Recherche

Lundi 22 août 2005

Bonjour à tous !


Enfin, ça y est ! La fin de semaine est terminée ! Il est grand temps de faire ce, pour quoi on… ne me paie pas, de justifier mon absence de feuille de paie quoi, de bosser – comme le dromadaire (je sais c’est lourd, mais c’est des restes du week-end et côté blague c’est plus des arlequins – revoir la définition – mais des rogatons – là, j’explique : rogatons, c’est encore des restes de bouffe mais pas consommables, des rognures quoi).

J’ai fais un (bref, très bref) calcul, et,  pour l’instant, les opéras français traités étant en minorité (surtout devant un pavé comme la Tétralogie teutonne) je me dois donc de pallier à ce déséquilibre (j’cause bien là hein ?)

Un instant, ça ma démangée de vous servir la Tosca (rapport à mes mésaventures lyrico-comiques) mais ça sera pour plus tard, et celui que je vais traiter, ça tombe bien, parce celui-là aussi j’ai pas mal déliré quand je suis allée le voir.

Donc cette semaine, ça serait relativement logique (que j’aime pas ce mot ! J’ai jamais compris pourquoi d’ailleurs…) pour le balancer mes articles : 1 : l’opéra, et 2 : les cocasseries sur cet opéra – le 3 : c’est le week-end donc re-niaiseries mais sur n’importe quel sujet.


Donc, mezdameu zet messieures, je vais avoir le plaisir jubilatoire de vous compter l’opéra français par excellence (quoique le thème soit allemand paradoxalement), je parle de « Faust » évidemment. Il fut composé par un certain Charles… dont son « Avé Maria » fait partie de tous les répertoires, de celui de mon Papi, aux trois ténors : Placide Dimanche, José Carrière et Lucien Piperoni en passant par Nini Mousskiroule peut-être même Julio Essuiglace (but du jeu : retrouver les vrais noms, sauf pour mon Papi évidemment). Ce fameux Charles, c’est Gounod évidemment ! D’ailleurs l’accompagnement de son Avé Maria, vous savez de qui c’est ? Ecoutez bien derrière la mélodie… ça vous rappelle rien ? Visez du côté d’un certain Jean-Sébastien Ruisseau… allez un effort ! Bin oui, la « base » de ce chant religieux c’est quand même de Bach (allez voir du côté des Suites, vous comprendrez mieux)
Comme d’habitude, pour l’historique, les conditions d’écriture de l’œuvre et tout le toutim, c’est ailleurs qu’il faut aller voir (du côté de « l’Avant-Scène-Opéra » par exemple ou du Kobbé) Je raconte juste de quoi ça cause et vous, j’espère que ça vous donne le goût d’aller y voir de plus près, c’est quand même le but du jeu (enfin de mon côté).

FAUST de Charles Gounod
ACTE
I

Le lieu : Le cabinet (pas les chiottes !) de travail (quoique des fois c’est du boulot aussi) du philosophe (vous savez, le genre de type qui se tirlipote les boyaux de la tête avec des questions du genre : « qui suis-je, ou vais-je, suis-je éveillé où dors-je, suis-je arrêté ou cours-je ? », celui qui se tient toujours le menton avec un air vachement renfrogné… style le Ponceur de Rondins)


Ponceur de rondins


Les personnages : Faust (le philosophologue), Méphistophélès (l’encorné, le type aux pieds caprins, le porteur de fourche, le diable quoi)

Le rideau se lève, après un bref prélude sur un bor… bazar pas possible (un bureau de penseur, c’est pas nickel-nickel, vu qu’il a une tonne de papelards, de parchemins, de grimoires, de crânes (grand symbole ça, chez les philosopheux !) d’oiseaux empaillés (cibler plutôt du côté des oiseaux de proie – le piaf, ça en impose pas tellement) de bougies qu’ont coulé un peu partout (ça c’est pour faire plus folklorique, j’imagine BHL dans ce genre de décor – autant pour moi, BHL, c’est un mauvais exemple de penseur, par contre, il porte bien la chemise et les cheveux artistement romantisés). C’est bientôt la fin de la nuit. Faust a fait le tour du cadran, il se sert une énième tasse de kawa et il a les boules :

« J’en ai marre ! J’suis plus un gamin, j’ai d’la route derrière moi et pourquoi ? Un début d’arthrite, mon râtelier qui se décolle dès que je bouffe autre chose que d’la blédine, la carcasse qui croustille à chaque mouvement et pas l’ombre d’une soluce à mon boulot de triturage neuronale ! Rien ! Quecouik ! Des nèfles ! La vérité, elle doit être ailleurs (bonjour X Files) parce que j’ai rien vu venir de ce côté ! J’ai perdu mon temps pour rien, j’ai bien envie d’arrêter les frais…adieu monde cruel »



Il chope une fiole d’Arsenic au milieu de son fouillis (comme quoi, c’est un bazar, mais organisé, piss’k’il la trouve du premier coup) et « plop » la débouche pour s’en ficher une lichette derrière les amygdales.
A ce moment, le jour se pointe et il entend par la fenêtre des meufs et des mecs qui partent bosser (l’arrêt du bus, doit être juste sous ses fenêtres et ça papote sévère). On peut dire que ça lui fiche encore plus le blues et il a une mauvaise pensée vers le « côté obscure de la force » :
« Eh ! Le cornu, si t’es là, j’aurais besoin d’un p’tit service ! »
Méphistophélès, en costume pétard (rouge des pieds à la tête, on peut pas dire que ça soit discret quand même !) apparaît – « Pouf magnésium ! » – au milieu de la pièce :
« On m’a sifflé ? Qu’ess’tu veux mon gars ? Du blé, de l’oseille, du sonnant et trébuchant ? Une american-express ?
Nan !
Des meufs ? J’ai un nuancier sur moi pour les tignasses : labrador, renard de Sologne ou corbac ?
Re-nan !
Etre le maître du monde ? (là il mime di Carpaccio dans Titanic)
Pas ça ! T’as rien pigé ! C’qu’il me faut, c’est retrouver mes vingt ans, parce que là, j’en ai un peu marre de me traînasser une vieille carcasse !
Pas d’problème ! Suffit que tu signes ce contrat en trois exemplaires - (attention, aux petites lignes illisibles du bas…) – mais comme j’ai pas de stylo, tu dois t’entailler un chouilla et signer avec ton raisinet ! »
Comme Faust hésite quand même un peu, il lui fait apparaître une super meuf (Marguerite) en train de se tricoter un pull irlandais à la machine (en vrai elle est au rouet et file son coton à repriser les chaussettes) On peut dire que ça a un effet immédiat sur la décision du mec, parce qu’il signe presque à côté, tellement il est scotché à l’hologramme de la donzelle !
Méphisto lui file un godet avec un truc chelou dedans mais c’est d’la bonne il paraît alors Faust hésite pas cent sept ans ! (de toute façon, il aurait pas le temps !)
Et la « cracboum ! », le décor disparaît, les fringues du vieux se transforment en tenue hip-hop dernier cri et la trogne sous la casquette de traviole a perdu toutes ses rides !


Avec le pourpreux, il entame un duo enflammé (normal vu, le sulfureux) sur ses projets maintenant qu’il a retrouvé sa jeunesse ; ça revient à dire : « Faites gaffe, planquez vos minettes, « ze best » arrive et il a du retard à rattraper ! »

Fin du premier acte de Faust

Le coup du pacte diabolique, c’est un classique, mais ça fonctionne toujours (j’vous conseille d’ailleurs le film avec Gérard Philippe et Michel Simon, « la Beauté du Diable », bonne adaptation du mythe de Faust). Sinon vous vous rabattez sur la version de la légende qu’en a faite Goethe.

Donc, pour aujourd’hui vous avez de quoi vous occuper : un acte à écouter (si vous en avez l’occasion), un film (un classique), et un bouquin (pas trop gros, je vous rassure).
Je rigole, parce que plus j’écris ce genre de truc, plus je prend à cœur mon rôle de prof. (vous avez remarqué hein ?) Parce que je vous donne même des devoirs pour le soir (le pire c’est que je suis pas dans l’éducation nationale…pas assez patiente pour envisager le fait de supporter…. les parents d’élèves et certains collègues, faut être diplomate, et ça, à la distribution du truc, j’étais absente !)

Bonne journée à vous tous et à plus tard
La dragonne

 
par Sieglind publié dans : Gounod
ajouter un commentaire commentaires (13)    créer un trackback recommander

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Liens Amis

Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

undefined

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
hebergeur de blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus