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Dimanche 17 septembre 2006
Bonjour!

Alors digéré Lohengrin? Il faut dire que, contrairement à l'intrigue relativement filiforme (bin oui, le chevalier du Graal, le frangin transformé en cygne et un serment non tenu, ça n'avait pas de quoi faire une encyclopedie!) et bien j'ai encore trouvé le moyen d'en faire des caisses!

Pour vous dire, je me suis faite peur moi-même quand j'ai eu l'idée de vouloir relire ma prose d'une traite. J'espère qu'il n'y a pas d'inconscients qui s'y soient risqués? Je ne voudrais pas avoir des cas de surchauffe neuronale avec pétage de plomb et overdose du truc qui pique mais qui fait du bien à la tête! Vous vous rendez-compte au procès:
"La serial-killeuse employait un moyen des plus sadiques pour arriver à ses fins: elle saoulait ses victimes de mots avant de les noyer dans des détails et des apartés totalement superfétatoires qui les plongeaient alors dans un coma cérébral irréversible - huissier, faites passer les clichés des victimes; attention mesdames et messieurs du jury, la vue de créatures bavantes à l'oeil blanc du merlu court-bouillonné peut choquer  certaines âmes sensibles!"

Enfin, je plaiderai l'irresponsabilité, ça risque de marcher non?

Pour faire une petite coupure, avant de parler des fameux trucs qui m'ont interpellée dans l'opéra, et avant la narration du prochain opéra, j'ai eu l'idée, après quelques visites chez d'autres blogueurs ayant fait cette démarche, d'aller faire un tour du côté des statistiques pour savoir quels étaient les mots-clés permettant à certains inconscients de venir voir de quoi il retournait chez votre servante. Et bien, ça laisse perplexe!



Certains mots, on arrive encore à piger, photos de dragons,nom d'opéras, jusque là, pas de quoi buguer. Même pour le "Unmatched query", préalablement et aimablement traduit par fiston, vous connaissez mon incompétence en ce qui concerne la langue de Willie, et qui prouve que même le moteur de recherche hésite à fourrer son pif chez moi. Mais là où ça coince c'est quand on lit des choses comme:

- a?: Si le type fait tout l'alphabet, je ne vous narre même pas le temps qu'il doit y passer en recherche! S'il emploie cette méthode pour apprendre à lire, je lui souhaite bien du plaisir!

- photo garou enfant: de deux choses l'une: il cherche des images lycanthropiques de velus hurlant à la lune en période pré-pubère ou celle du chanteur de la comédie musicale piquée dans Totor Hugo. Mais alors, je tiens à lui signaler et de un, qu'il a sucré la majuscule et de deux, que si ce n'est pas le cas... à part un dessin cadeau d'un blogueur je crains fort qu'il attende longtemps un opéra sur le thème, ou même une de mes gaffes, j'ai eu pas mal de rencontres bizarres dans ma vie, mais pas encore celle-là!(je ne désespère pas remarquez)

- histoire + culotte (mal orthographié en plus, la honte!) + poil : D'accord, j'ai bien eu un débordement un jour, rapport à mes gaffes et mes ennuis sous-vestimentaires, mais pour la pilosité, je reste plus que perplexe... vous vous souvenez d'un truc de ce genre vous? En plus  "poil" au singulier, ou c'est la "morne-plainitude" de ce côté chez le coco ou il parle de celui qu'on a dans la main... là, ça risque de décrire assez bien mes accès de flemmingite suraïgue, mais sans rapport avec l'état de mes sous-vêtements... j'suis feignasse mais intraitable sur l'hygiène n'en déplaise aux pervers nan mais!

- photos de testicules? 2 ans: C'est la durée de la peine pour recel de photos cochonnes? Un peu beaucoup pour de si petites choses non? hé, hé! Là aussi, j'ai un doute... aurais-je édité un cliché de kiwis mal interprété? Je fouille...

- define:pessimiste: pessimiste, je pige, quoique je doute que ça soit vraiment le ton du blog, mais define... à moins que ça soit avec l'accent de mon papounet paternel... natif de l'Est de la France... et qu'il faille que j'essaie de deviner quelque chose... mais quoi?!

Alors vous comprendrez que vous êtes bien vengés aujourd'hui, parce que c'est moi qui me suis prise la tête pour essayer de décrypter les intentions de ces visiteurs... Que comptaient-ils trouver? Ai-je des "absences" qui me fassent totalement oublier ce que j'ai écrit depuis le début du blog? Suis-je sur écoute et pense-t-on que j'utilise un code secret?... conspiration mondiale oblige! Qui suis-je ou vais-Je? Dans quelle état j'erre? Suis-je éveillée ou dors-je? Suis arrêtée ou cours-je? (je sais faciles les jeux de mots) M'enfin, j'abonde dans le sens des autres blogueurs qui se posent ce genre de questions, ça en laisserait songeurs plus d'un n'est-ce pas?

D'ailleurs un petit conseil, allez y faire un tour sur vos statistiques, pour ceux qui peuvent y accéder... si ce n'est déjà fait (étant donné que j'arrive toujours quinze ans après la bataille moi) ça risque de vous interpeller aussi...

Sur ce, à plus pour mes impressions sur le chevalier au cygne et peut-être les votres en commentaires on ne sait jamais...et d'ici là, portez vous bien.

La dragonne
par Sieglind publié dans : Bêtises et blagues diverses
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Mardi 12 septembre 2006
Bonjour,

Allez, on y retourne, étant donné que c'est vraiment la fin cette foi (le "ouf!" même étouffé que je viens d'entendre, virtuellement parlant, que ça ne se reproduise pas hein? Sinon, pour la peine, je vous balance le livret en VO et qui sera le plus embêté? Mmmm?)



LOHENGRIN - ACTE III - Scène 3 -

On a quitté une chambre nuptiale ressemblant plutôt à un ring qu'à un séjour idyllique, avec une Elsa dans les vapes (et physiquement cette fois, pas que neuronalement parlant), un Frédo en très mauvaise santé, puisque mort (d'une dose excessive d'acier non dilué), et un Lohengrin très "colère" après tout ce bazar.

Troisième et dernière scène donc, se passant aux bords de l'Escaut, certainement aux abords du fameux chêne séculier, enfin ça me paraîtrait logique, avec toute la troupe déjà vue au début de l'opéra (Frédo à l'horizontale par contre, ça va le reposer)

Tout le monde est réuni (au son des trompettes comme à l'armée pour le rassemblement)  et le roi va pouvoir commencer la revue de détail (ne pas oublier, que l'Oiseleur, a une guerre sur le feu et avait prévenu son monde qu'il partirait le lendemain des festivités pour trucider du barbare):

"Bon c'est pas que je m'ennuie mais j'ai de l'Oriento-hongrois à décalquer alors, faudrait pas traîner! Mais il manque le nouveau chef du coin? Il n'arrive pas à mettre ses bandes molletières ou quoi?"

Au même moment, la foule s'écarte, l'estomac au bord des lèvres, pour laisser place aux quatre types portant un Frédo plus que refroidi (au petit déjeuner, se voir passer sous le pif un cadavre, ça influe sur la digestion vous me direz).
Quand le roi demande qu'on l'éclaire sur les origines de ce macâbre spectacle, les types répondent qu'il attende parce que c'est le "chevalier au cygne" qui va tout expliquer (facile... moins ils en disent, moins ça sent le roussi pour leur fondement!)

A son tour, Elsa entre, le pif aux chevilles, l'angoisse la taraudant (moi, je pencherais plutôt pour la honte de sa vie devant sa boulette), ce qui intrigue encore plus l'encouronné, quoi qu'il se dise que c'est tout de même normal qu'une jeune épousée tire un peu la trogne alors que son mari part le lendemain de sa nuit de noce pour faire la guerre.

Tout le monde s'installe et c'est à ce moment qu'entre le héros, équipé de tout son barda comme au premier acte.
"Euh... ta majesté... compte pas sur moi pour prendre la tête du détachement!
- quoi?! Qu'encaustique-je?!
- D'abord, p'tite mise au point:
T'as vu le type allongé là? Ce fiéleux de Frédo? Il a attendu qu'on soit tranquillou à se faire de mamours pour essayer de me faire la peau! A ton avis, ça méritait une apnée définitive non?
- Bin... ça m'aurait un tantinet énervé aussi...
- Deuzio... j'porte plainte contre mon ex-future! Pour rupture de contrat! Elle avait signé, même en lisant l'alinéa en tout petit stipulant qu'en aucun cas elle ne devait me demander mon blaze, et elle a foiré!  Pourtant j'suis pas aphone! Vous m'avez tous entendu guoualler au premier acte qu'on ne devait jamais me demander ça! - (je confirme... au troisième rang du balcon, on l'entendait bien goualler en effet le Lohengrin de l'époque!) - Problème... elle écoute trop les pseudo-copines! résultat: elle est passée du côté obscure de la force, j'ai plus rien à faire avec elle.
- Ouah, la vilaineuuuu! - ponctue la foule scandalisée
- Et je vais vous dire qui j'suis, puisque ça vous tanne tous:
Si je vous dit Montsalvat... temple... Saint des Saints... Graal... chevaliers... ça vous interpelle? Mmm?
En bref, les chevaliers du Graal ont quelque avantages en nature, tels que l'assurance de toujours gagner leurs combats, c'est pour ça que c'est un bon appui logistique quant à un règlement par jugement divin et on nous appelle souvent pour ce genre de litige. Mais à une seule condition, ce pouvoir ne dure que si personne n'a la mauvaise idée (regard vers l'intéressée) de vouloir savoir qui est le champion en titre. En plus, le pire, c'est que, ayant été obligé  de parler du Graal (et ça, pour un mystère censé être caché au profane, c'est la honte!), du coup, je vais devoir partir, c'est la loi!
Ah au fait... j'oubliais (- une broutille! -) j'suis Lohengrin, fils de Parsifal! En ce moment il est occupé à gérer la boutique et c'est moi qu'il a envoyé.

- Ouah! La classe!" - ponctue la foule scotchée (réductrice ma version? Je ne crois pas, les foules "lyriques" ponctuent très souvent les propos des rôles principaux... et sont aussi changeantes que les ailes d'un moulin tournant suivant le sens du vent)

Elsa a comme une faiblesse, le tonus lui manque et Lohengrin est bien obligé de la rattraper au vol s'il ne veut pas qu'elle s'étale le pif dans la luzerne. Il lui signale qu'il va devoir partir, mais que ce n'est pas de gaieté de coeur. La nana se cramponne à ses bretelles en le suppliant de rester (la foule fait de même... sans se cramponner sinon bonjour le falzar aux chevilles!) mais le héros reste inflexible (comme le chêne hé, hé) et signale d'ailleurs que le Graal s'impatiente et n'arrête pas de le biper (pas des barres! je vous cite les "vrais" mots: "Déjà le Graal s'irrite que je reste si longtemps")
"Pitié Lolo! Je morfle! Reste au moins pour me passer la boîte de tires-jus (mouchoirs si vous préférez)
- Tu l'as voulu, tu l'a eu dans l'baba et je dérouille aussi. Malin ça, on est liés à vie mais à distance! Y avait qu'à pas!"

La blonde tombe dans les pommes (un vrai cageot, ça ne serait pas mal sur scène, je trouve, ou alors une cuve de compote pré-cuite avant mise en boîte, ça serait seyant aussi...)

"Ah au fait... (il est un peu distrait le cher homme, faut dire que ça influe tout de même sur la concentration de ficher au panier son bonheur matrimonial) ton altesse - ajoute-t-il en se tournant vers le roi - Pas d'inquiétude pour l'issue de la baston! J'ai des news tellement fraîches que l'encre est à peine sèche! Donc..."

Il est coupé dans son élan (lyrique?) alors que le cygne avec sa nacelle fait son apparition. Ce qui a d'ailleurs l'effet des sels "réanimatoires" sur Elsa puisqu'elle hulule que le cygne est de retour et que c'est la fin des extra-fins (des haricots). Lohengrin refait le coup du début de l'opéra, en causant à son caneton hypertrophié, mais on apprend des choses... interressantes cette fois-ci:

"Mon pov'vieux! Dire que tu n'avais qu'un an à tirer (c'est le cas de le dire, rapport à la barcasse!) au service du Graal et tu aurais pu redevenir c'que t'étais avant... le frangin d'Elsa!
D'ailleurs, tiens Zaza,au cas où ça arriverait, on sait jamais avec le Graal,  voilà mon cor, ça peut aider s'il a besoin d'un coup de main (je me méfierai... rappelez-vous Roland à Roncevaux!), mon cure-dent (bien utile quand on sait que celui qui l'a en pogne est sur de ratatiner l'adversaire) et ma bagouze (ça, pas grande utilité, mais c'est sentimental, histoire qu'il n'oublie pas le mec qui a failli être son beauf). Allez... un dernier poutou pour la route et j'me tire!"

Il fait la bise à son ex qui s'accroche telle une bernicle sur son rocher mais lache prise pour se retrouver encore une fois à moitié "empommée" dans les bras des copines de chambrée et fonce vers le rivage ('tention, qu'il rate pas la barque dans sa hâte!)

Tout le monde soupire devant la cata sauf une, qui se pointe comme une fleur en s'égosillant:

"Bon baiser et bon vent, la paille au c. le feu dedans! - (s'cusez, j'ai eu cette expression en tête... familiale aussi) - Et pour te ficher plus les boules, j't'annonce que c'est moi toute seule comme une grande qui ait transformé le prince de Brabant en Daffy Duk, juste avec c'te chaîne magique hé, hé! Et toi la potiche... t'es dans la m.. complète hein? Si t'étais pas si godiche, ton mec serait resté et ton frangin aurait été sauvé par lui! Re-hé hé! Et ça vous apprendra tous d' ignorer l'ancien culte des dieux, paf dans les dents!"

Problème... elle aurait dû attendre, l'allumée de service, que Lohengrin soit hors de portée de sonotone. Il ôte la chaîne du cou du cygne, alors qu'une colombe du Graal plane au-dessus de la barque (et oui, quand on fait dans l'imagerie édifiante et sainte, on va jusqu'au bout) et après un "abracadabra"... pardon une petite prière, le palmipède laisse place au prince Gottfried (tiens donc... ça tourne autour du barbu décidemment, même les pseudo!)

Et là, c'est l'apothéose (enfin si on n'est pas explosée de rire comme moi) avec l'image d'un Lohengrin sautant dans la barque et disparaissant tracté par... la colombe (ça me rappelle Evinrud le moustique de Bernard et Bianca... pas de ma faute! D'où l'image du début d'ailleurs)
Tous acclament le prince et sa soeur, suivant sa bonne habitude, tombe évanouie dans ses bras alors qu'on voit disparaître Lohengrin (version hors-bord, j'aimerai bien ou ski nautique)


Fin de Lohengrin... et vu la longueur de ce qui précède... on verra plus tard pour les fameuses choses qui m'ont interpellée (en plus, vous aurez peut-être votre mot à dire on ne sait jamais...)

Bonne journée et à bientôt
La dragonne
par Sieglind publié dans : Wagner
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Lundi 11 septembre 2006
Bonjour!

Allez, je sais que quelques uns s'étonnent encore de mon nouveau rythme (musique de fond: le Tango Corse par Fernandel pour ceux qui aiment les vieilleries) mais, vu le pavé servi la semaine dernière, vous aviez tout de même besoin de digérer non?
Quand ce sont mes bêtises habituelles, style gaffes et "plantades dragoniennes", ça peut encore passer un article par jour, mais pour l'opéra restons sérieux! (Et bien oui, j'ai des "nuances" dans mon appréciation personnelle de la loufoquerie)
Allez, on y retourne et c'est le "tournant du virage" comme je dirais



LOHENGRIN - ACTE III - (que trois scènes, dont une ultra courte, la première)

Le lieu: la chambre nuptiale du château. Décoration à votre goût personnel... je pencherais plutôt pour une version lohengrinienne d'une chambre nuptiale à las Vegas:
- nid en forme de cygne géant (façon manège pour mômes mais adulte) tout en en moumoute rose en pur chachlick mercerisé,
- loupiotes tamisées et boulle disco au plafond (ça, depuis le cadeau des Kikojos, je fais une fixette dessus hé, hé).
- P'tits coeurs (ou gros) partout et bien tape-à-l'oeil, que ça ne jure pas avec le reste.
- Musique (à part celle de Richie? Sinatra? Anka? Barry White? Manilow?... Vous avez le choix.
Tiens, j'ai un image ... l'hotel dans Mars Attak ça serait pas mal en fait.

Changement de tableau à la troisième scène: on se retrouve sur une prairie (ça pourrait être celle du début de l'opéra, ça ne détonnerait pas.. et ça ferait des économies de décors)

Les personnages: au début des nobles des deux sexes,  (enfin reconnus, parce que certaines chanteuses ont plutôt l'air de mecs déguisés des fois, je confirme!) le roi et les futurs; puis seulement nos deux héros: Lohengrin et Elsa. et à la fin,au changement de scène, toute la troupe du début de l'opéra (le roi, Frédo et Ortrud compris évidemment, sinon ça serait moins drôle!)

Donc, l'acte deux se terminait sur la colère avec trépignage de pieds que nous faisait Ortrud et sur les futurs époux, soit disant soudés "à-la-vie-à-la-mort".

Là, écoutez le début de l'acte... ça devrait vous dire quelque chose (et je cause pour tout le monde, même toi là-bas, près du radiateur!). Le "tube" le "Standard" que tout le monde a au moins écouté une fois, ne serait-ce que dans une série américaine ou un film sentimentalo-larmichant de même nationalité (ici, pas trop employée cette musique). Pour ceux qui n'ont pas de mange-disque ou l'opéra sous la main, tapez en recherche "Marche nuptiale" vous verrez bien si je n'avais pas raison... nan mais!

C'est donc sur cette fameuse marche que les futurs sont conduits vers la chambre (chacun par son groupe d'appartenance sexuelle, dans la bonne tradition pudibo judéo chrétino antédiluvienne).


 Evidemment, on a droit aux paroles de circonstance genre: "Par nous conduit, couple charmant.." (au cas où ils se perdraient dans les couloirs), "ombre discrète, écarte le jour..." (lumières plein-pot, faut assumer tout de même!), "Votre destin s'accomplit en ce jour" (allez au boulot!!). Et toute cette tirade redite deux fois (au cas où ils n'écoutaient pas). Fin de la scène et tout ce beau monde s'en va, un peu d'intimité que diable!
Je vous avais dit que ça n'allait pas nous tenir jusqu'aux tisons ça!

La scène deux commence et Lohengrin demande à sa musaigne:

"Alors... heureuse ? (il va vite en besogne, elle n'a pas encore commencé à cloper!)
- C'est le pied! (ici, je vous livre la "vraie" tirade parce qu'elle vaut son pesant de cacahuètes je trouve hé, hé: "Ah! Qu'as-tu dit? Ce mot peut-il suffire pour exprimer l'extase des élus! Lorsque mon coeur subit le doux empire des purs transports aux mortels inconnus" (en gros... elle décolle déjà pour planer alors qu'ils n'en sont même pas au préliminaires)
- Ma Zaza! (c'est Elsa, mais faut s'y faire, je "débaptise" souvent)
- Et bin voilà où ça coince... j'aime bien quand tu dis mon pseudo, mais j'ai pas la chance de pouvoir en faire de même (soupirs de bon aloi)
- Viens par ici prendre l'air, il fait une de ces chaleurs ici! Mate donc ce paysage (quel rapport avec la choucroute?) c'est-y pas beau ça madame? (ça sent son détournement de conversation non?) Et bin tu vois, je t'ai vu et j'ai flashé sans même savoir qui tu étais alors.. (d'accord... en bref.. pas besoin de savoir qui tu es pour que je t'aime, m'enfin, il était tout de même un peu au courant par le grand patron non? Le barbu ne l'a pas envoyé au pif sauver de la donzelle en danger! Façon "Shrek")
- Allez, fais pas ta tête de mule... je sens que t'es en danger et si je connaissais ton pédigré... à deux on pourrait mieux se préparer à la bagarre (où qu'elle a vu jouer ça... m'enfin... Ortrud est passée par là)"

On peut dire que ça refroidit un peu l'enamouré qui recule un peu et prend un air sévère en lui disant que "lui" a bien accepté de la croire sous la foi de son serment alors qu'elle pourrait au moins faire l'effort de lui rendre la pareille. Il recommence à re-causer fredaines et zamours et dit qu'il n'y a pas de crainte à avoir étant donné qu'il vient d'un "monde de splendeurs".

Et paf! Juste ce qu'il fallait à l'autre pour insister sur le fait que justement, ce monde splendide, il aurait peut-être envie d'y retourner un de ces quatre et que c'est comme tout... passé les premiers élans.... le moteur fatigue et elle jen rajoute une couche en jouant du kleenex (ça marche toujours la larmichette il paraît). Elle nous fait la scène de l'illuminée entendant le cygne revenir avec la barcasse pour agrémenter le tableau  (en se tordant les mimines évidemment, n'oubliez pas le "tordage de mimines" lyrique hein?)  Et pour achever la bête elle balance ses trois dernières banderilles: "nom, patelin, et pédigré et tout de suite!"

Là, ça équivaut aux trois coups (et pas quatre) du destin! Lohengrin se décompose (je le vois bien fondre style sorcière du Nord, mais pour le reste de l'opéra, ça ne serait pas pratique, ou alors... son armure exploser littéralement et s'effriter... visuel ça!) et lance:
"Tout-est-foutu-l'année-des-poires! (ne cherchez pas, c'est une expression familiale assez obscure, même pour nous hé, hé, mais en gros, ça veut dire que c'est la cata)"

A cet instant, on voit entrer Frédo-Friedrich avec quatre autres copains, pensant que Lohengrin n'est plus immunisé par son charme, (étant donné qu'Elsa a rompu sa promesse de ne rien demander) et bien décidés à faire la peau au héros.
Elsa a un bon réflexe et balance son opinel à Lohengrin qui épingle Frédo comme papillon en sous-verre à la tapisserie murale. Les autres se dégonflent tels des baudruches sans bouchon et s'applatissent obséquieusement à ses ripatons.

La blonde ébouriffée a un moment de faiblesse et Lohengrin, après l'avoir relevée et installée sur le bord du lit "frappe sur un timbre" (sic le livret hé, hé, j'imagine le type donner du poing sur une Marianne pré-encollée moi)
Après avoir conseillé aux sbires d'emporter l'épinglé devant le tribunal royal (pour le faire comparaitre, je ne sais pas si un cadavre va être très en verve question témoignage, m'enfin, ça le regarde) donc, après avoir fait ôter les poubelles, il confie son ex-copine aux nanas venues aux nouvelles et sort en disant qu'il est prêt à dire son nom mais devant le roi et que ça risque d'être festif!

Fin de la scène et à l'autre, la dernière, on se retrouve donc sur une prairie aux bords de l'Escaut. Mais on s'y retrouvera demain, c'est déjà écrit, mais ça serait trop... long hé, hé.

Bonne journée à tous et à demain pour la fin de Lohengrin (enfin, on va savoir que c'est cet "emplumé"! De plus, il y a plein de trucs qui m'ont interpellée à ce moment, on en causera peut-être...
La dragonne
par Sieglind publié dans : Wagner
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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