Lundi 18 décembre 2006
Bonjour à tous!
Allez une nouvelle semaine et on est lundi, donc, faut y aller! Je sais Simone (et les autres victimes de "lundéite" aïgue), j'suis pas sympa, c'est dur, mais on a pas trouvé le joint pour permuter ce satané lundi avec un autre jour, enfin pas à ma connaissance.
Bon, étant donné que cette semaine risque encore de donner question emploi du temps, autant que je me visse de suite devant l'écran pour vous balancer la suite de l'opéra, ça sera toujours ça de gagné n'est-ce pas? Allez zou!

Allez une nouvelle semaine et on est lundi, donc, faut y aller! Je sais Simone (et les autres victimes de "lundéite" aïgue), j'suis pas sympa, c'est dur, mais on a pas trouvé le joint pour permuter ce satané lundi avec un autre jour, enfin pas à ma connaissance.
Bon, étant donné que cette semaine risque encore de donner question emploi du temps, autant que je me visse de suite devant l'écran pour vous balancer la suite de l'opéra, ça sera toujours ça de gagné n'est-ce pas? Allez zou!

MACBETH - Acte II
Le lieu: ou les lieux ici encore, parce que même si l'acte est plutôt court, on change tout de même trois fois de place! Au début c'est toujours dans le salon douillet de Macbeth (tartans, massacres,dame de Nüremberg etc.)
Puis on se retrouve téléportés par Spok et son équipe dans un bois pas très loin (encore heureux, quel chantier si on devait se bouger et faire quinze bornes au fond des bois pour voir la suite! Même sans ça, imaginez les machinistes et accessoiristes, les bouts de décors sur la caboche en convoi style expéditionnaire du début du siècle dernier dans les terres inexplorées de l'Afrique, suivis par les membres de l'orchestre trimballant leur instrument, menés par le metteur en scène et le chef, en tenue d'explorateurs, avec les solistes et choeur en train de chanter les "Bateliers de la Volga" (les chants éthniques africains, j'aime, mais je connais moins déjà)
Et a la fin de l'acte, retour au château de Macbeth mais dans la salle à manger cette fois, vu qu'il a organisé une p'tite bouffe pour fêter sa... "promotion"
Les personnages:
- Lady Macbeth,
- le héros éponyme,
- une bande de tueurs à gage (sicaires c'est plus classe? Mais ça revient au même sale boulot non?),
- Banco (celui à qui on a prédit une descendance encouronnée),
- son fiston Fleance (boudu!! Vu son pseudo, tu m'étonnes là encore qu'il préfère ne pas la ramener en plus!),
- Macduff, le copain noble qui a découvert le roi ratatiné,
- une Comtesse (qu'une?),
- le choeur des invités à la fin de l'acte.
L'acte s'ouvre sur Macbeth en train de faire les cent pas dans le salon, suivi par sa lady qui lui colle au train comme si elle ne connaissait pas sa propre bicoque et avait peur de se perdre en allant au p'tit coin, elle tâche de le stopper à son quarante-douzième tour de table basse parce qu'elle commence à avoir le virouna (vertige):
"Temps mort! J'ai l'tournis!Si c'est pas trop te demander, ça t'esquinterait le baigneur de me regarder quand j'te cause? Et ça commence à bien faire ta tronche de cake le matin aux céréales! Le type est refroidi et son gamin s'est barré en Angleterre ce qui t'a propulsé à son poste de chef dans la foulée. Où que ça coince encore?!
- Ouai, mais c'est tout de même aux fistons de Banco qu'"on" a prédit la couronne si je ne me buse. C'est là que ça "coince" comme tu dis!
- Sauf si la SARL Banco & Fils est en "liquidation" judiciaire... si tu me suis bien!
- Et allez donc! Un autre zigouillage nocturne en prévision! Bon, faut que je convoque mes... "experts en recouvrement" , si tu me suis également"
Macbeth sort pendant que sa lady jubile en se voyant déjà en tenue de Sissi impératrice même si pour ça il va falloir encore ratatiner du zouave (pas à dire, ils sont pas chiches sur le raisiné des autres!)
La scène change et on se retrouve au milieu de la bande de tueurs dans le bois de Boubou. Un délire : j'imagine les types déguisés en brésiliennes pour passer inaperçu, remarquez que ce n'est pas très moral, étant donné que le futur "suicidé par derrière" y fait sa ballade digestive avec fiston... ou alors c'est pour le faire "déniaiser", comme dans les bonnes familles bourgeoises de l'ancien temps... allez savoir...
"T'as été embauché par qui?
- Macbeth-com'-chou!
- Le "client"?
- Banco et son lardon!
- Planquez-vous! Le v'la qui se radine!"
Banco entre avec son gamin en lui signalant de ralentir un peu l'allure, il fait déjà nuit noire et s'il ne fait pas gaffe où il marche, il va se ratatiner la trogne sur tous les platanes bordant le chemin (en vrai, il sent le coup foireux)
Les sournois profitent du moment où il reprend un peu sa respiration (allez suivre un môme qui a décidé de filer quinze noeuds en ballade, vous verrez si vous n'êtes pas essoufflés!) pour la lui couper définitivement en le lardant joyeusement a tel point qu'il ressemble à une poupée vaudou. Le type a tout de même eu le réflexe de goualler à son mioche de décaniller vite-fait s'il tenait à ses miches. Le môme part en flèche, un tueur aux trousses pendant que le papa expire et que la scène change à nouveau (je vous disais, courtes les scènes de l'acte!)
On se retrouve dans la salle de banquet du château de Macbeth, où tout le monde est en train de trinquer à la santé du nouveau roi et de sa copine:
"Merci les mecs! Allez, posez vos miches et qu'on fasse péter le roteux! Ma prune va vous chanter une 'tite chanson, moi, j'suis un peu engoué!"(quand on avale de travers, si vous voulez)
La musaraigne s'exécute, le godet à la pogne:
"Vivent les vins, vivent les vins, vivent les vins divers.... (de circonstance hein? hé, hé) qu'on s'envoie tout en sifflant dans les grands bocks en verre (je sais c'est pour la bière, mais il y a plus de contenance!), vivent les vins, vivent les vins, vivent les vins divers, mal de tronche, Efferalgan et bonne biture Pépère!"
Les autres reprennent le couplet pendant qu'un des tueurs montre son vilain blair à l'embrasure d'une porte. Scredi, Macbeth s'approche de lui et lui demande s'il a saigné le cochon pour que ça lui ai giclé jusque sur la goule et l'autre lui répond qu'enveloppé c'est pesé, Banco est estourbi, mais qu'il y a un tout p'tit problème, le fiston s'est barré trop vite pour qu'il y passe aussi. Macbeth lui file son oseille et lui demande de dégerpir, l'odeur risque d'incommoder les copains. Tout de suite après, mine de rien, la goule enfarinée, il signale que son "meilleur pote" Banco a dû trouver une charrette renversée*, y a pas d'autre explication, étant donné le retard qu'il a pour la fiesta (comme faux-derche tu me la copiera aussi celle-là!) Sa lady en rajoute une couche en jouant les hôtesses inquiètes pour un plan de table tout chamboulé mais Macbeth annonce qu'on va tout de même commencer à grailler, il va pas tarder c'est certain!
Il va pour s'asseoir sur le trône (pas la chaise percée, vous gourrez pas, sinon bonjour les relents en bouffant!) et s'aperçoit qu'il y a "quelqu'un" qui lui bloque le passage (qu'il est le seul à voir en plus!):
"Non de d'la!!! V'la aut'chose! Banco nous la joue "fantômes à tous les étages"! Mer... l'a pas l'air moulant en plus!
