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Jeudi 8 novembre 2007
Bonjour,

Aujourd'hui, j'hésitais entre la suite de l'opéra les Noces de Figaro où un p'tit post-it de rien du tout (version dragonne, donc multiplier les mots par au moins douze... dans le meilleur des cas) vu que j'ai tout de même la tête un peu ailleurs et vous allez mieux piger. On va opter pour le post-it, j'ai une émission trop parasitéé, trop de "neige", comme disait mon pépé : "c'est Melle !"*

Tout d'abord, je vais fricoter avec un certain Don Giovanni ce vendredi soir au Capitole et ça occulte  un peu les autres opéras de ce cher Wolfi du coup. On y va "en force", fistonne, le pote squatteur de cafetière et sa mère et une blogueuse sympa rencontrée par hasard (merci Sugi, mine de rien).
Donc on ne déroule pas le plan napoléonien de bataille, (c'est pas la Berezina de se farcir Toulouse by night à ce point là, surtout que je ne suis pas co-pilote évidemment, enfin j'suis bizarrement dispensée du rôle... aurait-on peu confiance en mon don inné de localisation spatiale qui me fait me paumer dans un couloir ?), mais il faut tout de même jouer les horlogers suisses et mettre quelques pendules à l'heure, histoire qu'on ne se loupe pas pour entrer dans le Saint des Saints en grande pompe (36 fillette pour bibi, mais j'vais prendre des semelles disco pour compenser en hauteur), je me vois mal hululer des "youhouuuu" entre les blancs de chaque air des chanteurs, histoire de localiser le reste de la troupe... ça ferait légèrement désordre**. Donc, on a déjà fiché en place le lieu (si je dis le Mont Blanc, ça va faire short pour arriver à l'heure pour le lever de rideau), l'heure (une demi-heure avant, ça devrait être suffisant, repas au lance-pierre compris), les tenues*** (pas en bleu de travail bien sur, mais pas en pingouin non plus hein !). J'ai filé aux intéressés le synopsis (le livret... pas la peine, ils n'auraient pas eu le temps de le mémoriser comme bibi, mais elle a eu des années d'entraînement ça fait la différence !) histoire qu'ils ne soient pas trop paumés dans l'intrigue et de me baver dans l'oreille toutes les cinq minutes "kessskyfont..kesskydisent" ça me perturbe...  (euphémisme évidemment) je l'avais déjà signalé.

Donc, tout est en place de ce côté. Ceux que ça intéresse, si vous voulez voir la dragonne (et l'opéra tout de même hein ?!), ça sera à vingt heures vendredi, j'aurai un jambon à la main, n'oubliez pas l'arrosoir pour pas qu'on se loupe !****

8-nov-2.jpg

Je pensais être libérée de toute pensée "projetatoire" pour la semaine, donc me lancer dans la suite des aventure figaro-suzannariennes, mais j'ai vu hier chez Plumette qu'elle m'avait citée comme nominée à une sorte de remise de prix des cinq blogs qu'on apprécie (vous trouverez chez elle le lien vers le site Ilker, si vous voulez connaître l'origine du prix).

Encore flattée et rougissante comme une rosière la dragonne (euh... rougissante comme une rosière... figure de style évidemment, le rose et le vert... ça fait dégueu la couleur du mélange sur un lézard hypertrophié) merci ma Plumette, c'est trop d'honneur ! Cette brassée de roses aurait pu me contenter, mais tout a un prix (et pas des moindres) c'est refiler le bouquet à cinq autres blogueurs favoris (tiens, ça me rappelle l'arrivée du Tour de France...) et qui qui se retrouve le pif dans la m...ouise, Mmmm ?...

Je n'ai pas de nom pour qualifier le sadisme des potes (je vous aime bien, mais là... c'est sadique, je regrette !), le marquis à côté c'est lui qui portait la galette et le p'tit pot de beurre à sa mémé ! Comment voulez-vous qu'on  choisisse cinq noms, la tête froide et sans se bouffer les premières phalanges devant le choix "dragonien" qui s'impose à nous (troisième personne, le roi dit "nous voulons" je m'emblasonne aujourd'hui), pauvres ch'tite créature pétrie de douceur et de sensibilité hautement féminine (j'en vois qui tiquent sur la douceur et le féminin de ma personne, mais si si;.. j'suis pétrie de ça... mais pas passée au four pour durcir le pot par contre, ça vient peut-être de là)

Laisser pour compte le reste des potes, ça me fait penser un peu à ceux qui sautent du rafiot en criant "les femmes et les mioches d'abord" pour disparaitre en dos crawlé loin du naufrage avant qu'on ne réalise qu'ils n'étaient ni nanas ni gamins. Un p'tit côté aussi pile ou face, pile : "J'suis moins blonde en te lisant !" ou face :  "t'as jamais pensé à la reconversion... il y a des "débouchées" dans le pq !" que faire... que dire... qui choisir... qui passer à la trappe... en v'là un choix cornélio-shakespearien ! Et c'est sur mes épaules de cintre que retombe ce fardeau pfff !

Donc, je vous préviens, j'en mets cinq sur le podium, mais virtuellement, vous en imaginez quarante-douze à côté... parce qu'en plus, ça a dû vous arriver, mais vos blogs préférés, vous les avez trouvé chez un autre pote en vous baladant, donc, le "découvreur" devient "l'inventeur" (comme les inventeurs de trésors) de cet engouement, s'il n'avait pas été là... point de nominé hein ?

Allez... ce n'est qu'un mauvais moment à passer on respire... :

Zordar, parce que j'ai trouvé quelqu'un qui manie l'humour d'une manière que j'apprécie (et l'humour chez moi, c'est vital vous le savez !) et qui parle de mon monde, celui de l'héroïc-fantasy (c'est la dragonne qui parle évidemment)

Atalmont,  parce qu'il a une version plus... sérieuse du Louvre que bibi lors de sa visite et qu'on y apprend pleins de choses (bon pour les neurones ça !)

Ovoïda, parce que, elle, je suis toujours sur le valseur devant son don d'écriture (et ses photos, je ne vous dis même pas !) 

BMC et sa muse, parce que je suis une buse en peinture et qui je me sens moins c...ruche depuis que j'y vais traîner mes guêtres

Et là, désolée, pas pu faire le choix, je les mets en doublé :
Mes garçons et leur manière de nous compter l'Antiquité, ça sort de l'ordinaire je trouve

Adü... parce qu'il est prince et dragon (hé, hé, entre potes et histoires à refaire le monde ...)

Donc, voilà, le couperet est tombé... Mais je n'oublie ni les Moyra, ni les Lili, ni les fourmis (coucou Sugi).. ni les Ambre ni les @lain et Alain, ni les Baggins, Beowulf, Mirzhin, Naemia (tu te fais rare ma puce !)  etc... la liste s'allonge, s'allonge... ils se reconnaîtront tous et si ça continue,  je vais nominer tous mes liens, mais le choix était ardu, je vous avais prévenus !

Allez, je passe le bouquet (un peu malmené depuis ma brainstorm, désolée, vous aimez les tiges sans rien au bout ?) à ceux que j'ai mis sur le podium, à vous de vous dém..brouiller avec le bébé et sa couche à changer... m'en lave les mains à la Pilate... un peu aux autres de souffrir non ?

Bonne journée donc et à la semaine prochaine pour la suite de Figaro, mais là, je vais penser, dormir et manger Leporello (désolée, je ne me vois pas en Elvire ou Anna... pas même Zerlina... les robes à panier pour mes enjambées de coureur de fond ça le fait vraiment pas) Portez vous bien !

