Jeudi 17 août 2006
Bonjour à tous!
Alors... comme prévu, on va causer « chasse au canard »!
Meu nooooon! Rassurez-vous les défenseurs du gibier à plume et à poil (là, je ne cause pas de naturisme 'tention!) J'aime trop les petites bêtes (et les grosses) pour leur envoyer des pruneaux dans la couenne (même s'il paraît que justement, le caneton c'est "Jésus en culottes de velours" avec des prunes sèchées) et, de plus, on vise une « caste » plus élevée dans la hiérarchie palmipédienne... le canard hypertrophié, le Daffy Duck blond-platiné et qui se la pète femme-girafe côté encolure...le cygne quoi!
Enfin, là, pour être franche, le héros, c'est tout de même Lohengrin, le chevalier blanc et le « trompettant », le « sifflant », c'est son Evinrud, son Yamaha hors-bordien... son moteur de barcasse tout bêtement (mais bien autre chose aussi... mais ça, on le verra dans l'histoire)
Et, au fait... question cri de bestioles... si vous ne me croyez pas pour la trompette et le sifflet... allez voir, pas ailleurs si j'y suis (je ne suis pas si susceptible), mais de ce côté là http://www.animaux-nature.com/liste-cri.php
Donc, revenons à nos canetons! Cette semaine, je vais donc vous raconter le livret (et donc le synopsis, ça va ensemble) de l'opéra Lohengrin de Wagner (créé en Août 1850 à Vienne). Je ne sais pas si je vais tenir... mais je vais tout de même tâcher de faire « court », donc, attendez-vous à des coupures, ça n'en sera que plus lisible (et moins « étouffe-chrétien » surtout!)
LOHENGRIN – ACTE I -
Le lieu:
Là, vous vous attendiez certainement au Rhin, et bin non! Vous aurez droit aux rives de l'Escaut à trois jets de bile d'Anvers. Une prairie (sans p'tite maison et « entressée » batifollant et s'étalant dans la luzerne, quoique... je vois bien ça tiens...) Un arbre assez imposant, un chêne qui sert d'arbre de la justice là aussi (St Louis n'est pas le seul à avoir le sien, comme vous voyez)
Les personnages: (je vous préviens, ça va être encore coton les pseudo... je vais m'arranger pour leur trouver un p'tit nom, sinon on va pas s'en sortir.) Sinon... encore un petit site pour leur trouver l'équivalent en franssouze ici: http://cronimus2.free.fr/all/prenoms.htm
- Un roi (ça fait tout de suite classe hein?) Heinrich, dit Henri l'Oiseleur (encore une histoire d'emplumés), on l'appellera « le roi » tout bêtement.
- les comtes de Saxe et de Thuringe,
- des nobles et écuyers.
En face de cette troupe:
- d'autres comtes,
- des écuyers et le peuple de Brabant, avec à leur tête Friedrich de Telramund (on l'appellera Fredo)
- Ortrud (là encore, plus tarte le pseudo, tu meurs!) princesse frisonne (aussi vache que les bovins du même nom d'ailleurs) et femme de Fredo.
- un hérault ('tention l'orthographe, c'est pas le premier rôle!) et quatre trompettes
On dresse le tableau et on s'arrêtera là, hein?

Le hérault (messager si vous préférez) entre en trombe au milieu de toute la volaille en s'égosillant que le roi pointe son blaire dans le secteur, histoire de justifier sa paie d' « encouronné ». Aujourd'hui, c'est mardi (pourquoi pas?) et c'est... raviolis et... procès!
Les autres acclament comme c'est la coutume le souverain (la «claque» royale quoi) qui s'avance et prend la parole.
"Salut les Brabantois... tais... teux... tiens... enfin les mecs du patelin! J'ai un truc en travers... et il faut que je vous en cause deux mots... Je sens qu'il y a du mou dans le manche...côté Empire... ça sent même le roussi, et la ratatinée qu'on s'est prise avec les Orientaux, ça fait pas mal de prunilles, on en paie encore la facture mine de rien.
- petite aparté: là, il dégoise « Hongrois maudits » j'ai un doute sur l'exotisme oriental des ennemis d'antan du coup. Fin de l'aparté!
- Enfin, à force de dessous de table, de pourliches... et cadeaux en vrac, j'ai réussi à vous avoir une trêve de neuf ans! Et qu'est-ce que j'y ai gagné? Enfin vous... soyons « monarque éclairé »? Des casernes (forts), des fortifications autours de nos charmantes bourgades, des bidasses (- si c'est pas une trève pacifique ça! -). Mais là, il faut se dire que la trêve touche à sa fin et les zigotos d'en face commencent à piétiner. Donc, tous à la kalachnikov, on repart à la baston!"
Les autres - ont-ils vraiment le choix? - se lèvent comme un seul homme mais le roi leur fait tout de même remarquer un "petit" détail: ils n'ont pas de chef!
Frédo prend la parole en avocat général confirmé:
" Ta majesté... t'as tout pigé! On a un sacré problème! L'ancien prince de Brabant, quand il s'est senti partir, m'a chargé d'avoir un oeil sur sa portée. Pas de quoi monter un élevage mais deux mioches Elsa et Gottfried.
Le môme je m'y suis attaché, c'est mignon à c't'âge (- la gamine... qu'est-ce qu'il en fait... garniture de cheminée? Encore le sexisme galopant! Pfff! -)
Et puis un jour, la gamine est revenue toute seule de sa ballade avec son frangin en forêt. Elle nous a demandé si on avait pas vu le môme, étant donné qu'elle s'était baissée pour cueillir un pissenlit et que, lorsqu'elle a regardé à côté d'elle... plus de Gottfried! Faut pas me la faire celle-là!
En plus, pour lui sortir trois mots entre ses crises de tremblements et d'hébétude bovine, ça a été folklorique! Moi j'me suis fait mon idée... elle l'a "escamoté" vite fait bien fait le frérot. J'avais des vues "matrimoniales" (- intéressées -) sur elle, mais du coup, plus question de me mettre à la colle avec une fratricide! J'me suis rabattu (- sympa! -) sur Ortrud plus... enfin moins... mais pas tueuse de frangin en tout cas! En plus c'est une bonne race, vélant par tradition pas mal de chefs (quand je vous disais que la frisonne tenait de la vache)"
Les autres jouent les effarouchés et Fredo poursuit en disant que de toute façon Elsa a refusé sa main (donc... ce n'est pas lui qui a renoncé librement au... pouvoir hé, hé, il s'est vendu!)
"C'te pécore a osé m'envoyer ma bague de fiançaille à la tronche, il y a un autre mec là-dessous! Elle veut se la péter cheftaine de meute alors que j'ai l'ancienneté et les galons!"
Le roi demande à ce que l'accusée paraisse devant lui pour avoir l'autre son de clarine. Et le Hérault s'époumonne jusqu'à ce qu'elle arrive....
... et nous qu'on attende la prochaine fois, pour la suite de l'acte.
Allez, on saura l'autre version de cette disparition et vous vous doutez bien, époque oblige, (visez du côté de Guenièvre et de Lancelot) il va y avoir un chevalier pour le fameux duel du jugement "divin"?
Bonne journée et à plus, portez-vous bien
la dragonne
Alors... comme prévu, on va causer « chasse au canard »!
Meu nooooon! Rassurez-vous les défenseurs du gibier à plume et à poil (là, je ne cause pas de naturisme 'tention!) J'aime trop les petites bêtes (et les grosses) pour leur envoyer des pruneaux dans la couenne (même s'il paraît que justement, le caneton c'est "Jésus en culottes de velours" avec des prunes sèchées) et, de plus, on vise une « caste » plus élevée dans la hiérarchie palmipédienne... le canard hypertrophié, le Daffy Duck blond-platiné et qui se la pète femme-girafe côté encolure...le cygne quoi!
Enfin, là, pour être franche, le héros, c'est tout de même Lohengrin, le chevalier blanc et le « trompettant », le « sifflant », c'est son Evinrud, son Yamaha hors-bordien... son moteur de barcasse tout bêtement (mais bien autre chose aussi... mais ça, on le verra dans l'histoire)
Et, au fait... question cri de bestioles... si vous ne me croyez pas pour la trompette et le sifflet... allez voir, pas ailleurs si j'y suis (je ne suis pas si susceptible), mais de ce côté là http://www.animaux-nature.com/liste-cri.php
Donc, revenons à nos canetons! Cette semaine, je vais donc vous raconter le livret (et donc le synopsis, ça va ensemble) de l'opéra Lohengrin de Wagner (créé en Août 1850 à Vienne). Je ne sais pas si je vais tenir... mais je vais tout de même tâcher de faire « court », donc, attendez-vous à des coupures, ça n'en sera que plus lisible (et moins « étouffe-chrétien » surtout!)
LOHENGRIN – ACTE I -
Le lieu:
Là, vous vous attendiez certainement au Rhin, et bin non! Vous aurez droit aux rives de l'Escaut à trois jets de bile d'Anvers. Une prairie (sans p'tite maison et « entressée » batifollant et s'étalant dans la luzerne, quoique... je vois bien ça tiens...) Un arbre assez imposant, un chêne qui sert d'arbre de la justice là aussi (St Louis n'est pas le seul à avoir le sien, comme vous voyez)
Les personnages: (je vous préviens, ça va être encore coton les pseudo... je vais m'arranger pour leur trouver un p'tit nom, sinon on va pas s'en sortir.) Sinon... encore un petit site pour leur trouver l'équivalent en franssouze ici: http://cronimus2.free.fr/all/prenoms.htm
- Un roi (ça fait tout de suite classe hein?) Heinrich, dit Henri l'Oiseleur (encore une histoire d'emplumés), on l'appellera « le roi » tout bêtement.
- les comtes de Saxe et de Thuringe,
- des nobles et écuyers.
En face de cette troupe:
- d'autres comtes,
- des écuyers et le peuple de Brabant, avec à leur tête Friedrich de Telramund (on l'appellera Fredo)
- Ortrud (là encore, plus tarte le pseudo, tu meurs!) princesse frisonne (aussi vache que les bovins du même nom d'ailleurs) et femme de Fredo.
- un hérault ('tention l'orthographe, c'est pas le premier rôle!) et quatre trompettes
On dresse le tableau et on s'arrêtera là, hein?

Le hérault (messager si vous préférez) entre en trombe au milieu de toute la volaille en s'égosillant que le roi pointe son blaire dans le secteur, histoire de justifier sa paie d' « encouronné ». Aujourd'hui, c'est mardi (pourquoi pas?) et c'est... raviolis et... procès!
Les autres acclament comme c'est la coutume le souverain (la «claque» royale quoi) qui s'avance et prend la parole.
"Salut les Brabantois... tais... teux... tiens... enfin les mecs du patelin! J'ai un truc en travers... et il faut que je vous en cause deux mots... Je sens qu'il y a du mou dans le manche...côté Empire... ça sent même le roussi, et la ratatinée qu'on s'est prise avec les Orientaux, ça fait pas mal de prunilles, on en paie encore la facture mine de rien.
- petite aparté: là, il dégoise « Hongrois maudits » j'ai un doute sur l'exotisme oriental des ennemis d'antan du coup. Fin de l'aparté!
- Enfin, à force de dessous de table, de pourliches... et cadeaux en vrac, j'ai réussi à vous avoir une trêve de neuf ans! Et qu'est-ce que j'y ai gagné? Enfin vous... soyons « monarque éclairé »? Des casernes (forts), des fortifications autours de nos charmantes bourgades, des bidasses (- si c'est pas une trève pacifique ça! -). Mais là, il faut se dire que la trêve touche à sa fin et les zigotos d'en face commencent à piétiner. Donc, tous à la kalachnikov, on repart à la baston!"
Les autres - ont-ils vraiment le choix? - se lèvent comme un seul homme mais le roi leur fait tout de même remarquer un "petit" détail: ils n'ont pas de chef!
Frédo prend la parole en avocat général confirmé:
" Ta majesté... t'as tout pigé! On a un sacré problème! L'ancien prince de Brabant, quand il s'est senti partir, m'a chargé d'avoir un oeil sur sa portée. Pas de quoi monter un élevage mais deux mioches Elsa et Gottfried.
Le môme je m'y suis attaché, c'est mignon à c't'âge (- la gamine... qu'est-ce qu'il en fait... garniture de cheminée? Encore le sexisme galopant! Pfff! -)
Et puis un jour, la gamine est revenue toute seule de sa ballade avec son frangin en forêt. Elle nous a demandé si on avait pas vu le môme, étant donné qu'elle s'était baissée pour cueillir un pissenlit et que, lorsqu'elle a regardé à côté d'elle... plus de Gottfried! Faut pas me la faire celle-là!
En plus, pour lui sortir trois mots entre ses crises de tremblements et d'hébétude bovine, ça a été folklorique! Moi j'me suis fait mon idée... elle l'a "escamoté" vite fait bien fait le frérot. J'avais des vues "matrimoniales" (- intéressées -) sur elle, mais du coup, plus question de me mettre à la colle avec une fratricide! J'me suis rabattu (- sympa! -) sur Ortrud plus... enfin moins... mais pas tueuse de frangin en tout cas! En plus c'est une bonne race, vélant par tradition pas mal de chefs (quand je vous disais que la frisonne tenait de la vache)"
Les autres jouent les effarouchés et Fredo poursuit en disant que de toute façon Elsa a refusé sa main (donc... ce n'est pas lui qui a renoncé librement au... pouvoir hé, hé, il s'est vendu!)
"C'te pécore a osé m'envoyer ma bague de fiançaille à la tronche, il y a un autre mec là-dessous! Elle veut se la péter cheftaine de meute alors que j'ai l'ancienneté et les galons!"
Le roi demande à ce que l'accusée paraisse devant lui pour avoir l'autre son de clarine. Et le Hérault s'époumonne jusqu'à ce qu'elle arrive....
... et nous qu'on attende la prochaine fois, pour la suite de l'acte.
Allez, on saura l'autre version de cette disparition et vous vous doutez bien, époque oblige, (visez du côté de Guenièvre et de Lancelot) il va y avoir un chevalier pour le fameux duel du jugement "divin"?
Bonne journée et à plus, portez-vous bien
la dragonne
par Sieglind
publié dans :
Wagner
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