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Lundi 7 novembre 2005
Bonjour !

Alors là, je vous préviens, ça va être un sacré morceau ! (c’est lui, le fameux opéra qui dure cinq heures et demi !). Pour information, c’est le seul opéra dit comique de Wagner. Marrant (enfin je trouve) parce qu’il a eu le même cheminement qu’un certain Giuseppe Verdi. Après quelque flops bien frustrants et vexants pour leur petit ego, ils se sont lancés, comme s’ils se lâchaient vraiment à ce moment, dans le truc un peu plus « léger » côté synopsis que leurs habituelles productions pleines de « fureur et de sang » comme on dit. Richard a pondu ces « Maîtres Chanteurs » et Giuseppe « Falstaff » (excellents tous les deux). Petite info supplémentaire : c’est pas une histoire d’industrie du chantage organisé mais d’école très stricte d’écriture poétique et musicale bien allemande avec un super code vachement raidasse pour l’imagination et la création personnelle : la tablature (je vous ferais un petit topo, à part pour vous expliquer ça d’accord ?)

Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg de Richard Wagner

Le lieu :
Nuremberg au XVIè siècle l’intérieur de l’Eglise Sainte-Catherine (celle qu’a fini en-rouée – avec jeu de mots – parce qu’elle s’était levée en se disant : « j’sais pas quoi faire… et si je m’faisais martyriser, pour changer ? ») Décoration du lieu : je la vois bien peinte en vert et jaune… rapport au chapeau des Catherinette… pas vous ?


Les personnages :
Des oilles des deux sexes (le chœur),
Eva (la jeune première de l’histoire),
Magdalene (sa nourrice),
Walther von Stolzing (un mec qui lui fait de sacrés yeux de veaux),
des apprentis chanteurs,
David, l’un d’eux, apprenti chez Hans Sachs (cordonnier et Maître chanteur, comme quoi, y a pas incompatibilité),
Pogner, papa d’Eva et Maître lui-aussi,
Beckmesser, le marqueur et rivale de Walther
Et tout le reste des maîtres chanteurs (une floppée, dont je vous épargnerai le nom, étant donné que ce sont quand même Hans Sachs, Pogner, Beckmesser et Walther les éléments « forts » de cette réunion)

Le rideau se lève sur le choral final donc, on ne risque pas de perturber la messe, étant donné que ça équivaut au « A vos marques, prêts, barrez-vous, c’est fini ! » qui conclut les offices religieux (des fois, ça change, ça s’écrit « ite, missa est », mais ça revient à peu près au même non ?)

Eva, se trémousse sur son prie-dieu, étant donné qu’il y a un zozo, près du pilier qui n’arrête pas de la mater (Walther) depuis le début que c’en est gênant (où il est scotché, où elle a oublié un truc vachement important dans sa tenue..  la robe sur les sous-tifs, par exemple.)




L’autre arrive à se décapsuler de son pilier et vient lui faire la causette :
« Et comment tu t’appelles, et t’es mignonne t’sais , et t’es maquée ?(Il en a lui de ses questions ! En pleine église à une époque où on rigolait pas trop avec l’honneur des filles – voire du côté de Faust)

Et bin qu’est-ce que vous croyez qu’elle répond l’ébouriffée du bulbe ?
« Nan, mais si ça arrive ça pourra être que toi ! » (quelle effrontée ! Sa nounou en a le rectum perforé et se gêne pas pour la remettre en place.
Il n'y a qu'une petite condition (toute petite) à remplir pour avoir la minette: gagner le concours de chant des Maîtres Chanteurs qui a lieu demain, vu que c'est elle le gros lot.


Pendant ce temps, les apprentis des Maîtres Chanteurs sont en train de tout déménager, étant donné que l’église va servir de salle de réunion de la confrérie. Magdalene la nourrice se chope David, l’apprenti de Hans Sachs, un des maîtres et commence à lui faire un de ces baratins que franchement, on se demande qui est la plus dévergondée des deux (en plus, y a quand même un truc qui me chiffonne: c'est la nounou d'Eva, donc assez périmée pour être sa môman non? Et elle essaie de se taper un apprenti? Ou alors on apprend très, mais alors très longtemps dans cette école de musique, m'enfin... c'est louche tout ça) Elle en profite pour demander au jeunôt de mettre au parfum le Chevalier question conditions d’admission à leur club très sélect puis, décidant que ça suffit de faire son show devant tout le monde, on va rentrer bien sagement chez papounet (Eva, a quand même réussi à fixer un rendez-vous à Walther pour le soir même. Rapide en besogne la gamine !)

