Dimanche 27 novembre 2005
Bonjour!
Alors reposés? Moi, hier ça a été la galère (normal, on était samedi, donc sans commentaires). J'ai pris un retard pas possible dans mes visites et ne suis arrivée à rattraper ça qu'en fin d'après-midi. M'enfin, il n'y avait pas le feu au lac, étant donné que beaucoup ont pris le rythme du week-end, eux aussi.
J'ai noté les voeux (non pieux) pour vous narrer quelques petites histoires de dragons (légendes connues ou trucs inventés de ma part) et vous aurez ça d'ici peu, demain, si ma muse n'est point rebelle (je vais te lui secouer la couenne à celle-là, elle a intérêt à ouvrir un oeil avant la fin de la journée, c'te grosse feignasse!)
En attendant des petits bons points, parce que vous avez été bien sages (enfin... je suppose hein?)
Bonne journée et je file prendre un petit kawa (l'odeur va peut-être atttirer l'entogée poétique) avant d'aller vous dire bonjour.
La dragonne

Etonnant le distributeur non?

Un conseil, vérifiez que votre copain n'a pas gardé sa tenue de travail (surtout les crampons)

Foyer, doux foyer!

C'qui faut pas faire pour impressionner trois minettes!

J'la prend ou j'la prend pas cette fichue vague?

Les risques du métier
Vendredi 25 novembre 2005
Bonjour à tous !Alors pas trop la gueule de bois ? Ah non, c’ est vrai, c’était pas vous (à moins que j’vous aie un peu trop saoulés, encore une fois, avec mon verbiage) Hier départ pas très digne, je trouve du sieur Eisenstein pour la tôle. Aujourd’hui, visite guidée, donc d’une prison viennoise fin de dix-neuvième siècle.
LA CHAUVE SOURIS – ACTE III –
Le lieu : maison Poulaga et fils, hautement recommandée à ceux qui prônent l’ascétisme et adorent faire retraite. Décor d’une sobriété monacale (normal puisqu’on y fait pénitence). Quelques souris mécaniques (avec la grosse clé sur le dos, vous savez) pour créer une atmosphère à la Monte-Cristo, p’tet même un squelette en plastoc d’halloween pour faire plus lugubre pendu à des chaînes au mur.Les personnages : Frosch, le geôlier (rôle parlé, il va pas se fouler le coco !), Franck son chef, Alfred, le chanteur victime d’une erreur judiciaire (mais c’était pour sauver l’honneur d’une dame), Gabriel von Eisenstein, le « vrai » coupable d’outrage à un représentant de l’ordre (une bouffe dans sa face, il a pas aimé le flic), Adèle, la bonne et sa frangine, Blind, l’avocat bègue, Rosalinde, la légitime de von Eisenstein Falke le copain médecin et les autres invités de la fiesta de la veille (je sais, ça paraît bizarre, mais ça devait être très tendance, là aussi de finir la soirée au poste)Le rideau se lève après un entracte musical pour permettre de faire la transition entre la salle de guinche et le gnouf. Le geôlier Frosch est rond comme une queue de pelle (il peut à peine aligner deux mots, alors chanter... on comprend mieux) et délire sévèrement mais pas sereinement parce que l’occupant de la cellule 12 fait un tintouin de tous les diables en chantant et sifflant pour s’occuper. Et oui, Alfred, l’idole des bourgeoises s’embête comme un rat mort (heureusement, il a son lecteur MP3 et c’est d’ailleurs pour ça qu’il goualle, avec les écouteurs, on crie plutôt qu’on chante, vous n’avez pas remarqué ?)
Franck, le gouverneur de la prison, fait son entrée à peine moins beurré que son employé (là aussi le cliché du flic poivrot dans toute sa splendeur !). Sa démarche est un parfait exemple pour les gens qui nient la théorie géométrique comme quoi la ligne droite serait le plus court chemin d’un point à un autre (déjà, vu son état, il faudrait qu’il puisse le voire ce fameux point !) Il meloune (marmonne) deux ou trois mesures des airs entendus pendant la fête avant de sombrer doucement dans un état semi comateux. Frosch le secoue, parce qu’il est pas loin de s’écrouler lui aussi alors, autant filer son rapport au chef avant de se laisser aller aux rêves éthyliques.« R.A.S Chef, sauf pour le zozo de la 12 ! Quel empêcheur de s’cuiter en rond celui-là ! Il a bouffé un mange-disque ou quoi ? L’a pas arrêté de toute la nuit, et il réclame pas sa môman, ça j’aurai compris, vu son QI de grande section maternelle, mais son avocat ! D’ailleurs, il devrait pas tarder celui-là ! »On sonne à l’entrée et Adèle et sa frangine demandent à voire le chevalier Chagrin. J’avais oublié de vous dire, que c’est sous ce déguisement que Franck a passé la soirée, grave lacune ça, autant pour moi ! Surtout que pour la suite, c’est quand même utile. Bin oui, il paraîtrait qu’il s’était targué d’avoir le bras long (simiesque à ce point le primate ?) et des connaissances bien placées dans le milieu artistique.(mais bien sur… c’est tout neuf ça comme bobard !). Adèle veut balancer son tablier pour endosser la tenue de la Star Ac’. On sonne encore (décidément, c’est un vrai moulin cette prison !) et Eisenstein fait son entrée, un peu dans le brouillard.« Tiens, mon copain de beuverie ! Bigrement sympa de ta part de m’avoir raccompagné à la porte de l’ « emparticulé » slave ! J’étais parti pour me retrouver dans le placard à balais, avec toutes ces portes (il n’y en avait qu’une, ah ! mes méfaits de l’alcool sur la netteté visuelle !)Qu’est-ce que tu fiches là le chevalier, on t’a bouclé pour ivresse ?- J’suis pas chevalier, juste gouverneur de prison- C’est ça ! Et appelle moi Bond, James Bond, pendant que t'y es !- C'est pourtant la vérité vraie! Y a tout de même un truc qui m’échappe ! Vous êtes nombreux du côté des Eisenstein ? Parce j’en ai déjà bouclé un, hier soir, pour cinq jours, étant donné l’aller-retour qu’il a fichu au planton du coin de la rue. »L’interpellé marque un temps d’arrêt (il bug sérieusement oui !). Il chope l’avocat Blind, arrivé entre temps et le soulage, sans ménagement, de ses binocles, de sa perruque ainsi que de sa serviette (fin de l’effeuillage ! C’est pas un numéro de chippendale ! Quoique ça serait marrant sur scène, je trouve… pas vous ?),. Son plan, c’est de se faire passer pour lui pour savoir qui est exactement le type qu’on a trouvé chez lui, boulottant son miroton et en compagnie de sa meuf.
Rebelote du côté du carillon ! (même plus un moulin : un hall de gare, carrément !). Cette fois c’est Rosalinde, la rombière d’Eisenstein qui se pointe. Elle chope le faux avocat (décidemment tout est faux, là-dedans !) et lui demande comment faire pour qu’Alfred, l’idole des jeunes, sorte de tôle le plus rapidement possible. Le chanteur balance sa version des faits au mari déguisé qui a quand même du mal à garder sa zénitude ! Sa meuf en rajoute même une couche en traitant son mari (lui donc) de faux-derche patenté et roi du canulard conjugal.Là, c’est le feu de paille qui fait boule de neige ! Pour ce qui est de la gestion de la pression nerveuse, le joint n’est plus étanche, faut que ça pète ! Il commence à te les incendier grave, inventant même des injures et son pied le démange sacrément d’aller dire bonjour à leurs joufflus respectifs.
Sauvés par le gong (enfin la sonnerie de l’entrée, elle marche encore celle-là ?) Et là, on voit entrer toute l’équipe déjà vue au bal du prince Orlofsky, y compris Falke, le copain médecin de Eisenstein et chauve-souris malgré lui. Il explique à son ami que tout ce qui lui arrive c’est une petite vengeance personnelle, vu ce qu’il a subit lui, déguisé en batman, et qu’il s’en tire pas trop mal, tout compte fait. Rosalinde la Magnétique (bin oui, elle perd pas le Nord celle-là !) saute sur l’occasion pour expliquer que l’invitation à dîner d’Alfred, ça faisait partie du plan. Et l’autre benêt d’Eisenstein qui gobe ça ! Mais, ça l’arrange peut-être aussi, étant donné qu’on aurait peut-être à lui demander également des explications sur sa conduite « légèrement » volage pendant la sauterie, car, il ne faut pas oublier qu’il a dragué sa femme, pensant que justement ce n’était pas elle, mais une comtesse hongroise ! Du genre : « J’suis grand seigneur, j’te pardonne d’avoir pensé à faire c’que je fais habituellement ! »L’opéra se termine sur un air de louange, non des vertus matrimoniales, ni de la sincérité en amour et en amitié, mais….du vin de champagne (après ça, tous les viennois vont passer pour des pochtrons finis !)
Voilà, je vous lâche jusqu’à la prochaine fois. La fin de semaine arrive, donc repos lyrique à la clé. Bonne journée à tous.La dragonne
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