Lundi 16 juillet 2007

Bonjour et bon début de semaine
A ce que je vois, beaucoups ont été déçus que je ne rapporte pas dans mes valoches un petit ectoplasme ou deux, sans compter ce satané kilt, sur lequel certains ont l'air de faire une sacrée fixette - bande de petits pervers va ! D'ailleurs un type du crû, nous a expliqué que lorsqu'on leur demande ce qu'il en est des "dessous de l'affaire", ils répondent "l'avenir de l'Ecosse" (c'est déjà ça, ce ne sont pas des anges à partir de la ceinture, ils l'avouent eux-mêmes)
D'abord, à savoir que cette tradition du kilt, est highlandaise, donc d'un coin de l'Ecosse, et s'est propagée dans tout le pays au fur et à mesure du temps et des bastons plus qu'épisodiques, coutumières de l'époque festive du tatanage de goule pour récupérer du terrain pour ses patates et son cottage. Donc, on peut classer ça dans la rubrique : costume folklorique aux origines (comme si on se balladait tous en costume basque ou alsacien - ou d'une autre région de chez nous, la coiffe bigouden est des plus seyante pour aller chercher le pain le matin je trouve -).
Les premiers à lancer la mode ont été les Gaëls, bien qu'à l'époque, le kilt tenait plutôt du plaid (ou de la toge) saucissonné à la taille, qu'ils pouvaient dérouler quand ils avaient décidé de faire du camping sauvage avec des potes devant un feu de bois et un pak de cervoise ou d'hydromel. De plus, quand ils se pelaient les miches dans la journées, ça leur servait de manteau (un costume multi-fonction au concept très moderne, mine de rien non ?)
Petit cours d'habillement gaëlique : vous prenez une bonne pièce de tartan ou de tissu de laine quelconque (mais ce n'est plus couleur locale à ce moment, à vous de voir...surtout si c'est tendance "enfants-fleurs" comme maintenant), donc, éviter la taille tire-jus ou serviette d'invité, ça risque d'être un peu juste, vous l'enroulez autour des reins une première fois pour former l'ancêtre du kilt, vous passez le restant du pan sur l'épaule gauche, façon étole de Madame de Fontenay, et vous ficellez le tout avec une ceinture quelconque, pour éviter, au premier éternuement ou geste un peu brusque, de vous retrouver le truc aux chevilles et le machin à l'air libre (remarquez, ça peut être une manoeuvre stratégique pendant un combat de clan, l'adversaire étant mort de trouille... ou de rire... à la vision des "Honneurs" de l'Ecosse.)* - aparté, les Honneurs, les vrais, j'en parlerai aussi, c'est le symbole même de la résistance aux anglais ça -
A l'origine le kilt doit son succès aux régiments highlandais de l'armée qui l'ont adopté dès leur insertion dans celle-ci. Si vous décidez de vous en bidouiller un vous-même, je vous préviens, il faut compter sept à huit bons mètres de tartan à plisser (la hauteur, vu que c'est au genou, c'est suivant la taille du mannequin, en gros, pour bibi, j'évite la taille "standard", j'ai tendance à marcher sur l'ourlet, si vous voyez ce que je veux dire... s'pas Cat?)
Si on suit la tradition, c'est réservé aux mecs, donc à vous Messieurs de vous débrouiller à surfiler votre bastringue,.qu'on admire votre don inné pour le surpiqué et le point de chausson, on fait déjà vos ourlets de pantalons, si vous voulez votre "fantaisie", vous prenez vos responsabilités !.(pas de sous-entendus graveleux là-dessous, quoi que...) En dehors de ça, ce n'est plus le kilt, c'est une jupe plissée en tissu écossais sur les miches d'une musaraigne, plus rien à voir avec la tradition highlandaise.
Evidemment, comme cité précédemment, le kilt se porte avec tout le barda "qui a des couattes" : Sporran: la bourse en peau de blaireau à l'origine, Crest badges : écussons ou pin's de l'époque aux couleurs du clan (McLeod, encore lui, avait un taureau comme emblême) Un truc à savoir d'ailleurs, c'est qu'il vaut mieux éviter de se trimballer avec des crest badges, autant le port du kilt est autorisé pour tout pékin, autant certains sont encore très regardant quant au "piratage" des emblêmes de leur clan, car ils existent toujours, un par nom super-connu à vérifier ici
Ce que ne signale pas Wipikédia d'ailleurs, c'est que ces noms sont récurents et forment une sorte de famille hyper-développée, mais sans pourtant de consanguinité quelconque, bien que ça soit la première idée qui vienne à l'esprit (exemple, un chouillas morbide peut-être, les trois-quarts d'un petit cimetière "peuplés" de Saint Clair) , et pour cause, la coutume voulait que chaque membre du clan adopte le nom de son chef, tout le monde dans la "tribu" s'appelait donc Mc-Machin ou Douglas-bidule (vous vous imaginez tout le monde s'appelant Valois, Bourbon , Bonaparte ? Sans compter d'autres pseudonymes plus récents - joker sur le sujet, ce n'est pas le propos et ça risque d'en faire chouiner certains ) Et pour finir la tenue, le fameux Scian Dubh ou Skean Dhu . glissé dans la soquette hyper-trophiée,. déjà cité dans l'article précédent.
Et là, je vous laisse le meilleur pour la fin... selon des sources, sinon sures, du moins piquées dans les anales de la tradition militaire (donc, en principe, de bonne foi... en principe dis-je...) les porteurs de kilt n'ont rien en dessous ! - (Arrêtez de baver mesdames, ça gadouille le clavier !) -
Enfin les vrais, pas ceux qui adoptent ça comme tenue endimanchée ou pour se marier, comme ils le font souvent là-bas ; les purs, les durs, les "kinen-nont-sévèrement-accrochées" ! Au dix-neuvième siècle, les cadets écossais de l'Armée des Indes devaient passer au-dessus d'un miroir pour prouver qu'ils ne portaient rien - parce que lever le kilt pour prouver sa... "bonne foi", le geste tenait plus du french-cancan que de la revue militaire à mon avis -
Dernières tendances saison 2007, le mini-kilt avec accesoires sur marcel sexy (adopté avec fougue par certains mecs de Glasgow - arrêtez les frais les filles, vous ne les intéressez pas). Et la cerise sur le râteau, très tendance : l'offrande d'un kilt sur mesure pour ses dix-huit ou vingt-et-un ans... pour marquer le coup.
Bon, vous voyez que le kilt - et non la jupe, comme je vous l'ai déjà dit aussi, ça vexe l'autochtone ! - est un élément traditionnel des plus important dans la culture écossaise et un symbole de résistance quasi politique. Normal quand on sait qu'il a été passé à la trappe, après la ratatinée que s'est prise Bonnie Prince Charlie (souvenez-vous, la photo précédente) après sa tentative pour refiler le trône à son pôpa. Le gouvernement anglais n'ayant pas apprécié, à décidé de punir toute la classe (les Highlanders) en interdisant le port du kilt et la cornemuse (sans compter évidemment le démantèlement des clans).
On s'arrête pour aujourd'hui, et si ça vous dit... on causera un peu histoire du pays, mais seulement si ça vous dit, je ne veux pas être accusée de vous faire faire des devoirs de vacances, ça serait injuste en période estivale hein ?
Bonne journée et je file vous lire, le mug à la main, comme il se doit (plus de shortbreads hélas, j'ai tout bouffé)
La dragonne
* Cette remarque m'a été soufflée par dragon, lors d'un spectacle de pipers à Potree (petit bled, sympa en bord de côte) Il voit arriver un type, sans cornemuse ni caisse claire d'aucune sorte devant la formation militaire déjà en représentation, je lui suggère, que vu l'attitude très "première" de petit rat qu'il adopte, je parierai qu'il va nous faire un petit tour de piste. Pas loupé, il se fiche les mains d'abord à la taille, style "tu montes chéri" - je regrette, mais ça faisait un peu ça.- lève les deux bras au-dessus de sa tête en un ovale très esthétique et entame un pas de deux, sans cavalière, enttre-chats compris. Là, dans un silence sinon religieux, du moins admiratif des spectateurs (et de toute façon l'orchestre fait assez de tintouin pour bien couvrir les conversations multiples) dragon lance "C'est des militaires ? - Bin vi, vu que c'est la danse guerrière du régiment, lui réponds-je tout de go.- C'est sur que c'est classé arme létale ça ! Le temps que l'adversaire arrête d'être plié en deux de rire, tu lui es tombé dessus et l'a estourbi sans problème!" Mon dragon est hermétique à la portée guerrière de la chose, c'est évident
PS: J'arrive des chez Honorius et c'est dingue la "connexion" neuronale tout de même...
A ce que je vois, beaucoups ont été déçus que je ne rapporte pas dans mes valoches un petit ectoplasme ou deux, sans compter ce satané kilt, sur lequel certains ont l'air de faire une sacrée fixette - bande de petits pervers va ! D'ailleurs un type du crû, nous a expliqué que lorsqu'on leur demande ce qu'il en est des "dessous de l'affaire", ils répondent "l'avenir de l'Ecosse" (c'est déjà ça, ce ne sont pas des anges à partir de la ceinture, ils l'avouent eux-mêmes)
D'abord, à savoir que cette tradition du kilt, est highlandaise, donc d'un coin de l'Ecosse, et s'est propagée dans tout le pays au fur et à mesure du temps et des bastons plus qu'épisodiques, coutumières de l'époque festive du tatanage de goule pour récupérer du terrain pour ses patates et son cottage. Donc, on peut classer ça dans la rubrique : costume folklorique aux origines (comme si on se balladait tous en costume basque ou alsacien - ou d'une autre région de chez nous, la coiffe bigouden est des plus seyante pour aller chercher le pain le matin je trouve -).
Les premiers à lancer la mode ont été les Gaëls, bien qu'à l'époque, le kilt tenait plutôt du plaid (ou de la toge) saucissonné à la taille, qu'ils pouvaient dérouler quand ils avaient décidé de faire du camping sauvage avec des potes devant un feu de bois et un pak de cervoise ou d'hydromel. De plus, quand ils se pelaient les miches dans la journées, ça leur servait de manteau (un costume multi-fonction au concept très moderne, mine de rien non ?)
Petit cours d'habillement gaëlique : vous prenez une bonne pièce de tartan ou de tissu de laine quelconque (mais ce n'est plus couleur locale à ce moment, à vous de voir...surtout si c'est tendance "enfants-fleurs" comme maintenant), donc, éviter la taille tire-jus ou serviette d'invité, ça risque d'être un peu juste, vous l'enroulez autour des reins une première fois pour former l'ancêtre du kilt, vous passez le restant du pan sur l'épaule gauche, façon étole de Madame de Fontenay, et vous ficellez le tout avec une ceinture quelconque, pour éviter, au premier éternuement ou geste un peu brusque, de vous retrouver le truc aux chevilles et le machin à l'air libre (remarquez, ça peut être une manoeuvre stratégique pendant un combat de clan, l'adversaire étant mort de trouille... ou de rire... à la vision des "Honneurs" de l'Ecosse.)* - aparté, les Honneurs, les vrais, j'en parlerai aussi, c'est le symbole même de la résistance aux anglais ça -
A l'origine le kilt doit son succès aux régiments highlandais de l'armée qui l'ont adopté dès leur insertion dans celle-ci. Si vous décidez de vous en bidouiller un vous-même, je vous préviens, il faut compter sept à huit bons mètres de tartan à plisser (la hauteur, vu que c'est au genou, c'est suivant la taille du mannequin, en gros, pour bibi, j'évite la taille "standard", j'ai tendance à marcher sur l'ourlet, si vous voyez ce que je veux dire... s'pas Cat?)
Si on suit la tradition, c'est réservé aux mecs, donc à vous Messieurs de vous débrouiller à surfiler votre bastringue,.qu'on admire votre don inné pour le surpiqué et le point de chausson, on fait déjà vos ourlets de pantalons, si vous voulez votre "fantaisie", vous prenez vos responsabilités !.(pas de sous-entendus graveleux là-dessous, quoi que...) En dehors de ça, ce n'est plus le kilt, c'est une jupe plissée en tissu écossais sur les miches d'une musaraigne, plus rien à voir avec la tradition highlandaise.
Evidemment, comme cité précédemment, le kilt se porte avec tout le barda "qui a des couattes" : Sporran: la bourse en peau de blaireau à l'origine, Crest badges : écussons ou pin's de l'époque aux couleurs du clan (McLeod, encore lui, avait un taureau comme emblême) Un truc à savoir d'ailleurs, c'est qu'il vaut mieux éviter de se trimballer avec des crest badges, autant le port du kilt est autorisé pour tout pékin, autant certains sont encore très regardant quant au "piratage" des emblêmes de leur clan, car ils existent toujours, un par nom super-connu à vérifier ici
Ce que ne signale pas Wipikédia d'ailleurs, c'est que ces noms sont récurents et forment une sorte de famille hyper-développée, mais sans pourtant de consanguinité quelconque, bien que ça soit la première idée qui vienne à l'esprit (exemple, un chouillas morbide peut-être, les trois-quarts d'un petit cimetière "peuplés" de Saint Clair) , et pour cause, la coutume voulait que chaque membre du clan adopte le nom de son chef, tout le monde dans la "tribu" s'appelait donc Mc-Machin ou Douglas-bidule (vous vous imaginez tout le monde s'appelant Valois, Bourbon , Bonaparte ? Sans compter d'autres pseudonymes plus récents - joker sur le sujet, ce n'est pas le propos et ça risque d'en faire chouiner certains ) Et pour finir la tenue, le fameux Scian Dubh ou Skean Dhu . glissé dans la soquette hyper-trophiée,. déjà cité dans l'article précédent.
Et là, je vous laisse le meilleur pour la fin... selon des sources, sinon sures, du moins piquées dans les anales de la tradition militaire (donc, en principe, de bonne foi... en principe dis-je...) les porteurs de kilt n'ont rien en dessous ! - (Arrêtez de baver mesdames, ça gadouille le clavier !) -
Enfin les vrais, pas ceux qui adoptent ça comme tenue endimanchée ou pour se marier, comme ils le font souvent là-bas ; les purs, les durs, les "kinen-nont-sévèrement-accrochées" ! Au dix-neuvième siècle, les cadets écossais de l'Armée des Indes devaient passer au-dessus d'un miroir pour prouver qu'ils ne portaient rien - parce que lever le kilt pour prouver sa... "bonne foi", le geste tenait plus du french-cancan que de la revue militaire à mon avis -
Dernières tendances saison 2007, le mini-kilt avec accesoires sur marcel sexy (adopté avec fougue par certains mecs de Glasgow - arrêtez les frais les filles, vous ne les intéressez pas). Et la cerise sur le râteau, très tendance : l'offrande d'un kilt sur mesure pour ses dix-huit ou vingt-et-un ans... pour marquer le coup.
Bon, vous voyez que le kilt - et non la jupe, comme je vous l'ai déjà dit aussi, ça vexe l'autochtone ! - est un élément traditionnel des plus important dans la culture écossaise et un symbole de résistance quasi politique. Normal quand on sait qu'il a été passé à la trappe, après la ratatinée que s'est prise Bonnie Prince Charlie (souvenez-vous, la photo précédente) après sa tentative pour refiler le trône à son pôpa. Le gouvernement anglais n'ayant pas apprécié, à décidé de punir toute la classe (les Highlanders) en interdisant le port du kilt et la cornemuse (sans compter évidemment le démantèlement des clans).
On s'arrête pour aujourd'hui, et si ça vous dit... on causera un peu histoire du pays, mais seulement si ça vous dit, je ne veux pas être accusée de vous faire faire des devoirs de vacances, ça serait injuste en période estivale hein ?
Bonne journée et je file vous lire, le mug à la main, comme il se doit (plus de shortbreads hélas, j'ai tout bouffé)
La dragonne
* Cette remarque m'a été soufflée par dragon, lors d'un spectacle de pipers à Potree (petit bled, sympa en bord de côte) Il voit arriver un type, sans cornemuse ni caisse claire d'aucune sorte devant la formation militaire déjà en représentation, je lui suggère, que vu l'attitude très "première" de petit rat qu'il adopte, je parierai qu'il va nous faire un petit tour de piste. Pas loupé, il se fiche les mains d'abord à la taille, style "tu montes chéri" - je regrette, mais ça faisait un peu ça.- lève les deux bras au-dessus de sa tête en un ovale très esthétique et entame un pas de deux, sans cavalière, enttre-chats compris. Là, dans un silence sinon religieux, du moins admiratif des spectateurs (et de toute façon l'orchestre fait assez de tintouin pour bien couvrir les conversations multiples) dragon lance "C'est des militaires ? - Bin vi, vu que c'est la danse guerrière du régiment, lui réponds-je tout de go.- C'est sur que c'est classé arme létale ça ! Le temps que l'adversaire arrête d'être plié en deux de rire, tu lui es tombé dessus et l'a estourbi sans problème!" Mon dragon est hermétique à la portée guerrière de la chose, c'est évident
PS: J'arrive des chez Honorius et c'est dingue la "connexion" neuronale tout de même...
par Sieglind
publié dans :
Je blablatte sur tout et n'importe quoi
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