Recherche

Lundi 17 septembre 2007
Bonjour !

chihuahua-emeche-2.jpg

Alors on s'est bien reposé pendant cette fin de semaine ? Tellement dans mon cas, que j'ai failli bouffer la commission de me réveiller ce matin, les mauvais plis ça se prend très, très vite ! La preuve, ceux du drap et de l'oreiller qui se retrouvent systématiquement incrustés sur ma couenne au réveil, classe et top-glamour. Vous y ajoutez une pincée de tifs au garde à vous, un soupçon d'yeux de lapin myxomatosé et biélorusse de préférence pour la couleur  rouge, un chouillas de la tonicité musculaire réputée du flanc parisien... et vous avez le glamour "ouiss ze dragonne-touch tendance" qui rappellera à certains les lendemains de fiestta en fanfare,  gazouillants (les oreilles), ensoleillés (les lunettes noires c'est pas pour ça ?), dans un pays exotique et inconnu (la visite de mon cerveau à ce moment, ça vaut celle du Pôle Nord : le grand blanc, avec deux ou trois neuro-manchots comateux vautrés sur mes circonvolutions cérébrales banquisées). Sauf que cette fameuse dragonne-touch-tendance,  même pas besoin de faire la fiesta pour l'avoir, c'est inné chez elle au réveil.(Eh, ça se travaille la feignasserie, c'est pas donné à tout un pékin !)

Là, au... réveil (?) qu'est-ce que je m'aperçois-je donc ? (En dehors de l'absentéisme majoritaire de ma classe neuronale évidemment) Qu'il va falloir trois hommes et un caporal pour m'aider à trifouiller dans tout le retard qui me nargue chez les potes, histoire d'y mettre un semblant d'ordre... Donc, préférence ce matin à la lecture chez vous, et on verra pour la suite de l'opéra ce soir ou demain.
Un plus dans toute cette histoire : le fait que je vais avoir des horaires plus... élastiques pendant une semaine, dragon étant allé prendre l'air revivifiant de Lugano (ah... le boulot...) et donc, si l'envie me prend d'écrire à midi ou au milieu de la nuit, personne pour me rappeler qu'à ces heures là, c'est pas spécialement ce qui est prévu au programme. Vous me connaissez, j'ai déjà donné dans le genre relecture d'un premier volet chez King et Straub*.

Allez zou, plus vite ça sera "plié", plus vite vous me verrez rappliquer par ici pour continuer à faire la noce avec un ex-barbier réputé. Je file donc... et à plus.
On programme la suite si possible ce soir ou demain soir, parce que demain matin, ça va être dur, on doit aller inscrire fistonne à la fac, vu qu'elle est en stage pour un mois en Bretagne et qu'elle ne maîtrise pas encore parfaitement la bilocation** (toujours un bout qui manque à la téléportation, façon La Mouche, ça fait désordre) et "on" parce que c'est avec le pote squatteur de cafetière, vu que vous devez avoir imprimé depuis le temps que je dégoise que j'ai pô le papier rose pour se la péter danger public motorisé (je connais mes frangins et leurs frasques... je "me" connais... imaginez ce que ça donnerait... disons que je fais acte d'altruisme exacerbé en épargnant quelques piétons hein ?)
J'me demande bien si on ne devrait pas la jouer façon groupies  à l'ouverture des guichets du concert de leur idole...( paraît qu'il y a du monde) ; je nous imagine bien avec le duvet, le thermos, le bonnet de laine sur les argouanes... roulés en boules devant le pas de la porte... en train de melouner les dents serrées par un froid de gueux (je la joue Cosette, j'ai droit non ?)  "tiens... bon la barre  et tiens bon le cap... hisse et hoooooo, Santi-a-a-noooo"
Je dis ça à l'attention de fistonne évidemment (même si je sais qu'elle ne me lit pas hé, hé) elle flippe de nature et là, c'est gravissime, on risque de paumer notre matinée, voir notre journée... l'horreur intégrale pour quelqu'un qui a déjà fait le pied d'échassier pour deux  malheureux biffetons d'opéra !!!
"Eh, gamine... pourquoi tu crois qu'on y va à deux... c'est bien pour refaire le monde en piétinant jusqu'à en entamer le revêtement de sol de l'établissement, et nous connaissant, ça risque tout de même d'être bien intéressant côté étude des moeurs estudiantines , Tu nous connais tous les deux, notre passe-temps favori quand on se fiche à la terrasse d'un troquet... regarder le "monde" et étudier la faune locale ou estivante, j'me demande même si je ne vais pas emporter mon appareil... ou mon carnet à croquis.... j'me tâte....

Allez, après ce topo très "j'en fais des caisses alors que trois lignes suffisaient"***    je vous laisse, file sous la douche, me connecte à ma messagerie, vous lis, prend un kawa (ou la cafetière) tout ça dans le désordre le plus anarchique, on va voir si l'odeur de poney me gêne plus que le manque de caféine... du moment que je ne me connecte pas sous la douche... il est pas ouatère-prouf mon bourriquet... en buvant ma toussounnette... j'aime pas le café "allongé"... du moment que ça soit fait... "'du moment que"... c'que vous voulez, j'en ai rien à battre de toute façon, me manque encore des neurones... D'abord j'fais c'que j'veux et dans l'ordre que j'veux, z'êtes pas ma mère d'abord ! (encore heureux pour vous !)

Allez, bonne journée, je file !

La dragonne

PS: je me sers de mon stock d'images antédiluviennes, pas de nouveauté de ce côté, mais je trouve que ça me définit parfaitement, pas vous ?

*Le Talisman des Territoires , pavé s'il en est, qui m'a tenue "non-endormie", éveillée serait un terme trop fort, une bonne partie de la nuit, histoire de recaler le tout pour aborder le second volume, Territoires (plus de vingt  ans entre les deux tomes, j'avais une excuse pour paumer le fil, par contre, l'excuse de King et Straub, j'aimerai bien la connaitre...le syndrome de la Belle au Bois Dormant, peut-être...)

** bilocation ou décorporation, déjà moins fastoche pour signer des trucs, ne serait-ce que le chèque (Aïe !) pour l'inscription à l'année. Trouvé sur le net, pour petite explication, vous en prenez... vous en jetez... c'est pour info simplement.

"Ce phénomène serait une impressionnante propriété de la nature humaine Elle se produit souvent comme part d'une expérience de mort imminente. C'est-à-dire lorsqu'une personne est éjectée de son corps à la suite de quelque traumatisme sévère (accident de voiture, chirurgie, crise cardiaque, accouchement, etc.). Les "projetés" sont conscients de choses se produisant dans le monde réel, en temps réel; comme les conversations et événements centrés sur, ou proche de, leur corps physique. Dans de nombreux cas, ces événements et conversations sont précisément rapportés par les personnes après qu'elles sont retournées dans leur corps"

Déjà plus dur si on est déconnecté de répondre aux questions de la "charmante" personne inscrivant les futurs élèves, pas l'idéal donc, à peaufiner question technique....
.
***Vous imaginez un panneau "Attention danger" rédigé par mes soins ? Les cocos commencent à lire, ratent la marche de cinquante bon... mètres et sont déjà six pieds sous terre avant d'avoir fini de lire le truc placardé
publié dans : Post-its sur le frigo
ajouter un commentaire commentaires (19)    créer un trackback recommander
Mardi 11 septembre 2007
Bonjour !

Il est grand temps de reprendre mes bonnes habitudes (la glandouille ?) pour enfin parler de lyrique. Un période estivale, ça fait marre question pause non ? Allez, les vacances sont finies, on retourne à nos partitions et on cause Almaviva  et ses frasques, histoire de lire autre chose que des post-its hypetrophiés ou des tirades coup-de-gueulisatoires (je risque en plus de passer pour la râleuse du coin, autant éviter... même si c'est "un peu" la vérité)

Donc, aujourd'hui - les trois coups pour lever de rideau, pas ceux du bâton d'orchestration sur le pied façon Lully, (le pauvre il en est mort paraît-il), et on se passe le coffret si on l'a sous la main, ça va mettre dans l'ambiance...


LES NOCES DE FIGARO de W. A. Mozart - Opera buffa (n'oubliez pas, c'est pas du lyrique dînatoire !) en quatre actes - livret de Lorenzo Da Ponte d'après... d'après... Le Mariage de Figaro de Beaumarchais (pfff ! Deux qui suivent !!! C'est-y pas malheureux de se perforer l'orifice anale pour vous tiens !)

ACTE I - Ouverture -

Le lieu: déjà cité hier :
Aguas Frescas, à un pet de piaf de Séville, et ce pour toute la durée de l'opéra, si c'est pas s'économiser les ripatons ça ! Demeure "cossue" (euphémisme) du Comte Almaviva. On démarre dans une chambre. Tiens, ça me rappelle que j'avais vu une représentation filmée des Noces se passant exclusivement  dans un... pucier... plus minimaliste vous me faites signe hein ? (Même si c'est le sujet maître de l'opéra, "coucher... ou pas"... ça manque d'ors et de "fastuosités" tout de même un peu la mise en scène, désolée). Un peu déserte la chambre, ça sent le déménagement.(ou l'emménagement) et justement, pour une carrée, ça manque de... lit.

les personnages au premier acte
- Figaro, ex-barbier, passé valet chez Almaviva (je ne sais s'il a gagné au change, d'ac... il y a la sécurité de l'emploi... et encore...mais il doit tout de même avoir un peu perdu de son indépendance m'est avis)
- Suzanne, sa copine de coeur (et de boulot, elle est soubrette - pratique on fait un "élevage" de gens de maison, on est sur du pédigré des géniteurs, pas la peine de courir à l'ANPE de l'époque pour se ravitailler en vides-pots-de-chambre, du tout bon quoi !)
- le docteur Bartholo, déjà entrevu chez Rossini, carabin à la Merlin de Kaamelot, vu qu'on ne le voit même pas soigner les flatulences d'une mouche, c'est vous dire que son diplôme, ce n'est même pas la peine de le chercher accroché à la porte de son cabinet (d'aisance), plutôt regarder du côté d'un docteur es droit, vu ses lectures de chevet favorites.
- Marcelline, "ze" duegne ! Ben vi, on est en Castagnettie, ne pas oublier "la Folie des Grandeurs" pour ceux que ça interpelle ('tention par contre, pas la même époque mais c'est un tradition locale la duegne depuis des lampadaires)
- Chérubin, cherchez pas les ailes, c'est pas le zéraphique, juste un page (vous vous imaginez avec l'âge le vieux type tout cassé sur sa canne s'appelant Chérubin, franchement, les parents devraient choisir le pseudo de leurs rejetons en pensant au retour d'âge, ça détonne avec les rhumatismes)
- Almaviva, comte de son état, avec la ferme intention de profiter de tous ses privilèges, cuissage compris (pas besoin de vous faire un dessin, s'pas ?)
- Basile, maître de musique (ça ne veut pas automatiquement dire qu'il la maîtrise la musique, c'est juste son titre professionnel, ça m'a toujours fait rigoler cette expression d'ailleurs : maître d'armes, de musique, à penser, contre - là, gamine, je pensais que le contremaitre était l'ouvrier, le contraire du maître quoi - , de cérémonie, d'école, étalon (...nan, là, ça s'écrit pas pareil et on ne parle pas de Rocco, c'est pas l'humeur générale du blog de toute façon)... est-ce qu'ils excellent vraiment autant que ça dans leur boulot pour porter le titre, ça me paraît un peu hâtif et définitif de juger de leur aptitude professionnelle par ce qualificatif.
- Un choeur (pour "meubler" et montrer que le type à du personnel de maison à payer pour pousser la gouallante certainement)

Une grande absente la pov'comtesse, qu'on ne verra qu'au deuxième acte.. en plus de son identité (Rosine) elle paume un acte, vraiment pas de bol la nana !

Petite aparté, pas longue pour une fois : quand je réécris les dialogues, il n'y a rien de faux, dans le contexte, mais ça dévie souvent, surtout côté anachronisme et absurde (si vous ne vous en doutiez pas, ça va être un choc pour vous !), je dis ça pour ceux qui me lisent leur Da Ponte à côté pour comparer évidemment !

Lever de rideau sur Figaro en train de mesurer la piaule, sous tous les angles, alors que sa copine tente de faire tenir sur sa choucroute garnie un bibi des plus récalcitrant.

" .Cinq...dix... vingt... trente... trente-six... quarante-trois !*
- Chouchou, quand t'auras fini d'arpenter, tu me fais signe et surtout tu me dis de quoi j'ai l'air avec ce capeo sur la caboche.
- Fichtrouille ! Changes rien ! C'est comme si tu l'avais fait toi-même
- Mais j'l'ai fait moi-même ! Vises les patins (pansements) à tous mes doigts !! Euh... sans être indiscrète, on peut savoir c'que tu mesures ?
- Almaviva m'a fait cadeau de son vieux baldaquin avant qu'il lui tombe sur la gu...** je vérifie qu'on soit pas obligés de pousser les murs pour le caser, t'as vu le placard à plumeaux qu'on se paie !!
- Passk'en plus il nous file la piaule ?! J'en veux pas de sa carrée à la noix !
- On peut savoir bicouze ? Placée comme elle est, c'est une affaire ! Entre les deux apparts des patrons !
- ça m'regarde... j'me comprends !
- Môdam' a ses vapeurs, un p'tit coup de sonnette et tu rappliques avec le ventilo, son mec "insomnise", re-sonnette et je file lui chanter "fais dodo" ou l'aider à compter les moutons***
- Je pencherai plutôt pour une course urgente à faire pour lui, si possible à Perpet-les-Oies, et  à peine t'as tourné le coin du potager, j'le trouve en train de dégonder ma lourde au pied de biche !
- Tu me fiches les miquettes là... développe !
- Y a que môssieur l'comte en a marre de courir le patelin pour faire son "marché" vu qu'il a des produits frais sous la paluche et à domicile encore !
- Il en pince pour qui ? (ça se confirme, il est mono-neuronalement équipé !)
- Mais pour bibi, bougre de triple andouillette ! Tu crois que c'est "sourire" l'offre de cette piaule ? Attends, y a mieux ! Tu sais, son "prof de chant-homme à tout faire", Basile, n'arrête pas de faire l'article pour lui et me sort toujours la même rengaine, ça me saoule en plus cette ritournelle à la longue !  Autre chose...Tu pensais que la dot qu'on m'a filée c'était pour tes mérites ancillaires ? Je vais te ruiner le moral, mais c'est tout simplement une option pour un quart d'heure avec bibi en "tête à tête", comme c'est l'usage depuis des lustres chez les gens de ce monde. Le problème, c'est qu'il a aboli ce rondudju de nom de d'là de droit de cuissage, mais s'en mord les dents depuis... ça le "travaille" un peu et il compte bien que je le gratte là où ça démange... tu piges ?
- Faudrait qu'on se creuse pour lui mitonner un p'tit plan pour lui rabattre sa superbe..; tout en empochant son pognon, cela va sans dire... Tiens, madame t'appelle, va lui porter le ventilo
- Je file, et commence à dresser les plans de campagne... mon Fifi****"

Suzanne sort avec le ventilo et sa rallonge sous le bras et Figaro reste seul à ruminer sa vengeance. Et dire qu'il n'avait rien vu venir quand ils sont partis tous trois, le comte, Suzanne et lui pour Londres en "voyage d'affaire" ! Mais il veut jouer au con, il n'est pas sur de gagner ! (euh enfin, dans le livret, il parle "escrime, estocade, feinte, parade" on le sent bien remonté pour l'embrocher purement et simplement). Il sort à son tour alors que se pointent Bartholo et Marcelline, un papelard à la main :

"C't'à c't'heure ci, à deux doigts qu'ils se refilent les alliances (c'est le cas de le dire !) que vous vous décidez à me parler de votre affaire ?!
- J'suis lente à l'allumage, je sais, j'attendais de voir comment ça allait évoluer et j'ai un reçu comme quoi "on" me doit quelque chose. Ne reste plus qu'à ficher le comte de notre bord, pour ça, fastoche, obliger Suzanne à l'envoyer sur les roses, ça va l'énerver et rien que pour faire bisquer Figaro, il signera tout ce qu'on voudra, contrat de mariage entre "Fifi" et bibi compris !
- Filez-moi le poulet ! Je ne sais pas ce qui me retient de lui faire épouser ma vieille boniche, histoire de lui rappeler l'affaire "Rosine" !***** Qu'on me parle "oubli" et "pardon", que j'me marre !! J'suis du genre à sauter sur la première occasion de rabaisser son caquet au roquet qui m'a fiché les raquiches dans les mollets moi ! Allez, au boulot, faut que je dépoussière mon code pénal, c'est bien le diable si j'arrive pas à trouver un vice de forme qui m'aide à l'entourlouper et qui se la pètera un peu moins ce jour là... j'en salive d'avance !"

Il sort, ne reste que Marcelline, bientôt rejointe scène quatre par Suzanne.

Fin de la scène trois, on arrête, faut économiser vos p'tites mirettes, et on verra la suite plus tard... On peut dire que ça commence fort, pas trois répliques et on sait que le comte est un coureur de première, son docteur un aigri de nature (euh..; se faire piquer sa future à la pièce précédente, ça peut aider côté "aigritude"), la duègne une "chaude" qui veut se taper un p'tit jeune (je sais, c'est cru, mais Wolfi n'était pas le dernier à appeler un chat un chat... non ?), le valet un niaiseux qui voit toujours le bon plan pour les autres, mais est le dernier informé quant à ce qui se trame sous son pif (ça, c'est courant aussi, les intéressés sont souvent les derniers informés), sa copine, une nana qui ne s'en laisse pas compter et a la répartie facile (elle me plaît bien celle-là)

Allez, je file et vous laisse digérer ça... bonne journée et je file au kawa et vous lire (ça, ça reste immuable aussi !)

La dragonne

* mystère de la traduction du livret pour que ça fasse "zouli" en Exagonien, ils ont traduit par "quatre... treize...quatre...treize... treize et quatre... fort bien, ma foi !" Le pauvre Figaro se retrouve mono-neuronalement équipé et ne sachant compter que jusqu'à treize, affligeant !

** En "vrai" le comte leur offre un lit, histoire de dire que s'ils peuvent coucher quelque part, c'est bien parce qu'il le veau bien, le syndrome de Dieu le père certainement... Pour le placard, point n'en est fait allusion évidemment, mais je doute que l'emparticulé soit assez large d'esprit et des cordons de sa bourse pour leur offrir sa suite royale !

*** pas gagné l'assistance mathématique  pour la version française !

**** Sic la version française ! Franchement, c'est n'importe quoi ! Traduire "Addio, addio Figaro bello" par "Adieu mon petit Fifi, Figaro" la honte ! Je sais, ça choque chez une dragonne qui n'arrête pas de chambouler les mots pour ses potes lecteurs c'est une chose, mais traduire "officiellement"  l'oeuvre originale pour l'édification du public, c't'autre chose, un peu de respect tout de même, ne serait-ce que pour le boulot de ce pauvre Da Ponte !

***** Voir l'intrigue du Barbier, Figaro a tout de même bien aidé à ce qu'on lui ôte de ses vieilles paluches sa pupille Rosine, future comtesse !
publié dans : Mozart
ajouter un commentaire commentaires (38)    créer un trackback recommander
Lundi 10 septembre 2007
Bonjour et surtout bon début de semaine

Vous dire comme ça passe vite, je crois que c'est plus qu'inutile, vous vous en rendez bien compte tout seuls hein ? Mais en tout cas, si je ne veux pas commencer à blablater opéra aux tisons, faudrait que je me bouge les miches un peu, donc aujourd'hui,  je me prépare psychologiquement (vous aussi, d'ailleurs)  et on commence vraiment demain d'ac ? Je parlerai juste (rare chez moi) de la conception de l'opéra en lui même, et ça sera court, il y a des bouquins spécialisés pour ça, ce n'est pas mon rôle.

Ah... petite aparté, concernant les billets pour Don Giovanni, (déjà, j'ai même pas commencé à causer lyrique, qu'est-ce que ça va donner pour la suite !) pour la fable, "la vieille buse et le billet lyrique", ça se finit relativement bien ; je dis "relativement" parce que, arrivés dès potron minet avec le copain, enfin dès l'ouverture, on constate que les gens ont déjà squatté le hall d'entrée, mais un squat de "bon ton", le popotin sur une chaise mise à leur disposition ; en tout, trois groupes de strapontins, stratégiquement disposés pour que le dernier occupé soit face à l'escalier qui mène au guichet. Nous voilà prêts pour une bonne séance  de chaises musicales (plus de trois heures la séance, elle peut être "bonne" !)

Après être allés prendre un peu le sirop de la rue, histoire de ne pas commencer une germination à même le pavage de marbre du lieu, j'ai la curiosité, et la témérité, de demander à quel numéro on en est (on avait des papillons numérotés distribués à l'entrée par des types sapés comme des pingouins, entre le maton et le garde-suisse en civil, pour donner un petit air discipliné à tout ce bo...xon organisatoire !) Une dame me susurre un "quarante huit" du bout de ses lèvres ripolinées et l'angoisse nous étreint... on a le cent quatorze ! A raison de vingt-cinq personnes à l'heure... les sueurs froides commencent à perler ! Une nana vient même s'installer, sa petite cassette de monnaie sur les genoux,  sur les marches de l'escalier en hululant que ceux qui sont intéressés par les cartes "culture" (abonnement à tout ce qui est de bon ton certainement  sur Toulouse) c'est au raz du marbre des degrés que ça va se passer.

On passe de groupe en groupe, jusqu'à arriver enfin, au dernier tournant du virage, celui de chaises face à... rien, vu qu'un saint Pierre moderne annonce le numéro suivant et conduit les "élus" par un escalier, jusqu'au saint des saints, le guichet avec Hygiaphone incorporé, sorte d'aquarium où se débat depuis des heures une limande...(elle était aussi plate, désolée, je n'ai vu que cette espèce de poisson y évoluer) - euh... saint Pierre, limande... ça tient un peu de la visite pisciculturesque mon compte-rendu du coup -

Vous pigez comme nous à ce moment, qu'on a poireauté des plombes parce qu'il n'y avait qu'une nana réquisitionnée pour la circonstance. Vous m'étonnez qu'elle avait un chouillas l'air à l'ouest et collectionnait les tics nerveux ! Et encore, nous, on n'avait choisi qu'un spectacle, ça n'a pas duré longtemps, mais tous ceux qui ont sorti leur liste de course et celle des potes ne pouvant venir et on fait leur marché pour la saison complète... j'ose à peine imaginer sa fébrilité et l'état glissant de son clavier à force de suer sang et eau !
On est reparti avec nos cinq billet (on y va toujours "grupieren" c'est plus... marrant).et "jurant, mais un peu tard, qu'on ne nous y prendrait plus", la prochaine fois, on fera ça tranquillou par téléphone avec simplement le plan de lieux sous le mirettes pour éviter de se retrouver derrière un pilier ou calés entre les projos et la porte des chiottes parce qu'on ne saura pas ce à quoi correspond l'emplacement proposé - c'est arrivé à une copine, et voir Manrico se prendre le chou avec le comte de la Luna* en jouant "un coup j'te vois, un coup j'te vois pas" avec la colonne devant elle, ça fait peut être travailler les cervicales mais ça fiche le virounas (vertige) à la longue.
Ils ont donc l'habitude de voir envahir leur hall d'entrée au Capitole au moment des inscriptions et réservations à la billeterie, mais habitude ne veut pas dire résolution du problème d'attente, là, ils n'ont toujours pas trouvé la solution miracle. Des inscriptions dans les centres culturels, les fnac et autres magasins qui servent déjà d'intermédiaires quant à des concerts et spectacles dans les environs ça existe pourquoi pas pour le lyrique, là on s'est posé la question avec le copain ! Ils ont peur de se mêler au vulgus populus ? On ne mélange pas les torchifs et les serviettes ? Si c'est pas se la péter "élite" qu'est-ce que c'est ?! Seuls moyens de choper des places, se prendre par la main et faire le pied de grue toute une matinée (arrivés à dix heures, retour en nos pénates à treize heure trente, pas mal hein ?), téléphoner ou écrire pour réserver les places et y retourner pour les récupérer...(pour tomber sur la "charmante" réceptionniste déjà pré-citée, non merci !) ou se les faire envoyer par retour du courrier  S'ils sortaient de leur costume amidonné un peu de temps en temps, et les doigts qu'ils ont dans le valseur par la même occasion, ils pourraient bien faire preuve d'un peu d'humilité et répartir leurs locations dans tous ces autres centres de billetteries, j'en ai même vu dans une grande surface, celle qui porte le nom d'un maréchal célèbre, mais ça serait déchoir certainement, vu que c'est le belou du coin qui y va avec bobonne faire ses courses et proposer un Turandot ou un Roi d'Ys au supporteur footbalistique nourri... sous la "bière", ça doit être la honte certainement, il vaut mieux se beurrer le groin au Moët devant Roland Garros, c'est plus "mieux" certainement...
Fin de l'aparté... on arrête les frais, on a ce qu'on voulait, c'est déjà pas mal je trouve.

Bon, pour en revenir à nos moutons (Rothschild certainement, puisqu'il faut se la jouer "élite"), demain, je (mal)traiterai Les Noces de Figaro de W.A.Mozart.

Je ne sais pas si je vous apprends quelque chose, mais, comme dit précédemment, Da Ponte, son nouveau librettiste qui allait devenir son préféré  par la suite, s'est inspiré de la pièce de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais : "La folle Journée ou Le mariage de Figaro" (1784), déjà précédé d'une autre oeuvre ::"Le Barbier de Séville ou la Précaution inutile" (1775 *) Comme expliqué aussi, le cadet des deux compositeurs, Rossini (1792-1868), a mis en musique la première partie de cette histoire en deux volumes, Mozart (1756-1791)  ayant pour sa part abordé la fin de cette intrigue d'amours bourgeoises (a rebours donc, dans la chronologique de Beaumarchais)

Un truc classé opéra buffa, opéra bouffe en Exagonien, rien à voir avec un cocktail dînatoire ou un thé dansant... on y boulote plus ; je dis bien "plus", parce qu'avant, l'opéra était tout de même un sacré lieu de rencontres, où l'on prenait des nouvelles des potes, faisait du publico-relationnel, piqueniquait même  (sans parler du troussage en bonne "difforme" de quelque donzelle, qui ne le restait plus longtemps 'damoiselle", dans les loges privées "gracieusement" mises à la disposition des gens qui pouvaient allonger les picaillons)

Pour vous situer l'intrigue géographiquement et chronologiquement, on évoluera dans la propriété casteliforme d'Alamaviva (le comte Almaviva, déjà croisé chez Rossini est tout de même un emp...articulé de première avec toute la panoplie, logement de fonction compris), toujours aux environs du. XVIIIe siècle, mais plus à Séville, à Aguas Frescas (eaux froides), à un pet de piaf de là, mais tout de même extra-muros, quand on est "noble" on paie pour pouvoir se retrouver en cambrousse, loin de la lie populassière certainement.
Pour les débuts amoureux de notre comte, je vous renvoie à mon tripatouillage sur le Barbier de Séville de Rossini.  Quelques années se sont écoulées depuis ses frasques balconesques avec Rosina, qu'on n'appelle plus que la comtesse Almaviva chez Mozart (prendre un titre nobiliaire, fait-il perdre son identité ? Grande question ça !!) et les ans ont assombri la "couleur" de voix du coco qui est passé de ténor à baryton (rappelez-vous aussi mon explication sur les tessitures  , voix de basse pour un type qui a du vécu ou méchant dans l'histoire, on reste dans la normalité donc).

On retrouve certains personnages connus, Almaviva, Figaro et la "comtesse" évidemment, mais aussi Don Basilio, passé de basse à ténor, on ne sait par quel miracle... maître de musique, (il a soit régressé en âge, soit sa voix est devenue fluette et chevrotante... pas d'autre explication). le docteur Bartholo, toujours basse (mais plus classé "basse comique" il a pris de la bouteille lui aussi)

Et pour amener de l'eau au moulin de ceux qui disent qu'une chose  met des lustres à passer de divertissement à oeuvre à proprement parler, Vienne, ville de création de l'opéra a plus que boudé la première de nos Noces, il a fallu attendre que les Pragois s'esbaudissent devant celle-ci, pour que les viennois se  fassent mousser.. Remarquez, ça n'a pas changé... il faut toujours que ça passe "ailleurs" avant de nous revenir encensé pour qu'on réalise que tout compte fait,  c'est pas mal du tout ce qui nous était proposé des mois, des années même avant, (visez du côté du marché américain, si vous voyez ce que je veux dire...)
Une fois qu'ils se sont rendus compte que c'était "trop top tendance" ils se sont empressés de lui commander un autre machin et le machin en question, c'est tout de même... Don Giovanni... comme quoi, mine de rien, mes digressions de sont pas si hors propos que ça, vu que c'était le sujet de mon aparté !.

Etant revenue par un triple salto avant à mon sujet du début, la boucle étant bouclée, c'est-y pas bôooo ça môdam' , je vous laisse à vos nobles occupations jusqu'à demain..; pas aux aurores, vous me connaissez, mais promis, vous lirez les nouvelles du Figaro, pour l'instant, je vais en donner des miennes de nouvelles aux potes en passant chez eux... je file !

la dragonne

* Il Trovatore de Verdi
** je  donne les dates de la première représentation, pas de la création en elle-même
publié dans : Post-its sur le frigo
ajouter un commentaire commentaires (14)    créer un trackback recommander

Calendrier

Septembre 2007
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Liens Amis

Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

undefined

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus