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Vendredi 1 septembre 2006
Bonjour!

Bon, faudrait pas qu'on pense que je suis feignante!... Comment "Trop tard"?!...Pouf-pouf, on recommence:
"Bon,(la formule du début ne change pas), faudrait penser à écrire quelque chose parce qu'on va penser que j'entre en pré-hibernation" (chez dragons c'est très tôt!) ça vous va mieux?
Allez, je ne vais pas vous laisser un opéra de Richie Wagner en plan de toute façon, ça fait désordre! Vu que les scènes sont "relativement" courtes, je vais tenter de finir au moins deux de celles-ci avant la fin de semaine. Allez... à vos strapontins!



LOHENGRIN - ACTE I - (suite)

A la scène deux, on voit donc arriver la future victime du plan tordu de la nana de Frédo: EvB (Elsa von Brabant... suivez!)

Pas besoins de narrer le dialogue complet, comme pour la scène précédente, on pige un peu comment elle s'y prend.

Recette de l'oie rôtie façon Ortrud:

- une oie bien dodue (là, c'est l'imagerie populaire de la chanteuse d'opéra... j'en connais qui passent entre le mur et le papier peint sans décoller tout le bastringue, ça passe de mode ça aussi)
- farine
- beurre
- assaisonnements divers (pour la farce)

Attendre que l'oie soit arrivée à proximité, rester tranquillement assise, après avoir envoyé son mec voir du côté de l'amoureux palmipédo-tracté (espèce non répertoriée dans la liste des volailles, mais je pencherais pour le dindon, il restera de la farce certainement)

Un fois que l'autre ne se méfie pas, perdue (encore?) dans ses rêveries, l'appeller doucement ("petit-petit-petit...") en marmonant dans son duvet mentonesque pas épilé qu'elle va se mordre les dents d'avoir eu l'idée idiote (euphémisme?) de venir prendre le frais dans le coin ce soir.
Bien prendre le soin de garder un air de clébard battu, pour attendrir la bête (je la vois bien choper l'attendrisseur de barbac par contre sur scène hé hé) elle n'en sera que plus "goûteuse" à la cuisson.
Marinade ramollissante: faire jouer le pupitre des cordes plein pot, évoquer une pauvre future exilée par la faute de la boulette de son mec, parce que ça ferait tâche dans le décor idyllique et qu'on comprendrait très bien que ça plombe l'ambiance un couple de perdants parmi les invités de la noce.

Quand la nana commence à devenir molle du genou en voyant l'état minable dans lequel on est (techniquement s'avachir au pied de la blonde ça marche pas mal) et qu'elle envisage de se faire pardonner pour le mal qu'elle a fait (trop fort! Faire culpabiliser l'autre, alors que c'est tout de même eux, les "méchants" qui l'ont traînée devant un tribunal- divin, mais tribunal tout de même!), passer le beurre en pommade en évoquant sa grandeur d'âme et sa bonté (j'aurai pas dit ça moi...) ce qui fait que la volaille en arrive à nous inviter carrément aux noces pour nous changer les idées.
Repasser une couche de beurre, histoire que la farine dans laquelle on va la rouler adhère bien et ajouter que, comme cadeau, on va lui faire partager le doute qu'on a sur la longévité de son union. Bin oui, un type venu de nulle part et avec un "charme" sur lui... ça peut repartir du jour au lendemain, voilà ce qui arrive quand on ne prend pas de renseignements sur son copain!
L'oie se débat un peu (fierté? Orgueil) et on a pigé par où il faut commencer à barder la bestiole (du côté de la M.O, "Majesté-Offensée" comme je dis)

La scène s'achevant, la suivre dans ses appartements, toujours position Détritus, courbé à s'en toucher les genoux avec le pif, et continuer "extra-muros" (ou extra-scène si vous préférez) le "pétrissage farineux" de la bête. Ici, pas la peine de nous montrer tout le scénario, on a pigé aussi qu'il ne va pas falloir longtemps avant que le minette ait envie de prouver à tout le monde qu'elle ne se met pas en ménage avec le premier venu, même mandaté par le divin... nan maiiiis!

