Recherche

Jeudi 15 septembre 2005

Bonjour!

Aujourd'hui, petit coup de Joconde! Mais c'est pour répondre à la question qui vous taraude depuis que j'ai lancé le truc... (même si c'est pas le cas, on dirait que vous êtes taraudés, hein? hé, hé!)

Alors on regarde bien le portrait et qu'est-ce qu'on voit?:


 

La donzelle n'a pas de sourcils. deux soluces:

- un nettoyage trop intensif du tableau qui les aurait fait disparaître -mais alors là, il faut que ça soit quelqu'un souffrant de troubles obsessionnels compulsif de la gratouillette parce que ça m'étonne que ça soit juste ça qui ait morflé, enfin, passons...

- ou que ça soit fidèle aux critères de la mode à cette époque (là, c'est plus dans mon optique, les nanas avaient la manie de s'épiler entièrement les sourcils et parfois même se coupaient les cils) bon, pour ce détails esthétique c'est fait!

La manière bizarre dont elle tient ses mains (pas très naturel s'pas?) il faudrait - soi-disant - rajouter entre ses bras un bébé, (parce que cela ressemblerait au geste d'une femme berçant un poupon)Moui... j'veux bien là-aussi...

Et enfin... le gros de l'armée:  la différence de niveau des deux portions du paysage du fond. Selon la théorie énoncée dans le bouquin par Dan Brown , Léonard aurait abaissé volontairement la ligne d'horizon sur la gauche, faisant apparaître Mona Lisa plus grande de ce côté qu'à droite. Selon la tradition (toujours d'après lui, le côté gauche était associé au féminin et le droit au masculin. Donc étant un grand féministe devant l'éternel (féminin), il aurait choisi ce déséquilibre pour glorifier la femme (vive nous!).
En plus sa philosophie perso lui faisait penser que l'idéal humain serait bique et bouc! Cultissime ça dans l'Antiquité!

Un truc encore, ... alors là, c'est un exercice de style, que je prend pour ce qu'il est:

Quel est le dieu de la fertilité masculine en Egypte? AMON 

et la déesse de la fertilité féminine? ISIS ou L'ISA

J'vous le donne Emile: AMON et ISIS ou L'ISA ça donne AMON L'ISA anagramme de....: MONA LISA élémentaire mon cher Walsong!

Il paraîtrait que La Joconde soit un vaste canular monté pour se ficher de la tronche des bien-pensants de l'époque et mettre en évidence que l'idéal en humanité serait un... escargot! enfin son équivalent à deux pattes: un hermaphrodite humain. D'où son fameux sourire genre: "j'vous ai bien eu, hein?"

Donc, vous pouvez dormir tranquilles le mystère est (soi-disant) éclairci. En tout cas, faut dire ce qui est c'est que la Mona elle est aussi androgyne que le Saint Jean de la Cène de ce cher Léonard, qui lui aussi, prête à confusion (là encore les commères ragottent sur le fait que ça serait pas Saint Jean, mais une meuf et pas n'importe laquelle la légitime de Jésus - et oui, il aurait été marié devant m'sieur le Rabbin à... Marie-Madeleine)

Mais un doute m'étreint à grande vitesse (voui, j'sais, facile celle-là!) où est-ce qu'il est-il passé le douzième apôtre alors... (sous la nappe? Il aurait fait tomber son opinel et serait en train de le chercher?)

 Le pire, c'est que vous vous souvenez de cette pub censurée d'une marque de fringue?

Et bin, si on regarde bien, étant donné que le sexe des personnages a été "interverti", le type qui en a eu l'idée a certainement la même théorie, puisque le fameux saint Jean, qui devrait être une Sainte Jeanne, est un mec! CQFD! (et si on veut suivre sa fameuse théorie à Léonard au sujet du côté droit féminin, ça serait dans l'idée.. mais c'est simplement des si.)

