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Samedi 16 juillet 2005

Aujourd'hui, journée un peu plus "légère" que les autres jours! (hier on a eu du "monde" alors je me voyais mal les planter tous là, autour de la table pour aller pianoter (ça s'fait pas! Et j'ai quand même des manières - toute la primaire chez les pingouines, ça laisse un minimum de traces dans l'éducation).

Alors, je me suis grassement laissée vivoter, bercée par les propos post-addo environnants (les invités, c'était un copain de primaire de mes deux gamins, perdu de vue depuis et le petit ami de ma fifille) Et puis, faut dire qu'hier, vue le plomb qui nous tombait sur le rable, valais mieux rôder autour du point d'eau pour pouvoir s'y tremper le derrière de temps en temps plutôt que s'enfermer dans un bureau, qui a les dimensions exactes du bureau de Bilbo le Hobbit.

Que les accros se rassurent! Je vais m'y mettre à l'article sur La Flûte enchantée, mais faut que je démarre doucement aujourd'hui moi, c'est qu'on s'habitue vite à être feignasse! 

En plus, ce soir, on risque de sortir;... bin oui, autant être des parents indignes jusqu'au bout et les laisser seul pour aller s'éclater en boîte. Je vois d'ici vos regards ahuris! "quoi ça danse une dragonne? Et surtout à son âge? Faut qu'elle fasse gaffe, avec sa sciatique!" Bin oui, ça se trémousse et même - et là c'est plus ahuris qu'vous allez être, mais sur le valseur carrément - dans des boîtes très "house et techno" (comptez pas sur moi, pour vous chalouper une valse musette (quoi que mon papa m'ait appris toutes les danses dites de salon, en bon danseur qu'il était), ni un paso-doble (à la rigueur un petit tango, mais attention: argentin le tango pass'ke sinon, j'préfère encore faire tâpisserie!).

Donc fiesta en amoureux ce soir avec Mc et le retour, chez nous étant souvent aux aurores avec les lunettes de soleil, pour cacher nos yeux de chauves-souris des cavernes paumées à la lumière du jour, je crois que ce fameux article va mettre un peu de temps à mûrir. De toute façon, vous étiez prévenus, j'avais dit (personne ne m'écoute, je parie) que je verrais à calmer le rythme et à ne traiter un opéra que pendant les cinq jours ouvrables dira-t-on. Et pis, j'ai une excuse.... j'suis pas la seule! Donc... J'en profite un max de cette flemmarderie estivale qui nous accroche tous du côté des phalanges en ce moment.

Comme j'suis pas rat, j'vous balance quand même pour patienter un petit test que Mc a trouvé hier et qui va peut être vous amuser:

http://y.20q.net/anon?q4dcAcF,vuz,ABIwY9CH-uZAuYyAFVj-y-3o10KyT

Juste un petit mot à Florian qui m'a gentiment fait un beau dessin! Allez le voir sur son blog. J'suis fière, on pense à moi!

 

http://fute.over-blog.com/

Merci et continue, tu est drôlement doué!

Donc je vous laisse et soyez pas impatients comme ça, on travaille, on travaille.... Et surtout, n'oubliez pas, pour patienter encore plus, l'album lien "Turquie" continue à se remplir....

A plus tard et passez du bon temps comme La dragonne qui vous salue bien bas.

par Sieglind publié dans : cadeaux et adresses en vrac
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Vendredi 15 juillet 2005


Bonjour à vous

Le titre c’est pas ma faute ! Il m’a énervée l’autre jour le grand Manitou !. Mais que ça ne nous empêche pas de continuer la lecture et l’opéra donc voici le second acte de

LA FLÛTE ENCHANTEE

ACTE II

Le lieu : un bosquet de palmiers – mais attention pas n’importe lequel , ah bin nan ! Faut pas oublier qu’on est chez « l’élite » - mais voui, Madame ! Donc, les bananiers or et argent et pas vert et marron (z’ont pas gardé les cochons avec nous ceux-là !)
Les personnages : Sarastro (macho en jupette, faut oser quand même), ses prêtres (3 évidemment au cas où vous ne l’auriez pas deviné) avec des langues de belle-mère à la main, l’orateur, un chœur, Tamino, Papageno.

Au lever de rideau, Sarastro entre entouré de ses prêtres portant des branches de palmier (heureusement que c’est du papier de chocolat parce que l’or 18 carats sur le paletot, ça pèse son âne mort tout de même) :
« Les larbins des jumeaux de profil (bin oui, Isis et Osiris, vous les avez déjà vu de face vous ?) Y a Tamino qui veut être affranchi, rapport à sa nouvelle copine, faudrait qu’il fasse un tour de manège dans notre maison hantée, mais vous devrez lui servir de chaperon à ce niaiseux
- Faut-voir… c’t’un mec réglo ?
- Sûr !
- Il sait la boucler ?
- Une tombe !
- C’t’un gars sympa ?
- A vous d’juger »
Les trois prêtres soufflent dans leur langue de belle-mère et Sarastro se lance dans une tirade dont il a le secret sur l'avenir de l’humanité, contre les préjugés et patati et patata (des préjugés, il en a pas lui contre les meufs ? – il commence à m’échauffer l’égyptien d’opérette ! – J’arrête sinon j’vais être désagréable !) Re-coup de langues de belle-mère des prêtres et l’orateur joue l’ avocat du diable en demandant si on peut avoir confiance en un mec qui s’évanouit au premier ver de terre qui lui saute à la gorge. Sarastro lui répond que c’est un mec, un vrai, mine de rien. Et s’il clamsait dans l’histoire ? Bin alors faudra passer chez le fleuriste et changer la commande ! Après ces réponses (pas très laconiques dans l’opéra), il demande à l’orateur d’aller briefer Tamino et Papageno pour leur épreuve. Pendant que l’orateur sort suivi par un prêtre, le grand Vizir prie Saint Christophe pour que tout se passe bien, accompagné du chœur.

Le tableau change et on se trouve devant un des temples de la fin de l’acte I.. La nuit est tombée (au théâtre la notion temps est très, mais alors très élastique)
Les prêtres entrent et décagoulent Tamino et Papageno (tout ce temps là, ils devaient être en apnée c’est pas possible autrement !)
« Eh ! Qui a éteint la lumière ? Papageno t’es toujours là ? Lance Tamino
- Juste au bout de la main qu’est plaquée sur ma figure ! J’sais pas où on est mais j’aime pas trop ça…
- T’as les foies hein ? Tu trembles carcasse ?
- Où t’as vu jouer ça toi ? J’trouves qu’il fait juste un peu frisquet tout d’un coup…
- Avoue, t’es mort de trouille ! Sois un mec quoi ! »
L’orateur et le second prêtre entrent :
« Bouuuu ! » On vous a eu hein ?
- Même pas vrai! J’savais qu’c’était vous d’abord ! Répond Tamino (Papageno est tombé sur le valseur de trouille et manque de répartie à cet instant)
- Alors comme ça, on veut faire un tour dans le train fantôme ? T’es sur que tu tiendras le coup ? T’es vraiment  prêt pour apprendre à être raisonnable et sage ? Si c’est d’accord, tape m’en cinq!
- Pas de problème ! Et d’abord c’est le seul moyen de récupérer ma copine.
- Attend juste un moment faut qu’on cause à l’oiseau rare ! »
Et sur ce ils se retournent vers Papageno, qu’en mène pas bien large, pour lui poser la même question. Pour ce dernier ses goûts sont plus modestes ! juste une petite nana ça f’rait bien son bonheur. L’autre lui signale que c’est donnant-donnant, comme le copain. Tu apprends et tu gagne le gros lot, c'est-à-dire une copine (ça rappelle vaguement certaines télé-réalités non ?) En plus la future s’appelle Papagena, que demande le peuple ? On lui décrit la zoziotte pour l'appâter encore plus. Et ça marche!


Y a qu’un blem pour récupérer les meufs, faut la boucler même quand elles leurs causeront sinon… pfuit ! Ils peuvent faire une croix dessus! Et attention parce qu’elles sont malignes les donzelles !

Sur ce les prêtres sortent et moi j’en profite pour arrêter ici l’histoire et la reprendre demain avec l’arrivée de trois nanas déjà vues au premier acte (donc pas très fréquentables selon Sarastro)

On verra bien si nos héros réussiront les épreuves et si les nanas sauront rester à leur place comme le dit le grand Manitou.

Bonne journée et à bientôt
La Dragonne

par Sieglind publié dans : Mozart
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Jeudi 14 juillet 2005

Bonjour à vous
Vous allez bien ? Pas trop mal à la tête ? Donc on peut continuer la fin de l’acte I de la Flûte enchantée alors ?

Bon ! D’accord, on y retourne !

Finale de l’acte I

Le lieu : Trois temples ( ?!) celui de la Sagesse, encadré par ceux de la Raison et de la Nature.

