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Mardi 16 août 2005


Bonjour à tous !

Alors ce lundi de rab, on en a profité ? J’espère en tout cas, parce que moi, je m’suis pas gênée ! (La ruse c’est d’avoir fait l’article la veille au soir et de n’avoir plus qu’à le basculer le matin, payant le truc, pour le temps gagné !) Après j’ai fait tourner ma machine à laver mentale (lavage, prélassage et bronzage) puis petite collation midinesque d’Arlequins (pour ceux qui sont pas au courant, les Arlequins c’est des restes du repas précédent présentés d’une autre manière, style buffet ou pique-nique, c’est charentais, l’expression, c’est pas inventé)
Donc, j’ai eu le temps de…. ne rien ficher et ça m’a bien plue, mine de rien.
On va quand même continuer le récit de Cosi fan Tutte de Mozart par la suite de l’acte II.

En résumé, les mecs ont commencé leur pari et essayé de draguer la copine de l’autre avec un essai transformé sur deux. Dorabella, la copine de Fernando a craqué sous le charme de son copain Guglielmo déguisé en sarrasin. Don Alfonso, celui qui a lancé l’idée leur fait quand même remarquer que c’est pas gagné et qu’il reste encore un essai… fin du second tableau.

Le tableau suivant représente une pièce avec plusieurs portes (on voit déjà le coup, j’entre, il ou elle sort, elle re-rentre, je re-sors… ficelles plus qu’effilochées du vaudeville, mais c’est un classique !)
Les personnages : Despina, Dorabella, Fiordiligi, puis, plus tard Fernando, Guglielmo et Don Alfonso

Au début du tableau, Despina félicite Dorabella d’avoir réussi le test de « féminité » (on va dire ça pour pas dire qu’elle a fait un accroc sévère à son aube de fidélité virginale). L’autre lui répond que c’est vraiment pas de sa faute et que l’autre (l’autre c’est le mec) a fait tout le boulot et qu’elle est tombée tout bardée la dindette dans ses bras (c’est qu’il savait causer le crooner !). La frangine Fiordiligi rapplique son museau, mais on peut pas dire que c’est la joie :
« A c’est malin ! A cause de vous deux, on va tous cramer nos miches chez Lucifer !
- T’es devenue frapadingue ?
- Nan, bandes d’idiotes ! J’en pince c’est tout !
- Mais c’est génial ! – crie sa frangine – On va être toutes les deux mariées !
- Euh, t’oublierais pas deux mecs qui sont partis se faire trouer le bide à la guerre,  par hasard ?
- Bin justement ! S’ils y restent, on se retrouve comment nous ? Une main devant et une derrière ?
- Et s’ils reviennent ?
- On aura déjà la bagouse et on se sera fait la belle avec les deux enturbanés !
- Franchement frangine, j’sais pas comment t’as pu changer en une seule journée ! Moi j’vais pas craquer !
- T’sais pas ce que tu rates ! Vaut mieux tourner dans le sens du vent que de se prendre une bourrasque en pleine tronche ! "– et sur ces paroles Dorabella sort.

Fiordiligi maintient son discours comme quoi elle préfère crever la goule ouverte plutôt que de craquer pour le derviche tourneur-de-caboche. Tout d’un coup, elle a une idée lumineuse (pling) et appelle Despina :
« Desp. Tu te rappelle les fringues qu’ont laissées nos copains au porte-manteau de l’entrée ? Et bin tache de dégoter un manteau, un capeo quelconque et une épée ! Appelle ma girouette de sœur j’veux lui causer !"
Pendant que la bonne s’exécute, elle pense (chante) tout haut :
« On va se déguiser Dora et moi en mecs, on file rejoindre nos copains à la guerre et on s’ra avec eux en pleine bagarre, quitte à y rester !


- Et moi j’arrête de respirer dans la minute qui suit ! – lance Fernando (toujours déguisé) entrant dans la pièce (il avait espionné par le trou de la serrure avec Don Alfonso depuis le début)
- C’est pas vrai ! T’es plus collant qu’un papier tue-mouche toi !
- Tiens, l’épée qu’t’as piqué au ratelier, t’as qu’à tout de suite t’exercer… larde moi !
- T’arrête tout de suite ce cinoche ! J’en peux plus moi !
- Trucidouille moi ou épouse-moi, j’suis celui qu’il te faut !
- T’as gagné ! Je convole ! »

Guglielmo, planqué avec Don Alfonso derrière une autre porte a tout entendu du « coup de canif » au contrat d’engagement de sa copine et c’est vraiment pas la joie.
Les trois compères se rejoignent et les deux futurs-ex-futurs époux (bin oui, fiancés, partis guerroyer, donc quasi clamsés pour les copines, et re-fiancés mais en changeant la fille). Ils décident de se venger. Don Alfonso, leur dit que le meilleur moyen pour ça, c’est de les épouser. Réponse des deux dindons (le sexe de la volaille a changé on dirait…) : ils épouseraient (texto)  « plutôt la barque de Charon » ou la « grotte de Vulcain » (bizarre, leur comparaison : un moyen de transport aquatique et un trou dans une grosse caillasse, faudrait voir du côté du Sigmund du coin… ou alors le librettiste Da Ponte avait fumé son tapis persan…) Don Alfonso réplique qu’à ce tarif, ils vont rester vieux garçons, parce que les remplaçantes de Dora et Fior risquent d’être pire. Et puis, ils en pincent quand même pour elles alors autant se faire une raison et prendre les moins pires. Et c’est là d’ailleurs qu’apparaît la phrase qui a donné le titre à l’œuvre, je vous la donne en VO avec traduction quand même : « Giacché giovanni, vecchie et belle et brutte (car qu’elles soient jeunes, vieilles, belles, laides) Ripetete con me (répétez avec moi) cosi fan tutte ! (Elles font toutes ainsi) »


Despina entre en annonçant que les filles sont d’accord pour épouser leurs pseudo nouveaux fiancés et pour partir dans trois jours avec eux, elles demandent d’aller chercher un notaire et attendent les « heureux » élus dans leur piaule.

La scène change et pour le quatrième tableau on se retrouve dans une salle éclairée comme un grand magasin, jour de promo. D’ailleurs ça s’active autant, parce que tout un monde (choriste et figurants) s’active sous les ordres de Despina, pour mettre de chandelles partout et dresser la table pour les noces. Don Alfonso la félicite pour son boulot alors que les deux couples s’avancent. Ils arrêtent pas de se faire de mamours verbales : « t’es canon, t’es trognon, que t’as de grands yeux, que t’as de grandes raquiches ! »
Despina s’est une nouvelle fois éclipsée pour revenir déguisée (c’t’une manie chez elle !) en notaire cette fois.
Elle leur lit le contrat (faux comme le râtelier d’ma tantine) où Fiordiligi épouse Sempronius et Dorabella , Titus (on apprend enfin le blaze des déguisés et qu’ils seraient albanais, parce que c’est quasi la fin quand même) et que l’alinéa truc de l’article bidule du paragraphe chose… et patati et patalère. Les quatre intéressés font presser la musique parce qu’ils vont pas y passer cent sept ans.

Coup de théâtre, quand on entend dans les coulisses la chanson du soldat du début. Don Alfonso fait semblant de regarder vers le rivage et annonce que les deux fiancés reviennent de la guerre (un jour, la guerre, plus court, vous me ferez signe !)
Panique à bord : les filles courent dans tous les sens et  décident de ficher leurs galants dans un placard ! (le coup de l’armoire avec l’amant dedans, vous voyez que c’est pas nouveau). Despina, saute dans un coffre à jouet qui se trouve dans un coin.
Les copains à nouveaux attifés en… eux, entrent par une autre porte (d’où l’utilité des portes multiples dans la scène, j’vous l’avais dit) :
« Devinez qui est d’retour ?... Bin vous en fêtes une tronche !
- C’est la joie – répond Don Alfonso pour elles – et comme toutes les grandes joies sont muettes…
- Pourriez ranger c’te malle, on a failli se la prendre de plein fouet, j’vais la pousser, tiens elle est garnie ! C’est qui ce… notaire ?
- C’est Despi – lance celle-ci en ôtant son faux nez et sa barbichette, y avait soirée costumée et j’avais qu’là pour me déloquer
- J’pige plus rien ! – chuchotent les deux sœurs (faut dire que même nous, on a du mal à suivre alors …)
- C’est quoi ces papelards ?  – demandent les deux copains – On les a trouvé par terre. – (négligemment jetés par Alfonso) – Un contrat de mariage ? Et signé ! On vous promets qu’ça va saigner le raisiné !
- Pardon, pardon, pardon – supplient les filles (enfin c’est d’autres mots, mais c’est l’esprit)
- Allez déballez le pot au rose !
- T’as qu’à demander à ton pote Alfonso et à c’te garce de Despina !
- Bin c’est vrai y eu entourlipouille – répond Don Alfono.
- Ah aaaaah !" – lancent triomphalement les mecs en sortant leurs costards d’Albanais qu’ils avaient planqué derrière la porte, ainsi que le costume de docteur du début que portait Despina.

Stupeur et tremblements pour les trois nanas (sur le coup Despina se retrouve coincée aussi)
Don Alfonso leur explique :
« C’était un pari et que l’avantage du truc, c’est que vos copains se seront un peu « assagis » dans cette aventure. On se donne la main, on se fait la bise et on fait la fête !
- Pardon les garçons ! On fera tout pour vous consoler et rester de bonnes petites meufs
- On vous croit sur paroles – et surtout ils ont aucune envie de retester la chose !
- Mince j’ai été eue comme une bleusaille moi sur l’affaire – lance Despina. Mais c’est pour toutes les fois où j’ai roulé les autres.

Conclusion de l’opéra par un sextuor : « Faut savoir prendre le bon côté des choses, rire de ce qui fait habituellement pleurer et rester zen parmi les em…brouilles de la vie »

Fin de l’opéra sans trop de moralité, parce que quand même c’est bâti sur une sacré tromperie et le fait de savoir qu’on ne peut se fier à l’autre et qu’il faut s’en contenter…  Mouaiii ! C’est pas trop ma « philo » ça et la question du jour sera :
« Et vous ? Qu’est-ce que vous en pensez ? »

Cogitez bien sur le peu de valeur que Mozart avait de la constance humaine ou plutôt sur ses limites, ou allez faire un tour, parce qu’il fait beau et que les cours ça reprend qu’en Septembre, la balle est dans votre camp (moi j’ai choisi : Il fait beau !)



Bonnes journée et à plus tard
La dragonne

 
par Sieglind publié dans : Mozart
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Lundi 15 août 2005

Bonjour à tous !

Alors, ça fait quoi de se réveiller un lundi et d’être encore en week-end ? (« On a du rab ! Youpi ! Faut savoir en profiter ! », ça c’est la réponse correcte !) On reprend quand même l’histoire de Cosi fan Tutte, parce que sinon, on risque de perdre le fil hein ?

On s’était donc arrêté Vendredi à la scène ou Despina essayait de persuader ses maîtresses de prendre du bon temps en attendant leur mecs soit disant partis à la guerre.

Le tableau changeait pour se retrouver dans le jardin, sous le clair de lune avec une table de camping dépliée et les tupperware empilés pour le souper.

Personnages supplémentaires : Guglielmo, Fernando, et un chœur (a capella, parce que le jardinet c’est tout de même pas le parc du château de Versailles point de vue dimension)


Fernando de Guglielmo sont en train de pousser la sérénade accompagnés du chœur a cappelliculturellement chanté (doooo wap, doooo wap… qu’ça fait), alors que Don Alfonso donne des instructions aux mecs venus apporter un mega pique-nique en barcasse (c’est plus Naples, c’est Venise, savent rien faire sans prendre le you-you, ceux-là !).
Les trois filles arrivent (Despina, et ses deux sœurs de maîtresses) pour demander d’où vient tout ce tintouin. Les mecs se renvoient la balle pour savoir qui causera, jusqu’à ce que Don Alfonso leur fasse remarquer qu’ils vont y passer la nuit, à ce train là , et qu’il va traduire pour eux :
« S’cusez pour la gaffe de tout à l’heure !
- … l’heure ! – les deux copains finissent ses phrases (ou alors au bord de la mer, y a un sacré écho)
- On va la boucler et vous laisser une paix royale !
- …ale !"

Despina sert d’interprète, elle aussi, à ses maîtresses qui sont trop occupées à zieuter les trucs bons à manger et à se marrer :
« Y a pas de lézard ! On passe l’éponge, Allez, filez nous votre pogne et arrêtez d’faire du boudin !"

Les deux commentateurs sportifs s’esquivent en chuchotant entre eux que si cette fois les filles craquent pas… c’est franchement qu’elles sont pires que Belzébuth (j’vois pas pourquoi, cette remarque, j’aurais plutôt dit  « meilleures que l’bon dieu » parce quand même, c’est le signe qu’elles sont « vertueuses » non ? Etrange…)

Les deux filles et leurs compagnons commencent à parler pour combler le silence :
« Fait beau s’pas ?
- Un chouillas chaud, non ?
- Chouettes plantes !
- Vouiiii, y a plus de feuilles que de fruit ! -  (Ouah ! Quelle profondeur métaphysique dans ces propos !)
- Tiens, des chemins ! (elles y vont les yeux fermés ou à reculons, les nanas dans leur jardin pour avoir ce genre de remarques à la barbie ?) On s’fait une petite balade ?
- D’ac !"



Là, séparation par couples du quatuor de copains: Fernando et Fiordiligi et Guglielmo et Dorabella. Guglielmo fait un plat énorme à Dorabella alors que les deux autres partent se balader : Et que j’vis plus, et que j’brûle tellement qu’j’vais mettre le feu aux buissons moi, et que si t’étais sympa t’accepterais un petit cadeau… (on le voit venir de loin le coco) un p’tit cœur en sucre caramélisé (bin oui, c’est le symbole du sien, et comme il « brûle », à votre avis, le sucre il reste intacte ?)
Et que c’t’idiote de Dorabella (elle marche pas dans le coup, elle courre le cent mètres oui !) accepte le colifichet ! (un à zéro pour Guglielmo)

Il reprend en disant que si elle est assez meugnonne pour prendre la babiole, elle peut bien rendre la politesse, ça se fait, ces trucs là, quand on est poli. Et vlan ! Les deux pieds dedans ! Elle lui file en échange la photo dédicacée de son mec (bin oui, elle est dans un cœur en fer-blanc, vous savez, le truc qui s’ouvre où on peut mettre la photo de son copain et des fois même une mèche de sa capillarité têtiaire)  (Guglielmo deux, Dorabella archi-nulle !)

Le faux turc plaint quand même son copain parce que sa nénette, bin c’est pas un parangon de fidélité et qu’il a  réussi à la faire craquer seulement au bout de deux essais !
Ils se mettent à l’ombre (oui, à l’ombre ! C’est pleine lune et pour les bizouillis et câlinades, vaut mieux se rapprocher des coins un peu sombres non ?)

On passe à l’autre couple : Fiordiligi et Fernando. Même stratégie (ils ont été briefés par Don Alfonso et Despina avant, c’est une vraie opération commando leur truc !) :
« Pourquoi tu te défiles ?
- Là ! Un ver de terre ! Un aspic ! Un lézard ! Un dragon de Komodo (c’est bizarre, ça grossit son truc comme le pif de Pinocchio !)
- D’accord, j’suis souple mais me comparer à des bestioles à écailles…tu m’fais beaucoup de peine ! J’vais bouder tiens !"

Et il part. Ici, la technique de Fernando n’est pas très au point par rapport à son copain ! En plus il y met pas beaucoup du sien on dirait… Ce qui fait que la Fleur de Lys là, et bin elle a eu chaud aux miches (vouiii, je saiiiiis, ça peut prêter à confusion, mais c’est fait pour !)



Fernando rejoint Guglielmo et ils comptent les points de la partie :
" Mec – dit Fernando – on a gagné ! Ta copine Fiordiligi, bin c’est une vraie nonne ! Elle m’a snobé d’une manière que si c’était pas un plan, bin je m’poserais de sacrés questions sur mon sex-appeal moi ! Et ma Dorabella, comme ça s’est passé avec elle ?
- Euhhh… Tu promets de pas t’fâcher ?...
- Tu m’fiches les jetons là… allez ! Accouche !
- Elle m’a filé son pendentif, t’sais, celui avec ta trombine dedans…
- Quoi ? Mais ça va pas se passer comme ça, j’veux pas passer pour un blaireau moi ! J’vais te lui en coller une à celle-là, qu’elle est pas prête d’oublier ! - (enfin, dans l’opéra, il est plus dramatique, parce que c’est carrément une myocardectomie qu’il veut pratiquer sur Dorabella, et sans anesthésie !)
- Très constructif le truc ! Et quand tu te retrouveras en tôle pour une nana qu’en vaut même pas la peine?
- Après toutes ses promesses, elle a encore moins de mémoire qu’une sardine ! - (les poissons, paraîtrait que c’est dans les trois minutes de mémoire vive qu’ils ont) Qu’est-ce que tu f’rais à ma place Gugli ?
- J’sais pas trop, mais j’commence à piger les mecs qui râlent après leurs nanas ! C’est des sacrées vicelardes pour agir comme ça alors que j’arrête pas de prendre leur défense dès qu’on les critique sur leur fidélité !
- Le pire c’est que j’en pince quand même pour elle !
- Là, mec, respect ! T’es grand ! – lance Don Alfonso en entrant.
- Toi, t’as intérêt à te faire petit - petit parce que c’est de ta faute tout ça !
- Arrête de faire l’âne pour avoir du son ! D’accord c’est 50% sur le coup, point de vue réussite.
- Sur mais j’l’ai gagné moi, alors d’aboule l’oseille et fissa !
- Pas de blem ! Mais avant j’aimerai qu’on fasse un autre essai, parce qu’à mon avis, t’as gagné un peu trop… vite. – fait remarquer Don Alfonso – Et la peau du Winny l’Ourson, faut pas la fourguer avant d’l’avoir étendu raide !"

Ils sortent tous les trois côté cour… et moi côté jardin, parce qu’il fait beau, et là, j’vais un peu écouter l’herbe pousser…avant de m’y recoller. J’peux ?


Passez une bonne journée et à plus tard

La dragonne

 
par Sieglind publié dans : Mozart
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Vendredi 12 août 2005

Bonjour à tous !

J’ai repris ma sale habitude dans l’article précédent (celle d’en faire des tartines ! – c’est presque de la logorrhée verbale mon truc ! J’suis « incontinente » mentale… hé, hé ! Il va falloir que j’essaie d’me calmer parce qu’un jour, je risque d’entrer en surchauffe et d’imploser à ce rythme (bonjour l’écran !)

Bon, on va se calmer, respirer un bon coup… prendre un bon kawa (bin oui quoi ? C’est le truc qui m’a jamais énervé – c’est juste l’estomac qu’arrive à un peu saturer des fois, mais côté nerfs, j’suis déjà pas une grande calme alors je bats la caféine à plate couture sur ce coup là !) et aborder l’acte II de Cosi Fan Tutte de Wolfgang Amadeus Mozart (dire que j’avais un prof. d’allemand qu’avait appelé son moufflet Wolfgang Amadeus, vous parlez du départ dans la vie du gamin avec un blaze pareil !)

ACTE II Premier Tableau

Le lieu : Une chambre dans la maison des deux filles (au fait, j’suis la reine des andouilles moi, j’ai complètement oublié -ça fait quand même un acte complet l’oubli, c’est pas une broutille ! – les deux filles … et bin elles sont frangines, y a pas mort d’homme sur l’omission, mais on comprend peut-être mieux qu’elles vivent ensemble – la co-location, c’était pas vraiment à la mode… sauf chez les artistes et là, c’est plutôt la misère qu’ils partageaient et pas le loyer)

Les personnages : Despina, Fiordiligi, Dorabella, Don Alfonso (à la toute fin du tableau)

                            

Despina regarde ses maîtresse d’un drôle d’œil :
« Z’êtes vraiment bizarres les filles !
- Et pourquoi si c’est pas trop te demander ?
- Bin, j’suis pas sure que vous soyez gaulées comme les vraies nanas. Les « vraies » filles ça loupe pas une occasion de s’éclater, ça saute sur l’occasion de se changer les idées, ça sait paraître sage quand il faut, z’avez pas pigé qu’il faut ménager la chèvre et le chou avec les mecs (texto, là aussi). Vous croyez que je me gène ? Et vos mecs sont partis jouer les rambos, alors faites comme eux « recrutez » (ça c’est impayable, et c’est vraiment le mot employé)
Les deux copains de Don Alfonso, on peut pas dire qu’ils vous demandent la lune (le premier qui relève un truc olé-olé dans ce que je viens de dire… de toute façon c’est écrit ; trop tard !) et pis c’est normal que des minettes bien roulées se fassent draguer non ?
- Et tu crois pas qu’ils l’auraient mauvaise s’ils apprenaient le truc ?
- Bin, y a qu’à dire qu’ils viennent tous les deux pour mes mirettes !
- Attend qui va gober ça ? C’est quand même nous qu’ils ont voulu bécoter tout de même !
- J’vous ai dit cent fois que c’était le poison qui les faisait délirer ! Maintenant ils sont redevenus de vrais agneaux, tout gentils, tout polis et mignons. Suffit de les recevoir et vous verrez bien. En plus, ça va faire votre éducation ! A voir le loup, on sait comment éviter de se faire bouffer ! »


Là, pour le plaisir, je vous livre le livret tel quel :

« Une femme de quinze ans (bin oui, à l’époque on était en âge d’être mariable assez tôt)
Doit savoir les choses essentielles (comme tout un chacun)
Où est la queue du diable, (un chat est un chat hein Wolfi ?)
Qu’est-ce qui est bien et qu’est-ce qui est mal. (les dix commandements, le code civil, le Yin et le Yang)
Doit connaître les ruses ( faut savoir déjouer les plans de l’ennemi)
Qui  retiennent les amants, (la bonne bouffe, elles ont essayé ?)
Feindre le rire, feindre les pleurs, (là, c’est les Oscars qu’elle vise la Despina)
Inventer des excuses.(j’ai mal à la tête, c’est vendredi, on fait maigre…j’suis cycliquement énervée moi…etc.)
Elle doit s’occuper au même moment (nous les filles on est réputée pour faire plusieurs trucs à la fois)
De cent galants (euh ... sur le coup, j’leur laisse le boulot)
Et en aguicher mille (comment elle fait, elle les invite tous en même temps ou elle loue une salle ? Faut qu’elle m’explique parce que ça fait quand même de la recherche ça !)
D’un coup d’œil (j’avais raison, y sont tous dans la même salle, viser concert et live de super têtes d’affiches)
Encourager chacun (non, c’est dans un stade…)
Qu’il soit beau ou laid (les hommes naissent égaux…certains plus que d’autres c’est tout)
Savoir mentir (même par omission ?)
Sans rougir (avec un bon fond de teint, ça peut se faire)
Et, comme une reine (de quoi ou de qui la reine ?)
Savoir se faire obéir. (maîtriser le close combat ça peut aider)
Avec des « Je peux » ( Vouiiiii…)
Et « je veux » (là, il lui manque la lampe d’Aladin et la bouteille de Miror, pour que ça marche !)

Sur ces bons conseils, elle sort et laisse les deux filles ruminer un peu :
« Qu’ess’ t’en dis ? – demande Fiordiligi
- Elle est maligne comme un singe la Despina !
- On va quand même pas entrer dans son jeu ?
- Mais c’est juste pour passer le temps en attendant le retour des autres… ça prête pas à conséquence !
- Fais c’que tu veux j’m’en lave les mains ! Lequel tu choisis ? J’prendrais l’autre. »

Franchement, il leur a pas fallut trente ans pour se décider aux barbies hein ? (j’crois que le mot magique de Despina, c’était « mourir d’ennui » elles ont pas encaissé le fait de se tourner les pouces à longueur de journée en attendant le retour des deux autres, et le canevas, ça va cinq minutes…)
Don Alfonso entre en trombe dans la pièce en annonçant aux filles qu’il y a un fameux spectacle à pas louper dans le jardin (non c’est pas un show de chippendales) et qu’elles ont intérêt à rappliquer.

La scène change et pour le second tableau on se retrouve donc dans le jardinet au bord de la mer. On verra la suite plus tard, parce qu’avec la tirade VO de Despina, ça va encore prendre des proportions digestivement difficiles à assimiler sans le tube de truc qui pique mais qui fait du bien à la tête à portée de la mimine.

Je vous laisse donc et à plus tard. Passez une bonne journée
La dragonne

 
par Sieglind publié dans : Mozart
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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