La dragonne


* On a mis du temps à piger avec un de mes frangins que ça n'avait rien avoir avec un terme technique concernant  problème de réception du téléviseur, noir et blanc à l'époque, qui nous affichait des images stroboscopiques piquetées de blanc, façon lanterne magique du siècle des Lumières et ça quand ce que bon lui semblait (et il lui semblait "bon" souvent c'te bourrique !). On ne pensait pas encore tube cathodique et circuits... nous c'était les images, point barre, et d'images "peau de bal et balai de crin", "nib", "kekouik", "niet", "nada" "gar nichts" enfin rien quoi. Donc, pensant notre pépére à l'avant-garde du progrès pour tout, on imaginait qu'il parlait du nom d'un truc interne vachement complexe et tout le toutim... Meuh non ! En fait, Melle, c'est le nom du bled où le relai télé était installé (Poitou-Charente), donc si c'était "Melle" ça voulait dire que le relai avait ses vapeurs et que c'était tous les téléviseurs de la zone qui tombaient dans les pommes.(l'aura de Géo Trouvetou de pépère s'en est trouvé bien pâlie !)

** Et ça me risquerait un pied où je pense qui m'enverrai sans presque d'élan direction la place du Capitole où il ne me resterait plus qu'à me chanter l'opéra toute seule comme une pauvre réprouvée interdite de séjour dans le théâtre, avec la mine de Cosette ayant paumé son seau au fond du puit. Encore je vous épargne l'atroce image d'une camionnette blanche à la rouge croix, des MIW (men in white) avec une jolie veste dont les manches se nouent dans l'dos à m'offrir.... et du clystère hypertrophié brandi par un des tortionnaires... Je sais clystère c'est pour d'autres boyaux que ceux de la tête, mais la seringue est plus grosse, plus impressionnante l'image.

***ben vi, la copine me demandait, fistonne aussi d'ailleurs, comment il fallait se saper. J'ai failli lancer "à poil et les mains dans les poches" mais vu le début de saison frisquette, j'avais peur d'une épidémie de broncho-sténo-dactylo-pneumonie (et de la tronche des gens chargés de nous placer surtout... m'est avis qu'ils auraient émis une certaine réticence à nous faire entrer...Par contre, j'ai signalé que s'ils attendaient tous à ce que je me déguise en poupée-lampe (avec le cordon de la poire interrupteur dépassant du jupon, classe !), crinoline, perruque poudrée;.. enfin la grosse artillerie des habituelles meneuses de revue des foyers théâtrales et lyriques, celles qui s'entraînent à bien le descendre, truc en plumes ou en bout de plexi compris (il y en a encore, je confirme !) pouvaient toujours commencer à faire de la mousse, j'aurai un peu de retard pour le défilé ! Je vais faire un effort (éviter les Converse par exemple, ça serait pas mal) mais à part me ficher des bouts de plastoc dans les mirettes, histoire de ne pas paumer mes bésicles comme la dernière fois dans les allées, n'attendez ni la choucroute garnie capilliculturesque, ni le trompe-couillon étalé à la truelle ! On est là pour voir et entendre et non être vus et entendus et  en plus on est dans le noir alors à part s'habiller en Luxiole (les p'tits jouets phosphorescents à une époque) pour qu'on nous remarque (ou qu'on  nous prenne pour une veilleuse de chambre de môme) notre délire vestimentaire a plutôt intérêt à s'exprimer en pleine journée vous ne croyez pas ?  

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**** Référence à la rencontre des Bidochons pour ceux qui connaissent
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Vendredi 2 novembre 2007
Bonjour !

