Lundi 12 février 2007
Bonjour !
Et oui, un autre week-end des plus... improductifs pour bibi, mais c'est une constante (qui devient même un crédo chez moi.: "je suis feignasse telle est ma gloireuuu !"), donc, on va dire que ça ne vous a pas trop perturbés. J'espère même faire école, c'est tellement bien de ne rien ficher deux jours par semaine !
Mais, les bonnes choses... ne restent bonnes que si elles sont ponctuelles, la routine est une sérial-killeuse pour pas mal de trucs, dont la glandouille ! Alors on retourne à notre Don Juan sévillan, surtout que ça chauffait pas mal lorsqu'on a quitté les strapontins !

DON GIOVANNI - Acte II - Scène 7 à 10
Le lieu : re-changement de décors, on quitte la rue du bled pour se retrouver dans un vestibule percé de trois portes et mal éclairé, dans la bicoque de Donna Elvira. On sent déjà que les metteurs en espaces vont la jouer à la Marx Brothers en faisant défiler les protagonistes par ces trois lourdes façon jeu de bonneteau.
Les personnages :
Leporello, toujours déguisé avec les affûtiaux de son patron
Donna Elvira, toujours persuadée que c'est à sa moitié qu'elle cause
Donna Anna et Don Ottavio (on est pas trop de deux pour venger la mort d'un Commandeur)
Zerlina et Masetto (ils arrivent en couple aussi, l'un voulant se venger de l'avoinée qu'il vient de se prendre et l'autre tenant la boîte de pansements)
Leporello, au début de la scène, est en train de compter pâquerette * à la régulière de son patron, vu que c'était ses instructions pour éloigner la zibeline du terrain de chasse de celui-ci. L'autre, totalement hypnotisée, se laisse faire (comme quoi, elle a pas fait long feu sa vengeance de femme bafouée !) en roulant des billes de merlasse court-bouillonnée.
Petit problème... il en a marre de jouer les DG et se creuse le ciboulot pour trouver un moyen pour qu'elle lui lâche la grappe, il a les raisins fragiles.Il tournicote dans le coin, histoire de soi-disant voir s'ils ne sont pas espionnés, mais la nana le rappelle au pied dès qu'il fait mine de jouer les filles de l'air, elle flipperait sa race dans le noir toute seule... mais bien suuuur ! Lepo tente d'ouvrir une des portes mais on l'a déjà poussée et le "on" c''est Anna et Ottavio, suivis par la valetaille, histoire de donner plus de poids à leurs arguments certainement.
Elvira se planque dans un coin et Lepo dans un autre, vu que la troupe est entrée sans vraiment vérifier s'il y avait du monde.
Ottavio est en train de conseiller à sa copine d'arrêter de chouiner, de un, il a plus de kleenex et elle entame les pans de sa chemise à jabot et de deux, ça fait de la peine à son papounet de là où il se trouve (ça lui fait une belle jambe surtout !). Elle lui répond que ça mange pas d'avoine et qu'elle ira moins au p'tit coin du coup (chez nous, quand on chouinait pour un rien, la réponse était : "pleure si ça t'arrange, tu pisseras moins" élégant hein ?!) Pendant ce temps Elvira réclame déjà son DG alors que l'intéressé (enfin, sa doublure-lumière) respire de s'être un peu débarrassé du lest en jupons.
Une autre des portes s'ouvre et Anna et Ottavio, courageux mais pas téméraires, pensent déjà à se sauver quand ils voient entrer Zerlina et son copain. Sauf qu'évidemment, c'était celle qu'avait choisie Leporello pour mettre les voiles et, vu l'économie de lumière du coin, Masetto est à deux doigts d'envoyer un coup de la bûche qu'il a piquée au tas de bois de la cuisine dans les gencives du type, sans même vérifier si c'est effectivement sa "cible".
Tout le monde se rabat sur le pauvre Lepo, qui sort son calepin pour noter ses dernières volontés, pire comme situation faut se lever tôt (et puis un "mort au perfide !", c'est pas vraiment une formule de bienvenue je trouve, vous imaginez le patelin où on se souhaite bonjour en se surinant allègrement vous ?)
Donna Elvira tente de s'interposer :
"Temps mort ! C'est mon mec !
- Des nèfles - s'écrient les autres - il y passe !
- Fasse pas l'coun (fais pas le con, chez nous encore une fois)! Y a erreur sur le zigoto !" - s'écrie, dès qu'il y a un blanc dans la conversation, un Lepo qui tremble de toute sa carcasse. Il préfère ôter le capeo, histoire qu'on voit bien qu'il n'est pas son patron, parce que les cures-dents se rapprochent dangereusement.
Les autres font arrêt sur image, ils avaient tout prévu, sauf ça ! Comme ils sont tout de même bien remontés, faut un sac de frappe et il fera l'affaire. Ils repartent de plus belle en l'accusant d'être l'instigateur de tous ces plans foireux : le tabassage en règle de Masetto, s'être fait passer pour un mari alors qu'on n'est qu'un sous-fifre, ficher sa zone pour faire capoter une vengeance filiale, enfin le paquet quoi. Ils en arrivent à se disputer pour trucider le coco (même Masetto lance que les trois autres auront le temps de le tuer, une fois qu'il l'aura fait lui même... logique !)
Leporello balance son air, style "pitié, c'est pas moi c'est l'autre !" (ça tient un peu plus de place dans la scène évidemment) et une fois qu'il a été assez confus pour que les autres ne sachent pas où taper (du genre de l'excuse du doigt tendu vers une péniche imaginaire volant dans l'air pour détourner les regards), il ne demande pas son reste et disparaît dans les coulisses.
Le temps que les vengeurs démasqués reviennent de leur erreur, le type est déjà loin et ils ne leur reste plus que leur rogne et leurs yeux pour pleurer.
Ottavio en profite pour soupirer encore après les larmes de croco de sa douce tout en signalant qu'il va porter plainte au poste du quartier et assisté de Masetto et Zerlina sort à son tour, histoire d'essayer de rattraper le coureur de fond.
Zerlina revient sur scène, tenant d'une main par la tignasse un Lepo plus mort que vif (ça court vite une zibeline énervée !) et de l'autre un coutelas à dépiauter le gigot assez impressionnant et appelle du renfort, parce qu'elle ne va pas tenir longtemps la pause (elle parle même de lui faire la barbe sans savon, texto ! Vérifiez !).
Comme les autres mettent du temps à revenir, elle saucissonne le type avec tout ce qu'elle trouve, son tire-jus pour le menotter et une corde qui traînait pour l' attacher sur une chaise et relier la chaise à la fenêtre pour plus de sureté (c'est vrai que ça va être plus dur de courir vissé sur un tabouret avec les barreaux de la fenêtre style casserole attachée au train) et cette bonne chose de faite, décide d'aller respirer un peu à l'extérieur.
Leporello, transformé en rosette de Lyon, essaie bien d'apitoyer un paysan passant dans le coin, mais on ne peut pas dire que sa prestation soit époustouflante, vu qu'il continue sa route sans lui adresser même un clin d'oeil. A force de gigoter, il arrive tout de même à dénouer la corde de l'espagnolette de la fenêtre et ne demande pas son reste pour filer quinze noeuds hors de portée.
Zerlina revient, pensant bien montrer à Elvira sa prise mais pour trouver une chaise vide et une fenêtre ruinée. Il lui en faut plus pour la calmer et elle file prévenir Don Ottavio qui a des potes hauts placés lui et laisse la nana toute seule pleurer sur son mec volage et le fait qu'elle en pince malgré tout, même si elle compte bien se venger, par intervention divine interposée, ça lui laissera les mains propres n'est-ce pas.
On arrête ici, se réservant la scène onze pour le retour de la vengeance du Commandeur et peut-être la fin de l'opéra (plus que cinq scènes, mais assez touffues aussi)
Allez, je file, n'ayant pas fichu grand chose encore aujourd'hui, faudrait peut-être que je m'y mette non ? Bonne journée et à plus.