Les personnages : Trois garçons (re- ?!), Tamino, un Orateur (va pas chercher, y a marqué « orateur », donc c’est un orateur !), un chœur, Pamina, Papageno, Monostatos, et Sarastro (il s’est fait appeler « Désiré » lui, surtout que c’est le maître de maison
Entrée de Tamino piloté par les trois garçons (enfin c’est pas trop tôt !) qui lui conseillent pour ce qui l’attend, de produire un max de testostérones parce qu’il en aura besoin.. Ils le plantent là et Tamino commence par esquisser un pas vers un portail pour se voir refouler avec un « du balai ! » Même chose pour la porte opposée. Il ne lui reste que celle du milieu à laquelle sonner. :


« Ouiiiii, c’est à quel sujet ? –  demande un type en entrouvrant  celle-ci (l’Orateur en question) Il a eu son compte de vendeurs d’aspi et d’encyclopédies et devient méfiant l’heure tournant.
- C’est pas ici qu’habite Robert Sarastro par hasard ?
- Il est sorti pour l’instant, mais t’as qu’à attendre, il va pas tarder !
- Y a comme un blem… ça peut pas être là qu’habite c’t'horreur quand même !
- C’est mon patron que tu traites de mocheté, fais gaffe à c’que tu dis ! Et d’abord, d’où tu tiens ça toi, que c’est un monstre dégoulinant de bave ?
- De la nana dont j’suis allé récupérer la fille kidnappée par lui !
- Mon pauv’vieux, tu t’es fait avoir et en beauté encore !
- Tu peux m’expliquer ?
- J’suis pas ton boy alors tu la mets en veilleuse ! De toute façon, c’est pas à moi de le faire »

Et vexé, le bonhomme claque la porte au nez de Tamino.
Resté seul celui-ci, commence à souffrir du syndrome de Jeanne d’Arc :
« Te biles pas, ça va s’arranger – murmure un chœur (dans les coulisses)
- Avec mon bol, Pamina sera déjà raide morte quand j’arriverai
- Elle pète le feu, donc t’inquiète pas ! – rassure la chorale
- Tiens j’entend du pipeau maintenant ! »
Et c’est vrai ! On entend le kazoo de Papageno (dans les coulisses aussi) Tamino sort et Papageno et Pamina entrent de l’autre côté (c’t’énervant ce truc ! Comme si ils étaient obligés de passer des plombes à se chercher alors que le côté cour et le côté jardin au théâtre, c’est pas à des kilomètres de distance !). Les nouveaux arrivants sont contents de retrouver, lui son copain, elle son prince charmant mais déchantent vite en voyant arriver Monostatos et ses esclaves. Il se trimbale avec une sacrée longueur de lasso et à mon avis veut s’entraîner sérieux sur eux pour le prochain rodéo. Papageno se rappelle le cadeau (les grelots) de la Reine de la Nuit et leur agite son joujou sous le nez. Changement immédiat d’attitude chez les méchants : ils entament une ronde comme des élèves du couvent des Oiseaux.
De ce côté-là, c’est réglé mais on entend au loin un chœur (le même mais il a changé de place pour faire croire que la production est assez friquée pour se payer deux chorales)
« Hip, hip, hourra pour Sarastro
- On est dans de beaux draps – v’la le chef qui rapplique ! murmurent les deux fuyards


En effet Sarastro fait son entrée en grande pompe (45 fillette) entouré de ses admirateurs. Tamina décide de se jeter à l’eau en faisant la même chose aux pieds du Grand Manitou :
« D’ac ton excellence ! Je m’suis barrée mais c’est parce que l’aut’ vieux cochon de Monostatos voulait me faire des cochoncetés ! J’en pince pour quelqu’un et en plus je veux revoir maman !
te fais pas d’bile fillette – répond l’imploré – j’sais pour l’élu, mais pour ta mère… là, j’peux rien faire ! Elle va te pourrir la vie !
Mais c’est ma mère tout d’même

Alors là, le pompon ! La réponse de Sarastro, je vous la sers texto sans changer quoi que ce soit au livret parce que même moi, j’peux pas trouver mieux !  Attention les filles j’attends les commentaires !
« Oui, et aussi une femme trop fière !
Un homme doit guider votre cœur,
Car sans un homme, une femme tend
A outrepasser ses limites. »

Le premier représentant de la gent masculine qui ricane, je lui fais subir le sort de Monostatos ! ( et j’ai deux genoux moi !)

D’ailleurs en parlant de lui, il ramène sa fraise pour annoncer qu’il va se charger du « cas Tamino » puisqu’il l’a chopé au détour d’un buisson et le ramène par la peau du dos. Sarastro, toujours inébranlable dans son rôle de grand seigneur récompense son concierge à coup de pied au train :

 
« ça c’est pour les avances à Pamina, et ça c’est pour mentir comme un arracheur de dent !
Les deux amoureux, rappliquez par ici, on va voir si vous allez encaisser le bizutage et entrer dans la fraternité »

On leur met une cagoule à chacun et le chœur entonne un hymne à la gloire de la vertu et de la justice. Tamino est guidé vers l’un des portails de côté et Pamina vers celui du mileu.

Le rideau tombe enfin sur l’acte I de la Flûte Enchantée

Suspens, humour… machisme que nous réserve le second ? (J’lai en travers la tirade de Sarastro moi)

A plus tard et passez une bonne journée

La Dragonne MLF sur le coup !

par Sieglind publié dans : Mozart
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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