Recherche

Vendredi 12 août 2005

Bonjour à tous !

J’ai repris ma sale habitude dans l’article précédent (celle d’en faire des tartines ! – c’est presque de la logorrhée verbale mon truc ! J’suis « incontinente » mentale… hé, hé ! Il va falloir que j’essaie d’me calmer parce qu’un jour, je risque d’entrer en surchauffe et d’imploser à ce rythme (bonjour l’écran !)

Bon, on va se calmer, respirer un bon coup… prendre un bon kawa (bin oui quoi ? C’est le truc qui m’a jamais énervé – c’est juste l’estomac qu’arrive à un peu saturer des fois, mais côté nerfs, j’suis déjà pas une grande calme alors je bats la caféine à plate couture sur ce coup là !) et aborder l’acte II de Cosi Fan Tutte de Wolfgang Amadeus Mozart (dire que j’avais un prof. d’allemand qu’avait appelé son moufflet Wolfgang Amadeus, vous parlez du départ dans la vie du gamin avec un blaze pareil !)

ACTE II Premier Tableau

Le lieu : Une chambre dans la maison des deux filles (au fait, j’suis la reine des andouilles moi, j’ai complètement oublié -ça fait quand même un acte complet l’oubli, c’est pas une broutille ! – les deux filles … et bin elles sont frangines, y a pas mort d’homme sur l’omission, mais on comprend peut-être mieux qu’elles vivent ensemble – la co-location, c’était pas vraiment à la mode… sauf chez les artistes et là, c’est plutôt la misère qu’ils partageaient et pas le loyer)

Les personnages : Despina, Fiordiligi, Dorabella, Don Alfonso (à la toute fin du tableau)

                            

Despina regarde ses maîtresse d’un drôle d’œil :
« Z’êtes vraiment bizarres les filles !
- Et pourquoi si c’est pas trop te demander ?
- Bin, j’suis pas sure que vous soyez gaulées comme les vraies nanas. Les « vraies » filles ça loupe pas une occasion de s’éclater, ça saute sur l’occasion de se changer les idées, ça sait paraître sage quand il faut, z’avez pas pigé qu’il faut ménager la chèvre et le chou avec les mecs (texto, là aussi). Vous croyez que je me gène ? Et vos mecs sont partis jouer les rambos, alors faites comme eux « recrutez » (ça c’est impayable, et c’est vraiment le mot employé)
Les deux copains de Don Alfonso, on peut pas dire qu’ils vous demandent la lune (le premier qui relève un truc olé-olé dans ce que je viens de dire… de toute façon c’est écrit ; trop tard !) et pis c’est normal que des minettes bien roulées se fassent draguer non ?
- Et tu crois pas qu’ils l’auraient mauvaise s’ils apprenaient le truc ?
- Bin, y a qu’à dire qu’ils viennent tous les deux pour mes mirettes !
- Attend qui va gober ça ? C’est quand même nous qu’ils ont voulu bécoter tout de même !
- J’vous ai dit cent fois que c’était le poison qui les faisait délirer ! Maintenant ils sont redevenus de vrais agneaux, tout gentils, tout polis et mignons. Suffit de les recevoir et vous verrez bien. En plus, ça va faire votre éducation ! A voir le loup, on sait comment éviter de se faire bouffer ! »


Là, pour le plaisir, je vous livre le livret tel quel :

« Une femme de quinze ans (bin oui, à l’époque on était en âge d’être mariable assez tôt)
Doit savoir les choses essentielles (comme tout un chacun)
Où est la queue du diable, (un chat est un chat hein Wolfi ?)
Qu’est-ce qui est bien et qu’est-ce qui est mal. (les dix commandements, le code civil, le Yin et le Yang)
Doit connaître les ruses ( faut savoir déjouer les plans de l’ennemi)
Qui  retiennent les amants, (la bonne bouffe, elles ont essayé ?)
Feindre le rire, feindre les pleurs, (là, c’est les Oscars qu’elle vise la Despina)
Inventer des excuses.(j’ai mal à la tête, c’est vendredi, on fait maigre…j’suis cycliquement énervée moi…etc.)
Elle doit s’occuper au même moment (nous les filles on est réputée pour faire plusieurs trucs à la fois)
De cent galants (euh ... sur le coup, j’leur laisse le boulot)
Et en aguicher mille (comment elle fait, elle les invite tous en même temps ou elle loue une salle ? Faut qu’elle m’explique parce que ça fait quand même de la recherche ça !)
D’un coup d’œil (j’avais raison, y sont tous dans la même salle, viser concert et live de super têtes d’affiches)
Encourager chacun (non, c’est dans un stade…)
Qu’il soit beau ou laid (les hommes naissent égaux…certains plus que d’autres c’est tout)
Savoir mentir (même par omission ?)
Sans rougir (avec un bon fond de teint, ça peut se faire)
Et, comme une reine (de quoi ou de qui la reine ?)
Savoir se faire obéir. (maîtriser le close combat ça peut aider)
Avec des « Je peux » ( Vouiiiii…)
Et « je veux » (là, il lui manque la lampe d’Aladin et la bouteille de Miror, pour que ça marche !)

