Bonjour à tous !
J’vais vous avouer un truc : hier, j’en menais pas bien large. Parce que j’inaugurais la fameuse nouvelle version d’OB et ça m’a donné quelques sueurs froides (comme, j’en suis sure à bien d’autres dans le même cas). Dans l’ensemble, j’ai réussi à m’en tirer sans trop de mal mais c’est pas faute d’avoir flippé ma race comme disent les d’jeun’s
Toujours est-il que j’ai pu arriver à la fin de la première partie de cette flûte qui ne m’enchantait, du coup, pas tant que ça à taper et à la mettre en page, en perdant toutefois, mon Arial initiale, après être passée du grand format « spécial taupes », au format « si vous lisez ça, c’est que vous faîtes de la buée sur l’écran avec vos naseaux» en l’espace de vingt minutes de tâtonnements.
De toute façon l’épreuve passée, on peut donc continuer à découvrir les tribulation de Tamino et de son flûtiau dans la
FLÛTE ENCHANTEE
Seconde partie
Le lieu : Un palais enfin un bout (manque de place) puisqu’il s’agit une salle d’inspiration égyptienne (se reporter aux illustrations d’Astérix et Cléopâtre, ça devrait être assez fidèle)
Les personnages : Trois esclaves (sans commentaires !) Monostatos, un maure (j’ai pas fait d’fautes c’est le turc du coin, en plus bronzé) et concierge du maître des lieux, Pamina, une petite nana, qu’a pas l’air d’être là de son plein gré, Papageno, toujours déguisé en zoziau,
Le rideau s’ouvre sur une salle de palais (sus décrite) où s’affairent les esclaves en train de se ficher de la trogne de leur patron Monostatos à grands coups de claques dans le dos et sur la bidounette :
« Eh, vous savez pas la dernière ? La môm’Pamina, celle que Monostatos était chargé de suivre même aux sanitaires… au cas où elle voudrait se sauver par la bonde des fois… et bin, elle s’est carapatée !
- Nan ! S’pas vréééééé ! Dis-y comment ça c’est passé qu’on s’marre un peu !
- L’autre vicelard, la serrait de trop près et à mon avis, y avait d’gros risques de l’appeler Madame après ça, mais la Pamina, elle s’est pas faite avoir ! A un moment elle a crié : tiens, une péniche en pointant le doigt vers le plafond (là, liberté de ma part en fait c’est Sarastro, mais ça faisait moins drôle, vous trouvez pas ?). L’autre sale type, lève la tête et la gamine en profite pour lui balancer un de ces coups ! J’crois bien qu’il a ses chances maintenant à la Chapelle Sixtine. Pendant qu’il fait arrêt sur image, elle en profite, file direction le ruisseau, saute dans le you-you amarré là et pagaie comme une dingue vers le bois de bananiers !
J’parie cent balle qu’elle va retourner chez môman vite fait ! »

Monostatos-Pamina
Monostatos entre (précautionneusement et les quilles bien écartées) pour demander aux autres esclaffés de lui filer de quoi ligoter la furie qu’il a enfermée dans le placard à balais. Bin oui, c’est comme dans « la Grande Evasion », l’héroïne n’est allée bien loin (la pagaie a fondu, faut dire qu’avec un décors en carton-pâte, on peut pas s’attendre à autres chose). Les autres s’exécutent à reculons mais faut bien, c’est lui qui tient le martinet du bon côté et le laissent avec sa prisonnière :
« Tu fais moins la maligne maintenant – dit-il d’une voix haut perchée (les séquelles du coup de genou) et tu vas voir c’que j’te réserve dès que je serais allé me rafraîchir un peu les « idées » (c’est plus classe quand même, même si tout le monde a compris) »

Papageno
Il sort et Papageno en profite pour entrer dans la pièce par la fenêtre et viser la Pamina qui, entre temps, s’est affalée sur le clic-clac. Elle se réveille pour se trouver nez à nez avec un type, plus que louche garni de plumes et des clochettes à la main (imaginez cinq minutes le tableau) :
« Qui t’es l’emplumé grelottant ?
- Un mec qu’une certaine Madame Nuit, Reine de son p’tit nom, a chargé de retrouver sa fille.
Cherches plus, c’est bibi !
- ‘tends voire file-moi ta carte d’identité que j’compare au portrait robot que m’a filé un pote (regrettable erreur, quand on sait les traumatisme que peuvent provoquer la vision de la photo sur ce genre de papier officiel !). M’j’suis c…moi ! J’ai qu’à comparer avec toi direct ! Regarde-moi dans le blanc d’l’œil…. M’ouiiiii ! A la réflexion c’est assez ressemblant !
- Comment qu’t’as eu ça ?
- Fais sisitte parce que ça risque d’être un peu long ! »
Et là il lui raconte par le détail : le serpent trucidouillé, le prince enamouré, la mère évaporée (oui, rappellez-vous… le magnésium… le « Pouf ! » que ça a fait et « adieu Majax ») et les deux compères bien embêtés, parce que les fameux louveteaux qui devaient leur servir de guide… et bin ils les attendent encore ! C’est pour ça que Papageno est parti en éclaireur pour tâter le terrain. Il conclue en faisant remarquer que ce n’est pas tout ça, mais qu’il faudrait peut-être se bouger un peu avant que Monostatos ne déclenche l’alarme !
Là, mystère de l’art lyrique, au moment où, en principe, les deux personnages devraient prendre leurs jambes à leur cou, ils se mettent à vocaliser sur les bienfaits d’être amoureux et comme c’est sympa d’être en ménage ! Ils se décident enfin à partir (sont sourds dans ce palais c’est pas possible autrement !)
Le décor change et on découvre une clairière (style spectacle paroissiale et mamans baptisées décoratrices – on a tous connus ça !)
Je fais une coupure ici, sinon cette fois, j’aurai gagné mon pari, celui de rivaliser avec « Guerre et Paix »
Je vous laisse souffler un peu et nous verrons la suite plus tard.
Passez une bonne journée de la part de la Dragonne.
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