Est-ce que ça va-t-il bien ? Moi, ça va, sauf que je n'ai toujours pas mis la pogne sur les heures qu'on me pique  à mes journées et ça sournoisement dans mon dos (l'indélicat les ayant chourées est prié de les déposer, même anonymement, il n'y aura pas de représailles, sous mon paillasson, à moins que c'te buse les aie paumé en route, allez savoir...) Imaginez une dragonne se servant pour la rédaction de l'article du brouillon de sa messagerie (ben vi, c'est plus sur qu'un bloc note, vu que je  n'ai pas de "vrai" programme écriture et ça a la même fonction alors...) et s'interdisant de regarder le courrier entrant (et entré) de trouille de tomber dans les vaps... au vu de ce qui l'attend comme retard de lectures et de réponses chez les potes.
Tout d'abord penser à donner des nouvelles de Figaro et de sa musaraigne... pour le reste, on a toute la journée (courses non-comprises) pour s'atteler à la tâche.. allez donc, on retourne aux Noces, on va pas y passer quarante douze ans !

LES NOCES DE FIGARO - Acte III - Scène 7 et suite -

Le lieu: le même, vu qu'on est au milieu de l'acte, comme dit précédemment, je vois mal un metteur en scène prenant des libertés avec la logique espace-temps prévue par Da Ponte et surtout Beaumarchais, innover d'accord, mais jouer à HG Wells dans cette intrigue, ça serait déplacé

Pour les personnages, même motif même punition que pour le paragraphe précédent (là aussi, changer en plus la distribution, ça ne serait plus de l'innovation artistique, ça serait de la frapadinguerie patentée, vous vous imaginez changer les personnages en cours de saison de Santa-Dallas-lès-Feux-de-l'amour ?!

Fin de la scène six donc, et tout le monde à l'air  ravi de la tournure que prennent les évènements. La rivale de Suzanne et son bras droit n'ont plus lieu d'être du côté obscur de la force (ah les douceurs de la maternité et de la paternité sur le tard)... les tourtereaux roucoulent sur leur branche... il n'y a que le Comte et Don Curzio à avoir décanillé sans demander leur reste, ça énerve un peu de voir des plans "conquêtes de nouveaux territoires" tomber à la flotte.
Barberine (la cousine de Suzanne, celle qui tenait planqué Chérubin sous sa table) traverse la pièce, le page en remorque en lui disant de se grouiller à ramener ses fesses, ils ont une fête sur le feu et son "costume" à enfiler (la robe évidemment, je sens que le pauvre Chérubin va se tailler une réputation de transformiste, ça va pas faire un pli !). Ils sortent aussitôt cette tirade lâchée, (c'est qu'il y a du boulot d'épilation, ça va prendre du temps)
La comtesse entre à son tour, pour monologuer lyriquement ("Dove sooono i bei momentiiii... "   etc... joli air ma foi) :C'est qu'elle a un peu les boules de constater que ses premières amours ont pris un sacré coup de vieux et qu'elle est obligée d'entrer dans le plan de sa camériste pour ficher la honte à son mec. Ses idées sur l'amour éternel et tout le toutim ont bien morflé ; adieu veau, vache, cochon et tout le bataclan ! Faut pas se leurrer ma fille, c'est du passé, mais un p'tit coup de revenez-y n'est pas inenvisageable... des fois qu'il y ait retour de flamme... quand le vent va tourner...*

Tout de suite après, nous avons des entrées et sorties de personnages au gré de la fébrilité ambiante.
D'abord le comte et Antonio qui vient lui signaler qu'il a trouvé le galurin du page trainer avec ses autres fringues (slip kangourou compris ?) ce qui veut dire que le zouave vient de changer de costard, suffit d'être patient... et de mater le  tout Séville qui s'est donné rendez-vous chez lui pour faire la fiesta (ils auraient plus vite fait d'installer un scan comme à la  douane... ça gagnerait du temps et ménagerait les mirettes et la caboche... suffit juste d'attendre que ça soit inventé par contre, un peu de patience...)