J'ai épluché pas mal de tableau de la Cène, et un bon nombre représentent le fameux saint Jean imberbe et les traits fins... et à moins que tous les peintres connaissaient et adhéraient à cette théorie (en risquant les foudres de l'Eglise) je crois plutôt que c'est vraiment pour représenter le côté adolescent boutonneux (ou pas) du jeune apôtre.

On verra plus tard à vous donner quelques autres petites images, et j'insiste en disant que Mona c'est pas mon idole, mais que ce qui m'étonne, c'est le nombre de personnes justement qu'elle a fasciné au cours des âges et jusqu'aux cars de nippons de notre époque. Pour qu'on en fasse des support publicitaires, de propagande même, des objets usuels ou de décoration... faut vraiment qu'il y ait quelque chose, parce qu'il faut être lucide, en tant qu'androgyne, elle fait encore la farce, mais pour une nana, c'est pas un canon de chez Krupp, côté beauté!


Bonne journée et à plus tard, soyez sages!
La dragonne

PS: Lisez bien l'appellation du bouquin de Brown, c'est quoi qu'il y a d'inscrit? R O M A N!

Alors prenez-le comme je l'ai pris, comme tel, un truc distrayant, bien goupillé (sauf la fin, j''insiste là aussi) qui fait rêver, point final. C'est ni parole d'évangile, ni sciences démontrée... et ce qui m'étonne, c'est la folie qui a pris les lecteurs en traitant ça comme un truc prouvé et vérifié! (besoin de s'évader du quotidien sans doute...)

RE PS: après lecture des commentaires, allez voire celui de Mr P (c'est une mine!)

par Sieglind publié dans : Bêtises et blagues diverses
ajouter un commentaire commentaires (17)    créer un trackback recommander
Mercredi 14 septembre 2005

Bonjour à tous !

Alors ça déménage au pays de Lipton hein ? Faut dire que la théine n’est pas faite pour calmer, ça serait même le contraire, niveau effet !


Donc, en bref, une bande de théinomanes en manque s’en prenait à deux pauvres petits tourtereaux en train de roucouler (non ils sont pas portugais !) au milieu de ruines brahmaniques de la grande époque.
On va donc voire ce que le sort cruel et dramaturgique en diable leur réserve…

Les Pêcheurs de Perles – Georges Bizet- ACTE III

Le lieu :une tente igloo grand format zippée avec un butagaz allumé sur la table de camping pliante avec les bancs incorporés (tu déplie le tout, et tu peux pique-niquer à quatre sur un truc qui tenait le volume d’une petite valise ! Ouahhh le progrès !), puis la forêt avec une statue du dieu Brahma

Les personnages : Zurga, Leïla (sans ses macarons et son fusil laser), le chœur (hommes et femmes), Nadir, Nourabad et ses fakirs

Au premier tableau on découvre Zurga assis seul et en train de compter ses neurones tellement il a l’air absorbé ; il va voir quel temps il fait dehors en dézippant la tente et constate que ça sera pas encore aujourd’hui qu’il pleuvra des cordes. A mon avis, c’est le cadet de ses soucis ! Il l’a mauvaise de s’être fait avoir par son copain Nadir :


« Dire qu’on était à la maternelle ensemble ! ça, j’suis obligé de sévir - (comme sévice, la condamnation à mort, c’est sur c’est du sérieux !) – en plus il va falloir faire subir le même sort à Leïla – (là, Ian Solo, il est pas vraiment dans le secteur pour la dépatouiller de cette sale affaire) - Franchement c’est pas de gaîté de cœur, mais ça pique un peu côté myocarde de se faire piquer sa  meuf préférée par son copain d’enfance »


