Bonjour à tous !
Alors, ça fait quoi de se réveiller un lundi et d’être encore en week-end ? (« On a du rab ! Youpi ! Faut savoir en profiter ! », ça c’est la réponse correcte !) On reprend quand même l’histoire de Cosi fan Tutte, parce que sinon, on risque de perdre le fil hein ?
On s’était donc arrêté Vendredi à la scène ou Despina essayait de persuader ses maîtresses de prendre du bon temps en attendant leur mecs soit disant partis à la guerre.
Le tableau changeait pour se retrouver dans le jardin, sous le clair de lune avec une table de camping dépliée et les tupperware empilés pour le souper.
Personnages supplémentaires : Guglielmo, Fernando, et un chœur (a capella, parce que le jardinet c’est tout de même pas le parc du château de Versailles point de vue dimension)

Fernando de Guglielmo sont en train de pousser la sérénade accompagnés du chœur a cappelliculturellement chanté (doooo wap, doooo wap… qu’ça fait), alors que Don Alfonso donne des instructions aux mecs venus apporter un mega pique-nique en barcasse (c’est plus Naples, c’est Venise, savent rien faire sans prendre le you-you, ceux-là !).
Les trois filles arrivent (Despina, et ses deux sœurs de maîtresses) pour demander d’où vient tout ce tintouin. Les mecs se renvoient la balle pour savoir qui causera, jusqu’à ce que Don Alfonso leur fasse remarquer qu’ils vont y passer la nuit, à ce train là , et qu’il va traduire pour eux :
« S’cusez pour la gaffe de tout à l’heure !
- … l’heure ! – les deux copains finissent ses phrases (ou alors au bord de la mer, y a un sacré écho)
- On va la boucler et vous laisser une paix royale !
- …ale !"
Despina sert d’interprète, elle aussi, à ses maîtresses qui sont trop occupées à zieuter les trucs bons à manger et à se marrer :
« Y a pas de lézard ! On passe l’éponge, Allez, filez nous votre pogne et arrêtez d’faire du boudin !"
Les deux commentateurs sportifs s’esquivent en chuchotant entre eux que si cette fois les filles craquent pas… c’est franchement qu’elles sont pires que Belzébuth (j’vois pas pourquoi, cette remarque, j’aurais plutôt dit « meilleures que l’bon dieu » parce quand même, c’est le signe qu’elles sont « vertueuses » non ? Etrange…)
Les deux filles et leurs compagnons commencent à parler pour combler le silence :
« Fait beau s’pas ?
- Un chouillas chaud, non ?
- Chouettes plantes !
- Vouiiii, y a plus de feuilles que de fruit ! - (Ouah ! Quelle profondeur métaphysique dans ces propos !)
- Tiens, des chemins ! (elles y vont les yeux fermés ou à reculons, les nanas dans leur jardin pour avoir ce genre de remarques à la barbie ?) On s’fait une petite balade ?
- D’ac !"