Puis la comtesse de nouveau, avec Suzanne, là, un peu plus long étant donné qu'elles peaufinent leur plan de campagne : 
"Alors... où ça en est ?...
- Votre mec avait sa tronche des mauvais jours mais à part ça...
- Et pour le rencard de ce soir ?
- J'verrais bien le jardin moi, c'est bucolique et romantique non ?
- Bon, adjugé pour le jardin ! Allez, maintenant, p'tite dictée... titre : Comment filer un rencard en alexandrin (ça écrème d'office les blonds, les "viandards**" et les... illettrés)
- C'est bibi qui s'y colle au travail d'écriture !
-  "Quand à la fraîche on étend sa lessive - virgule -
    Les zamoureux, les pieds dans la luzerne
    Comptent les étoiles - en teuton "Sterne" -(là, j'ai rien trouvé de mieux pour la rime désolée) - point de suspension -
    Si t'es pas trop c... tu pigeras la missive " - Point final ! - ***

- Bon, une bonne chose de faite, mais comment cacheter le poulet ?
- Tiens, j'ai fichu la pogne sur une épingle (ah... le fameux air de Barberine qui suit cet "emprunt"... mimi celui- ci aussi) En plus ça va servir d'accusé de réception... Fiches au dos "prière de renvoyer le truc pointu après lecture"
- ça c'est pour le cachet paumé du brevet de Chérubin !
- Gaffe ! On rapplique, planque la lettre !" ****

Arrivée dans le désordre d'une joyeuse troupe de nanas menée par Barberine (Chérubin au milieu, fringué en fille et un bouquet à la main, histoire de fignoler le déguisement certainement ; une nana sans fleurettes, c'est pas une nana... euh du coup... suis-je "vraiment" une nana ? J'aime pô les fleurs coupées, ça pourrait effectivement prêter au doute...) Elles-il viennent pour offrir leur zouli ch'tit bouquet à leur patronne, qu'elle est trop gentille et la meilleure des patronnes (etcaeteri-etcaetera, ça sent l'hommage rituel de la plèbe à sa cheftaine... mais que voulez-vous... faudra attendre Robespierre et ses potes pour changer les us et coutumes du bon peuple  face à ses dirigeants...?!... euh... du coup, j'ai un doute sur l'évolution de cette tradition...) 
Au beau milieu de cette jolie basse-cour, la comtesse remarque une nouvelle... que Barberine s'empresse de présenter comme une sienne cousine venue spécialement de Petzouilles-les-Oies pour la circonstance. (ah. les joies des familles nombreuses... on  peut rajouter un parent, ça ne fera pas désordre, vu qu'on perd souvent le compte n'est-ce pas ?)

La comtesse et Suzanne remarquent tout de même que la "cousine" ressemble comme deux gouttes de flotte à un certain page mais n'ont pas le temps de conclure qu'entrent Antonio et le comte, fonçant tête baissée vers le travesti. Antonio lui arrache sa voilette et lui fiche le galurin trouvé sur la trogne.
"Ahaaaaa ! kesss-vous disais-je donc ! Si c'est pas le coco !
- Alors... t'as une explication là-dessus ? - lance à sa moitié un Comte à deux doigts d'imploser
- Allez, j'avoue ! C'était juste pour rire... J'ai eu l'idée de déguiser le gamin en nana, sur le coup, l'idée me paraissait plus que bonne. Mais... avec le recul... j'ai un doute...
- Faudrait voir à pas me prendre pour un c. ! Mon gars, compte tes abattis, il risque d'en manquer !
- Patron ! - s'interpose Barberine avant que ça ne tourne au vinaigre - quand vous veniez en dehors des "heures ouvrables" pour autre chose qu'une partie de Scrabble (rapport aux "Hommes préfèrent les grosses" si vous connaissez la scène) vous m'avez bien dit qu'il suffisait que je vous demande quelque chose... ça serait réalisé... s'pas ? J'veux me marier avec Chérubin !"

Alors là, grand blanc ! Antonio en reste sur le valseur, sa progéniture a aussi tâté de la bagatelle avec son trousseur de patron, ça calme ! La comtesse, pas dupe, en profite pour défier son mec de répondre à ça, alors que celui-ci, se retrouve niaiseux et avec la honte de sa vie (d'accord, courir le guilledoux, ça se fait, mais ça ne se dit pas, surtout devant la valetaille !)

