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Dimanche 5 juin 2005

Bonjour à vous ! Voilà le tournant du virage – comme disait un voisin de mes grands parents – car, ce cher Ring va s’achever et ça me fait toujours quelque chose, même si je sais comment ça finit (je me fais avoir à tous les coups, et c’est Monsieur Kleenex qui s’en frotte les mains)


LE CREPUSCULE DE DIEUX - ACTE III

Le lieu : une région boisée et giboyeuse (sympa le mot, j’aime bien !) et le « Gibichs Inn » by night.
Les personnages : Siegfried, les filles du Rhin, Gunther, Hagen, les chasseurs, Gutrune et Brünnhilde

Donc l’acte s’ouvre sur la forêt giboyeuse (ah ! je ne m’en lasse pas !) au bord du Rhin poissonneux (bof ! Moins joli le mot), Les trois filles du Rhin, s’entraînent comme Esther Williams, mais côté synchro, c’est pas encore ça ! Siegfried s’est levé dès potron-minet pour dégommer quelques canettes (plus petit qu’un dragon, il maîtrise moins) et se fait interpeller par les trois minettes.
« Eh ! Beau mec ! T’aurais pas un truc qui nous appartient sur toi ?
- Nan ! Tout ce que j’ai, c’est à Bibi !
- Même la bague ? En plus, on voudrait pas que tu l’prennes mal, mais ça fait un peu efféminé sur toi, tu ferais mieux de nous la refiler
- D’accord je l’ai acheté chez « cours vite » mais c’est pas une raison parce que je l’ai piquée pour me la faire taxer aussi ! » En clair : c’est non pour rendre la bague aux filles.
Celles-ci s’en vont cacher leur dépit au fond de l’eau – noyer leur chagrin quoi (oui bof ! moyen, je sais, mais on est Dimanche et c’est repos même pour mes petites circonvolutions cérébrales !)


Le reste de la bande rapplique au son du cor (ça a plus de gueule comme entrée, il faut le reconnaître, qu’au son du flageolet) Et Hagen commence à baratiner Siegfried, pour qu’il raconte son histoire, et si possible en prenant son temps (comme ça il peut lui servir un verre cocktailisé de contrepoison pour qu’il retrouve la mémoire). L’autre ne se fait pas prier, et commence à raconter son enfance (en se faisant mousser évidemment). Il commence à avoir la pépie (faut dire que, sur scène, avec toutes les « gouallantes » qu’il pousse on le comprend). Il prend une grande rasade du breuvage aimablement tendu par ce faux c… de Hagen, et… ça fait « Pling » (petite loupiote au dessus de la tête de l’intéressé). Il reprend son récit en parlant de rochers en flammes, de jeune guerrière endormie, de réveil bisouilleux, et de mariage. (Là, Gunther réalise que c’était sous influence que Siegfried a joué les livreur de nanas).


« Tiens regarde les beaux corbeaux – lance Hagen à Siegfried, qui lève la tête. Le fils d’Albérich en profite pour lui entrer une bonne longueur d’acier trempé entre les omoplates. Le héros meurt, non sans avoir poussé son dernier couplet et regretté sa copine.
Aparté : ce qui m’étonne dans les opéras, c’est que ces morts de héros, leur laissent quand même le temps de pousser la complainte un bon bout de temps, avant de décider d’arrêter de respirer (le pire c’est Werther, qui en principe, s’est visé au cœur et vocalise comme si c’était au pied qu’il avait tiré – remarque c’est peut-être le cas… potiche comme il est !) Fin de l’aparté.


Une fois Siegfried à terre, c’est un peu le bazar aux alentours ; ça courre dans tous les coins, ça crie, ça pleure, ça tombe dans les pommes (pourquoi les mecs n’auraient-ils pas le droit d’être sensibles, même s’ils sont chasseurs ? Autant pour moi ! Comme sensibilité, ils ne connaissent que celle de la détente de leur tromblon). Ils tirent à la courte paille pour savoir qui va cochonner son costume en portant la dépouille et, une fois les heureux élus désignés, tout ce petit monde reprend le chemin de la demeure des Gibichs. (Là, interlude célèbre de la marche funèbre du « plus grand héros du monde » reprise, si vous connaissez le film, dans Excalibur de John Boorman).
Hagen est parti en éclaireur. Gutrune fait les cent pas, la clope au bec, la cafetière à la main, en attendant le retour de cette virée sylvestre – elle le sent pas le coup (pour une fois, on lui donne raison). Hagen entre en dérapage contrôlé et l’informe de la situation :
« Euh, pouf, pouf, - c’est l’essoufflement – t’as regardé si t’avais du noir dans ta garde-robe ?
- Non pourquoi ? C’est tendance ?
- Si on veut… tendance, nécessité... Mais ça s’rait bien, parce que ton copain tout neuf, maintenant, il est tout mort ! »
Gunther entre, avec le reste de la troupe et le gisant, pour se faire sauter sur le râble par sa frangine :
« C’est de ta faute ! J’tai déjà dit de porter tes bésicles même si t’as l’air moins sexy avec, sans, tu raterais une vache dans un couloir !
- Me regardes pas comme ça ! – lui répond il – c’est pas moi, c’est lui qu’à glissé et s’est retenu à Siegfried, manque de bol, y avait une lance au milieu et le Sieg s’est retrouvé punaisé. C’est la faute à Pas-de-chance !
- Oui, c’est vrai - répond le coupable – mais c’était pour aider Siegfried qui me demandait de porter l’anneau, parce que ça le gênait pour viser ; d’ailleurs comme il me l’a proposé, je vais le prendre, ça me fera un souvenir de ce brave mec !
- Dans tes rêves ! – rétorque Gunther – t’y touche surtout pas, sinon , tu la vois celle-là ? »


La querelle dégénère et Gunther glisse lui aussi sur la lance de Hagen. Ce dernier se précipite vers le corps de Siegfried pour lui piquer l’anneau, quand le bras de celui-ci se dresse pour le menacer d’outre-tombe. (un peu le Commandeur dans Don Juan, mais juste le bras). En tout cas, ça calme, et tout le monde recule à bonne distance.
C’est ce moment que choisit Brünnhilde pour entrer dans la danse et dans la pièce, pour annoncer qu’elle est au courant de toutes leurs petites manigances par ses copines rhénanes, et que certains vont passer un sale quart d’heure ! Elle récupère l’anneau au doigt de son copain, Gutrune, pour faire son intéressante, décide de s’évanouir (mais c’est raté, parce c’est pas vraiment elle la vedette pour l’instant et tout le monde s’en fiche). La Walkyrie siffle le petit personnel :
« Faudrait me ramasser quelques fagots, parce que j’ai une crémation à préparer moi ! Maintenant y en a marre de tout ça ! J’ai plus de copain, mon père m’a fichu dehors, je peux être arrêtée pour recel à cause de cette fichue bague, et évidemment comme Siegfried s’est défilé, qui on va charger un max à votre avis ? En plus je viens de me casser un ongle ! Là, c’est trop ! J’vais m’immoler avec mon homme, ça fera peut-être partir la migraine que je me traîne depuis ce matin ! »
Sur ces bonnes paroles et comme, plus on est de fous, plus on « frit », elle enfourche son canasson – pardon fier destrier – Grane, et, fouette cocher, direction la fournaise. Les filles du Rhin ont juste le temps de récupérer l’anneau au passage et retournent sous l’eau avec Hagen accroché à leurs basques écailleuses – c’est un tenace le gars, mais un peu niais, tout de même, il ne va pas tenir longtemps en apnée.

Fin du méchant mais aussi fin des dieux, parce que Wotan ayant été un peu chiche sur les alarmes incendie, celui-ci voit son Walhalla partir en fumée en même temps que ses rejetons.

Moralité : l’Amour, toujours l’Amour, qui rétablit la balance et fout les dieux par terre !

Autre Moralité : si vous faites construire, assurez la bicoque et ne lésinez pas sur les extincteurs.

Fin du cycle de l’Anneau et la prochaine fois, on aborde quelque chose de tout à fait différent et de moins conséquent. Indice : c’est Italien, ça aime les fleurs blanches, c’est fragile du caisson… Pas trouvé ?

Vous aurez donc la surprise la prochaine fois.... A bientôt!

par Walsong publié dans : Wagner
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Samedi 4 juin 2005
Bonjour !

Remis des péripéties de l’acte I du Crépuscule des Dieux ? Il vaut mieux pour vous, parce qu’on ne peut pas dire que cela se calme dans le deux non plus. Donc…

LE CREPUSCULE DES DIEUX – ACTE II –

Le lieu : le château des Gibichs
Les personnages :Albérich, Hagen, Siegfried, Brünnhilde, Gunther, Gutrune, et le chœur (pas des vierges, mais des courtisans et gens de maison divers et variés) – il faut dire que c’est dans cet opéra qu’on entend un chœur pour la première fois (les humains étaient pas bien nombreux jusqu’ici pour faire une formation vocale assez conséquente)

Donc l’acte débute à l’intérieur de la résidence Gibichs - un peut « nouveau riche » sur les bords d’ailleurs (l’allée de nains ! C’est d’un goût, ça encore !) Albérich entre en trombe dans la chambre de son rejeton Hagen, le voit endormi et tendrement,…le vire de son pucier (oui, c’est ça être tendre chez les nains !). Comme réveil y a mieux, mais c’est efficace ! (le sceau d’eau c’est pas mal non plus… vous avez déjà essayé ?) De toute façon, le résultat est là : Hagen n’a plus du tout envie de dormir et est toute ouïe quand Papounet lui rappelle qu’il a du pain sur la planche – en l’occurrence : élimination de blondinet naïf et amnésique, pour récupération d’or paternel.

 


Après ce charmant intermède nocturne, Hagen est prêt de se rendormir quand le louveteau (ben oui ! on dit bien "quand on parle du loup", et il faut dire qu’il n’a pas fait encore ses preuves, le jeunot) le louveteau, disais-je avant de m’interrompre moi-même, rentre également en trombe dans la chambre. Décidemment c’est un vrai hall de gare c’te bicoque !:


« Coiffe-toi ! Gunther et sa promise rappliquent ! Tiens je garde ça – dit-il en montrant l’anneau à son doigt - elle n’en a pas besoin puisque Gunther va lui en passer une autre au doigt ! »
La petite vache ! Il a pris la bague de Brünnhilde, celle qu’il lui avait offerte ! Je sais il n’y a pas de petit profit, mais quand même, si c’est pas le comble de la mesquinerie alors ! Surtout qu’à mon avis, il doit être un peu près de ses sous et ça l’arrange bien, comme ça l’alliance est toute trouvée pour Gutrune. Quel rat !


Tiens en parlant de Gutrune, celle-ci se pointe, par l’odeur alléchée, sans doute. Hagen sort sa corne de supporter pour prévenir tous ses copains qu’on va faire la noce (oui, je sais, celle-là, elle était facile) ce soir chez les Gibichs. Tout le monde rapplique au triple galop (dès qu’il y a la fête, on peut compter sur eux)
Gunther et une Brünnhilde, traînant la savate plus qu’il ne faudrait, entrent alors et le futur époux appelle Siegfried. Pour ça, on peut dire que sa réveille la Walkyrie !


« Attends voir –dit-elle, en s’approchant de son héros – pince-moi ! Je rêve ! Qu’est-ce que mon mec fait avec cette greluche sortie tout droit du Couvent des Oiseaux ? Eh ! Sieg t’a fondu un fusible ou quoi !..
- S’cusez – répond l’interpellé – votre promis, c’est l’autre, celui avec le diadème de miss sur la tête, c’est pas moi ! (il montre Gunther du doigt bagousé, je sais c’est pas poli, mais c’est pas l’éducation du nain qui l’a vraiment préparé au grand monde)
- Temps mort ! La bague, c’est le fameux zozo que tu me montres qui me l’a piqué. Qu’est-ce qu’elle fait à ton doigt maintenant ? Vas-y, déballe ? Et fais pas celui qui ne me connaît pas !
- On se calme ! On a pas gardé les vaches ensemble alors tu me tutoie pas et de un, et tu traite pas ma copine et de deux ! »


Là, c’est pas un ange qui passe, c’est une escadrille !


« Je pige ! Tu t’es fait passer pour ce grand dadais pour m’emmener ici et de force en plus ! J’ai été eue ! Et toi le Gunther, rigole pas trop, parce que t’es dans le même bateau ! Tu risques d’épouser une bigame, si tu insistes ! Ouai ! C’est pas la peine de faire tes yeux de veau ! Mon légitime c’est Siegfried. ! »


L’escadrille passe mais dans l’autre sens !


On peut dire que ça jette un froid, tout le monde se fixe genre « un, deux, trois, soleil » sauf Hagen et Siegfried toujours dans sa bulle amnésique.
« Hé, l’énervée ! Un ton en dessous ! – lance-t-il - d’abord, c’est pas ta bague, c’est la mienne et elle n’a jamais quitté mon doigt depuis que je l’ai piquée au dragon. Croix de bois, croix de fer, si je mens… et c’est l’opinel de Hagen qui m’y enverra si j’ai pas dit la vérité !
- T’es un parjure ! – lui balance Brünnhilde - Aussi, t’inquiètes, le canif de ton copain, je vais bien l’aiguiser et tu perd rien pour attendre ! »


Siegfried en a un peu marre des hurlements de cette harpie aussi, il embarque Gutrune et sort de la pièce, suivi par tous les copains, pour commencer la fiesta avant que les amuses-balots refroidissent (les balots c’est les lèvres en charentais, pour ceux qui pigent pas !)
Restent deux enfarinés et un sournois. Hagen, l’air outragé, et soutenu par une Brünnhilde plus que haineuse, persuade Gunther de sévir :
« Tu vas pas laisser passer ça ? Pour un leader, ça la fiche un peu mal ! J’aurai bien une petite idée… tu me dis si t’es d’accord… Demain, on a notre sortie mensuelle avec le club des chasseurs du coin, on maquillera ça en accident. Son ex m’a dit où il fallait frapper, sinon ça sert à rien - il s’est bien badigeonné du sang du dragon (sauf dans le dos). Suffit d’attendre le bon moment, on arrive par derrière et paf, il se sera fait avoir par un sanglier un peu énervé ; ni vu, ni connu, j’t’embrouille ! »
Les deux dindons de cette farce, acquiescent et battent même des mains (on les comprend un peu, tout de même)


Et c’est sur le motif du Meurtre que se termine l’acte et mon article par la même occasion.

A la prochaine pour le – sniff – dernier acte du « Crépuscule de Dieux » ou « La vengeance est un plat qui se mange chaud parfois »

par Walsong publié dans : Wagner
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Vendredi 3 juin 2005

Bonjour à vous !

Hier, c’était productif hein ? Deux articles pour le prix d’un (il faut dire, que pour le deuxième, je n’ai pas vraiment de mérite, il en revient exclusivement à Petite Plume) D'ailleurs, j'ai mis un commentaire de remerciement à tous ceux qui ont joué le jeu dans "A bâtons rompus".

On reprend la lecture de l’acte I du Crépuscule des dieux ?

Quel suspens !

Donc nous nous en étions arrêtés au moment où Gunther, sa sœur Gutrune (bon ça va ! je l’ai déjà dit hier qu’il y avait mieux comme petit nom) et Hagen, le fils d’Albérich, mettaient au point un super plan pour rouler Siegfried dans la farine et qu’il en redemande en plus. La frangine est repartie dans ses appartements se refaire une beauté pour l’arrivée de son héros et Gunther et Hagen sont restés seuls pour recevoir le visiteur.

Soudain retentit au loin le son du cor de Siegfried -  bien obligé, la sonnette est déglinguée - et quelques instants plus tard, il entre dans la pièce :
«Salut la compagnie !
- Bienvenue étranger ! Z’avez l’air un peu fatigué, lance Hagen, j’ai entendu dire que vous aviez eu maille à partir avec une dragon (quand il veut il peut bien causer, comme moi, mais quand il veut seulement !)
- Pour tout dire, c’était pas du beurre mou ! Costaud l’animal. Heureusement que je l’ai eu par surprise, ça m’a un peu aidé !
- Il paraîtrait qu’on lui a piqué sa cagnotte, et une babiole qu’il avait dans son coffre ?
- La babiole c’est une bagouse, et c’est ma copine qui l’a, sinon j’ai pris ça – lance Siegfried en montrant le Tarnhelm.
- Wouah ! un Casque Transformeur ! C’est géant ! Il paraît que si on le met, on peut prendre n’importe quelle apparence, faudrait essayer pour voir… »
A cet instant, Gutrune fait son entrée, en chaloupant comme une barque à marée montante, et commence à papilloter sérieux des mirettes pour se faire remarquer. Elle propose un godet à Siegfried et ce niaiseux l’accepte sans se méfier, et en la remerciant en plus !


Et là, Hocus Pocus - ou Abracadabra c’est comme vous voulez, je ne suis pas contrariante – il fait « reset » !. En regardant la fille, il commence à la trouver de plus en plus à son goût. Il s’approche du frère :
« Euh, s’cusez, mais la frangine on l’appelle ou on la siffle ?
- Elle s’appelle Gutrune
- Pas grave ! Elle est gironde quand même ! Elle a un copain ? Et vous, vous avez une galante ?
- J’ai une copine, mais elle habite assez loin, et en plus, y a grève des trains, j’suis un peu embêté, on devait se voir aujourd’hui…
- Pas de problème ! Je vous propose un marché : je vous ramène votre copine, et j’ai un rencard avec votre frangine,  d’ac ?
- D’ac ! Enveloppé, c’est pesé ! »
Efficace le sirop ! Siegfried a tout oublié, et même et surtout Brünnhilde le soi-disant « amour de sa vie »
Comme on est jamais trop prudent, Gunther et Siegfried, signent un contrat en bonne et due forme avec lu et approuvé, signature, et petits caractères en bas – vous savez les touts petits, ceux qui nous échappent toujours parce que c’est trop la honte de sortir ses binocles devant les gens et que ça fait vieux hibou -  sauf que là, les petits caractères, ils sont drôlement importants pour la suite (s’ils savaient les pauvres !)

Après un interlude musical, pour faire la transition, comme toujours, on retrouve Brünnhilde sur son rocher en train de tripatouiller la bague de Siegfried (elle cherche le poinçon - elle l’aime bien, mais faut pas pousser ! Manquerait plus qu’il lui ait refilé du toc !) Soudain on entend approcher la quatre chevaux de sa sœur Waltraute ( me regardez pas comme ça ! Ce n’est pas moi qui ai choisi les noms!) Papa Wotan a essayé de lui laisser un message sur son portable, mais ça passe pas à cause des rochers. En gros, il faudrait qu’elle balance l’anneau à la flotte, parce que là…fait chaud pour les éternels. Si elle se débarrasse de la bague, Papa lui fera un super cadeau pour la remercier de détourner ainsi la malédiction de leurs chères petites têtes ennuagées. Réponse de Brünnhilde : « ça va pas la tête ! C’est mon mec qui me l’a donné et j’y tiens vachement ! Pour une fois qu’un type s’intéresse à moi et pas que pour lui servir de taxi vers le Walhalla ! Il peut toujours se brosser le paternel ! »
Au moins cela a le mérite d’être clair ! Waltraute repart, aussi vite qu’elle est venue – disons aussi vite que sa quatre chevaux le lui permet -  au moment ou Siegfried fait son entrée. La Walkyrie esseulée, se précipite pour accueillir … - Qui a dit : à la porte du garage ? A c’est drôle ça ! -  pour accueillir, donc, son homme. Prochaine interruption de ce genre, et c’est une heure de colle pour tout le monde !

Alors là, c’est le passage « effets spéciaux » de l’opéra ! Parce que n’est pas vraiment Siegfried !
Je m’explique : il a coiffé le Tarnhelm et ressemble trait pour trait à Gunther. Brünnhilde a beau se défendre, c’est qu’il est costaud le bougre, Siegfried lui joue la scène « Enlèvement des Sabines », l’emballe dans la première carpette qu’il trouve et repart sur Grane avec son chargement. Tout cela évidemment enrubanné des motifs de Brünnhilde, de Gutrune, de l’Epée et des coups de marteaux des Nibbelungen.

Fin de l’acte et fin de l’article pour aujourd’hui

A bientôt

par Walsong publié dans : Wagner
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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