La scène deux commence et David, (bien obéissant ce garçon), commence à faire l’éducation de Walther. C’est pas du beurre mou, étant donné que leur théorie à la noix, y a pas plus rigide et emberlificotée : origine de la confrérie, ses lois, ses règles, formes et tons (va t’en sortir une chansonnette originale et en même temps qui réponde à cette fameuse loi de la tablature, ça c’est du sport !) Walther en reste sur le valseur étant donné que c’est pas gagné, et surtout quand les autres apprentis lui souhaitent bien du plaisir.






Les Maîtres Chanteurs arrivent enfin. D’abord Pogner, papa d’Eva, et Beckmesser, le marqueur, chargé de noter toutes les fautes au tableau quand un type veut balancer son chant de maîtrise. Il  a des vues… matrimoniales… sur Eva et essaie d’amadouer le père pour qu’elle ne mette pas son veto s’il gagne le concours (encore heureux ! Elle est le gros lot, mais on lui laisse le choix d’accepter ou non de jouer les garnitures de cheminée ! C’est, déjà ça !)
Pendant ce temps là, Walther  se précipite comme une vraie grouppie sur Pogner et lui balance, à froid, qu’il a décidé de devenir Maître Chanteur. Le papa est drôlement flatté et surtout pas mécontent qu’un noble veuille rentrer dans une confrérie "simplement" bourgeoise. Il se tourne vers ses collègues, arrivés entre temps et leur présente le postulant mais Beckmesser, le marqueur commence à s’en méfier comme la peste : ça sent le roussi côté mariage avec ce bellâtre dans les parages !





On arrête la scène ici, parce qu’elle est un peu longue et on verra ça demain d’accord ?
On aura droit au test  d’admission, est-ce que ça va marcher pour Walther von Sotlzing ? (En gros c’est quand même « fier » ou « orgueilleux » le mot en allemand, donc..  ça présage pas un doux agneau bêlant.)

A demain donc, et passez une bonne journée.

La dragonne
par Sieglind publié dans : Wagner
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Lundi 13 juin 2005

Bonjour les enfants

On fait un petit peu de révision?

Pour ça on ve revenir un peu en arrière. En comptant le nombre d'artciles produits rien que pour la Tétralogie, par rapport aux deux autres opéras,je me suis aperçue, qu'il n'y avait pas a dire, mais c'était un sacré morceau à "avaler"!

Aussi j''ai pensé faire un tableau pour montrer le parcours de l'Anneau et ses victimes. Comme ça d'un coup d'oeil, on voit tout le résumé - Parce qu'il faut dire qu'avec ma narration très peu....académique, pour rester sobre, on s'y perd un peu des fois non?

L’OR DU RHIN : - 4 tableaux 

Tableaux       Qui détient l’anneau ou l’or ?                  
1er   :             Filles du Rhin, puis Albérich
2ème  :           Albérich
3ème  :           Albérich, puis Wotan
4ème :            Wotan, puis Fasolt, puis Fafner.    

Qui meurt?      Fasolt au dernier acte


LA WALKYRIE : - 3 actes
  
Actes             Qui détient l’anneau ?                             
Acte I   :         Fafner
Acte II  :         Fafner                                                     
Acte III :         Fafner                                                    

Qui meurt?     Siegmund et Hunding au troisième acte


SIEGFRIED - 3 actes
  
Actes            Qui détient l’anneau ?                              
I         :          Fafner
II        :          Fafner, Siegfried                                 
III        :         Siegfried

Qui meurt?    Fafner au troisème acte


LE CREPUSCULE DES DIEUX - 1 Prologue et 3 actes : 4 parties
  
Intro, Actes     Qui détient l’anneau ?                            
Prologue          SiegfriedBrünnhilde
I         :            Brünnhilde, Siegfried
II        :            Siegfried 
III       :            Siegfried, Brünnhilde, Filles du Rhin         

Qui meurt?      Siegfried, Gunther, Brünnhilde, Hagen au dernier acte

On s'aperçoit que les opéras sont construits drôlement bien, mine de rien lorsqu'on met des couleurs pour se repérer.:

les gardiens: passifs 
Les humains actifs   
les non-humains ou dieux actifs  


Qui sort intact ? Le Rhin et Loge (l’eau et le feu)

Donc on peut se dire, que sous ses airs de raconter "simplement" une belle histoire, Wagner a quand même pas mal bossé son sujet (ça lui a quand même pris une bonne vingtaine d'années au bas mot pour arriver au bout de cet Anneau)

Voilà petit cours d'histoire terminé, vous pouvez ranger vos affaires. L'interclasse va bientôt sonner. Et pas de chahut en sortant, il y en a qui dor... travaillent.

Bonne journée à vous.

 

 

 

 

 

par Walsong publié dans : Wagner
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Lundi 6 juin 2005
par Walsong publié dans : Wagner
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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