Figaro entre, il cherchait du monde, normal qu'il n'ait trouvé âme qui vive, la fiesta se donnait ici. Qu'est-ce qu'il a raté ? Et quand est-ce qu'on danse ?

"Avec un pied en vrac ? Comment qu'tu vas faire ? - lance le comte qui n'a tout de même pas perdu le Nord.
- C'est presque guéri et comme kiné ça peut être bien la gigue hein ?
- T'as eu du bol de tomber sur les plates-bandes fraichement retournées, la terre était mollasse !...
- C'était mon jour de chance... Allez les filles on se bouge ?
-... Pendant c'temps là, le page filait quinze noeuds vers Séville...
- Bon baiser et bon vent... j'm'en tamponne ! Allez, on s'trémousse !
- ... Mais t'avais "son" brevet en poche...
- Ben, j'vois pas ce qui cloche (zavez vu, ça rime !!!)"

Antonio faisait les gros yeux à Suzanne pour qu'elle ne fasse aucun langage de signe à Figaro, histoire de bien le laisser se dépatouiller tout seul. Il tire Chérubin sur le devant de la scène... Pour lui montrer que le page est tout sauf en route vers son casernement (surtout en robe, j'imagine l'arrivée devant les plantons tiens !)
"Tiens Chéru-machin ! kess'tu fiches ici ?!
- A part dégoiser que c'est lui qui s'est mangé des giroflées, pas grand chose de constructif !
- Ben si tu l'dis... il a p't'êt' fait comme les moutons du fameux Panurge, de me voir sauter par la fenêtre, ça lui a donné des idées de grands espaces.... va savoir... Bon, c'est pas que cette conversation me gonfle, mais faudrait tout de même penser à faire la fête non ? J'entends déjà le jingle  du DJ, faut se bouger !" 
Le comte hésite à sortir la kalachnikov et à arroser toute la scène (le bon dieu reconnaîtra les siens, comme disait Arnaud Amalric *****)  mais sa légitime lui fait remarquer qu'ils ont deux noces sur les bras à "présider" et qu'on doit se tenir quand on joue les nobles en restant sagement assis sur son popotin sur son trône, c'est ça jouer les grands seigneurs ! (on me disait ça aussi gamine, mais le trône était différent pas vous ?)

La foule des "invités" se précipite sur scène, les gardes-chasse d'abord, les villageois ensuite, par couples, puis les jeunes filles, puis les futurs mariés (un minimum de respect de la "hiérarchie" dans cette mêlée rondudju !) Scène de masse et choeur à l'appui, au programme : ovation d'une foule en délire vantant les mérites de si bons patrons (noblesse oblige !), la joie de faire la fête et gratos (pas dit explicitement, mais on pige ça tout de suite) et pendant que le choeur des vierges y va de son couplet sur la fidélité, l'honneur et tout le bastringue, le comte ouvre le billet que lui remet en douce Suzanne (au passage il se fiche deux bons centimètres d'aiguille dans le gras du doigt, ça lui apprendra !)
Figaro qui voit ça  pense que c'est une nana du village qui lui a balancé l'invitation (un peu à l'Ouest ce pauvre Figaro tout de même) et se marre doucement en voyant le comte à quatre pattes en train de chercher l'objet du délit qui s'est barré quand il a ouvert la lettre. En tout cas, ce qu'il a lu a eu l'air de lui redonner le moral au beau fixe au patron... Il est tout sourire (carnassier : trente dedans et deux dehors bien en vue) et royal, invite toute sa basse-cour à passer aux réjouissances. en lançant son cocorico.

La scène quatorze concluant l'acte étant finie on baisse le rideau et on file se démaquiller et se changer... Nous on file aussi, vu que c'est l'entre-acte et que ça va faire du bien de se dégourdir les mirettes et les pognes (enfin, je ne sais pas pour vous, mais pour moi, ça s'impose)...
Allez, bonne lecture, vous avez du temps pour ça, selon mes habitudes feignassatoires, alors profitez-en, ça serait ballot de virer maso en en redemandant "ti souite" (et ça ne m'arrangerait pas en plus)... Bonne fin de semaine à tous et à bientôt... Je file... une messagerie à ouvrir avec précaution pour ne pas qu'elle me pète à la goule.

La dragonne

* Là, petite aparté, à développer un de ces quatre en pseudo "post-its" ou "blagasseries diverses"... pourquoi sont-ce toujours les belettes qui doivent faire des efforts pour récupérer un mec qui prend l'eau de partout ?! On parle des mômes qui se sentent coupables quand leurs géniteurs se prennent le chou, mais quand un mec va voir l'herbe pousser ailleurs... la minette prend ça de plein fouet dans la tronche comme si c'était automatiquement de sa faute...Qu'on m'explique... Le mec lui n'aura pas ce genre de prise de tête, prenant juste ça comme un accroc à son sacro saint orgueil de mâle dominant (évidemment, ne généralisons pas, il y a des exceptions - je veux les coordonnées et mensurations des "exceptions" qui lisent... ça peut intéresser les copines...)
Suivant vos réponses... je risque d'enchaîner sur ça... on ne sait jamais... mais dans mon style, n'attendez pas du "larmichoillant" !

** titre explicite chez bibi pour désigner les collectionneurs de chair fraîche, ceux qui vous demandent l'heure et enchainent en vous proposant "chez toi ou chez moi"... la prose ou la poésie, ça leur passe légèrement au-dessus du spermatozoïde qui leur sert de neurone (désolée un chat n'est rien d'autre qu'un chat chez bibi, les tournures ça va cinq minutes, au moins avec mon franc parler, on sait de qui je cause).

*** Bon, je sais... j'ai pris des libertés mais le fond reste le même... la preuve... la traduction française du livret :
"Quand le soir étend ses voiles (ben vi, étendre ses voiles c'est pas faire sécher sa lessive ?)
Les amants sont au jardin (la luzerne, le trèfle, les rangées de p'tits pois... la différence est minime non ?)
Qui contemplent les étoiles (là, j'ai rien changé hein ?)
On devinera la fin... (c'est pas ce que j'ai mis ?)"
Et j'ai fait l'effort de faire rimer le truc, vous avez du  bol j'suis une buse en poésie, alors où qu'il est le problème ?

**** Evidemment dans le corsage, mais que voulez-vous... La mode de l'époque ne laissait que ça de plus accessible et de plus rapide comme planque vestimentaire (les poches se trouvaient souvent dans le jupons du dessous, le combien-tième, j'sais pô, vu qu'elles en avaient une dallée (quantité énorme selon ma mémé). Vous imaginez le jeu de scène avec la fille en train de se trousser jusqu'aux narines, histoire de trouver cette rondudju de sreugneugneu de poche au milieu d'un quintal de tissu à franfreluches ?! Les manches ajustées ? Les bras boudinés de certaines beautés rubensiennes, fragonardiennes pour rester dans le contexte de l'époque, devaient empêcher aussi qu'on tente une planque sauvage entre la couenne et le tissu à part au chausse-pied et encore, on risquait l'égraffignage intempestif de certaines carnations hyper-sensibles ! Ne reste que le bas et sa jarretière, mais là aussi, voir une Suzanne jouer les nanas du Moulin Rouge en plein cancan pour fourguer le billet doux  sous le dim-up... ça risque d'échauffer les esprits de certains spectateurs et les distraire un peu de l'intrigue initiale de l'oeuvre.

***** légat du pape durant les joyausetés infligées aux Cathares lors d' une sombre époque pour la région.
publié dans : Mozart
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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