Leïla, fait justement son apparition « presse-livrée » par deux indous armés de poignard. Elle veut lui causer entre quatre zieux :
« Euh, grand chef, j’ai une faveur à te demander… Nadir, tu l’oublies ! Dans cette histoire, il n’y est pour rien, c’est juste la faute à Pas-de-chance si on s’est retrouvés.
- Franchement, ça serait pas d’refus, mais il y a un hic… t’en pinces pour lui ! Et j’suis jaloux comme un tigre du Bengale - (c’est pas trop loin, donc la comparaison choque pas…) – donc, j’élimine le problème, plus d’amoureux, plus de difficulté pour s’endormir !
- C’est ça ! T’as qu’à la jouer « Cocu magnifique » tiens ! Mais j’te préviens ton fameux sommeil, réparateur, si t’as pas les cachets pour… tu s’ras très mal et t’as pas fini de tournicoter sur ton matelas, parce que le remord… ça vaut une bonne dose de caféine en intraveineuse ! Piss’ke c’est comme ça, tiens t’auras qu’à filer mon collier à ma maternelle quand tu la verras ; où je crècherais, les bimbeloteries, ça sert plus à grand-chose ! »


Elle sort précipitamment escortée de ses deux porte-couteaux. Zurga ouvre des yeux comme des soucoupes et se lance à ses trousses, le médaillon à la main (tiens, tiens…)


La scène change et on se retrouve au milieu de la forêt. Nadir est assis « confortablement » sur un bûcher dressé devant la statue du dieu indou Brahma. Les Indiens ont l’air relativement énervés, faut dire que le vin de palmier circule dans les godets et ça tape sérieux derrière les oreilles ce truc là ! Il se fiche carrément du sort qu’on lui réserve mais ce demande ce qu’on a fait de sa copine. (compréhensible).


Nourabad entre précédant Leïla et ses fakirs. Les deux amoureux se jettent dans les bras l’un de l’autre (qu’à mon avis il faudra un sacré décapsuleur pour les décrocher). Ils se font des adieux en règles (tremoli – bin oui, un tremolo, des tremoli…-  larmichouillettes,  soupirs à fendre les pierres etc…)


On voit une lueur rouge qui monte à l’horizon (un projecteur sur le décor peint du fond, j’sais je casse l’ambiance, mais côté profondeur… j’vous ai déjà dit que la scène c’est pas l’Avenue des Champs-Elysées dans les salles dramatico-lyriques). Ils vont pouvoir commencer les festivités sacrificatoires.


Sauf que… Zurga entre en trombe une hache à la main :
« Vite les mecs ! Allez chercher des seaux, le camp est en train de partir en fumée ! » – et pendant que les autres sortent dans le désordre il glisse aux deux amoureux : « C’est moi qu’ai fichu le feu avec mon Zipo, tendez les menottes que j’vous file un coup de  main pour vous libérer. J’ai pas trouvé les clés, j’ai pris ce qui me tombait sous la main ! Bin oui, fais pas ces yeux ronds Leïla ! J’te dois une fière chandelle ! C’est quand même toi qui m’a planqué quand t’étais môme … »


Il lui refile la chaîne de cou. (ça, vu la tête qu’il faisait au tableau précédent, c’était couru d’avance, fallait pas être devin pour envisager la suite). Nadir et sa copine se carapatent sur les hauteurs tandis que Zurga prend un peu de repos, appuyé à l’idole et la hache à la main.

 

Le rideau tombe : fin de l’opéra ! On peut dire que c’est une fin rondement expédiée n’est-ce pas ?

 Par contre, comme précédemment abordé, dans un autre article, Les pêcheurs de Perles est un opéra qui comporte pas mal de versions et dont une plus traditionnellement donnée du second tableau de cet acte. Là, après des chants et des danses tribales, Nadir et Leïla entrent ensemble sur la scène et après des invocations du prêtre Nourabad vont être sacrifiés quand on voit la fameuse lueur. Même tirade, à peu de chose près de Zurga pour expliquer la chose. Une scène débute ou tout le monde se congratule après la libération des prisonniers. Changement à ce moment : Zurga leur dit de se magner le popotin et attend le retour de la foule en délire. Et comme il faut quand même une victime sacrificielle (bin oui, ils ont pas stocké du bois pour rien au milieu du plateau tout de même) c’est le chef qu’on choisit comme méchoui.


Comme quoi, on en revient à ce qu’on disait : il faut au minimum une mort par opéra, sinon ça plaît pas (la version précédente était trop gentillette peut-être pour les spectateurs en manque de sensations fortes)

Méditez, méditez bien et freinez sur le thé, parce que vous voyez que c’est pas bon pour les nerfs !

Je file de ce pas, pour me préparer mon kawa réparateur (contradictoire en diable la dragonne hein ? Théine, caféine, même combat !) Bonne journée et soyez sages !


La dragonne

 
par Sieglind publié dans : Bizet
ajouter un commentaire commentaires (12)    créer un trackback recommander
Mardi 13 septembre 2005

Bonjour !


Alors, on a fait court hier ( enfin J’AI fait court, mais à vous saouler avant et pendant avec mes commentaires digressifs et multiples, vous avez quand même le droit de souffler non ?)
Donc, là, on reprend « presque » tout de suite la narration des Pêcheurs de Perles (j’fais des efforts, vous avez vu ?) en terminant d’abord par la fin de l’acte I qu’on avait laissé en plan, alors que Zurga (le nouveau chef élu à l’unanimité) informait son copain Nadir de l’arrivée imminente de la nouvelle prêtresse (le Nadir en question étant de  retour d’une expédition safari au cœur de la jungle, et tout ça pour oublier une meuf, qu’ils avaient le malheur d’apprécier tous les deux, plus que de raison)

 

Le lieu : toujours la plage avec palmiers, cactus, rocher au temple ruiné, feu de camp et tout le toutim.

Les Personnages : les mêmes (chœur, Zurga, Nadir, Leïla (la novice du culte locale), le grand manitou Nourabad

La fille entre envoilée jusqu’aux doigts de pieds, suivie de quatre fakirs armés de leur planches à clous, et de Nourabad, le grand prêtre.

Les femmes l’accueillent par des chants de bienvenue et Zurga en fait de même non sans lui redemander si elle accepte le contrat, c'est-à-dire de rester voilée et célibataire, de faire régulièrement ses prières, et de chanter occasionnellement pour faire fuir les démons (là, c’est pas parce qu’elle chante comme un vase fêlé, c’est l’exorciste du coin on va dire) No problemo pour elle (y avait que ce taf à l’ANPE du coin, faut pas faire sa difficile) On cause salaire, et dans le coin, la monnaie c’est la perlouze donc… si elle est bien gentille, on lui fera cadeau de la plus grosse et le plus belle pêchée et avec, son contrat fini, elle aura aucun mal à trouver un mec (sacré dot pour l’époque) Il y a qu’une ligne un peu gênante (évidemment écrite en pattes de mouches) à la fin du papier : si elle faute de quelque manière que ce soit… elle verra pas le jour se lever (définitif comme rupture d’engagement ça !)

Là, la minette a un mouvement de recul, pas parce qu’elle a les jetons mais parce qu’elle vient de reconnaître Nadir un peu à l’écart. Elle se reprend et quand Zurga lui demande si elle veut résilier le contrat, elle refuse en disant qu’elle tiendra le coup. Elle chausse les crampons parce que le rocher au temple est pas très praticable (pour sur, s’il n’y a que des vierges pour gravir le sentier de chèvres…et ça une fois par an… le terrain a pas trop le temps de s’aplanir !)