Sur ces bons conseils, elle sort et laisse les deux filles ruminer un peu :
« Qu’ess’ t’en dis ? – demande Fiordiligi
- Elle est maligne comme un singe la Despina !
- On va quand même pas entrer dans son jeu ?
- Mais c’est juste pour passer le temps en attendant le retour des autres… ça prête pas à conséquence !
- Fais c’que tu veux j’m’en lave les mains ! Lequel tu choisis ? J’prendrais l’autre. »

Franchement, il leur a pas fallut trente ans pour se décider aux barbies hein ? (j’crois que le mot magique de Despina, c’était « mourir d’ennui » elles ont pas encaissé le fait de se tourner les pouces à longueur de journée en attendant le retour des deux autres, et le canevas, ça va cinq minutes…)
Don Alfonso entre en trombe dans la pièce en annonçant aux filles qu’il y a un fameux spectacle à pas louper dans le jardin (non c’est pas un show de chippendales) et qu’elles ont intérêt à rappliquer.

La scène change et pour le second tableau on se retrouve donc dans le jardinet au bord de la mer. On verra la suite plus tard, parce qu’avec la tirade VO de Despina, ça va encore prendre des proportions digestivement difficiles à assimiler sans le tube de truc qui pique mais qui fait du bien à la tête à portée de la mimine.

Je vous laisse donc et à plus tard. Passez une bonne journée
La dragonne

 
par Sieglind publié dans : Mozart
ajouter un commentaire commentaires (9)    créer un trackback recommander
Vendredi 12 août 2005

Larchange, dans son commentaire d'aujourd'hui, m'a balancé une adresse d'article mais je trouve que vous devriez également en profiter, ça donne une idée de ce que les metteurs en scène (dans tous les domaines) peuvent trouver comme intérêt à monter un "classique".

Je vous donne l'adresse: bonne lecture et en plus, ça ne doit pas être ininterressant à voir...

Bonne fin de journée et à plus.

La dragonne

http://artsetspectacles.nouvelobs.com/dossier/dossier2121_087.html

 
par Sieglind publié dans : On y parle musique et ce qui tourne autour
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Jeudi 11 août 2005

Bonjour à tous !

Alors, haletants, les yeux fixes, la sueur au front ? (bin quoi ? J’peux bien rêver que mon « talent » vous aie littéralement tenus en apnée depuis hier ! – soupirs – j’vous fais un syndrome à la Sagan moi ou une Yourcenardite aigüe ! Vous croyez que ça m’irait bien le costard à la Napoléon avec des feuilles vertes ?). Aaaaargh ! C’est le délir ! Vite le parachute sinon je vais me viander d’une telle hauteur que c’est à la pince à épiler qu’on va devoir me récupérer !
Bon, trêve de plaisanterie, passons à la rigolade !

On avait laissé le boudoir des deux nanas de Fernando et Guglielmo où Despina venait de piquer sa goillante par rapport à la blonderie chronique des filles ! (et dites pas que je fais de l’humour basique, parce que je suis pas spécialement brune au cas où vous le sauriez pas) Les nanas s’étaient esquivées pour ruminer le truc.

C’est le moment que choisit Don Alfonso pour se pointer un peu méfiant à l’égard de Despina parce qu’il connaît la bête et qu’elle, elle risque pas de se faire entourlipouiller comme ses maîtresses (son job d’appoint c’est quand même trombinoscop-girl à l’entrée des boîtes, et les copains, même déguisés, elle risque de les repérer !) :
« Eh Despina, j’ai un truc à te demander
- Faut voir… qu’est-ce que j’y gagne à part à être connue ?
- Si t’as pas peur que le doré t’aille mal au teint, quelques petites copines de celle-là  - dit-il en lui montrant une jolie piécette d’or. Mais pour ça, faudrait que tu glisse un ou deux mots à tes maîtresses au sujet de deux mecs que je connais et qu’aimeraient bien leur conter un peu fleurette… et plus si affinité… si tu vois c’que je veux dire…
- J’suis pas contre mais avec ces greluches… Mais faut qu’je juge les bêtes sur pied moi avant de voir si c’est jouable…
- Pas de problème ! Ils vont le pied de grue (c’est le cas de le dire) derrière la porte j’les fais entrer. »

Entrent Fernando et Guglielmo frusqué en génies des lampions avec le drap de lit autour du ciboulot et les pantoufles qu’on dirait des patins du traîneau du Père Noël (bin oui, vous trouvez pas vous que les babouche ça ressemble à ça ?) Ils se sont découpés dans la moumoute capillaire du papi des moustaches en guidon de vélo à faire pâlir Janie Longo. Ils te font des salamalecs en veux-tu, en voilà, des courbettes à s’embrasser les rotules, des mains sur le cœur et tout et tout, pour faire plus « nobles mamamouchis », et embobinent la petite bonne qui ne voit vraiment pas ce que ses deux maîtresses ont à craindre de ces « deux remèdes contre l’amour » (texto, là aussi).


Justement les deux évaporées entrent en trombe alors que Don Alfonso se planque dans un coin. Elles sont un tantinet énervées les dindes :
« Eh ! Despi ! ça fait trois plombes qu’on t’appelle t’es sourdingue ?... Et pis d’abord c’est qui les deux marchands de tapis là ? T’as intérêt à les virer vite fait ma fille sinon… »
Les zouaves tombent à leurs genoux avec les yeux blancs du merlu poché à point :
« Ah ! Pince-moi ! J’y crois pas ! J’te kiffe trop, j’suis fait comme un rat ! Le rondouillard emplumé m’a épinglé le palpitant d’un seul coup ! »

Là, explication : Fernando va draguer la copine de Guglielmo et lycée de Versailles euh vice et versa – pardon ! (c’est plus marrant ! et comme ça y a plus de chance qu’ils n’essaient pas de tricher pour gagner et faisant des appels du pied à leur copine respective)

« Mais ça va pas ?! On est maquées au cas où vous le sauriez pas !
- Mais qu’est-ce que c’est que ce barouf ? – lance Don Alfonso en faisant semblant d’arriver - vous voulez réveiller le quartier ?
- Mais y a ces deux pingouins qui jouent l’incruste !
- Et alors ?... Mais c’est Truc et Machin-Chose ! Qu’est-ce que vous fichez là ? Eh bin si j’m’attendais, ça fait une paille !
- Euh, c’est des connaissances à vous les Ali Baba ?
- Pire ! Mes meilleurs potes !
- Bin peut-être, mais on pige pas pourquoi ils se pointent chez nous !
- Mais c’est qu’on est fou-dingues de vous les filles – répondent les faux turcs – on vous a vues vous balader en chaloupant dans le quartier et depuis, on dort plus, on mange plus, on respire plus … on pense qu’à vous et pire… on regarde même plus les autres juponnées pour vous dire !"

Les autres jouent les altesses outragées et font mine de tourner les talons (faut pas être dupe, ça les gratouille, là où ça chatouille, mais faut sauver les apparence) Don Alfonso les arrête (il n’a pas grand effort à fournir de ce côté-là) en leur signalant quand même que c’est ses copains et que là, il est un peu mal, parce qu’ils sont susceptibles les zozos et que ça mange pas d’avoine d’écouter leur blablaterie puisque c’est pas en privé.
Les  deux mardi-grasés se la pètent en prenant des poses de colosses de foire et de culturistes en finale pour le prix du plus beau charolais, font des sourires émail-diamantés accompagnés de papillonades tellement poussées qu’on croirait qu’ils font du morse occulaire ! Mais les filles restent de marbre (pour la galerie évidement) et sortent le pif tellement dédaigneusement levé, que je m’demande comment elles ratent pas la porte.

Les deux amoureux sont ravis et ont du mal à ne pas se tordre par terre de rire : bin oui, pour eux c’est signe que le pari, il est presque gagné, le reste ce n’est qu’une formalité !
Don Alfonso leur signale quand même que la partie n’est pas finie et que pour l’instant ils sortent voir dans la rue s’il y est, il doit fignoler les derniers détails avec la petite bonne.
Celle-ci lui dit qu’elle a une super idée et que d’ici demain, ses copains seront casés moyennant… quelques copines supplémentaires aux piécettes dorées.

Elle sort côté cour et nous nous retrouvons côté jardin (au sens propre du terme) pour le quatrième tableau.

Les filles y sont déjà en train d’user à tour de rôle du paquet de kleenex et tout à leur lamentations de Pénélopes attendant le retour d’Ulysse.

             

On entend les faux turcs se lamenter auprès de Don Alfonso, tout en entrant :
« Adieu monde cruel !
- Faites pas les c…, vous avez encore une chance.
- Fiche-nous tranquille, et rend-nous nos canifs ! On n’a plus de raison de vivre ! Les filles nous snobent !
- Non, j’les garde, vous pourriez vous tuer et le regretter ensuite !
- Tant pis, on a d’la mort au rat ! C’est pas bon pour nos aigreurs, mais c’est qu’un mauvais moment à passer ! Santé !"
Ils se sifflent les flacons. Les filles se précipitent parce que quand même, y a deux mecs qui sont en train de clamser pour elles :
« C’pas vrai ! Sont givrés, c’est quand même pas du poison le truc qu’ils ont avalé ?
- Bien sur que si, potiches ! Et là, chrono en main, j’leur donne par longtemps à gambader sous le soleil !
- Z’êtes contentes hein les filles ? – agonisent les mecs – on va crever la goule ouverte ! Qui a éteint la lumière ? Je vois plus rien déjà… j’ai du mal à causer… j’sens plus mes jambes…"

Despina arrive appelée au secours par les deux filles :
« c’est y pas malheureux de laisser deux mecs agoniser comme ça ! Les filles soutenez-les un peu, pendant qu’on part chercher de l’aide avec Don Alfonso
- On est dans d’beaux draps tiens ! C’ui là est froid comme du surgelé et l’autre j’arrive pas à trouver son pouls, d’ailleurs de goule, il est pas mal… les pauvres ça fait quand même quelque chose de les voir passer l’arme à gauche !"

Le médecin arrive (Despina déguisée) et commence à dégoiser un latin de cuisine bien incompréhensible (ça fait professionnel) puis demande quelle mixture ils se sont envoyé derrière la cravate. Les filles et Don Alfonso lui ayant répondu, il/elle sort un aimant de sa manche (non pas de lapin, c’est pas en Majax qu’elle s’est fringuée) et leur explique que c’est un objet magnétique (jusque là, c’est pas faux) de la pierre de Messmer, originaire d’Allemagne et rendue célèbre en France (texto, là aussi). Elle passe le truc au-dessus du corps de deux faux-mourants qui commencent à convulsionner et à se taper la tête par terre. Il faut deux âmes charitables pour leur tenir la caboche, sinon ils pourraient se blesser, et c’est les deux barbies qui s’y collent évidement.

Comme par miracle, les mourants jouent Lazare et commencent à pseudo-délirer en appelant les filles « chérie ». Don Alfonso et le/la médecin rassurent en disant que c’est les effets secondaires du poison, mais qu’c’est pas grave, ça va se tasser. Les turcs réclament un bisou et les filles prennent la mouche (y a quand même des limites… et c’est un peu brusqué non ?)

L’acte se conclue par le départ, une nouvelle fois style « virginité outragée », des deux filles alors que les garçons se posent quand même des questions sur la violence de leur réaction et surtout son « authenticité ». Despina et Don Alfonso, de leur côté, sont certains du dénouement !

On verra bien qui a raison… mais plus tard, parce que là, je dois quand même me déventouser du clavier, sinon, j’vais vous sortir la totalité de l’œuvre dans la foulée, et c’est pas le but du jeu.
Alors je vous laisse digérer cette petite comédie (qui me rappelle vaguement un certain Poquelin, pas vous ?) et vous souhaite une bonne journée.
A plus tard
La dragonne

 
par Sieglind publié dans : Mozart
ajouter un commentaire commentaires (9)    créer un trackback recommander

Calendrier

Août 2005
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>

Liens Amis

Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

undefined

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
création de blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus