Bonjour !
Ouf ! Un acte d’avalé ! Comme quoi, le bestiau, à petite dose, on va en voire le bout. On va continuer sur ce rythme, j’ai pas loué la place alors on peut prendre notre temps et ça fait moins « étouffe-chrétien » comme portion, je trouve (tiens, ça me rappelle un post-it que j’avais balancé ça… rapport à la longueur de mes « pontes »)
Donc hier, fin de l’acte I et flop complet de l’aspirant chanteur. Comment le jeunôt a-t-il avalé la pilule ? On va le savoir tout de suite !
Le lieu : Une rue de Nuremberg (normal, on va pas changer de bled à chaque acte tout de même !) Un truc très… moyen-âgeux, avec maisons à colombins – pardon, colombages, étages qui s’avancent sur la rue et trou d’aisance sous le plancher. Oui, m’sieurs-dames ! On va être bassement terre à terre, mais les baraques de cette époque, avaient une sorte de trappe - ou la fenêtre à défaut - pour balancer dans la rue ses petits besoins ou ses grosses commissions (d’où la fourchage de langue pour colombages), et tous autres déchets, d’ailleurs et le caniveau c’était une espèce de rigole au milieu de la rue (bonjour l’odeur les jours de grosse chaleur !) Deux maisons se font face, celle de Pogner et de sa fille Eva et celle de Hans Sachs Maître Chanteur cordonnier.
Les personnages : David, l’apprenti de Sachs, quelques copains à lui, Magdalene, la nounou d’Eva, Pogner et sa fistonne, Hans Sachs, Walther et ce « brasse-beurnée » (type qui s’occupe de ce qui ne le regarde pas, comme on dit en Charente) de Beckmesser
Au lever du rideau, la nuit commence à tomber et David et ses copains sont en train de fermer les volets de leur patron. Magdalene se pointe pour draguer un peu l’apprenti et surtout pour savoir comment s’est passé l’entretien d’embauche de Walther.

L’autre lui répond qu’il a loupé complètement l’oral et la donzelle, sans même prendre la peine de prendre un peu de ses nouvelles à lui, le plante comme une vieille chaussette (un peu intéressée on dirait son affection). Les collègues ne se gênent pas pour se ficher de la goule du pauvre David, qui est à deux doigts de leur en coller une pour leur apprendre à se mêler de leurs oignons, lorsque Sachs arrive pour séparer les roquets.
Pogner et Eva rentrent de leur balade digestive, le père pense à ce qui s’est passé pendant la séance à l’église et la fille à un certain participant malheureux (ses chances de le voire en habit de noces semblent s’amenuiser) Pendant qu’ils rentrent, Sachs, de l’autre côté de la rue décide qu’il fait assez clair pour qu’il s’avance un peu dans son boulot et il commence à étaler sa boîte à outils sur le pas de la porte. Il tournicote un peu de fil et des clous pour les semelles, mais le cœur n’y est pas. Il a tout le temps au fond de la caboche la chanson du jeune gars de cet après-midi.
Eva ressort, en prenant de sacrées précautions (elle est en pantoufles lapins, pour éviter de faire trop de bruit) et s’avance vers lui. On tape la bavette, l’autre enjuponnée, s’amuse à aguicher le cordonnier en lui demandant de se présenter au concours.


Là, elle est sacrément vache la gamine, étant donné que le pauvre vieux en pince pour elle, mais sait qu’il n’a aucune chancen, étant donné ses heures de vol et puis faut pas sortir de Saint-Cyr, pour piger qui est l’élu, quand Eva change de trombine à l’écoute de ce ratage lyrique. Magdalene en faisant l’inventaire, s’est aperçue qu’il manquait une potiche dans la maison et te la traîne par le bras pour qu’elle regagne son guéridon. En plus, aux dernières nouvelles, un certain Beckmesser se serait mis en tête de venir lui donner l’aubade avec la chanson qu’il réserve pour le concours du lendemain. (Vue la grimace de la future « ensérénadée » on comprend tout de suite que c’est pas son genre d’idole de la chanson le type.
Au même moment, Walther se pointe enfin, en râlant comme un veau contre ces satanés vieux jetons de Maîtres chanteurs. Eva se précipite pour lui dire que ça ne fait rien, il a qu’à faire chauffer la mobylette et elle se fait la belle avec lui le soir même. Le veilleur de nuit passe et coupe la loupiote des réverbères (chouette ça, pour jouer en mode furtif !)
Sachs à tout entendu (le carton pâte c’est pas un bon isolant phonique !) et décide de les empêcher de faire une belle con… bêtise. Au moment où la fille rentrée pour se prendre un baluchon, ressort pour enfourcher le solex, il ouvre grand les volets, éclairant presque toute la rue (ils connaissaient l’halogène à cette époque ?).

Flag, style évadé d’Alcatraz pris dans le faisceau du projecteur des vigiles ! Ils ont juste le temps de plonger tête la première vers le premier coin d’ombre qu’ils dégotent (j’aime bien cette idée moi, je les vois bien effectuer une roulade à
A laquelle nous assisterons nous-même demain, parce qu’elle est excellente et un peu longue pour la mettre ici et finir l’acte.
Alors on se fixe rendez-vous demain et côté horaire, c’est vous qui voyez, et au même endroit (la blague si je changeais mon blog de place pendant la nuit, tiens !). J’aurai un arrosoir à la main, et vous un jambon ! (S’pas Petite Plume ?)
Passez une bonne journée
La dragonne
PS: Splinter Cell et Da(k Project c'est ça (pour information, mais, là aussi, ça a rien à voire avec la semoule - hier c'était la choucroute, alors on va changer de menu quand même!):

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