Pendant qu’elle entre dans le temple en ruines avec ses fakirs et Nourabad au train, les villageois se dispersent pour vaquer à leurs occupations diverses et Nadir après que son copain Zurga lui ai souhaité une bonne nuit se retrouve comme un benêt assis sur son caillou à délirer (c’est le décalage dû à son voyage de retour de safari, ça !) Pince-Mi étant parti au large chercher des huîtres perlières, c’est Pince-Moi qu’il évoque, parce qu’il a comme un doute sur l’identité de la vierge exorciste. Elle lui rappelle drôlement la fille par la faute de qui il a failli paumer son meilleur pote. Là un air célèbre : « Je crois entendre encore… » au répertoire de tous les ténors faisant un pot-pourri des meilleurs tubes lyriques. Enfin, un truc où il dit qu’il a carrément menti comme un arracheur de dents à Zurga, parce qu’il s’est planqué pour suivre la fameuse nana et passer des heures carrées à l’écouter planqué dans les bosquets ! (sournois le copain !). En tout cas, son auto-berceuse fonctionne parce ce qu’il s’endort comme une souche sur un bout de natte (mais non, il est pas assis sur la tronche d’une copine ! Une natte ! Un truc en feuilles de palmiers qui sert d’Epeda dans le coin).


Nadir planqué dans les fourrés!


Leïla et sa troupe de comiques ressortent du temple pour commencer le rituel de bénédiction : bûcher de branches sèches et d’herbe qui rigole (bin oui, faut toujours entrer en transe non ? Et les chamans ont tous un paquet de truc un peu hallucinatoire à filer pour entretenir leur petit foyer) et chant de la donzelle invoquant les esprits des bois, des rochers, de l’air, de l’eau, enfin toute la troupe quoi !

A s’égosiller comme ça, fallait s’y attendre, Nadir ouvre un œil, et là, il n’y a plus de doute ! (il a l’oreille absolue !) c’est la fille ! Leïla, de son côté, murmure entre deux couplets que c’est pas trop tôt et qu’elle était à deux doigts de faire des signaux style chien jaune sur les portes avions pour se faire reconnaître ! Les villageois lui demandent de chanter, pour chasser le mauvais œil, Nadir, lui, c’est par pur plaisir qu’il demande un bis et Leïla, cabotine, se fait pas prier pour montrer ses capacités vocales.

 

 

Et c’est sur cette scène que se termine l’acte I des Pêcheurs de Perles de Georges Bizet.

On entame l’acte II parce qu’il n’est pas trop long

Le lieu : les ruines d’un temple assez coquet, ma foi avec lianes en fleurs et rayons de lune éclairant une mignonnette terrasse

Les personnages : Un chœur (il est de toutes les teufs, c’ui-là !), Nourabad, Leïla, Nadir, les fakirs, Zurga

Le rideau se lève sur les nouveaux appartements de Leïla (un temple en ruine, on peut dire qu’ils se sont pas foulés, les autochtones !) Le soir tombe et comme les pêcheurs sont rentrés du boulot, son boulot de la journée s’achève.
« Tiens, v’la ta piaule, t’as bien bossé, t’as droit à un peu de repos ! – explique Nourabad à la fille.
- Z’êtes dingue ? J’vais pas rester toute seule ici ?
- Te fais pas d’bile ! J’vois pas ce que tu as à craindre : d’un côté la falaise à pic, de l’autre le camp, et des fakirs armés jusqu’aux dents pour défendre ton honneur, qu’est-ce qu’il te faut de plus ! Et t’as donné ta parole alors…
- J’sais j’l’ai déjà fait une fois, et ça prouve que j’suis fiable !
- C’est quoi encore c’t’histoire ?
- Bin, toute ch’tite, j’ai dû planquer un mec qu’avait du monde au train et quand les zozos sont arrivés, j’ai pas joué les balances ! Comme cadeau le type m’a filé une chaîne de cou.
- De toute façon t’as intérêt à tenir des engagements, sinon c’est à Zurga qu’t’auras affaire et il est pas moulant question honneur ! »

Tout le monde s’en va, la laissant seule avec sa trouille du noir (sympa les mecs !) Elle chante un truc, vous savez comme on fait quand on a les foies mais qu’on veut pas le montrer. Mais elle c’est plutôt « J’ai les pétoches, mais y a quelqu’un de planqué dans les fourrés qui guette au cas où » (ça c’est pour Nadir et sa manie de s’embusquer dans tous les végétaux qu’il peut trouver à sa proximité). D’ailleurs dans les coulisses (pardon, dans les bosquets) on entend le copain pousser sa chansonnette en s’accompagnant  d’une guzla (c’est pas une meuf, c’est un instrument de musique, si vous vous posez la question) La ritournelle se rapproche, signe que le propriétaire de la glotte qui s’exprime ainsi va pas tarder à faire son apparition.


ça c'est une guzla!



Evidemment, il apparaît pile poil quand la chanson se termine (quel timing !) et se précipite vers sa belle :
« J’suis béni des dieux, moi, j’ai réussi à passer tous les gardes-chiourme !
- T’es pas marteau ? Si on te vois, t’es fichu, mon pov’ gars ! Rendez-vous plutôt demain, on courras moins de risques !
- D’ac ! Je file et à plus… »

Il se carapate et on entend un coup de regolvingue venir du lointain (antiquité, peut être, mais c’est bizarre, les chinois étaient déjà passé là avec leur invention poudreuse). Le chœur pousse des hauts cris « sus à l’ennemi ! » en traversant le fond du théâtre à la poursuite du profanateur.

Comme par hasard, c’est à ce moment que l’orage décide d’éclater et, comme par hasard (euh, p’tet’ pas non) les autochtones y voient un mauvais présage.

Nourabad revient avec sa troupe et désigne les deux coupables (Nadir n’est pas allé bien loin dans sa fuite, il a du riper et se viander comme une grosse bouse, c’est que ça glisse un sentier de biques menant à un temple en hauteur !)

Les deux amoureux trouvent certainement que c’est le meilleur moment pour se faire des serments, parce que ça y va du couplet « que je t’aimeuuuu , que je t’aimeuuuu, que je t’aime ! » Nadir planque Leïla derrière lui et fait face à la foule énervée en les menaçant tous de son canif (le pauvre ! Il est attendrissant mais on peut pas dire que je jouerai sur ses chances de survie à un contre… tout plein !)

Zurga pousse une sacré goillante en surgissant sur scène :
« C’est pas fini ce b…asard ? Y en a qui dorment ! D’abord, j’vous signale que vous m’avez élu grand chef, alors si il y a quelqu’un pour prendre une décision au sujet de ce crime de lèse-divinité, c’est bibi ! Et bibi a décidé d’être magnanime ! Alors laissez ces deux-là tranquilles, sinon vous allez tater d’mon 45 fillette d’autorité cheftaine !

Les autres obéissent parce qu’un coup de pied au valseur ça ferait désordre sur leur curriculum et Nourabad, pour ficher la honte à l’ex prêtresse, lui arrache le voile et « boum-patatra ! » coup de théâtre, mais là, on était prévenu, Zurga reconnaît la fille dont il était amoureux ainsi que son copain.
Bizarrement, sa clémence fond comme crème glacée au micro-onde. Le vent a tourné a la vitesse grand V pour les amoureux et ils se retrouvent ficelés comme rosette, l’un traîné vers le campement, l’autre bouclée dans son templounet.

C’est ainsi que se termine le deuxième acte et l’inévitable question : qu’adviendra-t-il de nos malheureux héros ? En tout cas, ils sont bien mal barrés ! Et faudrait un miracle pour qu’ils s’en sortent… quoique…. Mais ça, lotus et couche moussue, ça sera pour la prochaine fois !

Bonne journée et à plus…
La dragonne

 
par Sieglind publié dans : Bizet
ajouter un commentaire commentaires (16)    créer un trackback trackback (1)    recommander

Calendrier

Septembre 2005
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30    
<< < > >>

Liens Amis

Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

undefined

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
blog philosophie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus