on voit déjà le coup, j’entre, il ou elle sort, elle re-rentre, je re-sors… ficelles plus qu’effilochées du vaudeville, mais c’est un classique !)
Les personnages : Despina, Dorabella, Fiordiligi, puis, plus tard Fernando, Guglielmo et Don Alfonso
Au début du tableau, Despina félicite Dorabella d’avoir réussi le test de « féminité » (on va dire ça pour pas dire qu’elle a fait un accroc sévère à son aube de fidélité virginale). L’autre lui répond que c’est vraiment pas de sa faute et que l’autre (l’autre c’est le mec) a fait tout le boulot et qu’elle est tombée tout bardée la dindette dans ses bras (c’est qu’il savait causer le crooner !). La frangine Fiordiligi rapplique son museau, mais on peut pas dire que c’est la joie :
« A c’est malin ! A cause de vous deux, on va tous cramer nos miches chez Lucifer !
- T’es devenue frapadingue ?
- Nan, bandes d’idiotes ! J’en pince c’est tout !
- Mais c’est génial ! – crie sa frangine – On va être toutes les deux mariées !
- Euh, t’oublierais pas deux mecs qui sont partis se faire trouer le bide à la guerre, par hasard ?
- Bin justement ! S’ils y restent, on se retrouve comment nous ? Une main devant et une derrière ?
- Et s’ils reviennent ?
- On aura déjà la bagouse et on se sera fait la belle avec les deux enturbanés !
- Franchement frangine, j’sais pas comment t’as pu changer en une seule journée ! Moi j’vais pas craquer !
- T’sais pas ce que tu rates ! Vaut mieux tourner dans le sens du vent que de se prendre une bourrasque en pleine tronche ! "– et sur ces paroles Dorabella sort.
Fiordiligi maintient son discours comme quoi elle préfère crever la goule ouverte plutôt que de craquer pour le derviche tourneur-de-caboche. Tout d’un coup, elle a une idée lumineuse (pling) et appelle Despina :
« Desp. Tu te rappelle les fringues qu’ont laissées nos copains au porte-manteau de l’entrée ? Et bin tache de dégoter un manteau, un capeo quelconque et une épée ! Appelle ma girouette de sœur j’veux lui causer !"
Pendant que la bonne s’exécute, elle pense (chante) tout haut :
« On va se déguiser Dora et moi en mecs, on file rejoindre nos copains à la guerre et on s’ra avec eux en pleine bagarre, quitte à y rester !

- Et moi j’arrête de respirer dans la minute qui suit ! – lance Fernando (toujours déguisé) entrant dans la pièce (il avait espionné par le trou de la serrure avec Don Alfonso depuis le début)
- C’est pas vrai ! T’es plus collant qu’un papier tue-mouche toi !
- Tiens, l’épée qu’t’as piqué au ratelier, t’as qu’à tout de suite t’exercer… larde moi !
- T’arrête tout de suite ce cinoche ! J’en peux plus moi !
- Trucidouille moi ou épouse-moi, j’suis celui qu’il te faut !
- T’as gagné ! Je convole ! »
Guglielmo, planqué avec Don Alfonso derrière une autre porte a tout entendu du « coup de canif » au contrat d’engagement de sa copine et c’est vraiment pas la joie.
Les trois compères se rejoignent et les deux futurs-ex-futurs époux (bin oui, fiancés, partis guerroyer, donc quasi clamsés pour les copines, et re-fiancés mais en changeant la fille). Ils décident de se venger. Don Alfonso, leur dit que le meilleur moyen pour ça, c’est de les épouser. Réponse des deux dindons (le sexe de la volaille a changé on dirait…) : ils épouseraient (texto) « plutôt la barque de Charon » ou la « grotte de Vulcain » (bizarre, leur comparaison : un moyen de transport aquatique et un trou dans une grosse caillasse, faudrait voir du côté du Sigmund du coin… ou alors le librettiste Da Ponte avait fumé son tapis persan…) Don Alfonso réplique qu’à ce tarif, ils vont rester vieux garçons, parce que les remplaçantes de Dora et Fior risquent d’être pire. Et puis, ils en pincent quand même pour elles alors autant se faire une raison et prendre les moins pires. Et c’est là d’ailleurs qu’apparaît la phrase qui a donné le titre à l’œuvre, je vous la donne en VO avec traduction quand même : « Giacché giovanni, vecchie et belle et brutte (car qu’elles soient jeunes, vieilles, belles, laides) Ripetete con me (répétez avec moi) cosi fan tutte ! (Elles font toutes ainsi) »

Despina entre en annonçant que les filles sont d’accord pour épouser leurs pseudo nouveaux fiancés et pour partir dans trois jours avec eux, elles demandent d’aller chercher un notaire et attendent les « heureux » élus dans leur piaule.
La scène change et pour le quatrième tableau on se retrouve dans une salle éclairée comme un grand magasin, jour de promo. D’ailleurs ça s’active autant, parce que tout un monde (choriste et figurants) s’active sous les ordres de Despina, pour mettre de chandelles partout et dresser la table pour les noces. Don Alfonso la félicite pour son boulot alors que les deux couples s’avancent. Ils arrêtent pas de se faire de mamours verbales : « t’es canon, t’es trognon, que t’as de grands yeux, que t’as de grandes raquiches ! »
Despina s’est une nouvelle fois éclipsée pour revenir déguisée (c’t’une manie chez elle !) en notaire cette fois.
Elle leur lit le contrat (faux comme le râtelier d’ma tantine) où Fiordiligi épouse Sempronius et Dorabella , Titus (on apprend enfin le blaze des déguisés et qu’ils seraient albanais, parce que c’est quasi la fin quand même) et que l’alinéa truc de l’article bidule du paragraphe chose… et patati et patalère. Les quatre intéressés font presser la musique parce qu’ils vont pas y passer cent sept ans.
Coup de théâtre, quand on entend dans les coulisses la chanson du soldat du début. Don Alfonso fait semblant de regarder vers le rivage et annonce que les deux fiancés reviennent de la guerre (un jour, la guerre, plus court, vous me ferez signe !)
Panique à bord : les filles courent dans tous les sens et décident de ficher leurs galants dans un placard ! (le coup de l’armoire avec l’amant dedans, vous voyez que c’est pas nouveau). Despina, saute dans un coffre à jouet qui se trouve dans un coin.
Les copains à nouveaux attifés en… eux, entrent par une autre porte (d’où l’utilité des portes multiples dans la scène, j’vous l’avais dit) :
« Devinez qui est d’retour ?... Bin vous en fêtes une tronche !
- C’est la joie – répond Don Alfonso pour elles – et comme toutes les grandes joies sont muettes…
- Pourriez ranger c’te malle, on a failli se la prendre de plein fouet, j’vais la pousser, tiens elle est garnie ! C’est qui ce… notaire ?
- C’est Despi – lance celle-ci en ôtant son faux nez et sa barbichette, y avait soirée costumée et j’avais qu’là pour me déloquer
- J’pige plus rien ! – chuchotent les deux sœurs (faut dire que même nous, on a du mal à suivre alors …)
- C’est quoi ces papelards ? – demandent les deux copains – On les a trouvé par terre. – (négligemment jetés par Alfonso) – Un contrat de mariage ? Et signé ! On vous promets qu’ça va saigner le raisiné !
- Pardon, pardon, pardon – supplient les filles (enfin c’est d’autres mots, mais c’est l’esprit)
- Allez déballez le pot au rose !
- T’as qu’à demander à ton pote Alfonso et à c’te garce de Despina !
- Bin c’est vrai y eu entourlipouille – répond Don Alfono.
- Ah aaaaah !" – lancent triomphalement les mecs en sortant leurs costards d’Albanais qu’ils avaient planqué derrière la porte, ainsi que le costume de docteur du début que portait Despina.

Stupeur et tremblements pour les trois nanas (sur le coup Despina se retrouve coincée aussi)
Don Alfonso leur explique :
« C’était un pari et que l’avantage du truc, c’est que vos copains se seront un peu « assagis » dans cette aventure. On se donne la main, on se fait la bise et on fait la fête !
- Pardon les garçons ! On fera tout pour vous consoler et rester de bonnes petites meufs
- On vous croit sur paroles – et surtout ils ont aucune envie de retester la chose !
- Mince j’ai été eue comme une bleusaille moi sur l’affaire – lance Despina. Mais c’est pour toutes les fois où j’ai roulé les autres.
Conclusion de l’opéra par un sextuor : « Faut savoir prendre le bon côté des choses, rire de ce qui fait habituellement pleurer et rester zen parmi les em…brouilles de la vie »
Fin de l’opéra sans trop de moralité, parce que quand même c’est bâti sur une sacré tromperie et le fait de savoir qu’on ne peut se fier à l’autre et qu’il faut s’en contenter… Mouaiii ! C’est pas trop ma « philo » ça et la question du jour sera :
« Et vous ? Qu’est-ce que vous en pensez ? »

Cogitez bien sur le peu de valeur que Mozart avait de la constance humaine ou plutôt sur ses limites, ou allez faire un tour, parce qu’il fait beau et que les cours ça reprend qu’en Septembre, la balle est dans votre camp (moi j’ai choisi : Il fait beau !)
Bonnes journée et à plus tard
La dragonne

Commentaires