Bonjour à tous !
J’ai repris ma sale habitude dans l’article précédent (celle d’en faire des tartines ! – c’est presque de la logorrhée verbale mon truc ! J’suis « incontinente » mentale… hé, hé ! Il va falloir que j’essaie d’me calmer parce qu’un jour, je risque d’entrer en surchauffe et d’imploser à ce rythme (bonjour l’écran !)
Bon, on va se calmer, respirer un bon coup… prendre un bon kawa (bin oui quoi ? C’est le truc qui m’a jamais énervé – c’est juste l’estomac qu’arrive à un peu saturer des fois, mais côté nerfs, j’suis déjà pas une grande calme alors je bats la caféine à plate couture sur ce coup là !) et aborder l’acte II de Cosi Fan Tutte de Wolfgang Amadeus Mozart (dire que j’avais un prof. d’allemand qu’avait appelé son moufflet Wolfgang Amadeus, vous parlez du départ dans la vie du gamin avec un blaze pareil !)
ACTE II Premier Tableau
Le lieu : Une chambre dans la maison des deux filles (au fait, j’suis la reine des andouilles moi, j’ai complètement oublié -ça fait quand même un acte complet l’oubli, c’est pas une broutille ! – les deux filles … et bin elles sont frangines, y a pas mort d’homme sur l’omission, mais on comprend peut-être mieux qu’elles vivent ensemble – la co-location, c’était pas vraiment à la mode… sauf chez les artistes et là, c’est plutôt la misère qu’ils partageaient et pas le loyer)
Les personnages : Despina, Fiordiligi, Dorabella, Don Alfonso (à la toute fin du tableau)

Despina regarde ses maîtresse d’un drôle d’œil :
« Z’êtes vraiment bizarres les filles !
- Et pourquoi si c’est pas trop te demander ?
- Bin, j’suis pas sure que vous soyez gaulées comme les vraies nanas. Les « vraies » filles ça loupe pas une occasion de s’éclater, ça saute sur l’occasion de se changer les idées, ça sait paraître sage quand il faut, z’avez pas pigé qu’il faut ménager la chèvre et le chou avec les mecs (texto, là aussi). Vous croyez que je me gène ? Et vos mecs sont partis jouer les rambos, alors faites comme eux « recrutez » (ça c’est impayable, et c’est vraiment le mot employé)
Les deux copains de Don Alfonso, on peut pas dire qu’ils vous demandent la lune (le premier qui relève un truc olé-olé dans ce que je viens de dire… de toute façon c’est écrit ; trop tard !) et pis c’est normal que des minettes bien roulées se fassent draguer non ?
- Et tu crois pas qu’ils l’auraient mauvaise s’ils apprenaient le truc ?
- Bin, y a qu’à dire qu’ils viennent tous les deux pour mes mirettes !
- Attend qui va gober ça ? C’est quand même nous qu’ils ont voulu bécoter tout de même !
- J’vous ai dit cent fois que c’était le poison qui les faisait délirer ! Maintenant ils sont redevenus de vrais agneaux, tout gentils, tout polis et mignons. Suffit de les recevoir et vous verrez bien. En plus, ça va faire votre éducation ! A voir le loup, on sait comment éviter de se faire bouffer ! »

Là, pour le plaisir, je vous livre le livret tel quel :
« Une femme de quinze ans (bin oui, à l’époque on était en âge d’être mariable assez tôt)
Doit savoir les choses essentielles (comme tout un chacun)
Où est la queue du diable, (un chat est un chat hein Wolfi ?)
Qu’est-ce qui est bien et qu’est-ce qui est mal. (les dix commandements, le code civil, le Yin et le Yang)
Doit connaître les ruses ( faut savoir déjouer les plans de l’ennemi)
Qui retiennent les amants, (la bonne bouffe, elles ont essayé ?)
Feindre le rire, feindre les pleurs, (là, c’est les Oscars qu’elle vise la Despina)
Inventer des excuses.(j’ai mal à la tête, c’est vendredi, on fait maigre…j’suis cycliquement énervée moi…etc.)
Elle doit s’occuper au même moment (nous les filles on est réputée pour faire plusieurs trucs à la fois)
De cent galants (euh ... sur le coup, j’leur laisse le boulot)
Et en aguicher mille (comment elle fait, elle les invite tous en même temps ou elle loue une salle ? Faut qu’elle m’explique parce que ça fait quand même de la recherche ça !)
D’un coup d’œil (j’avais raison, y sont tous dans la même salle, viser concert et live de super têtes d’affiches)
Encourager chacun (non, c’est dans un stade…)
Qu’il soit beau ou laid (les hommes naissent égaux…certains plus que d’autres c’est tout)
Savoir mentir (même par omission ?)
Sans rougir (avec un bon fond de teint, ça peut se faire)
Et, comme une reine (de quoi ou de qui la reine ?)
Savoir se faire obéir. (maîtriser le close combat ça peut aider)
Avec des « Je peux » ( Vouiiiii…)
Et « je veux » (là, il lui manque la lampe d’Aladin et la bouteille de Miror, pour que ça marche !)
Sur ces bons conseils, elle sort et laisse les deux filles ruminer un peu :
« Qu’ess’ t’en dis ? – demande Fiordiligi
- Elle est maligne comme un singe la Despina !
- On va quand même pas entrer dans son jeu ?
- Mais c’est juste pour passer le temps en attendant le retour des autres… ça prête pas à conséquence !
- Fais c’que tu veux j’m’en lave les mains ! Lequel tu choisis ? J’prendrais l’autre. »
Franchement, il leur a pas fallut trente ans pour se décider aux barbies hein ? (j’crois que le mot magique de Despina, c’était « mourir d’ennui » elles ont pas encaissé le fait de se tourner les pouces à longueur de journée en attendant le retour des deux autres, et le canevas, ça va cinq minutes…)
Don Alfonso entre en trombe dans la pièce en annonçant aux filles qu’il y a un fameux spectacle à pas louper dans le jardin (non c’est pas un show de chippendales) et qu’elles ont intérêt à rappliquer.

La scène change et pour le second tableau on se retrouve donc dans le jardinet au bord de la mer. On verra la suite plus tard, parce qu’avec la tirade VO de Despina, ça va encore prendre des proportions digestivement difficiles à assimiler sans le tube de truc qui pique mais qui fait du bien à la tête à portée de la mimine.
Je vous laisse donc et à plus tard. Passez une bonne journée
La dragonne
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