Bonjour à tout le monde !
Après mon « pétage de plomb » d’hier, on peut, je crois, reprendre le cours normal de la narration de l’histoire d’Aida et de Rhadamès.
En plus quelqu’un, qui se reconnaîtra tout de suite, s’est plaint qu’il avait du mal à se retenir « vessiesquement » parlant en attendant que « Môdam’ » veuille bien récupérer ses nerfs ! Mais entre nous, vous allez pas me dire que mon « aparté » pour une fois n’était pas fondée !
Bon alors on reprend où on s’était arrêté c'est-à-dire à la fin du second acte.

Lever de rideau donc, sur l’Acte III d’Aïda
Le lieu : Les rives du Nil avec un zouli templounet dédié à la frangine d’Osiris (Isis… tiens ça me rappelle quelqu’un ça aussi…coucou l’Isis que je connais !). C’est pleine lune (nan ! C’est pas une plage naturiste ! Tout de suite l’esprit tordu ! Pfff !)
Les personnages : un chœur de loups-garous (bin pourquoi pas, piss’ke c’est pleine lune – d’abord j’ai tous les droits ! C’est moi qui raconte !), Ramfis, le prêtre en chef, Amnéris, la princesse ébouriffée du bulbe, Aïda, son pôpa Amonasro, Rhadamès.
Pendant qu’un zodiac arrive avec à son bord Amnéris, Ramfis, quelques meufs « envoilagées » et des vigiles en pagne et perruque tressée (pfff ! C’est sur que les sauvageons devant ça, ils doivent avoir les fesses qui font bravo de trouille tiens !) donc pendant que tout ce petit monde débarque, le chœur hurle à la lune une prière à Isis.
Ramfis, qu’a sauté le premier hors de la barcasse, porte à califourchon sur son dos Amnéris (c’te feignasse a bien trop peur de mouiller ses coturnes Gucci) tout en lui causant :
« Rapplique ta couenne ta majesté ! Faut aller brûler une bougie à la déesse pour mettre toutes les chances de ton côté !
- T’as raison ! Faut que j’lui demande de donner un coup de pouce pour que Rhadamès tombe amoureux de moi » – (et qu’il devienne aveugle et sourd pendant qu’elle y est ? Parce que le pauvre, il est mal barré avec une pestouille pareille !)
Pendant qu’ils entrent dans le temple, Aïda emberlificotée dans un rideau qu’elle essayait de décrocher de sa tringle (tringle qui traînasse derrière elle en cliquetant d’ailleurs) fait son entrée :
« Rhadamès m’a filé rencard, « kek’chose d’important à régler » qu’il a dit. Si c’est c’que j’pense, je me fous à la baille – (avec la tringle, ça fait pas un pli, elle coule directe !) - et en plus, c’est pas demain la veille que j’vais pouvoir retourner au pays moi ! »
Le truc qu’elle pense c’est évidemment que son mec a préféré la sécurité de l’emploi en se coltinant l’Amnéris. Pendant qu’elle fait les cent pas : « diling, delingue, drelang » ! (ça c’est les cent pas quand on a une tringle en remorque) son père Amonasro, ex-prisonnier de guerre gracié par son vainqueur (le papa d’Amnéris, pour ceux qu’auraient pas suivi) entre à son tour :
« Fifille ! Pas la peine de m’expliquer, à voir tous les émoticones que vos mirettes s’envoient, faut pas sortir énarque pour imprimer ! Et l’autre giguasse qui vise de son côté… ça me fout en boule ! On en a pas encore assez bavé à cause de ces hiéroglypheux ?
- Sur qu’avec ce qu’ils ont raflé au pays, fric et meufs, il doit pas rester lourd !
- Nan mais… on va pas laisser passer ça ! J’ai rameuté toute la bande et on va te leur ficher une de ces avoinées qu’ils ont intérêt à s’embobiner tout de suite dans leurs bandelettes pour gagner du temps ! Par contre faudrait qu’on soit renseigné par quelqu’un de leur bord… j’ai dans l’idée que le nouvel adjudant chef est tout trouvé !
- Quoi ? Rhada.. ? T’es pas tout seul dans ton ciboulot ? J’peux pas lui faire ça quand même !
- J’te préviens, si t’es pas avec nous, t’es de l’autre bord alors… tu peux faire une croix sur ton héritage ! Et ta pov’ mère t’y a pensé ? Qu’est-ce qu’elle peut bien penser de toi – (pas grand-chose à mon avis, vu qu’elle est trépassée depuis belle lurette !) – t’es qu’une boniche ! T’es la honte du quartier !
- Boooon ! J’vais essayer, mais c’est pas gagné !
- Je m’planque derrière les bananiers comme ça, j’suis aux premières loges pour esgourder ce qu’il va te déballer ! »
Aussitôt dit, aussitôt fait ! Et Rhadamès entre alors que les palmiers de carton pâte dansent un peu la gigue (planquer un baryton basse qui fait bien son poids derrière ça, c’est risquer gros que tout se casse la figure sur les deux amoureux)
« Aïda ! J’ai un truc qui urge à te dire !
- A d’autres ! Va voir l’amnésique à son papa, j’suis pas d’humeur !
- Mais je m’en fiche comme de ma première pampers de celle-là ! C’est avec toi que je veux me mettre en ménage !
- Fais gaffe à pas dire de conneries ! Tu risquerais de le regretter !
- J’te jure qu’c’est vrai ! J’ai appris que l’armée de ton paternel voulait faire un raid, si celui d’Amnéris veut compter sur moi pour les rembarrer, il a intérêt à accepter l’échange standard avec toi !
- T’es pas marteau, elle va t’étriper, sa fille! J’ai une meilleure idée, on se fait la belle !
- Et pour où maligne ? En plus, j’ai tous mes potes ici et j’viens d’avoir une promo ! Et mon préavis qu’ess’t’en fais ?
- Ah il est beau l’amoureux tiens ! Va plutôt retrouver l’autre !
- Plutôt crever ! C’est décidé, je prends les clés du scooter, deux ou trois slips, trois paires de chaussettes, (défi de taille : retrouver des paires dans un tiroir de célibataire unijambiste après le passage en machine), et on y va !
- D’ac, on file ! – (elle s’arrête net) – petit problème : comment se faufiler sans se faire repérer ?
- Faut prendre là où on va attendre les rebelles au col de Napata (reluire… je sais… c’est moyen !)
- Ahaaaa ! –( lance Amonasro en bondissant comme un Zébulon de derrière son palmito géant) – J’ai tout en-ten-du-eu !
- Qui k’c’est t’y ce frapadinguo ?
- Mon papounet le roi d’Ethiopie !
- Mais bien sur ! Pov’bibiche la pleine lune, ça te réussit pas !
- Nan, c’est vraiiii ! – (réponds Amonasro) - En plus, du coup, étant donné que tu nous a bien rencardé, j’te file ma fistonne comme cadeau et le diadème en bonus ! T’es le roi ! » - (de quoi, il précise pas le papa)
A ce moment, Amnéris et Ramfis sortent du temple :
« Vendu à Moscou ! – lance la furie
M… elle est au parfum ! Faut la faire taire » – (crie Amonasro en se précipitant pour lui ficher un bon marron)
Rhadamès le ceinture et lui conseille plutôt de se barrer vite fait lui et sa fille, pendant que les gardes en pagne rappliquent, perruque au vent pour s’emparer du héros qui se laisse mettre les bracelets sans trop rechigner.
L’acte III s’achève sur cette scène plus que mouvementée.
Là, à mon avis, le Rhadamès, il est dans de sales draps… Je m’demande comment ça va tourner dans le dernier acte.
J’suis hypocrite moi, parce que je sais très bien ce qui va arriver, gnerk, gnerk ! Et c’est vous qui allez vous ronger en attendant que dans ma « royale » bonté, je daigne vous parler de la suite des évènements… - bin quoi, j’ai pas droit moi aussi de jouer les divas ?

Amonasro
En attendant la prochaine, passez tous une bonne journée et bises aux copains.
La dragonne
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