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Mardi 15 janvier 2008
Bonjour !

Alors... un autre semaine qui démarre "sur les chapeaux mous" ? Rêvé de chats-aspirateurs aussi ? La blogosphère tournant autour de mon ombilic, c'est évident que je donne la température de vos instants oniriques, (phase mégalo caracolante aïgue du jour !)

Ce matin, j'ai répondu à vos commentaires pour la journée d'hier et suis tombée sur celui de Chrisalain, qui m'a bien plue (le commentaire, Chrisalain, j'me permettrais pas... on ne  se connait pas assez d'abord, mais j'aime bien ses tifs... je ne sais pas pourquoi, j'me sens en confiance capilliculturesquement parlant, si vous voyez "à qui" je fais allusion pour la ressemblance...)

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"Dans le genre tarte (tiens ça pourrait être un sujet d'article..) il y a aussi Don Ottavio dans Don Giovanni!! qu'en penses tu? et j'ai toujours pense que la Donna Anna en pinçait pour Don Juan et que c'est par dépit de s'être fait quitter qu'elle veut se venger et pousse cet idiot (grr!!! son air!!! je souffre à chaque fois que je l'entends ..) à la venger...."

Mon petit truc sur mon dico personnel pourra attendre, y a pas le feu aux flaques, là, ça m'a bien "causé"... et on revient de ce fait dans les marques initiales du blog : le lyrique et tout ce qui tourne autours (...?!) autour, pardon ! (M... vous pouvez me dire pourquoi je fais une fixette depuis les "calandres" grecques sur un "s" à ce rondudju de mot simple comme abat-jour* ?! -  Là, ça devient grave, je note masochistement mes fautes).
Donc, on va causer "potiches et pichets" dans l'opéra, de jolies (ou pas) garnitures de cheminée, de rôles si translucides qu'on voit presque le décors "cartonpâteux" de la scène à travers. Mais je vous rassure (enfin... peut-être pas, là non plus) ces emplois "d'utilité" portent bien leur nom.... ils sont nécessaires pour la mise en valeur des "vrais" protagonistes de l'intrigue, dans le lyrique, comme au cinéma et dans la littérature.. les faire-valoir indispensables et  indéboulonnables dans une histoire qui se tient ou tente de tenir la  route.

On a toujours le grand méchant loulou, (où la louloute, ça dépend), l'agneau bêlant et dodu à point (l'agnelle aussi, ça fonctionne chez les deux sexes) et le berger  plus ou moins charismatique (certains tiennent plus du bon clebs à son pépère qu'au fier pâtre jouant du flutiau et de la houlette, nourri sous la mère dans les alpages et sifflant son  outre d'Izarra** à chaque repas !), mais là, c'est le "moins charismatique" qui nous intéresse.
Qui "vous" intéresse même, j'aimerai bien avoir vos avis aussi sur vos "mous" dans l'opéra, enfin dans ceux que vous connaissez, je ne demande pas une thèse d'amphi non plus...Juste le personnage qui vous semble le  plus falot et pourquoi (là, je louche du côté d'un forum perso... mais ça ferait... trop de boulot, pour une  feignasse, dommage...). Je ficherai vos commentaires à la suite de l'article, au fur et à mesure de vos réponses (enfin ceux qui sont dans le ton, je me vois mal afficher un  "dis à Zézette qu'elle me rapporte les clés du s'mi, j'ai une livraison à faire" façon Coluzzi, ça serait un brin hors sujet) et j'y joindrai mes réponses, façon papotage autour d'une cafetière, ça peut être intéressant et un bon substitut à un forum de discussion. Ah... au fait... on cause "mous", mais les "molles" sont les bienvenues aussi (elles  ne manquent d'ailleurs pas !)
Donc, pour en revenir à ton commentaire, Chrisalain, j'étais à deux doigts de citer ce coco d'Ottavio aussi mais ça a mis en branle tout le bastringue qui me sert de cerveau et j'ai vu défiler tous les "Ottavio" et "Don José" qui me venaient à l'esprit quand je pensais "gnagnan" et "nunuche" lyrique... Petite précision, c'est purement subjectif, vous pouvez aimer ces personnages (ou leurs airs) je ne vais pas tirer à vue (je  risquerais de vous rater de toute façon, avec les yeux de lapin russe insomniaque que je me paie !)

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Pour ce pâlichon "fiancé" de Donna Anna, dans Don Giovanni, c'est vrai que ses interventions sont tout sauf musclées (le "dalla sua pace" dont tu causes, c'est vrai que ça me vrille un peu les nerfs aussi, plus dégoulinant qu'un calendos fait à point, et ça me donne envie de le secouer pour lui décoller la pulpe du fond, désolée pour les fans du ténor "ottavien" !) Il tient plus du page de cour, du courtisan et de l'homme à tout faire (il le signale lui-même d'ailleurs, quand il tente de consoler Donna Anna en lui disant que ça ne fait rien si son père est clamsé, il est multi-tâche et pourra autant servir de père, frangin, et époux ;si c'est pas être polyvalent ça ?! Je pense plutôt "polymorphe", donc... malléable... donc, "mou")
Lorsqu'il lui demande comment son père s'est retrouvé à l'horizontale avec un cure-dent en boutonnière, toutes ses questions sont plutôt des "ponctuations" qu'autre chose, des points d'interrogation, de suspension, d'exclamation "soupirée" même, à la fin quand elle  dit s'en être sortie "indemne", il est soulagé, non pour elle, mais pour celle qui est censée partager son nom, épouser une fille déflorée, ça présente mal en société... (j'ai aussi vu le "moui...  mais encore..." des psy, ceux qui nous font  causer, en en disant le moins possible). Il incite à l'aveu ou l'action, mais n'en est jamais l'instigateur (et encore, il n'a pas à se plaindre il a au moins un "vrai" air dans le livret, Don Giovanni n'en a même pas.... qu'est-ce à dire d'ailleurs.... serait-ce lui aussi un "déclencheur" qui s'ignore ?...)
En ce qui concerne Anna, par contre, je ne crois pas qu'elle soit amoureuse de Don Giovanni, simplement, blessée dans son amour propre et son amour filiale. On a attenté à l'intégrité "gynécologique" d'une vraie jeune fille de bonne famille ! Elle est le porte-parole de toutes les nanas  d'un certain rang qui ne fricotent pas avec le premier venu, même si c'est le roi de entourlipouleur, parce que ça ferait de la peine à papounet et à son cercle de potes ! Elle a un rang à tenir, sa duègne c'est elle-même, et fauter avec un type dont  le pédigrée n'est pas très net, ça serait déchoir.Une représentation vivante de la morale socialo-judéo-chrétienne tout compte fait !  Elle  lui en veut d'avoir osé mettre un pied (plus, il aurait bien voulu, mais ça n'a pas été possible) dans un monde ultra-fermé et protégé, celui de la "haute" comme on dit.et en plus, il a zigouillé son père.... si c'est pas de l'outrecuidance ça ?! A la rigueur, je pourrais encore admettre qu'elle lui colle au train, le hachoir à la main,  parce qu'il a raté son coup, on a une fâcheuse tendance à reprocher aux mecs le fait qu'ils se soient vautrés pendant la grande scène de séduction et pas  qu'ils aient voulu nous inscrire sur leur "catalogue". On accuse de ne pas avoir fait plus facilement que d'avoir fait, si tu vois ce que je veux dire) Donna Elvira est  l'image incarnée de l'épouse trompée, avec tous ses paradoxes, haine, désirs de meurtre, amour... elle est plus instinctive et naturelle qu'Anna, elle n'a plus rien à prouver aux autres, et ne pense qu'à elle dans sa démarche (c'est pour ça qu'elle est le cul. entre deux chaises tout le long, jouant de la balancelle entre vengeance et pardon)

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Bon, on quitte le "convive de pierre" pour aller du côté du "Fliegende Höllander", le Vaisseau Fantôme de Richie W....  Déjà "massacré" ici, cherchez dans la catégorie Wagner, j'ai la flemme de faire le  lien (tiens, ça change !)
Un autre  "bibelot" ? Eric, le copain de Senta, celle  qui s'auto-promeut Rédemptrice en Chef ("Motif" très wagnérien ça la Rédemption, avec l'évocation du "nom-fatum"). Son seul but dans l'intrigue : prévenir au début de l'acte deux qu'il a fait un drôle de rêve, tout ce qu'il fallait à sa belette pour qu'elle entre un peu plus dans sa bulle d'hallucinée. Et tenter de lui faire retrouver les rails en s'interposant à la fin - bien tenté, mais un peu tard, peut-être -  lorsqu'elle décide de prendre son bain tout habillée pour rejoindre son cher maudit (entre un ténor carpette et un baryton qui a du vécu, mon choix personnel est fait) A développer si vous connaissez...

Et qu'en est-il de Don José de Carmen ? (comme l'a signalé d'ailleurs Chrisalain). Un type, militaire non gradé (un caporal ça manque de dorures aux manches et sur le plastron), aux ordres de tout le monde... De son chef d'abord, de ses instincts "primaires" ensuite (sous la houlette d'une cigarière de tempérament), puis des  conventions de l'amour filial (ils étaient pourtant bien formatés lui et sa copine d'enfance Micaela pour finir en couple dans un pavillon HLM construit face à celui de sa môman dans les montagnes), puis à nouveau accro à la nicotine (mais là encore, parce qu'il a été supplanté par un autre, c'est l'amour mais "propre" qui cause le plus je trouve). Il finit vautré en serpillière en demandant à ce qu'on l'arrête... même pas le courage de se ficher une bastos ou d'aller se livrer lui-même, il faut qu'on vienne le décoller de l'asphalte, pfff !