Là, séparation par couples du quatuor de copains: Fernando et Fiordiligi et Guglielmo et Dorabella. Guglielmo fait un plat énorme à Dorabella alors que les deux autres partent se balader : Et que j’vis plus, et que j’brûle tellement qu’j’vais mettre le feu aux buissons moi, et que si t’étais sympa t’accepterais un petit cadeau… (on le voit venir de loin le coco) un p’tit cœur en sucre caramélisé (bin oui, c’est le symbole du sien, et comme il « brûle », à votre avis, le sucre il reste intacte ?)
Et que c’t’idiote de Dorabella (elle marche pas dans le coup, elle courre le cent mètres oui !) accepte le colifichet ! (un à zéro pour Guglielmo)
Il reprend en disant que si elle est assez meugnonne pour prendre la babiole, elle peut bien rendre la politesse, ça se fait, ces trucs là, quand on est poli. Et vlan ! Les deux pieds dedans ! Elle lui file en échange la photo dédicacée de son mec (bin oui, elle est dans un cœur en fer-blanc, vous savez, le truc qui s’ouvre où on peut mettre la photo de son copain et des fois même une mèche de sa capillarité têtiaire) (Guglielmo deux, Dorabella archi-nulle !)
Le faux turc plaint quand même son copain parce que sa nénette, bin c’est pas un parangon de fidélité et qu’il a réussi à la faire craquer seulement au bout de deux essais !
Ils se mettent à l’ombre (oui, à l’ombre ! C’est pleine lune et pour les bizouillis et câlinades, vaut mieux se rapprocher des coins un peu sombres non ?)
On passe à l’autre couple : Fiordiligi et Fernando. Même stratégie (ils ont été briefés par Don Alfonso et Despina avant, c’est une vraie opération commando leur truc !) :
« Pourquoi tu te défiles ?
- Là ! Un ver de terre ! Un aspic ! Un lézard ! Un dragon de Komodo (c’est bizarre, ça grossit son truc comme le pif de Pinocchio !)
- D’accord, j’suis souple mais me comparer à des bestioles à écailles…tu m’fais beaucoup de peine ! J’vais bouder tiens !"
Et il part. Ici, la technique de Fernando n’est pas très au point par rapport à son copain ! En plus il y met pas beaucoup du sien on dirait… Ce qui fait que la Fleur de Lys là, et bin elle a eu chaud aux miches (vouiii, je saiiiiis, ça peut prêter à confusion, mais c’est fait pour !)

Fernando rejoint Guglielmo et ils comptent les points de la partie :
" Mec – dit Fernando – on a gagné ! Ta copine Fiordiligi, bin c’est une vraie nonne ! Elle m’a snobé d’une manière que si c’était pas un plan, bin je m’poserais de sacrés questions sur mon sex-appeal moi ! Et ma Dorabella, comme ça s’est passé avec elle ?
- Euhhh… Tu promets de pas t’fâcher ?...
- Tu m’fiches les jetons là… allez ! Accouche !
- Elle m’a filé son pendentif, t’sais, celui avec ta trombine dedans…
- Quoi ? Mais ça va pas se passer comme ça, j’veux pas passer pour un blaireau moi ! J’vais te lui en coller une à celle-là, qu’elle est pas prête d’oublier ! - (enfin, dans l’opéra, il est plus dramatique, parce que c’est carrément une myocardectomie qu’il veut pratiquer sur Dorabella, et sans anesthésie !)
- Très constructif le truc ! Et quand tu te retrouveras en tôle pour une nana qu’en vaut même pas la peine?
- Après toutes ses promesses, elle a encore moins de mémoire qu’une sardine ! - (les poissons, paraîtrait que c’est dans les trois minutes de mémoire vive qu’ils ont) Qu’est-ce que tu f’rais à ma place Gugli ?
- J’sais pas trop, mais j’commence à piger les mecs qui râlent après leurs nanas ! C’est des sacrées vicelardes pour agir comme ça alors que j’arrête pas de prendre leur défense dès qu’on les critique sur leur fidélité !
- Le pire c’est que j’en pince quand même pour elle !
- Là, mec, respect ! T’es grand ! – lance Don Alfonso en entrant.
- Toi, t’as intérêt à te faire petit - petit parce que c’est de ta faute tout ça !
- Arrête de faire l’âne pour avoir du son ! D’accord c’est 50% sur le coup, point de vue réussite.
- Sur mais j’l’ai gagné moi, alors d’aboule l’oseille et fissa !
- Pas de blem ! Mais avant j’aimerai qu’on fasse un autre essai, parce qu’à mon avis, t’as gagné un peu trop… vite. – fait remarquer Don Alfonso – Et la peau du Winny l’Ourson, faut pas la fourguer avant d’l’avoir étendu raide !"
Ils sortent tous les trois côté cour… et moi côté jardin, parce qu’il fait beau, et là, j’vais un peu écouter l’herbe pousser…avant de m’y recoller. J’peux ?
Passez une bonne journée et à plus tard
La dragonne
ajouter un commentaire commentaires (11) créer un trackback recommander














Commentaires