Bonjour à tous
Hier, on a encore brassé de l’air ! (enfin « on » Simon et sa bande de joyeux lurons)
Nous en étions restés à la fin de l’acte deux, sur un doge pas très éveillé et, surtout, pas vraiment au courant qu’il avait avalé un truc qui allait certainement avoir du mal à passer (même avec une pastille Rennie).

On reprend, parce que le dernier acte c’est que du bonheur pour vous, rapport au fait qu’il soit court sur pattes (youpie ! Vous aurez quartier libre plus tôt !)
SIMON BOCCANEGRA – ACTE III
Le lieu : une grande salle, style gymnase, la déco en plus (faut dire que vous en connaissez beaucoup de gymnases avec un échafaud au milieu ?). Par la fenêtre on a droit à une vue imprenable sur le port de Gênes (étant donné qu’on y est – à Gênes – je vois mal le décorateur mettre le port de Hambourg remarquez… Quoique, avec ces zoziaux, faut se méfier des inspirations que les gens qui causent dans leur tête leur envoient ! A une époque, y en a une à qui ça n’a pas trop réussi, étant donné qu’elle a fini en méchoui). On distingue des petites loupiotes par-ci, par-là, dans la ville, parce que les génois fêtent l’écrasement (eeeeet plaffff !) de la rébellion.
Les personnages : Fiesco (grand-père pas gâteau d’Amelia), Paolo (l’Iznogoud empoisonneur), Simon Boccanegra (le doge intoxiqué), Amelia (sa fille qui ne le sait pas encore, c’est bien la seule avec Fiesco), Gabriel (son coquin), une « foule », n’importe laquelle du moment qu’elle ait du coffre.
Au lever du rideau, Fiesco récupère son coupe-ongle (ça veut dire, à mon avis, qu’on passe l’éponge). On fait entrer à la va-comme-je-te-pousse Paolo dans la pièce, encadré de deux mecs armés et pas très rigolards. Faut dire, qu’en plus de tout ce qu’on connaît déjà, il a pris part à la rébellion (c’est lui qui tenait le porte-voix) et ça, côté santé et longévité, ça pardonne pas !
« M’en fiche ! Pass’ke j’vais pas être seul à avaler mon bulletin de naissance ! Le vieux beau va pas tarder à avoir ses premières vapeurs ! »
En coulisse, on entend la marche nuptiale chantonnée par des copains pour le mariage de Gabriel et Amelia pendant que l’Iznogoud joue les grenouilles montant à l’échelle pour se faire ratiboiser la caboche.

Fiesco maronne un peu, parce qu’il en a gros sur la patate que son adversaire (le doge) disparaisse d’une manière aussi mesquine (un coup d’épée de face et en plein caisson, c’est mieux peut-être ?) et décide de le revoir.
Un flash info annonce qu’on doit éteindre toutes les lumières pour fêter les vaillants combattants (ceux du bon côté de la cognée, évidemment)
Le doge entre en traînant un peu la patte et se tenant le bide à deux mains (à Gênes, pourtant, le poisson devrait être frais ! Le poison lui, y a pas de date limite de consommation) Un p’tit coup d’œil à la mer et une goulée iodée le revigorent un peu, mais c’est pas la grande forme quand même. En plus ça lui rappelle le bon temps, celui où il se baguenaudait comme il voulait sur l’océan. Réflexion faite, c’est à cette époque qu’il aurait dû clamser, avant que les em…bêtements commencent !

On entend un voix de derrière un pilier (décidemment ils sont très pilierophiles les génois) et Fiesco sort pour se faire reconnaître de Boccanegra.
« Tu tombe bien ! J’avais justement à te prévenir, que ça y est, j’ai retrouvé ma fille ! Donc, plus de raison de ne pas se réconcilier !
Pirouette de Fiesco qui change d’attitude. C’est plus la haine qui l’anime, c’est la pitié (je ne sais pas si c’est mieux, remarquez.) – Ici, super duo, encore plus scotchant que celui du prologue (écoutez, si vous en avez l’occasion, vous m’en direz des nouvelles !)
Soudain Boccanegra voit arriver sa fille et son mec et prenant une grande inspiration (pour rassembler ses dernières forces ? Bin dis donc… ils sont quand même durs du cuir les barytons pour agoniser tout en gouallant !) il lui annonce qu’il est son géniteur.(l’autre en reste sur le c…arreau ! Elle s’attendait à tout sauf à ça !) et pendant qu’il y est, nomme Gabriel comme son successeur (chouette le cadeau : intrigues, empoisonnements, conspirations, langue de bois… charmant programme qui l’attend le jeunôt !) et comme y en a marre (et qu’il arrive au bout de sa « chronaxie » hé, hé !) il décide de rendre l’âme.

Fiesco annonce à la foule que Gabrielle est le nouveau doge. Le peuple réclame Boccanegra et il doit leur annoncer qu’il est parti vers des rivages plus sereins (pour un ex-marin, c’est quand même bien non ?)

Fin de l’acte et fin de l’opéra ! Je vous avais dit, c’est pas long mais qu’est-ce que c’est sympa à écouter… allez filez trouver ça en médiathèque et essayez de reconnaître les passages que je vous ai raconté (évidemment, côté texte, il va falloir faire jouer l’intuition, parce que c’est pas du mot à mot – point s’en faut – ma narration.)
Bonne journée et je vous lâche. Vaquez, vaquez mais reposez-vous bien aussi, on est quand même la fin de semaine !
La dragonne

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