Le mot de la fin de scène reste à Frédo, revenu aux alentours et qui jubile déjà en pensant aux boutonnières surnuméraires qu'il va faire au costar de son vainqueur.

Le jouuuur se lèèèèèève sur la scè-è-neuuuu (tiens qui c'est qui chantais ça, j'ai un blanc?)..trois la scène pour ceux qui ont perdu le compte...  et on voit le branle-bas de combat habituel d'un lever de couleur chez les emparticulés locaux.
Fréfo se planque au détour d'une poubelle et attend qu'il y ait suffisamment de monde pour sortir sans qu'on lui demande s'il a dormi à l'hotel du Cul-Tourné vu qu'il a passé la nuit dehors.


Et que ça te claironne dans ses langues de belle-mère "Tiens t'auras du boudin!" et que ça ouvre toutes les portes pour chasser les odeurs de poneys des piaules (un vrai lever façon caserne, ne manque plus que l'adjudant alcoolo au tableau)


Le personnel de maison ayant dégagé les lieux, la place est libre pour les nobles et les bourges, ainsi que pour le hérault du roi qui vient donner le bulletin info de la journée:
- Ciel nuageux et plus que menaçant au-dessus d'un certain Friedrich (Frédo), qui laisse à présager une expatriation accélérée, le climat ne lui réussissant pas (en gros Frédo est banni purement et simplement de l'Empire), pour le reste du territoire, ciel bleu et gazouillis de piafs prévus, sauf pour ceux qui auront la mauvais idée de vouloir rester copains avec l'exilé, évidemment!
- Don du fief de Brabant au type qui a sauvé l'honneur d'Elsa et va devenir son légitime (pas ininteressante la transaction quand on y pense hein? On récupère une meuf et son fric, quoi demander de plus?) Par contre, étant donné que ce preux chevalier refuse le titre de duc - (hé, hé, Grand Duc pour un conducteur de cygne, cherchez l'erreur de piaf!) -, il sera plus modestement "Protecteur du Brabant" (parrain?.. Capo?... ça peut être n'importe quoi du coup!)
- Et pour la fin, le moins agréable: après la fiesta de noce, tout le monde prend son barda et suit le roi pour aller latter joyeusement les "Hongro-barbaresques"

En bon peuple moutonesque... tout le monde a crié des "Ziva, c'est trop d'la balle!" après chaque information "tonitruée" par le hérault (même pour aller au casse-pipe, pour vous dire comme ils sont "génético-panurgesquement" modifiés!)

Tous... autant pour moi!
Quelques nobles commencent à chuchoter qu'il y en a marre de se faire ratatiner la gu...oule par la faute d'un type à l'égo hypertrophié et à la fringale constante de pouvoir, parce que c'est pas le roi qui raccomode les fringues le soir et se passe de l'éosine! En plus... les soi-disants ennemis, sont en paix (même si c'est une trêve, elle a l'air de tenir) alors ça serait pas mal si quelqu'un avait la bonne idée de lui rabaisser son caquet à l'Oiseleur! (rappellez-vous, c'est henri dit l'Oiseleur le roi local)


Evidemment, Frédo n'attendait que ça pour sortir de derrière son sac-poubelle (en plus un empaffé de clebs avait troué le truc pour trouver sa pitence, les fragrances n'étaient pas des plus adéquates quant à une vaporisation after-shavéenne matinale!)

"Suffisait de demander!
- T'es bredin de rester dans le coin! T'as envie que le personnel de maison de raccompagne à coup de pompes au valseur jusqu'à l'entrée?
- Vous voulez que ça change? Attendez un peu et vous allez vite piger que ce soi-disant chef de meute n'est pas si blanc-bleu qu'on pense et surtout pas fiable côté spirituel!" - (ça ne veut pas dire qu'il n'est pas rigolo, quoique pour l'instant, je n'ai pas vu passer l'ombre d'une esquisse de fou-rire dans cet opéra.. mais simplement que ses aspirations philosophico-judéo-chrétino-teutones ne sont pas forcément tournée vers le bon côté de la "Force")

Les autres crient au scandale, mais s'arrangent tout de même pour le planquer au milieu d'eux, histoire qu'il ne soit pas écharpé par la foule en délire et quatre pages du livret... pardon en livrée se dirigent vers le palais en prévenant tout le monde que la potiche Elsabrabantienne va passer de ce côté, pour faire ses abblutions... dévotions matinales à l'église.

"Mens corpore" avant de penser au "corpore sano" l'hygiène de l'âme avant celle du corps; ils devaient friser la canonisation quand on sait qu'ils ne connaissaient pas encore les bienfaits de se trimballer comme la blonde de la publicité,  en levant la quille hors contexte et n'importe où dans la rue, en criant "Nartaaaaa!", les bras levés pour qu'on voit bien qu'elle ne porte pas d'écureuils greffés dessous.. avec les odeurs de terrier que ça implique!
Je me marre, pardon, mais j'ai l'image d'un passant se récupérant son quarante-douze fillette dans la tronche, lors d'un de ses sauts de biche en folie.

Nous on sort pour l'instant et on verra plus tard la fin de l'acte et le début du suivant, si je fais court évidemment.

Allez, filez garnements et bonne fin de semaine... vous savez que vous risquez de m'apercevoir simplement en touriste chez vous hein? Je respecte à la lettre le repos dominical (c'est la seule chose échappée à mon "élagage" spirituel, mais surtout ça apporte de l'eau à mon moulin de feignasserie Mouarf!)

Bonne journée et à bientôt
La dragonne
par Sieglind publié dans : Wagner
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Lundi 28 août 2006
Bonjour!

Allez, au charbon, comme dirait le p'tit ramoneur! D'aucuns m'ont demandé si c'était encore long? A votre avis... vous me connaissez, puis-je faire dans le succint? hé, hé! Mais, je le fais doucettement et à dose ingérable en une seule prise (enfin... j'essaie). Donc on aborde la suite hein?



LOHENGRIN - Acte II -

Le lieu: L'intérieur du château d'Anvers (et contre tout hé, hé).
Disposition sur le plan cadastral et sur celui de l'architecte (j'espère que c'était pas Numérobis!): le palais, la demeure des chevaliers (leurs quartiers quoi), aile gauche, la Kemenate, appartements des nanas, (moucharabiers... narguilé... oups... c'est pas le contexte pardon!), à droite, la porte de l'église (juste la porte, ils n'avaient pas assez de place pour nous monter Notre Dame de Paris sur la scène faut pas rêver!)

les personnages: Frédo (Friedrich, si vous vous rappellez de son "vrai" pseudo) et sa meuf Ortrud'duc..(s'cusez, j'ai pas pu m'en empêcher, étant donné que le "u" se prononce "ou" en teuton)

Frédo, plus ou moins remis de son estafilade, mais pas du tout du coup virtuel dans ses valseuses de mâle conquérant (par un "non-particulé" en plus, la honte!) rumine sa luzerne bien âcre alors que sa belette est en train de mater les fenêtres éclairées du château, d'où s'échappent les "boum-boum-tac-ratata" du dernier tub techno, signe qu'on fait la fiesta là-bas (ils font tout pour les faire bisquer c'est sur!)

Il se dresse comme un diable hors de sa boîte (fourmis aux miches?) et lance à Ortrud qu'il serait temps de faire son barda, c'est trop la honte ici, faut décaniller du secteur.

"T'es pas bredin? - lui répond la nana - j'ai encore un truc à faire ici: voir à quel moment tu vas t'écraser comme une belle bouse devant l'allégresse de tout ce beau monde.
- Plus vache que toi, faut se lever tôt! Mais c'est marre, et j'te dis tout net, ta langue de vipère, tu pourras l'exercer sur quelqu'un d'autre! J'mets les bouts et t'es pas des baluchons! Tout ça, le sparadrap... passer pour le Detritus de l'histoire... mon cure-pipe pété - (l'épée brisée dans le combat... ça ne vous rappelle pas un certain...Siegmund? hé, hé)... le fait que je vais devoir changer de pseudo, vu qu'il est périmé question honneur...- c'est de ta faute!
- Bla-bla-bla!!! Qu'ess'ki t'chiffonne?
- Me cherche pas! Si j'avais une arme en état, j't'en ferai manger tiens pour la peine! J'ai bavé sur une innocente. Et tout ça parce que Môdame m'avait dit avoir vu de ses mirettes la zibeline faire jouer la scène de la baignoire du "Grand Bleu" mais un peu trop longtemps, même pour un record d'apnée juvénile. Qui c'est, du coup, qui a cassé avec elle pour se mettre avec une virago patentée... Mmmm? Une mal embouchée qui m'a fait miroiter que sa famille allait faire partie de l'élite et qu'elle était la dernière de la portée? Encore heureux que la race s'éteigne, j'en voudrais pas un de la prochaine portée même si on me payait pour ça! Du coup, c'est le grand barbu qui m'a maudit pour ce que tu as fait!
- Parlons-en de ton barbu! C'est le trouillomètre qui t'as eu mon pauv'gars! Tu t'es fait battre par le premier venu et rien qu'en postillonant il pouvait de ficher cul par dessus tête! Où qu'il était ton bon Dieu quand il te fallait un coup de main hein? Et dire qu'il faudrait pas grand chose pour que ça redevienne positif ton compte...
- J'te connais...j'aime pas ce regard pensif... ça présage des em...nnuis à l'horizon ça!
- Approche un peu, j'vais pas hurler!... Est-ce que t'as été rencardé sur le type au cygne?
- Peau d'balle et balais d'crin! - (expression personnelle pour "pas un brin", "niet", "nada" etc...)
- T'aimerai bien savoir hein? Et bien, je vais te dire une chose qui risque de t'intéresser. Le soi-disant envoyé de Dieu, le justicier solitaire... le Monsieur Muscle invincible... il suffirait juste qu'on lui demande son blaze et d'où il vient pour que sa cuirasse en titane soit réduite à de la guimauve après un feu de camp, aussi faiblard qu'un gnard en couche-culotte! Par contre... il n'y a qu'une meuf pour pouvoir lui oter ce pouvoir en posant la question... une qui se serait promise à lui... ça t'inspire un nom?
- La potiche! P'tit soucis (coucou Anjalain hé, hé!)... j'aimerai bien savoir comment s'y prendre, ça aiderait!
- Ah lalaaaaa! Faut tout faire ici! Suffit juste de provoquer le doute chez elle! Lui dire qu'elle s'est faite avoir par magie et pas la blanche, si tu vois ce que je veux dire... Et le comble, c'est que si tu savais un centième de ce que je sais... t'aurais pigé qu'en le blessant dès le début, ne serait-ce qu'en lui cassant un ongle, il était fichu; c'est la loi!
- Quelle loi?
- La loi de la magie! - (là, on pige qu'elle est du genre à chevaucher un balai les nuits de pleine lune) - si un type rendu puissant par un tour de passe-passe est un tantinet blessé, le charme est rompu!
- Et dire que j'accusais le type d'en haut! On s'est tous fait avoir pendant ce combat truqué! Les juges autant que bibi!
J'vais pouvoir me regarder à nouveau dans une glace en fichant une ratatinée au chevalier blanc, une fois qu'il sera devenu un simple pékin en boîte! Par contre, gaffe à tes miches si tu me mène en barcasse!
- Calmos le pitbull! Maintenant... faut se chauffer un peu la voix, parce que je vois l'oie blanche se pointer! - (oie... cygne... une vraie basse-cour ce château!) -

Bon, on laisse les deux "machiavéleux" monter leur scénario... et je reviendrais pour la scène deux un peu plus tard, étant donné que le dialogue est suffisament longuet comme ça je trouve.
Alors respirez un bon coup, le supplice est fini, ça vous
laisse du répit pour ceux qui ont envie, peut-être, d'écouter l'opéra, ... les autres... faites ce que vous voulez, de toute façon j'suis pas votre mère (encore heureux! hé, hé)

Bonne fin de journée et à bientôt
La dragonne
par Sieglind publié dans : Wagner
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Vendredi 25 août 2006
Bonjour!

Allez, je fais moins productif, y a pas à tortiller cent sept piges, mais au moins, deux productions par semaine... sinon, on perd le fil (comme dirait Thésée) et se refarcir l'article précédent, pour resituer la chose, ça peut devenir lassant comme menuet.



LOHENGRIN - Acte I (suite, scène 3)

Comme en deux scènes, on n'a pas sauté une génération depuis les faits du début, quant au lieu et personnages on prend les mêmes et on recommence hein?

Elsa, dans sa bulle "inspiratatoire" (1), le blaire toujours au vent... l'attitude extatique.... (sur scène on laisse courir mais, dans la vraie vie, elle fait pas trois minutes dans la rue sans voir venir des gentils monsieurs baraqués en blouse blanche, c'est moi qui vous le dit) refuse toujours de voir venir celui qu'elle appelle à la rescousse depuis presque une scène.

Il apparaît donc, cet envoyé divin, en nacelle tractée par un cygne - (j'imagine bien un énorme canard de bain, comme mon illustration pour la devinette, ça serait rigolo hé, hé) -  A mon avis, on a sous-estimé la vitesse de l'engin et il finit sa course sur la terre ferme, s'arrêtant pile poil au centre de la scène. Fonction aéroglisseur la barcasse, parce que chanter les pieds dans la flotte, à part pour les palmipèdes, (justement!), c'est pas top-top!
Il descend et on peut admirer sa tenue dernier cri : costard plaqué argent (classe mais un peu raidasse), casque en tissu du même métal "en" tête (là, à chaque fois, pas de ma faute, je sais que c'est on ne peut plus français, mais je vois le truc planté "dans" le crâne façon tomawak), couvercle de poubelle à l'épaule et cure-dent hypertrophié au côté (bouclier et épée si vous préférez le "classique"), et une langue de belle mère à la ceinture (une corne c'est d'un commun!). La foule pousse des "hip-hip-hip Hourra" en le voyant.

A peine son quarante-douze fillette posé hors du véhicule, on sent déjà qu'il ne s'est pas fait que des copains, étant donné que Frédo a dû faire l'armée, puisqu'il la joue "Grande Muette" et que sa belette Ortrud le "fusille" (elle aussi a fait l'armée c'est sur) du regard.
D'ailleurs celle-là, on ne l'a toujours pas entendu moufter et depuis le début, elle se l'est pétée "marquise de Montenbiais"(2) offensée et frigide (verbalement parlant... sa vie privée... c'est son problème, mais entre nous, on pige mieux que son mec soit aigre plus que doux, il "compense" par un excès d'orgueil et une soif de justice un peu trop claironnants je trouve... pas vous?). Je ne sais pas si elle s'emm..nuyait depuis le début, mais là, du coup, elle se réveille et change de ton (pour une muette... à voir...) en ayant l'air "légèrement" (euphémisme) effrayée par le visiteur et son destrier peu commun, et couine comme une gorette qu'on égorge (elle pousse un grand cri, mais je préfère le couinement porcin moi, j'ai droit?) C'est pire que l'arrivée de Jean-Paul (j'en reste à l'autre "génération" papale... s'cusez hé, hé) et tout le monde se découvre (découvrir... tiens donc... je les vois bien... baisser le calfouette moi... parce que je regrette... découvrir, ce n'est pas que pour l'ornement "têtale"  hé, hé!)

Le type a appris à chuchoter à l'oreille des... canetons parce qu'il se penche pour faire la causette à sa bestiole tractante:
"Allez, Auxfinesherbes (auf Wiedersehen, si vous préférez) mon canard (terme affectueux à double sens ici). Repars d'où on est venu... je sais que t'as des trucs prévus, j'voudrais pas te retenir!"

