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Lundi 14 novembre 2005

Bonjour !

Alors le week-end prolongé vous a été bénéfique ? Et bin pour moi, j’vais vous dire, mes braves gens, j’aurai bien redemandé un p’tit rab ! En plus comme une idiote  j’en ai rajouté une couche (de fatigue), en courant presque toute la nuit après un type qu’avait mon ballon ! Heureusement que Kiefer Sutherland déguisé en plagiste est arrivé et lui a fait un plaquage parfait ! J’ai pu le récupérer ! Vous vous rendez pas compte, un ballon parlant, ça se paume pas comme ça ! (bin oui, j’ai des rêves sportifs, que voulez-vous).

C’est pas tout ça, mais il faut retourner à notre opéra, sinon, il va finir sans nous. On en était resté à la fin de l’acte deux, sur une bagarre homérique opposant les habitants d’un quartier pourtant tranquille de Nuremberg. Abordons la suite.

 

LES MAITRES CHANTEURS DE NUREMBERG – ACTE III

 

Le lieu : le même secteur, la rue ou habite Hans Sachs et la famille Pogner (déjà décrit, maisons à colom… bages etc. etc.) Plus précisément l’atelier de celui-ci (paires de pompes un peu partout, établi avec tout le toutim pour pouvoir les rendre présentables, espace clé-minute, produits d’entretien et même un présentoir de chaussettes – vous vous êtes jamais fait alpaguer par un vendeur qui voulait vous refiler à tout prix une paire de gants de pieds pour l’achat de vos godasses ? Comme si on avait des tronches à se balader nu pieds dedans parce qu’on adore avoir de jolies ampoules bien palpitantes au bout des arpions.

 

Les personnages : Sachs (normal c’est quand même lui le cordonnier), David, son apprenti, Walther le type qu’a raté son examen d’entrée chez les Maîtres Chanteurs, Beckmesser le sale type de l’histoire, marqueur de son état (ça fait tilt ! J’vois ça pour le décrire, mais elle est facile celle-là !)

 


Le rideau s’ouvre sur le lendemain de cette baston générale sur Sachs plongé dans la lecture (on peut ressemeler des tongs et s’instruire, la preuve) David se pointe, un peu péteux sur les bords et s’excuse de lui avoir fichu la honte de sa vie la veille en se colletant avec Beckmesser. L’autre, complètement dans sa bulle, ne pense même pas à lui passer un savon et lui demande de pousser la chansonnette, histoire de lui montrer ce qu’il a écrit pour la fête de la Saint-Jean. C’est pas trop mal tourné son truc et il lui dit d’aller en récréation, pour la peine. Resté seul, il se demande si la terre entière n’est pas en train de virer bredine, rapport à l’exemple locale d’un délire pugiliste de quartier.


 

Walther entre à son tour. Il lui dit qu’il a fait un super rêve (il a retrouvé son ballon, lui aussi ?). Sachs, très pro, lui dit de lui raconter la chose et qu’on va peut-être pouvoir en tirer un chant de maîtrise correct pour le concours, avec quelques conseils de sa part, évidemment (sympa le type ! Il en pince pour Eva, mais aide son rivale à gagner pour épouser la fille, ça c’est de l’abnégation !)

« Dès potron minet, j’étais dans un coin sympa, plein de pâquerettes et avec un sacré maousse de pommier. Soudain, « Pling », je me retrouve avec une super nana qui me tient le bras et me désigne une golden . J’suis resté là, planté toute la sainte journée à mater la pomme et la nana. La nuit est tombée (boum ! patatra !) et  deux étoiles sont apparues ont commencé un sacré show pour finir en guirlande lumineuse dans l’arbre et les loupiotes ont remplacé les pommes. »

(- là, mon ballon parlant, il fait pas le poids ! -)




Siegmund interprétant les rêves

Sachs prend des notes en lui montrant où ça cloche pour que ça fasse plus… Maître chanteur,  et après quelques rectifications, ils arrivent à pondre deux couplets du chant. C’est pas encore le Pérou, loin de là, étant donné que c’est juste les idées de Walther, pas encore mises en forme et il reste encore la conclusion à écrire.

Mais c’est pas tout ça, il faut aller se déguiser,pardon mettre ses habits du dimanche pour le concours et ils sortent tous les deux de la boutique.

 

Beckmesser, le marqueur tabassé par David, entre à son tour, en costar de cérémonie, mais la tronche porte les marques de son entrevue musclée avec l’apprenti (un œil au beurre noir et qu’a triplé de volume, ça fait un peu désordre dans le tableau) Il tombe sur la feuille où les deux précédents occupants de la pièce ont inscrit leur chant de maîtrise. Il en reste la mâchoire inférieure en position basse tellement il trouve le texte sympa.

Sachs entre à nouveau et Beckmesser commence à le houspiller :

« - Dis donc toi, le faux derche (la poêle qui se moque du chaudron, comme on dit chez moi !) c’est de ta faute tout ce qui est arrivé hier soir ! T’as vu la trogne que je me paie ? Tu paieras pour l’escalope que j’ai dû acheter pour me filer sur l’œil ! En plus t’es le roi des hypocrites ! Tu dis rien et tu t’inscris en douce au concours… belle mentalité
- T’as vu jouer ça où toi ?
- Et ça (il montre la feuille) c’est la liste des courses ?
- T’es con…complètement à côté de la plaque. Tiens pour preuve, j’te le file ce chant, t’as qu’à le présenter cet après-midi au concours. T’as ma promesse en plus que je ne dirais jamais qui l’a composé. »

L’autre pingouin en reste baba, mais n’est tout de même pas mécontent de l’affaire (ça lui évite de bosser sur sa production plus que bancale, étant donné que côté boyaux de la tête, c’est un peu mélangé depuis le crêpage de chignon. Il file comme le simoun avant que le cordonnier-Maître Chanteur change d’idée.

On s’arrête là, mais, vous trouvez pas bizarre vous l’attitude de Sachs ? Il prend en sténo le rêve de Walther et deux minutes plus tard, file le bébé à son pire ennemi ? Il prépare un mauvais coup, c’est sur… mais contre qui ? Walther ou l’autre pékin ?

On verra ça plus tard, mais l’acte étant long, on s’arrête un peu (ça vous obligera à faire tourner votre imagination pour trouver la suite, on comparera à la fin)

 

Bonne journée à tous et portez-vous bien

 

La dragonne

par Sieglind publié dans : Wagner
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Lundi 14 novembre 2005

C'est encore moi! Je viens de faire le tour de mes articles nouveaux à lire, et je tombe sur un  truc chez Abie    c'est ça:  http://ceciestuntest.over-blog.com/article-1198731.html  allez-y, ça rappelle étrangement les bêtises que j'ai sorties hier!

Bonne continuation.

La dragonne

par Sieglind publié dans : Post-its sur le frigo
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Dimanche 13 novembre 2005

Bonjour!

Aujourd'hui, comme promis une journée plus tranquille (enfin pour moi). Sortie boîte et rentrée vers 5h30 ce matin, ça calme, côté production "bloguienne")

Rassurez-vous, cette fois, j'ai évité le DJicide (c'était pas Bysance, mais correct, et puis, faut dire que la fatigue de la semaine aidant, on avait plutôt envie de discuter le bout de gras avec les copains rencontrés là-bas, plutôt que de criser  pendant les séries "neuneu et cotillons" (il a refait un mini accès de "zoukite" aîgue, mais, vu la désertion presque immédiate de la piste, il a quand même pigé, cette fois (vaut mieux tard que jamais!)

Réveil en fanfare, y a pas si longtemps que ça : le retour de la cigognette Mikeline est prévu à dix-neuf heures ce soir. Donc, il me reste exactement.... six heures pour tenter d'avoir une figure dragonienne à peu près potable (là c'est la version "pouce-pouce" : remettez les cases qui composent l'image dans le bon ordre)

Un petit coup de trucs zarbis encore? Et je file préparer un truc rapide pour se substenter (à mon avis, ça sera plutôt brunch que déjeuner... tout sur la table, sucré salé et on picore)

Je vous laisse donc et en plus, il faut que je lise vos articles (rassurez-vous, j'arrive mais au pas mesuré de l'escargot de Bourgogne en terrain accidenté)

Bonne journée

La dragonne

Si tu es là, frappe trois fois (mais pas trop fort, aujourd'hui... bobo tétête!)



Nul n’est prophète en son pays. En France, Allan Kardec, père du mouvement spirite, ne compte qu’une poignée d’adeptes. Au Brésil, des millions de personnes lui vouent un culte. Pour le bicentenaire de sa naissance, le médium breton a même eu les hommages du Parlement – qui a abrité à l’occasion sa première séance de spiritisme. Luiz Bassuma (du Parti des travailleurs), qui présidait la session solennelle, est soudain entré en transe. La tête baissée, les mains agitées de tremblements, le député a progressivement changé de voix. Quel esprit est venu l’habiter ? M. Bassuma n’en sait fichtre rien, mais certains ont reconnu les intonations du médium le plus célèbre du Brésil, Chico Xavier, auteur de plus de 400 ouvrages dictés par les esprits, qui quitta la vie terrestre en 2002. A l’époque, plus de 2 millions de Brésiliens s’étaient déclarés spirites. (Jornal do Globo, Istoé, Radio Bandeirantes, Rio de Janeiro)
No 732, novembre 2004 
Courrier international 


 
Tout est dans le titre


A Hong Kong, les diffuseurs de cinéma préfèrent donner aux films importés des titres informatifs, quitte à saper l’effet de surprise ou à supprimer toute poésie. Ainsi, raconte Scott Neeson, responsable de la distribution à l’étranger pour la 20th Century Fox, Leaving Las Vegas est devenu Je suis un ivrogne et toi une prostituée ; Babe est diffusé sous le titre Le Futur Grassouillet joyeux qui parle et résout les problèmes agricoles ; alors que The Crying Game s’est mué en Oh non ! ma fiancée a un pénis ! No 447, mai 1999 
The Guardian, Londres 


 
Les vierges deviennent-elles si rares?



La compagnie d’assurances écossaise GRIP a assuré 24 vierges âgées de 21 à 57 ans qui craignent de se retrouver enceintes des œuvres du Seigneur. La vingt-cinquième cliente, mineure, s’est vu refuser cette police, les autres ont bénéficié d’un prix de groupe. La GRIP couvre également les risques de fécondation par des extraterrestres ou des esprits frappeurs et les attaques de vampires ou de loups-garous. De façon plus banale, la compagnie d’Inverness assure les prostituées contre le mal de dos, les adeptes des raves contre le décès par ecstasy et les amateurs de bœuf contre la maladie de Creutzfeldt-Jakob. No 318, décembre 1996 
The Sunday Times, Londres


Appelez-moi Jésus


Un Américain de 23 ans a tenté de se suicider en se crucifiant. Il a assemblé deux morceaux de bois, les a posés sur le sol, puis s’est cloué la main à coups de marteau. Se rendant compte qu’il ne pouvait plus clouer l’autre main, il s’est traîné jusqu’au téléphone et a appelé les pompiers à la rescousse. Toujours accroché, l’homme a été transporté au Sebasticook Valley Hospital, dans le Maine. Il n’avait pas vu La Passion du Christ. No 704, avril 2004 
Courrier international


Mars et la question juive


Et si les Martiens existaient ? Les lois qui, dans la Torah, valent pour les non-juifs s’appliqueraient-elles aussi à des non-humains intelligents ? Pour étudier les conséquences de l’existence possible d’une vie sur Mars, The Jerusalem Report s’est entretenu avec de grands penseurs juifs.

Shalom Rosenberg, professeur de pensée juive à l’Université hébraïque de Jérusalem.
La découverte de la météorite [d’origine martienne, retrouvée dans l’Antarctique] remet-elle en question la version juive de la Création ?
La découverte de traces de vie me fait penser à la découverte de traces de pétrole ici, en Israël. Ça ne veut pas nécessairement dire qu’il y a du pétrole : pas la peine de se ruer pour acheter des parts. S’il y a de la vie ailleurs, alors la théorie de la création aléatoire devient de plus en plus absurde. Dans ce cas, l’athéisme est confronté à un sérieux problème. Si la vie n’existe pas que sur la Terre, plus on a de chances de la rencontrer ailleurs, plus la théorie de la création aléatoire s’affaiblit, au profit de celle qui reconnaît l’existence d’un dessein. Chaque nouvelle découverte vient en fait renforcer le point de vue religieux.
Les extraterrestres peuvent-ils se convertir ?
C’est ce que nous appelons de la “halakhah [règle de vie, jurisprudence]-fiction”. La question “Qui est juif ?” deviendra-t-elle un problème intergalactique ? Je suis sûr que certains voudront devenir juifs. J’imagine déjà les crises de coalition potentielles que cela déclenchera en Israël. Mais je crois qu’il faut en finir avec la “halakhah-fiction”. Ce qui était de la “halakhah-fiction” au siècle dernier est aujourd’hui halakhah. Par exemple, il n’y a pas si longtemps, l’insémination artificielle était de la “halakhah-fiction”.

Harold Schuweis, rabbin, Congregation Valley Beth Shalom, Encino, Californie, auteur de For Those Who Can’t Believe : Overcoming the Obstacles of Faith [Pour ceux qui ne peuvent croire : comment surmonter les obstacles à la foi].
Quelle serait la réaction juive au premier contact ?
Qu’avons-nous à apprendre aux extraterrestres ? Comment faire resurgir l’Intifada en lançant des pierres rue Bar-Ilan [rue de Jérusalem que les orthodoxes veulent interdire aux voitures le jour du sabbat] ? Ont-ils vraiment besoin de notre sectarisme ? Nous non plus, nous ne tenons pas compte de ce remarquable passage de la Bible répété trente-six fois : “Tu aimeras l’étranger comme toi-même parce que tu as été étranger en Egypte.” Prenons, par exemple, le débat qui fait rage à propos du véritable sens du Lévitique 19, 18 : “Aime ton prochain comme toi-même.” Au sein de notre communauté, de nombreuses autorités affirment que “ton prochain” veut dire “ton prochain juif”, d’autres souhaitant limiter le sens de “ton prochain juif” aux Juifs qui sont “frères dans le respect de la foi”. Voilà où certains d’entre nous en sont arrivés aujourd’hui ; alors, que peuvent bien espérer des extraterrestres au sang vert ?

Moshe David Tendler, rabbin, professeur de microbiologie et d’éthique médicale juive à l’université Yeshiva de New York.
L’existence d’une vie extraterrestre intelligente contredit-elle les principes fondamentaux du judaïsme ?
Que Dieu ait mis des Martiens sur Mars, ce serait vraiment impressionnant. Je serais très perturbé s’il leur avait livré une Torah différente, avec des commandements différents. Pour nous, la Torah est fondamentale. Ce n’est donc pas une menace, sauf s’il existait un système de valeurs divin contredisant les valeurs essentielles de notre Torah, car, pour nous, Dieu est omniscient et sa parole est reine.
L’existence de formes de vie intelligentes ailleurs ne pose donc aucun problème ?
Des formes de vie intelligentes ailleurs qu’à New York ? Aucun problème quand on a une vision universelle et qu’on sait qu’un coin de cette Terre est aussi éloigné d’un autre que la Terre elle-même l’est de Mars, en termes de relations entre différentes cultures.
La loi juive s’appliquerait-elle à eux ?
Oui, s’ils sont humains ou humanoïdes. C’est une question d’identification des espèces. Si, sur Mars, il y a des gens dotés d’un esprit et du libre arbitre, alors les mêmes valeurs s’appliquent à eux. Le concept d’humanité comprend implicitement le libre arbitre et, par conséquent, la possibilité de désobéir à Dieu.
Et si les extraterrestres ne sont pas juifs ?
Ils seraient alors liés par la morale universelle.
Pourraient-ils se convertir au judaïsme ?
Quelqu’un m’a demandé un jour ce qui se passerait si l’on pouvait programmer un ordinateur pour le rendre capable de choisir, et qu’il souhaite devenir juif. J’ai répondu qu’il faudrait d’abord le mener au mikveh [bain rituel], ce qui provoquerait un court-circuit.

Robert Sheckley, auteur de science-fiction plusieurs fois primé.
Que signifierait la découverte d’une vie extraterrestre pour le judaïsme ?
Il faudra au moins un midrach [interprétation] pour expliquer pourquoi les lois mosaïques devraient continuer à s’appliquer aux humains. Peut-on raisonnablement s’attendre que les restrictions alimentaires aient une quelconque valeur pour des créatures qui n’auront peut-être ni bouche ni intestin ? Que dire de la circoncision ? ou d’une journée de repos dans un calendrier extraterrestre ?
Comment, selon vous, les extraterrestres réagiraient-ils à la présence des juifs ?
Je ne serais pas surpris si les extraterrestres qui viendraient à débarquer un jour chez nous manifestaient un penchant pour l’antisémitisme. Ma première réaction serait de dire : je le savais ! J’ai toujours senti qu’il y avait quelque chose en nous qui restait en travers de la gorge de la création. Pour un Juif, ce serait quelque chose de merveilleux, qui vaudrait vraiment la peine d’être frappé d’ostracisme. Si nous nous apercevions que l’Univers entier nous hait, cela ferait de nous un peuple encore plus à part. No 348, juillet 1997 
Peter Hirschberg, Sheli Teitelbaum
The Jerusalem Report, Jérusalem 


 

par Sieglind publié dans : Bêtises et blagues diverses
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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