- S'cusez-le - rassure Lady Macbeth - il a oublié de prendre ses cachetons ce matin! T'es pas bien?! Secoue-toi! Fillette va! - en aparté à son mec évidemment - Fais gaffe, ça fait désordre, les autres commencent à te regarder drôlement!
- P'tit passage à vide, désolé! Allez à la graille et débouchez le pinard!
- Tiens, j'vais vous rechanter mon tube, histoire de redonner de l'ambiance"
Et elle s'exécute pour détourner l'attention des autres.
- Aparté: (tiens, ça faisait longtemps!) Là, j'ai eu une scène de "Frankenstein Junior" de Mel Brooks qui est venue subitement "parasiter" l'ambiance morbide et gothique à souhait de l'apparition fantomatique. Je ne sais pas si vous l'avez vu, mais quand la créature est exhibée par le prof devant un public choisi, elle le fait sur un numéro de claquettes (chanson à l'origine fredonnée par Clark Gable d'ailleurs), le flash à magnésium lui ayant giclé dans les mirettes, il bugue et Frankenstein junior s'escrime à détourner le regard du public en tricotant comme un malade mental des gambettes (j'ai même le vinyl avec les dialogues originaux et les bruitages, même si je ne cause pas anglais, je suis toujours bidonnée parce que je revois les images!) - fin de l'aparté, juste pour signaler mes "chtonks!" intempestifs, comme d'habitude!
Au beau milieu d'une reprise du refrain par le choeur, l'ectoplameux réapparaît et Macbeth refait un arrêt sur image :
"Cornegidouille de patafiole, le r'voilà! Sale mine le pauvre! Mais il me tire toujours la gueule! S'il avait des kalachnikov visées à la place des mirettes, je serais fusillé sur place! Pourtant j'en ai vu d'autres!" - (ici il parle de tigres et de panthères qui ne lui fichent même pas la peau ansérine, comme si c'était locale cette faune entre parenthèse!) - "Mais là, c'est le pompon! Vous verriez la tronche de sépulcreux qu'il se paie, vous rigoleriez moins de mon pétage de plomb! Re-m... il vient de filer!
- J'me tape la honte par ta faute! - grince sa Lady, entre deux sourires de politesses aux invités - Qu'est-ce qui m'a fichu un pareil pétochard qui mouille son slip-kangourou rien qu'en voyant un copain de Casper! - (moins rigolard tout de même!)? Combien de fois je vais devoir te seriner qu'il est mort et enterré! Alors tes délires sur son fantôme tu me les épargnes!
- Misère! - ponctue le choeur et Macduff (premier et unique couplet de l'acte pour lui, cool non?) Mais ça sent le roussi tout de même! Il a tout l'air d'un mec qui a fait un tour de cochon, on dirait que ça le travaille... méfiance.... y a de la fumée sous roche! (pour avoir l'explication de ce bidouillage de proverbes "anguille sous roche" et "fumée sans feu", visez de ce côté)
Et l'acte se termine sur une fiesta ruinée côté ambiance et des invités en train de se poser de sacrées questions pendant que le héros se fait secouer comme un prunier pas sa meuf pour lui décoller la pulpe du fond parce que y'en a marre de péter les plombs pour un oui ou un non (pour vous dire comme le trucidouillage était monnaie courante à l'époque!)
Je vous laisse pour aujourd'hui et on verra plus tard pour les deux derniers actes (dont le suivant bien entamé question longueur par un ballet de sorcières pas "descriptivement" facile-facile à narrer vu que ça manque sévèrement de paroles, mais ça fera ça de moins à écrire... et à lire n'est-ce pas?)
Bonne journée et à plus
La dragonne
*Une "charrette renversée" souvenez-vous, c'est comme ça que ma mère adoptive appelait une conversation qu'on entame dans la rue avec une connaissance et qui nous retarde pour les courses ou le retour à la maison pour préparer le rata - elle en rencontrait souvent d'ailleurs, heureusement pour nous que c'était son mari qui était aux fourneaux!
par Sieglind
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Verdi
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