Vous voulez des "bergères" en biscuit, ça foisonne aussi, point d'inquiétude !

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Elsa, la copine de Lohengrin. Une oie blanche pour un frangin transformé en cygne, on  ne sort pas de la basse-cour, mine de rien.
Elle provoque encore toutes les catastrophes. mais ça n'est jamais de sa faute, c'est son manque-de-bolisme et les autres méchants qui sont responsables de ses bourdes. Elle paume son frangin en pleine forêt, mais c'est pas sa faute, elle ne  s'en souvient même pas... Elle demande la seule chose qu'il ne fallait pas à son mec (son nom) alors qu'elle sait très bien ce qui l'attend au virage, mais ce n'est toujours pas de sa faute c'est la méchante Ortrud qui lui a soufflé l'idée. Elle  tombe  dans les vaps plutôt que de tenter quoi que ce soit pour retenir le chevalier au cygne (moi, déjà, j'te saute au râble de Ortrud, la mégère non apprivoisée, et je lui destructure avec méthode l'ordonnance de sa face ripolinée et de sa choucroute garnie" capilliculturale", ça, c'est pour m'échauffer, puis je plaque Lolo au sol, avant qu'il ne monte dans la barcasse... ou alors, je lui saborde sa coque de noix avec ma lime à ongle... au choix;.. un Lohengrin en armure, nageant le crawl vers Avalon, il risque de rouiller, ou de couler avant d'y arriver; s'il n'est pas crétinisé alpestrement parlant, il réfléchit et reste au sec et au chaud, nan maiiiiis !)

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Gutrune, la soeur du maître du domaine des Gibichs, dans le Crépuscule  des Dieux (toujours de Richie, je "fixettise"). Tout le monde lui dit ce qu'elle doit faire, même quant au  choix de ses amours et du moyen, peu orthodoxe, d'y arriver... Elle subit tout la pauvre... elle passe dans l'oeuvre comme la parfaite martyre condamnée à se faire bouffer par les fauves en manque de protéïnes, la "pas méchante pour deux balles" mais qui n'en rate pas une pour tout ficher par terre...(ne manque que le "m'enfin" lagaffien pour qu'elle figure dans la BD)

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Amina, dans la Sonnambula de Bellini. Là, c'est le comble, puisqu'elle fait ses bourdes en dormant (une lady Macbeth de Verdi, a des délires hautement plus c...llus si vous me passez l'expression) Le pire dans l'histoire c'est qu'elle  fait peur à tout le monde, mais ce n'est pas de sa faute, on la prend pour le fantôme du village lors de ses virées nocturnes et déambulatoires. Tout le méli-mélo sentimental qui s'en suit, elle le subit, vu qu'elle n'était pas  dans sa tête à ce moment-là (elle me rappelle un peu Lucia di Lammermoor qui n'a de charisme que lorsqu'elle décide de tuer son nouvel époux, et encore... elle a aussi une excuse, elle a coulé une bielle)

La liste est longue... je ne suis pas sure d'être assez sadique pour vous l'infliger... Aussi, j'attends vos commentaires, pour rallonger l'article (mais là aussi, telle Elsa, ça ne sera pas de ma faute, c'est vous qui apporterez vos moellons à "l'édifice" en quelque sorte, je m'en lave les mains à la pierre-ponce-Pilate, (si c'est pas une chouette pirouette pour se dédouaner quant au surplus de lecture ça ?!)

Donc, on arrête un peu... A vous lire... ici, j'espère et passez une bonne journée.

La dragonne




* Rappelez-vous, abat-jour chez bibi pour bonjour et arrosoir pour au-revoir... suivez aussi !!!

**  Ah... l'Izarra... grand souvenir ça ! La boisson favorite de mon pépé ! Le jaune, pas le vert, c'était sacrilège sinon ! On a d'ailleurs "transmuté" alchimiquement parlant le contenu d'un de ses flacons d'apéro lors d'une expérience de chimie appliquée très... personnelle... avec un de mes frangins. On avait lu qu'il fallait de l'alcool pour recharger les cartouches en feutre des stylos du même nom, et justement, le bleu "disco" de l'un d'eux donnait des signes de grande faiblesse... Alcool, c'est alcool, on n'allait pas chercher du côté de celui à 90%, ça aurait été trop... logique et  la pharmacopée familiale étant d'ailleurs hors de portée de nos pognes de mini-pouces de l'époque. On s'est donc rabattus sur le bar de Pépère et sur ce qu'on pensait des plus incolores et n'ayant donc aucune incidence sur la nuance initiale du dit  stylo. On a été rassurés, ça n'a changé en rien la couleur du stylo... vu que ce nom-de-d'là de machin en feutre s'est retrouvé au fond de la bouteille avant qu'on puisse dire "plouf" !..
...Un instant de solitude intense et silencieuse... puis PANIQUEUUUU !
On a tout tenté pour limiter les dégâts, même quelques prières fébriles et un peu dans le désordre,  mais pas de solution miracle. Infichus d'avoir sous la main un outil assez fin (le bec d'une cigogne par exemple... bonjour Jean de L !) pour récupérer la cartouche ou  transvaser le liquide avant que celle-ci ne dégorge ne nous a même pas effleurés (et il fallait aller dans la cuisine, QG du Pépère la majeure partie de la journée, mauvais plan !) vider la bouteille et lui laisser penser qu'il l'avait finie sans s'en apercevoir... il était âgé, mais pas sénile, faut pas pousser ! Teindre l'étiquette pour qu'il pense s'être gouré en achetant sa liqueur digestive... on avait pas le nuancier en tête, se rappeler quel vert c'était au juste, dans l'affolo du moment, c'était nous demander la couleur du cheval blanc de Riton IV. Et même si ça avait fait la  farce... comment expliquer le truc mou et plus sombre au fond du flacon ? Une téquila et son asticot d'une nouvelle nuance ? (c'est nouveau, ça vient de sortir !)... Une vodka à l'herbe de bison ? (vi, vu la taille du brin d'herbe, vous me donnerez le garot du bison, c'est plus un auroch des cavernes à ce niveau_là !). Planquer carrément la bouteille pour s'en débarrasser plus tard (pas de corps, pas de meurtre !) mauvaise idée aussi, vu que Mémère tenait une comptabilité des plus précises de tout le contenu de son précieux vaisselier  (euh... pour être franche, je crois même qu'on n'y a pas pensé à cette solution, c'est avec le recul que ça nous a effleuré, mais "un peu" tard).
Donc, à bout d'arguments et surtout de nerfs, on a attendu, la tête rentrée dans les épaules, façon tortue des ïles Fidji, que la vengeance grand-paternelle frappe.... au valseur, et d'un coup de charentaise molletonnée, ce qui aurait pu être une caresse, si le pied n'était pas resté dedans !
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Jeudi 10 janvier 2008
Bonjour !

Ouvrant péniblement une demi-paupière*, façon jeune chat qui découvre le monde de frapadingues où l'on vit, je constate qu'il  est l'heure de passer d'une position horizontale et récupératrice (j'suis la reine de la récup. même dans ce domaine !) à la pause érigée et  digne d'une statuaire gréco-romanesque : roide, noble, divinement "verticale",  telle Athena....
...  Bon côté noblesse de la pause, fallait plutôt mater du côté du  "ponseur de rondin" sculpté dans un flan parisien pas cuit, mais l'idée "poétique" y était... juste l'idée. 
"Aaaaah lèèèève-toi soleil !" (comme dirait ce c. de Werter à deux doigts de se ficher une  bastos dans la carafe pour une Charlotte même pas aux fraises**) Sauf que soleil, point la queue d'un rayon à l'horizon, il fait encore nuit (normal, c'est de saison). Je tente une reptation latérale (normale chez moi aussi, contre le mur, pour me repérer, vu l'ambiance nocturne et que mes carreaux sont restés en bas, à côté de mon Bourriquet chéri), négocie avec prudence mais "normalement" les couinants degrés de l'escalier de la mezzanine (vi, ils couinent, faut bien qu'il y ait quelqu'un qui travaille dans c'te bicoque, c'est le bois, désolée !)  et me prend de plein fouet le dessous de celui-ci, ayant négocié un virage un peu trop serré (là, c'est plus au "ponseur de rondin", c'est à la licorne de la tapisserie de l'hôtel de Cluny** que je vais ressembler avec une telle  bosse !). Normal aussi, j'suis coutumière du fait.

Là, où toutes mes certitudes sur la normalité de l'instant penchent dangereusement au-dessus de la cuvette des chiottes, c'est quand l'escalier lance un "Aïe" de douleur offusquée... Suis-je endormie... ou "courge" ? Bon, on va dire que je me suis entendue en dehors de ma tête, le bastringue est déréglé, le son est décalé par rapport à l'image... on ne va pas y passer la Pâque Russe !... Sauf que j'entends à nouveau une voix, une nouvelle, ("Jeanne... Boutons les anglois hors de France !"), qui me signale, en se marrant, que je devrais faire gaffe, un de ces quatre j'vais m'exploser la courge, ça fera désordre et pour ravoir les taches.... ça va être coton !

Je sais que je ne suis pas la mère idéale et à iconographier mais la "tessiture" de mes trognons de chou, je la connais, celle de leur géniteur, aussi, depuis le temps, mais ça, c'est une voix inconnue au bataillon ! Je baisse la tête, vu que ça vient d'en-dessous  mon champs visuel habituel (visibilité : la boîte à gants en voiture, pour vous donner l'échelle) et rencontre le regard plus que rigolard... du chat de fistonne ! Nan, dis-moi pas qu'c'est pas vraiiii ! Et ben si, le matou se prend pour le chat d'Alice, sourire compris et me balance un "ça t'en bouche un coin la belette, hein ?!" avant de commencer à convulsionner d'une manière flippante (façon mogwai dans Gremlins, pustules mobiles comprises) Je prends du champs, on ne sait jamais quand ça va péter un chat-transformer*** et je fais bien parce qu'un des pieds de la  chaise à côté de moi se retrouve formatée p'tit bois pour l'allumage du "barbe-au-cul." estival.

Le comble, c'est qu'en voyant le greffier se contorsionner pour la manoeuvre, ça me paraît "normal" , naturel, une fois la surprise de la voix inconnue passée (ouf, un peu de normalité dans cet univers la tête en bas !). Tout le monde le sait, un chat mue... mais joue les Rubicub aussi (mais dans le privé, ça a sa pudeur un félin !). Donc, sous mes yeux enfin décollés, apparait, après divers "ajustages"...un chat-aspirateur qui commence à tournicoter dans toute la pièce, la gueule grande ouverte pour bouffer tous les moutons qui n'auraient pas eu la  bonne idée de se planquer sous les meubles bas-de-cul. (rassurez-vous, enfin si ça vous rassure, c'était les moutons-cochonneries et pas les ovins,  un peu de sérieux tout de même !). Et il fait un "miom-miom" des plus gourmands pendant cette tâche, ce qui commence à me porter sur le sistus, vu que j'ai toujours eu du mal avec les gens qui font du bruit en mangeant (qu'est-ce que j'ai pu en finir des repas, seulette à la table de la cuisine, pour avoir lancé une remarque "à ne pas faire quand on est une fille bien élevée" sur la mastication bovine, camélidéenne même de certains convives penchés sur  leur mangeoire !).
"Nan, maiiiis, faut pas de gêner !!! Réveille ton monde pendant que t'y es ! Tu peux pas mettre la sourdine à la trompette qui te sert de bec ?!"
Là, j'ai dû le vexer, parce qu'il s'arrête au milieu d'une bouchée et me balance un regard kalachnikov qui devrait me faire soit rentrer sous terre par mes propres moyens, de honte, soit m'y envoyer mais refroidie et les pieds devants (il y a des mots qui tuent, mais souvent ceux qui les prononcent, voyez les duels dans les grandes histoires romantiques !).

Son visage devient "floute", comme je disais gamine, mais son regard inchangé et scandalisé se greffe sur une autre trogne... celle de dragon, penché de mon côté, et se demandant si c'est à lui que je cause. Remarquez que parlant souvent en dormant, ça m'étonnerait qu'il ait vraiment suivi l'histoire, le son de ma voix énervée à dû le réveiller, sans qu'il pige de quoi je blagassais encore...Si même ma voix l'a réveillé, j'ai un doute là-dessus aussi étant donné  qu'il est réglé comme un coucou suisse mon dragon, et se réveille "sur commande" avec du bol c'était juste l'heure de penser à être un membre productif de la société de consommation. (avec du bol, je m'en voudrais d'avoir grevé son sommeil de quelques minutes récupératrices !)
 J'ai encore légèrement déliré nocturnesquement parlant hier et comme ça m'a semblé plutôt marrant, après en avoir raconté les grandes lignes à mes gamins au réveil, j'me suis dit... pourquoi pas en faire un article, (Morphée et Kant, ça peut vous intéresser), ça ou peigner la girafe...

Par contre, je voulais continuer sur les délires visuels et de vocabulaire, mais là, je sens que point trop n'en faut ! Donc, pour expliquer (ou non) mes définitions (ou pas) de termes de la vie courante (ou moins) on verra plus tard, demain, si je n'ai pas la flemme. L'idée m'en est venue suite à un article assez poussiéreux où je donnais quelques exemples de mon répertoire "vocabulairesque" personnel, loin de végéter, il s'enrichit toujours, et ayant de nouveaux... euh... "mots" sur mon dico, je me dois de vous tenir au courant, histoire, si vous les rencontrez, que vous ne soyez pas trop perturbés (euphémisme!) je m'en voudrais d'être la cause de symptômes méningés polymorphes chez mes lecteurs ! Polymorphes, parce que ça peut aller du mal de tronche carabiné à :l'implosion pure et simple de celle-ci, (j'ai vu "Scanner" avec Ironside, ça calme côté manifestation de pouvoirs psychiques !:)

Pour la route, et comme promis, je fiche le cliché de mon fameux cadeau-mimine pour fistonne. Je peux, vu que Noël est passé.

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Donc... devant vos yeux ébahis ou du moins décollés, admirez ma contribution à la collection Marilyn Monroe de la gamine (elle commence à rivaliser en volume avec mes dragons d'ailleurs). Une simple boîte vendue nue, pour ranger du matériel picturo-créatif, trouvé dans un magasin de fournitures pour travail manuel. J'ai dégoté deux gravures à ficher sous verre, les ai photocopiées (j'allais pas gâcher un beau carton glacé pour mes délires créatifs, tout de même !), un petit ajustage, un petit collage, de la peinture bleue pour planquer le côté tristounet du carton-bois nu et le tour est joué !

... Pour les applaudissements admiratifs... c'est quand vous voulez... j'attends... j'suis pas pressée, j'ai pas loué la place (du moins pas encore)

Bonne journée et à plus, je file regarder une de mes dernières acquisitions : la Pietra del Paragone de Rossini en DVD***** (scotchée par l'humour et l'innovation de la mise en scène ! De plus les chanteurs tiennent plus qu'honorablement la route, pourquoi bouder son plaisir ?

La dragonne

*Vraiment une demie, dans le sens de la longueur, faut le faire je sais, mais je peux, la preuve quand j'ai les yeux collés le matin, pas vous ? Sinon j'aurai écrit "levant" une demi-paupière, dans le sens "péremptoire" comme dirait Caradoc dans Kaamelot, j'ai tout de même un semblant de logique spatiale... (ceux qui lançent un "hum..." sceptique quant à ma logique, ont tort, je suis très logique... mais le problème, c'est que cette logique m'est toute personnelle, ça ne saute pas aux mirettes c'est tout, faut connaître la bête)

** Werther de Massenet, ma "bête noire" désolée, j'ai du mal avec cet opéra-bourgeois...Goethe ne méritait pas ça le pauvre ! (ou alors c'est que je suis hermétique à Jules... allez savoir...)

*** Une série de six Dames à la Licorne peut être vue au musée de Cluny à Paris. Le plus marrant de l'histoire, c'est que cinq de ces tapisseries représentent chacune un des sens.

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On a donc, on a :

- Une nana chopant un bonbon que lui offre sa boniche (le goût)
- Une autre nous fait le coup de la marâtre avec son "miroir beau miroir..." (la vue)
- On a droit à la Glenda Jackson de l'époque, en train de jouer de l'orgue mais pas Hammond (et pas les pieds nus non plus) pour symboliser l'ouïe
- La quatrième est en train de trifouiller une couronne de pâquerettes pour en rajouter sur le côté bucolique (en robe "traine-sauce" et poulaines, on y croit moyen au retour à la terre !) pendant qu'un macaque lui en choure une au passage pour la snifer ( l'odorat, le seul des cinq sens illustré directement par un autre sujet que la donzelle "enlicornée",  bizarre..)
-  Pour le toucher, la minette tient la corne de l'équidé mythique... (désolée, mais j'y ai vu une connotation assez hérotico-gaillarde, je sais... j'ai l'esprit mal tourné ! Faut être connaisseur ou s'y faire...)

Pour la sixième tapisserie, un doute, n'ayant que cinq sens... on se demande pourquoi  en rajouter une ?(Du rab de tissage sans doute, fallait utiliser les cotons qui restaient si ça se trouve) On a une petit info, sous forme de formule brodée dessus : "A mon seul désir" (après la tapisserie allégorique sur le toucher... ça peut prendre du sens... bon... j'arrête, j'vais me faire jeter !)

**** Ne me demandez pas comment je savais que c'était un Transformer, je le savais c'est tout. Pour ceux qui ont des blancs côté souvenirs, les Transformers, ce sont ces jouet modulables autant en Goldorak aux chromes étincellants qu'en deux-pattes Citroën ou en Mig-21 biélo-russe. Qu'est-ce que j'ai pu être à deux phalanges de me vautrer avec ça disséminé un peu partout dans la carrée à une époque !

***** Vu sur Mezzo un samedi soir (ils font un opéra chaque fin de semaine, que du bon pour bibi) les références pour ceux qui sont intéressés :

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La Pietra del Paragone - Gioacchino Rossini - Ensemble Matheus - Production du Châtelet et du teatro Regio di Parma - Ed. Naïve - deux  DVD et un gros pavé multilingue explicatif - Le plus de cette édition, c'est tout de même une description "audio" pour les personnes déficientes visuelles... enfin une production qui pense à autre chose qu'à la majorité ! Pas d'extraits de ma version sur Youtube, mais d'autres... on fait avec, ça vous donnera tout de même le  ton (c'est le cas de le dire !). Copiez-collez l'es adresses,  pas eu le temps de faire un lien.

http://fr.youtube.com/watch?v=Eqc6lhy_ck4
http://fr.youtube.com/watch?v=SY5Sg9cTh8E
http://fr.youtube.com/watch?v=ulkkkXtjHZg
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Lundi 7 janvier 2008
Bonjour !

Enfin de mes nouvelles, au cas où vous penseriez que j'entame l'année par un mutisme feignassatoire de six mois. Je vous rassure, le "feignassatoire" sera annuel mais le mutisme... m'étonnerait que j'y arrive un jour, même côté clavier, la bestiole est branchée depuis trop longtemps sur le secteur, la touche on/off a fondu. Il y en a qui ont essayé cette fonction, même en coupant le circuit, je m'auto-alimente, comme les ordi. dingues dans les films de séries Zprime de SF, avec une variante, je trucide l'intégralité d'un commando de spationautes mercenaires parti faire le ménage sur la planète Acarina V en les estourbissant de blagasseries (c'est propre, je ne leur éclate pas le bide pour en ficher partout, je ne les  lasérise pas en tranches bien saignantes, j'évite même de leur dévisser la tête, la leur prendre est plus jouissif à mes instincts les plus sadiques)
Donc, rassurez-vous, je vous la prendrais encore un bout de temps... la tête (je précise pour les esprits bas-de-ceinturesques, on ne sait jamais...) mais j'étais légèrement occupée depuis mon retour Entre un essai de rattrapage pas gagné d'avance chez vous et des tâches gesticulo-ménageatoires, je n'ai pas eu le temps de chômer depuis mon retour. Comme d'habitude, que ça soit chez vous ou dans mon antre, les résultats ne sont pas probants, je dirais même que j'ai franchement l'impression de m'être soulagée dans un Stradivarius, pfff ! M'enfin, on va dire que j'ai essayé de passer chez tout le monde et que j'ai translaté des trucs d'un endroit à un autre dans les pièces de mon repaire, balader la poussière c'est une occupation aussi non ?

Comme les potes se sont manifestés dès qu'ils m'ont vu re-pointer mon groin, en me souhaitant la bonne année, je me vois mal ne pas faire de même, mais ici, "groupieren", et les présenter également  à tous ceux que j'aurai oubliés dans ma fièvre de lecture de rattrapage (ainsi qu'à ceux qui me lisent, mais sans pour autant laisser de commentaires). Et n'étant pas adepte du copier-coller, je me vois mal répondre à tous ces commentaires par un "merci, de même" en rafale façon kalachnikov enrayée, pas trop mon style.

Donc, à toute la  bande:

Soyeuse ânée, pour les amoureux de la famille des équidés (ceux du Poitou, je les aime, ils ont le même coiffeur que moi, c'est pour ça) et joyeuse, fructueuse, lumineuse, chaleureuse, langoureuse, amoureuse année pour tout le  monde ! Chaque individu étant unique, ses aspirations lui sont propres donc, à chacun d'y puiser selon ses désirs et vous avez 365,2425 jours en moyenne  pour ça (j'adore la virgule du calendrier grégorien !).

Un gros poutou virtuel aux potes pour ponctuer mes propos, ça se fait aussi non ?*

Pour ceux qui se demandaient si j'avais apprécié comme il se doit ces deux évènements de fin d'année, soyez sans crainte, ce fut festif ! Et même côté kilométrage !

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Un Noël avec mes frangins jumeaux, ça faisait un bail que je ne l'avais refait.Un réveillon à Paris chez l'un,  improvisé côté menu (comme je les aime, à peine trois heures avant,en se ravitaillant juste avant la fermeture des alimentations) avec le lendemain un coup de fil inquiet de quelqu'un qui connaît nos dons culinaires familiaux  et se demandait  si on n'avait pas bouffé nos poings, faute de mieux (rassure-toi L., si tu me lis, on n'a pas fichu le feu à l'appart avec les noix de Saint Jacques comme combustible)
Et un repas du jour de Noël, après un trajet "aux horreurs"** de Paris en Normandie, pour retrouver mon second frangin dans sa gentilhommière (très mimi, même en plein travaux d'agrandissement) où là, 'on' avait prévu le coup et quelqu'un de qualifié (et de qualité) avait concocté le repas (miam, les amuse-ballots au saumon, re-miam la dinde à l'anglaise, re-re-miam le p'tit truc de Lenôtre au chocolat ! Merci M. si tu me lis aussi !)
Départ le lendemain pour un touch-and-go à la ville rose avant de repartir coudes au corps*** pour les Pyrénées. Séjour sympa, balades  dans la ville, lever sans heures, toilette... pareil (les mouches à cette saison, se font moins présentes de toute façon),  bouffe... pareil (sauf pour le réveillon bien sur). Le maître mot a été que pour ce passage à la nouvelle année, on zappait les  montres, ça a tellement fonctionné qu'on avait près de cinq minutes de retard pour se faire la  bise.

Et là... je dois vous avouer un truc.... Je sais, ça la fiche plutôt mal pour une dragonne abstinente**** côté boissons alcoolisées... J'ai pris une murge !!!
Mais une gentille murge... pas violente, pas méchante pour deux ronds, la crème des murges quoi. Faut dire qu'un ti-ponch en apéro (avec remplissage dès que le verre était vide, ça pique derrière les yeux, même si ça se boit comme du petit-lait) un repas tout au truc jaune à bulles (j'ai aussi tenté le comptage* de celles-ci, mais il  n'y avait ni pouf  piriforme, ni plaid, pas la même chose), même si sur la  durée ça avait l'air de faire la farce... mon organisme sevré avait du mal à faire le point. Pour vous dire, j'étais tellement... zen, que miro comme je suis, j'avais décidé que je voyais mieux sans mes carreaux (mais bien suuuur) et ai fini en chaussettes à vaches ***** (les pantalons dans les bottes, c'est sympa, mais ça... "marine" surtout devant un âtre bien ardent) en train de m'exprimer chorégraphiquement (et surtout anarchiquement) sur du Nina Hagen hormonalement  énervée et une version de Sex-bomb à faire pâlir d'envie un crooner fondant à souhait  (oublié de demander quelle version, j'avais rien pour noter de toute façon, et le décryptage le lendemain  aurait certainement valu celui de la pierre de Rosette, vu mes gestes peu synchronisés sur le moment) J'ai fait sauté à la dynamite mon "urban legend"**** personnelle en me réveillant comme une fleur le lendemain... d'accord, une fleur se tapant un mal au pistil carabiné  (les abeilles vrombissaient pas mal autour de mes pétales-tifs) mais ça n'a pas duré et surtout, je n'ai pas fait une fixette dessus comme à mon habitude


Donc, une fois le calme revenu, tout comme  la  tribu dans son antre, il fallait tout de même une remise à niveau et en état du capital physique et mental ainsi que la fameuse tournée de linge sale rapporté (pfff ! vive les fringues recyclables tiens !), celle de la danse du balai locale (autour des meubles en évitant les dessous de tapis comme stockage de poussière, si c'est possible), la décision de savoir où on allait loger tous les cadeaux sans que tout s'écroule sur les étagères... surtout celui-ci (je vais éviter de les pourrir en les portant, sont trop beaux mes dragonets de petons !!)

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enfin tout ce qui fait des lendemains de fêtes dignes de ce nom.

Donc, pour l'instant, je vais tâcher de finir  mes lectures, ranger le linge  sec, virer ce qui m'encombre et que j'avais décidé à la nouvelle année de virer de la  cahute (tiens... ça, ça fait trois ans que c'est en instance de départ à la poubelle... y a du mou dans la  corde à noeuds question liste de choses urgentes à faire...) enfin, vous voyez que c'est à l'insu de mon plein grè si je suis "légèrement" absente en ce moment... mais ne vous bilez pas... ça ne va pas durer (je croise les doigts !) et je  donnerais bientôt de mes nouvelles, lyriques ou autres.

A plus, et encore mes meilleurs voeux à tout le monde... Je file !

La dragonne

*Marrant d'ailleurs, ça me rappelle un pote, une année, qui avait installé des bouquets de gui sous tous les chambranles de portes de son appartement, à seule fin  de choper toute musaraigne qui passait dessous pour un lèche-pomme traditionnel. J'suis myope, mais je l'avais vu venir le coco et faire partie de sa liste à la Leporello (Don Giovanni, si vous vous souvenez) c'était pas dans mes aspirations. Je me suis vautrée sur un.... machin vaguement piriforme (informe donc) et mou comme un flan pas pris, une coupette à la pogne, pas trop loin du "point d'eau" et ai campé sur mes positions en prenant l'excuse de voir combien je pouvais compter de bulles sans voir double (j'y ai passé la nuit, une âme charitable m'ayant apporté un bout de plaid pour que je cuve-dorme au chaud).

** Vi, c'est bien le mot, l'aurore aux doigts rosis avait fait place à une virago qui nous a secoué aux prunilles pour qu'on se bouge avant la Pâque Russe

*** Vu qu'on était chargés, c'est vraiment l'expression à employer ! Devant, ça pouvait encore aller, même si avec ma manie de garder les choses que je pense importantes avec moi, j'avais des poches qui me calaient les quilles dans une position si peu pratique que j'aurai dû les ficher sur le tableau de bord (les quilles) façon touriste  dans un safari-photo. Derrière, fiston câlinait  son ordi (le vrai, pas le portable, vu qu'il s'était auto-proclamé DJ pour les festivités) et dans le coffre les baluchons s'entassaient (sortie ski de prévue en plus) jusqu'à bomber le capot. On se tenait donc chaud, je vous garantie !

**** Il faut dire que ça fait au moins deux décennies que je ne buvais plus aucune goutte d'alcool, ni de vin quelconque ; pas une abstinence religieuse ou philosophique, juste que j'avais le bide retourné comme un gant de toilette le lendemain de mes libations et que les trolls me cognaient à l'intérieur du crâne toute la journée, sans compter  que ça avait la fâcheuse tendance de m'empêcher de bouloter normalement pendant au moins trois jours après (vu mon gabarit imposant, valait mieux éviter que je perde un os, s'pas ?) Mais tout ça c'était dans ma tête... j'avais associé vinouze et bibine quelconque à "malade à rendre tripes et boyaux", donc je psycho-somatisais comme dirait fistonne et n'étais malade qu'aux repas de fin d'année (si c'est pas dans  la  tête... où k'c'est-y ma brave dame ?!)

***** Vi, j'ai des chaussettes à vaches, ça vous défrise ? la preuve !

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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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