La dragonne
* l'extrait contient presque tout le contenu de la scène, je ne vous met que celui-ci
Et oui, un autre week-end des plus... improductifs pour bibi, mais c'est une constante (qui devient même un crédo chez moi.: "je suis feignasse telle est ma gloireuuu !"), donc, on va dire que ça ne vous a pas trop perturbés. J'espère même faire école, c'est tellement bien de ne rien ficher deux jours par semaine !
Mais, les bonnes choses... ne restent bonnes que si elles sont ponctuelles, la routine est une sérial-killeuse pour pas mal de trucs, dont la glandouille ! Alors on retourne à notre Don Juan sévillan, surtout que ça chauffait pas mal lorsqu'on a quitté les strapontins !

DON GIOVANNI - Acte II - Scène 7 à 10
Le lieu : re-changement de décors, on quitte la rue du bled pour se retrouver dans un vestibule percé de trois portes et mal éclairé, dans la bicoque de Donna Elvira. On sent déjà que les metteurs en espaces vont la jouer à la Marx Brothers en faisant défiler les protagonistes par ces trois lourdes façon jeu de bonneteau.
Les personnages :
Leporello, toujours déguisé avec les affûtiaux de son patron
Donna Elvira, toujours persuadée que c'est à sa moitié qu'elle cause
Donna Anna et Don Ottavio (on est pas trop de deux pour venger la mort d'un Commandeur)
Zerlina et Masetto (ils arrivent en couple aussi, l'un voulant se venger de l'avoinée qu'il vient de se prendre et l'autre tenant la boîte de pansements)
Leporello, au début de la scène, est en train de compter pâquerette * à la régulière de son patron, vu que c'était ses instructions pour éloigner la zibeline du terrain de chasse de celui-ci. L'autre, totalement hypnotisée, se laisse faire (comme quoi, elle a pas fait long feu sa vengeance de femme bafouée !) en roulant des billes de merlasse court-bouillonnée.
Petit problème... il en a marre de jouer les DG et se creuse le ciboulot pour trouver un moyen pour qu'elle lui lâche la grappe, il a les raisins fragiles.Il tournicote dans le coin, histoire de soi-disant voir s'ils ne sont pas espionnés, mais la nana le rappelle au pied dès qu'il fait mine de jouer les filles de l'air, elle flipperait sa race dans le noir toute seule... mais bien suuuur ! Lepo tente d'ouvrir une des portes mais on l'a déjà poussée et le "on" c''est Anna et Ottavio, suivis par la valetaille, histoire de donner plus de poids à leurs arguments certainement.
Elvira se planque dans un coin et Lepo dans un autre, vu que la troupe est entrée sans vraiment vérifier s'il y avait du monde.
Ottavio est en train de conseiller à sa copine d'arrêter de chouiner, de un, il a plus de kleenex et elle entame les pans de sa chemise à jabot et de deux, ça fait de la peine à son papounet de là où il se trouve (ça lui fait une belle jambe surtout !). Elle lui répond que ça mange pas d'avoine et qu'elle ira moins au p'tit coin du coup (chez nous, quand on chouinait pour un rien, la réponse était : "pleure si ça t'arrange, tu pisseras moins" élégant hein ?!) Pendant ce temps Elvira réclame déjà son DG alors que l'intéressé (enfin, sa doublure-lumière) respire de s'être un peu débarrassé du lest en jupons.
Une autre des portes s'ouvre et Anna et Ottavio, courageux mais pas téméraires, pensent déjà à se sauver quand ils voient entrer Zerlina et son copain. Sauf qu'évidemment, c'était celle qu'avait choisie Leporello pour mettre les voiles et, vu l'économie de lumière du coin, Masetto est à deux doigts d'envoyer un coup de la bûche qu'il a piquée au tas de bois de la cuisine dans les gencives du type, sans même vérifier si c'est effectivement sa "cible".
Tout le monde se rabat sur le pauvre Lepo, qui sort son calepin pour noter ses dernières volontés, pire comme situation faut se lever tôt (et puis un "mort au perfide !", c'est pas vraiment une formule de bienvenue je trouve, vous imaginez le patelin où on se souhaite bonjour en se surinant allègrement vous ?)
Donna Elvira tente de s'interposer :
"Temps mort ! C'est mon mec !
- Des nèfles - s'écrient les autres - il y passe !
- Fasse pas l'coun (fais pas le con, chez nous encore une fois)! Y a erreur sur le zigoto !" - s'écrie, dès qu'il y a un blanc dans la conversation, un Lepo qui tremble de toute sa carcasse. Il préfère ôter le capeo, histoire qu'on voit bien qu'il n'est pas son patron, parce que les cures-dents se rapprochent dangereusement.
Les autres font arrêt sur image, ils avaient tout prévu, sauf ça ! Comme ils sont tout de même bien remontés, faut un sac de frappe et il fera l'affaire. Ils repartent de plus belle en l'accusant d'être l'instigateur de tous ces plans foireux : le tabassage en règle de Masetto, s'être fait passer pour un mari alors qu'on n'est qu'un sous-fifre, ficher sa zone pour faire capoter une vengeance filiale, enfin le paquet quoi. Ils en arrivent à se disputer pour trucider le coco (même Masetto lance que les trois autres auront le temps de le tuer, une fois qu'il l'aura fait lui même... logique !)
Leporello balance son air, style "pitié, c'est pas moi c'est l'autre !" (ça tient un peu plus de place dans la scène évidemment) et une fois qu'il a été assez confus pour que les autres ne sachent pas où taper (du genre de l'excuse du doigt tendu vers une péniche imaginaire volant dans l'air pour détourner les regards), il ne demande pas son reste et disparaît dans les coulisses.
Le temps que les vengeurs démasqués reviennent de leur erreur, le type est déjà loin et ils ne leur reste plus que leur rogne et leurs yeux pour pleurer.
Ottavio en profite pour soupirer encore après les larmes de croco de sa douce tout en signalant qu'il va porter plainte au poste du quartier et assisté de Masetto et Zerlina sort à son tour, histoire d'essayer de rattraper le coureur de fond.
Zerlina revient sur scène, tenant d'une main par la tignasse un Lepo plus mort que vif (ça court vite une zibeline énervée !) et de l'autre un coutelas à dépiauter le gigot assez impressionnant et appelle du renfort, parce qu'elle ne va pas tenir longtemps la pause (elle parle même de lui faire la barbe sans savon, texto ! Vérifiez !).
Comme les autres mettent du temps à revenir, elle saucissonne le type avec tout ce qu'elle trouve, son tire-jus pour le menotter et une corde qui traînait pour l' attacher sur une chaise et relier la chaise à la fenêtre pour plus de sureté (c'est vrai que ça va être plus dur de courir vissé sur un tabouret avec les barreaux de la fenêtre style casserole attachée au train) et cette bonne chose de faite, décide d'aller respirer un peu à l'extérieur.
Leporello, transformé en rosette de Lyon, essaie bien d'apitoyer un paysan passant dans le coin, mais on ne peut pas dire que sa prestation soit époustouflante, vu qu'il continue sa route sans lui adresser même un clin d'oeil. A force de gigoter, il arrive tout de même à dénouer la corde de l'espagnolette de la fenêtre et ne demande pas son reste pour filer quinze noeuds hors de portée.
Zerlina revient, pensant bien montrer à Elvira sa prise mais pour trouver une chaise vide et une fenêtre ruinée. Il lui en faut plus pour la calmer et elle file prévenir Don Ottavio qui a des potes hauts placés lui et laisse la nana toute seule pleurer sur son mec volage et le fait qu'elle en pince malgré tout, même si elle compte bien se venger, par intervention divine interposée, ça lui laissera les mains propres n'est-ce pas.
On arrête ici, se réservant la scène onze pour le retour de la vengeance du Commandeur et peut-être la fin de l'opéra (plus que cinq scènes, mais assez touffues aussi)
Allez, je file, n'ayant pas fichu grand chose encore aujourd'hui, faudrait peut-être que je m'y mette non ? Bonne journée et à plus.
La dragonne
* l'extrait contient presque tout le contenu de la scène, je ne vous met que celui-ci
par Sieglind
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Mozart
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