Bonjour à tous !
Alors hier, on a vu le départ des deux copains de Fiordiligi et Dorabella - faux d’ailleurs le départ, du début à la fin, sauf pour les deux nanas qui sont les dindes de cette farce ! – Le cuistot milanais Don Alfonso est aux fourneaux et ses mitrons, Fernando et Guglielmo, sont chargés de lier la sauce ! Encore une belle tambouille tiens ! Et vous, j’vous vois bien dans le rôle du critique chasseur d’étoiles au guide gastronomique, tiens ! (ça me déplairait pas que quelqu’un rabaisse son caquet à Wolfi en lui disant qu’y a une vie après les Apfelstrudel et la p’tite mousse bavaroise !
On peut donc aborder la fin de l’acte I de Cosi Fan Tutte de W.A. Mozart par :
Le troisième tableau :
Le lieu : le boudoir des deux copines - ça m’a toujours espantée ce terme : pendant pas mal de temps, je me demandais pourquoi on donnait ce nom de gâteau à une vulgaire chambre à coucher, et on n’était pas dans Hansel et Gretel pour avoir le mobilier et l’immobilier en pâtisserie et bonbec à tout les étages !, après j’ai crû que comme nous les nanas on est censées avoir nos « humeurs » c’est là qu’on allait tirer la gueule pudiquement loin des regards. J’aime bien cette idée, d’ailleurs, de la minette jouant Soupalognon-y-Crouton (re-voir Astérix en Ispanie), enfarinée de la perruque au mi-bas de soie, le corset bien ficelé position « si je respire, y a trois blessés » l’égoutte salade sous les jupes à plusieurs couches (comme les oignons, et, à l’époque, pardonnez-moi l’expression, mais… peut-être même l’odeur, pass’ke, le mitigeur, ça courrait pas encore les…boudoirs justement.
Les personnages : Fiordiligi, Dorabella, Despina (la fameuse nouvelle), bonne et confidente des deux donzelles.

Despina
Au changement de scène, Despina, la bonne donc, est en train de melouner (râler dans sa barbiche si vous préférez) par ce que ces Dames ont réclamé leur goûter et qu’elle, la pauvre elle doit se contenter de l’odeur du Van Houten c’est tout ! Elle en a raz la chocolatière et leur pique une gorgée (y a pas de marque de niveau sur la tasse, alors elle risque pas d’être repérée). Les filles font leur entrée et Despina s’avance pour leur filer l’encas. Dorabella l’envoie valser d’un revers que même Moresmo n’aurait pas pu contrer.
« Z’êtes frappée ! Qu’est-ce que vous prend à toutes les deux ?
- T’as pas un katana sur toi, qu’on se fasse sepuku ? – demande Fiodiligi
- Où alors un peu de mort aux rats ? – rajoute Dorabella. D’abord ferme la…
- Restez correc !
- … Fenêtre, sombre andouille, je kiffe plus ni le soleil, ni l’air, j’me kiffe plus moi-même pour te dire. Et pis d’abord… fiche moi tranquille !
- Euh… les filles c’est quoi le blem cette fois ?
- Nos copains se sont tirés à Pétaouchnoque zigouiller de l’autochtone !
- Et….
- Bin ils peuvent y rester quand même !
- Tant mieux deux de perdus, vingt de r’trouvés !
- T’es pas bredine ? Tu crois qu’on va pouvoir continuer à respirer sans eux ?
- Z’en connaissez beaucoup de nanas qui se sont laissées crever pour un mec ? On en perd un, on fait un petit tour dans le secteur et un autre rentre pile poil dans ses marques ! Tout ce que vos copains ont, ils l’ont aussi ! (là je mets la phrase texto parce que c’est du nanan) « L’un vaut l’autre parce qu’aucun ne vaut rien ! »
- T’es givrée ma pauvre fille si tu crois qu’on va survivre à cette perte.
- Parce que pour vous, z’êtes déjà veuves, rapides en besognes les fifilles ! Ils sont pas encore morts alors, en les attendant, z’avez qu’à passer le temps en faisant la fête !
- Faire la fiesta, alors qu’ils sont pas là !
- Parce que vous croyez que de leur côté vos mecs vont se gêner peut-être. Si vous croyez que vos mecs vont vous voir et vous espérer à tous les coins de rues vous vous mettez le doigt dans l’œil et jusqu’à l’omoplate ! « Les feuilles des arbres, et les courants d’air sont plus stables » (texto aussi, la phrase). Les larmes de crocodiles – (tiens, ça rappelle un discours au début ça) - les regards papillotants, les voix de crooners, les « pinochioseries » qu’ils vous déballent c’est leurs plus grandes qualités ! Nous qu’est-ce qu’on est sinon des poupées gonflables, qui une fois bien usagées ne valent même pas une rustine pour les réparer, et finissent au fond d’un placard ! Pourquoi on n’aurait pas le droit de faire comme eux ? - (là encore phrase texto) « Rendons, ô femmes, la monnaie de sa pièce, à cette race indiscrète et méchante : aimons pour le plaisir et la vanité »

Les filles sortent (et franchement on n’arrive pas à cerner si c’est parce qu’elles sont choquées de ce que leur dit leur bonne, où si c’est justement parce que ses paroles commencent à faire leur chemin dans leur petites têtes de barbies…)
Je sors aussi de mon rôle de dragonne conteuse au coin de l’âtre (pour une dragonne c’est essentiel l’âtre) et reprendrais la suite plus tard car c’est là que va vraiment commencer la farce pour les dindes barbiesées et ça ménage le suspens non ?
Je vous souhaite donc une bonne journée productive et tout et tout. A bientôt
La dragonne




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