Une fois le volatile bodybuildé parti, le chevalier blanc s'avance et salue bien bas le roi (pas trop, à cause du costard en fer-blanc):
" Salut ton altesse et cinq lettres pour la bagarre qui se prépare (rapport à la guerre imminente avec les hongrois.. Suivez quoi!!)
- Sympa de ta part!- répond celui-ci - Si je n'me buse... je crois piger que t'arrives ici mandaté par le grand patron?
- Mon p'tit doigt m'a susurré qu'on frise l'erreur judiciaire et que j'aurai intérêt à couvrir les miches arrières de mam'zelle Elsa. Maintenant "baste"! Tu vas t'expliquer où je t'en retourne une?!"

Là, c'est à l'accusée qu'il parle... et sur un autre ton en vrai, mais j'avais envie qu'il la secoue un peu c't'engluée du bulbe, parce qu'il faut dire qu'elle s'est enfin décidée à regarder de son côté, mais nous la fait façon femme de Loth et la goule ouverte (tout ce qui a changé dans l'attitude "blondesque" c'est le positionnement du regard, passé du vertical à l'horizontal, ouah... ça a dû lui demander un effort surblondien!)
EvB (Elsa von Brabant) se risque à une figure acrobatique des plus périlleuses et éprouvantes: elle change de posture! Il faut dire que tomber à genoux au pied du type avec un regard chaviré de bonheur... faut oser quand on est spécialisé dans l'"inspiration divine" hé, hé!

"Mon Zorro! Tu fais ça et je deviens ta grille!"

- hé, hé, là je vous vois ouvrir des soucoupes occulaires énooormes! S'cusez, c'est un délire sur la traduction. J'explique: déjà, en français ils ont carrément dit que la nana s'offrait physiquement au type ("je me donne toute à toi" c'est pas pour jouer au scrabble!) alors que le texte de Wagner c'est tout de même plus "soft" :"que je sois ta femme" qui se dit "dass ich dein Gatte sei, sauf qu'en tapant... j'ai eu le mot qui lui ressemble drôlement en tête: Gatter qui veut dire grille, grillage. Fin d'une aparté qui ne faire rire que moi... j'arrête hé, hé! -

Lohengrin demande confirmation (il pourrait sortir un contrat en trois exemplaires, remarquez...) et stipule (en tout petit) que, si elle veut convoler avec lui, une clause interdit expressement à la contractante de demander certains renseignements à l'intéressé. En bref, pas de question sur son blaze, son pédigré, son lieu de naissance (les lignes sont biffées sur le papelard). Il insiste (lourdement?) mais c'est à cette (simple?) clause que tient tout le bastringue nuptiale, faut faire avec.. ou se la mettre sur l'oreille comme dirait Coluche!
Le comble c'est que, tout de même, il attend qu'elle signe (virtuellement parlant évidemment) pour lui déclarer qu'il en pince pour elle (un tien vaut mieux... etc).

Une fois contrat en poche, il revient à ses (ou nos) moutons et demande qu'on lui passe les minutes du procès. Lecture en diagonale et, se tournant vers Frédo, il lui demande réparation comme on dit:
"T'as tout faux mon pépère! Et si tu veux qu'on en cause... t'es pas sur d'être "éloquent" face à bibi!"

Les copains de Frédo, lui chuchotent qu'avec un adversaire "assisté divinement", ça risque de ne pas être de la tarte, mais l'autre s'entête:
"Même pô peur!Tu te la pète frime, mais je sais que j'ai raison, donc c'est dans la poche!"

Comme tout le monde reste campé sur ses positions (style début de kata à la "Kill Bill"ça serait rigolo aussi), le roi demande à ce qu'on leur explique les règles du jeu, c'est le hérault qui s'y colle:
Trois témoins pour chaque adversaire, celui qui dépasse les bornes de la limite (comme le poisson rouge Maurice pour ceux qui connaissent la pub), c'est à dire l'espèce de "ring" qu'ils ont tracé au sol, on coupe la mimine au noble (Frédo) ou au valet (Lohengrin) - (me faire traiter de valetaille (Knecht) par un hérault, ça m'aurait plû qu'à moitié ça!) - carrément la tête qu'on lui ratiboise! (quand je vous disais que ça rappellait la scène de "Kill Bill", le premier volet!)

Après un spitch de circonstance, au menu: glaive rutillant de la justice divine tranchant dans le noeud gordien du problème (tiens.. Salomon!) et donnant la force prise au félon au preux (les vases communiquant, ah... la physique!) et surtout une phrase que j'adore: "Eclaire-nous Dieu vengeur, notre sagesse n'est qu'erreur" (en gros: on s'en lave les mains dém..brouille-toi avec le problème, on est trop c.. pour se faire notre propre jugement, facile vous trouvez pas?)
Tout le monde fait ses voeux propres (ou sales, mais perso en tout cas) et le combat commence. Tout ce beau monde a reculé à distance respectueuse (un mauvais coup c'est vite pris) et ne restent que les six témoins qui entourent le "ring" (là, ils n'ont pas trop le choix, et leurs miches sont bien exposées, mais fallait pas lever la main aussi!)

Le signal de début de combat est donné par le roi qui balance sa claymore (sympa, sauf que ça se manie à deux mains, vu la taille de l'opinel!) sur un bouclier suspendu au chêne (nous on utilise bêtement un gong, m'enfin... chacun son style hein?)

Là, on s'attend au "Combat des chefs" et on n'a droit qu'à un combat style dragonne versus épluche-légume (c'est l'épluche-légume qui a gagné cette fois là!)! Lohengrin a entamé la partie, et par la même occasion son adversaire (il commence à frapper le premier et Frédo est blessé tout de suite et s'étale sur le gazon) Comme combat titanesque, j'ai vu mieux, mais, je pige que Richie Wagner, rallongeant sa partition d'une scène de combat plus conséquente... on arrivait presque à la durée des Maîtres Chanteurs sur le coup, c'est qu'il est prolifique en diable notre Richie comme vous savez.

Grand seigneur (quoi que traité de valet au début) Lohengrin fait grâce à son adversaire et tout le monde s'auto-congratule et se fais la bise... Tout le monde, peut-être pas... Frédo se paie la honte de sa vie et se demande s'il s'auto-trucide tout de suite ou s'il attend lui aussi une intervention céleste pour jouer la revanche et, enfin, on a droit de connaître la tessiture de sa belette Ortrud (mezzo-soprano, ma préférée) parce que Môdame daigne balancer quatre vers (elle aussi ça la tuerait de participer dès le début?.. J'me demande même si on n'aurait pas mieux fait de remplacer les musaraignes locales par des mannequins de grands magazin, en tout cas pour le début. Parce que côté figuration, ça va, mais elles appliquent à la lettre la formule :" sois belle et tais-toi" vous ne trouvez pas?)

Et là, grandiose le final! On a droit à Astérix!
Je ne mens pas (je "brode", c'est sur, mais c'est le texte). On couvre avec des fringues deux boucliers (celui de Lohengrin et celui du chêne royal décroché pour la circonstance) et y montent le chevalier blanc et non pas sa monture (trop facile celle-là aussi hé, hé) mais sa future femme, Elsa.

Fin de l'acte sur une foule délirante et gouallante, alors que Frédo pisse le raisiné près de sa moitié qui a une phrase zarbi: "qu'est-ce que c'est qu'ce type qui a brisé mon "pouvoir"?... A cogiter... De qui et de quoi parle-t-elle?

Allez, j'ai produit ma longueur favorite pour bien vous "caler" jusqu'à la semaine prochaine, alors je peux continuer mes petites affaires? Vous ne vous ennuierez pas?

A plus tard donc pour l'acte deux de Lohengrin. Bonne journée
La dragonne



(1) J'attend la statue... grandeur plus que nature (échelle deux, ça me conviendrait même)... parce que les figurines, genre jeu de rôle j'ai déjà et je fais partie du P.L.N.J (parti de libération des nains de jardins). Je vois un truc "modeste"... des dimensions de la nana de Bartholdi mais vous m'enlevez le galurin façon barbelés hein?

(2) Ou "Tronchenbiais", ça dépend. Encore une expression familiale pour parler des snobes et des hautaines (celles qui se la pètent sang bleu quoi!).
par Sieglind publié dans : Wagner
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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