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Mardi 29 janvier 2008
Bonjour !

Allez, ça va suffire question repos neuronale non ? Si je continue, je vais m'ankyloser de ce côté là, ça serait ballot d'avoir une cognition qui tire de la patte hein ? Et puis on a un opéra à l'ordre du jour si vous vous souvenez. Les mésaventures d'un certain Rigoletto du Verdi*, faudrait s'y coller tout de même.

Première de cette oeuvre à la Fenice de Venise (1851) mais vu que la flotte de la lagune est bien passée sous le pont des Soupirs ou du Rialto depuis, ça ne nous inspire qu'un enthousiasme tiédasse de savoir ça, enfin pour ma part, comme vous commencez à le  savoir, l'historique et le dépiautage technico-lyrique d'une oeuvre, je les laisse aux pros.Tout ce que je peux me permettre d'avancer, mais ça ne concerne  que mes goûts en la matière c'est que j'aime bien cet opéra surtout pas pour les airs connus  (Juanita Banana et Comme la plume au vent ça vous parle ?) Parce que j'ai un petit faible pour les barytons et que le héros en est un, parce que le bellâtre est le méchant de l'histoire... et parce que j'ai du mal à rester calme à l'audition du quartet final, on est obligé de m'accrocher du lest à la cheville, je commence à léviter (quand il est correctement interprété, cela va sans dire !) Bizarre, ça me fait le même effet pour le quintet des Maîtres Chanteurs aussi (je  l'avais mis en exemple des "douceurs wagnériennes" si vous vous rappelez)

Donc, on s'y lance, préparez la boîte de mouchoirs... ça va chouiner dans les chaumières !

Rigoletto - Giuseppe Verdi - Acte I -
(cliquez sur le titre, vous aurez l'Ouverture)

Le lieu :
Mantoue, une ville si connue que j'ai dû aller voir où ça se situait précisément, vu que c'est pas là que je vais tous les jours chercher ma baguette de pain pour le repas de midi. Ville de Lombardie, dans la plaine du Pô (là, je sens que vous respirez enfin, ça vous angoissait ce blanc dans  vos connaissances géographiques hein ?)
Une salle de "teuf" dans le palais ducal. Toutes les portes sont ouvertes, vu que c'est la foule à se piétiner les arpions et qu'on commence à manquer d'air. Des dorures, des lustres à pendeloques, des robes traîne-sauce, des costumes de pingouins du seixième partout (euh... seizième siècle, évidemment, pour l'arrondissement, vu ce que j'ai mis au-dessus, ça serait un peu trop délocalisé non ?) Le personnel de maison arpente l'espace encore libre pour ravitailler tout ce beau monde en canettes et amuse-ballots diverses, ça a besoin de carburant un "mondain" !

Les personnages :
- Le Duc de Mantoue (le "méchant" de l'histoire) proprio de la bicoque "enfestivée"
- Matteo Borsa,  serpillière patentée, courtisan si vous préférez
- La comtesse de Ceprano et son mari, invités (là encore...lire entre les lignes, ils avaient un biffeton d'entrée pour deux à la fiesta, lui n'a pas eu droit à la visite guidée de la garçonnière ducale tout simplement)
- Rigoletto, le bouffon  des lieux, pas gâté par la nature, mais qui tient paradoxalement le beau rôle dans cette histoire, même si elle n'est pas très "Rigolettote" ! En plus d'avoir une tronche pas très harmonieuse quant aux traits, il se tape une énorme bosse dans le dos, c'était sonneur à Notre-Dame ou Bouffon de Cour ses choix professionnels.
- Marullo, un noble chevalier (noble ? Au milieu de cette "chienlit" ** ça m'étonne...)
- Monterone, un autre comte, dont la gamine, qui devait chercher le chemin des toilettes pour dames s'est paumée en route pour se retrouver les ripatons pris dans le couvre-lit ducal (ce coco pourrait aussi avoir son air du Catalogue vous ne pensez pas ?)
- Sparafucile, un tueur à gage (spadassin à l'époque) tournant autour des grandes maisons, il est sur d'y trouver toujours du boulot.
- Gilda, fille de Rigoletto (mince ! j'ai vendu la mèche... il ne voulait pourtant pas que ça  s'ébruite, vu les propensions à marivauder de son patron ! Vous croyez que ça va avoir une incidence sur la suite ?...)
- Giovanna, dame de compagnie de Gilda (elle me rappelle méchamment la duègne de Marguerite dans Faust)
- Un choeur verdien, toujours en pleine forme (ah... que ne serait Verdi sans ses choeurs...)

Ouverture du rideau sur la salle de fête, tout le monde se trémousse, rigole, lève le coude au son de la musique venant du fond de la scène. Deux zigottos sortent de la masse pour respirer un peu, le duc et son lèche-botte de Borsa :
"- Canon j'te dis !! C'est de la balle cette nana !
- Où tu l'as dégotée ?
- Coincée entre le bénitier et  un prie-dieu à l'église du coin ! Et le comble c'est qu'elle y va quasiment tous les jours ! Elle crèche dans une bicoque ravitaillée par les corbeaux, un mec vient la rejoindre tous les soirs, la jouant "conspirateur" d'ailleurs... Paternel... légitime... j'sais pô qui c'est
- Et on peut connaître ton plan ?
- Bam-bi-nesque ! (Euh  enfantin ; désolée... livret italien... ça influence) la faire tomber raide dingue de moi, tu connais plus fastoche ?.. Tiens... La nana de Ceprano croise dans les environs, pas mal son;.. accastillage *** non ?
- Met un bémol dudu... le légitime joue le remorqueur !
- M'en fiche de l'optimist c'est le catamaran qui m'intéresse et encore, tu sais que j'aime bien changer de rafiot. Un par jour c'est amplement suffisant, c'est vite attaqué par les berniques les barcasses. - (la comtesse approche) - ah... tu décanilles ? Si tôt, y a le feu aux flaques ?!
- Obligée, c'est mon bichon qu'à les clefs du hangar à bateaux (et du coffre-fort du capitaine !)
- Mais j'vais m'ennuyer comme un rat mort dans la cale moi !!! La "vedette" étant repartie à son appontement, qu'est-ce que je fais avec les youyou moi ?!
- T'arrête tout de suite, y a des oreilles qui trainent !
- M'en fiche comme de ma première bordée moi ! Et qui est à la barre ici ? Nan mais, faudrait voir à ce qu'on se mutine... tu restes !"

Il prend le bras de la nana et se dirige vers la piste de danse. Rigoletto, le mari et des courtisans arrivent. Le  comte sent le coup de tabac pas loin et sort du même côté que sa nana et le duc;;.. ça fait rigoler Rigoletto qui dégoise un peu sur les nanas et leurs moitiés jalouses avant de sortir à son tour.
Le chevalier Marullo entre en courant... une vraie pile électrique.. et c'est dur de lui faire déballer ce qu'il vient d'apprendre. En gros, il a découvert que le bouffon avait une belette, ce qui fait bien se bidonner les courtisans, un bossu "Cupidon" (sic) ça sort de l'ordinaire.

Le duc entre à nouveau, sans sa "goelette", suivi de Rigoletto puis du mari de la Ceprano .
"Qu'il est saoulant c'ui-là ! Il me colle au train, comme la mouche à son étron, comment je vais pouvoir m'en débarrasser pour m'occuper de sa nana ?!
- Vélociraptorise-là !
- Moui... pas c... Mais le mari, j'en fais quoi du mari...
- Tôle ?
- Euh... Moyen...
- Exile ?
- Tu pousses un peu le bouchon Maurice !
- Mieux ! Une petite décollation, ça  te dis ? - Il se passe un pouce sous la gorge, même sans causer italien, on pige tous l'allusion - et pis ça sera pas de la perte sur le poids du bestiau, vu sa légèreté !
- J'ai tout entendu, sale teigne ! - éructe un Ceprano furibard  -
- Fais gaffe le bouffon - conseille son patron - vaut mieux réfléchir à ce que tu dis des fois...
- Mais je dis pas que des conneries (lui non plus... je l'aime bien ce gars-là...) la preuve ! Et pis t'es là pour me protéger des volées de bois vert non ?"

Le comte est en train de mettre au point une vengeance mitonnée maison assisté des courtisans, ça risque de chauffer pour Rigoletto, et pas plus tard que cette nuit. Ils sont interrompus par la foule des danseurs qui a décidé d'élargir son champ d'action, quinze entorses, un épaule démise, quarante-douze orteils d'écrabouillées, sans compter les yeux "beurre-de-noirés" par une gestuelle chorégraphique manquant de rigueur, on a besoin de prendre de la distance !

Le comte de Monterone entre  et chope le duc avant qu'il n'ait le réflexe de se planquer :
" Euh Machin... t'aurais pas vu ma gamine ? Et t'as intérêt à répondre, c'est pas tout ton tralala qui va m'impressionner !
- Et gnagnagna.! - le singe Rigoletto, puis il prend une mine faussement sévère et digne - Très cher, vous mettez la sureté de l'Etat à rude épreuve, ça frise le crime de "baise-majesté" ça !!! Allez... "on" est magnanime, "on" passe l'éponge ! Barre-toi, t'en arrives à décolorer le papier peint avec ton teint sinistre, ça jure !
- Toi, le sac à m... tu la boucle ! Allez Duc, un p'tit effort... vises au coeur, ça ira plus vite, après ce que t'as fait à ma fistonne, mon héraldique vient de se prendre un sacré pain !
- ça devait arriver, il a pété une durite ! La vache ! Le regard qu'il se tape !
- Nan mais, faudrait voir qu'on se débarrasse de moi en lançant son roquet sur moi (il regarde du côté de Rigoletto, évidemment) t'es à gerber le duc ! Et toi, l'asticot (serpent dans le livret, c'est un chouillas plus noble), tu te fiches de ma trombine, mais tu ne perds rien pour attendre...j'te colle au c. une malédiction que t'es pas prêt de faire partir au détachant mon gars !" (allusion à la "chienlit" hé, hé)

Là, c'était le truc à ne pas dire, il vient de tronçonner lui-même le billot où il va poser sa tête ! Il est conduit manu militari loin des festivités, pendant que la bonne société retourne faire des entrechats  sous la boule disco.

Fin de la scène six, changement de tableau, donc j'arrête... Et là, ne me dites pas que c'est long...  j'ai fait un effort.

Bon, ça promet quoi la suite... la rencontre avec la femme mystérieuse et son compagnon mystère?... La vengeance des courtisans?... à voir.. On verra donc, mais plus tard. Bonne journée et portez vous bien !

La dragonne (qui file vous lire, promis !)


PS: pôur info, pas top, mais on a quasiment tout l'extrait ici

Un truc pour la route, une paraphrase de Liszt, futur homme d'église mais très peu porté sur l'humilité en tout cas, vu qu'il se devait de faire passer toutes les oeuvres des autres musiciens par ses pognes pour être "acceptables" (enfin, ça n'engage que moi évidemment, mais entre "géants" on se comprend et s'assemble..il a été le joli-papa de Richie Wagner !)


* Là  petit aparté (déjà ?) j'ai presque su "par accident" d'où était tiré l'argument. En fouinant môme dans la bibliothèque de ma mère adoptive pour trouver un truc à me ficher sous les circonvolutions cérébrales j'ai trouvé quelques volumes d'une minuscule collection, façon poche mais reliée (très "livre de dame" de la belle époque le format, le petit truc qu'on peut glisser dans sa pochette de bal quand on s'ennuie trop à jouer les potiches sur la banquette en gardant le sac de la copine ou en attendant le train vapeur parce que poireauter les bras ballants ça ne se fait pas, faut paraitre toujours occupée et surtout, maître mot : réservée !) Et j'ai lu Le Roi S'amuse de Totor Hugo (1832)et d'autres choses tombées aux oubliettes parce que dans cette collection figuraient énormément de littérature à l'édification des jeunes filles d'un autre âge, ça m'a faite flipper, je me voyais rentrer au Couvent des Piafs la dernière page tournée moi. C'est bien plus tard que j'ai entendu-vu Rigoletto retransmis à la télévision et que j'ai tilté en me disant que ça me rappelait quelque chose. Vérification faite (j'ai horreur de rester sur un doute) c'était bien de ce cher Totor que Joseph avait tiré son inspiration.

**  mot découvert par hasard, en écoutant la Khovantchina de Moussorgski, je croyais que c'était le nom de l'héroïne, mais pas du tout puisque voulant dire "chienlit", je suis allée voir la définition dans le dico familial... En gros, ça équivaut à bordel organisé... cata intégrale... pagaille titanesque....C'est vrai que dans la Khovantchina, ça s'applique particulièrement. Par contre là où je me marre c'est que sans savoir la "vraie" définition, je l'avais bien cernée rien qu'à l'évocation du mot... Allez cherchez... pas si dure.... c'est écrit dans le mot...
Bon, je vois que je suis obligée de mettre les choses à plat. Le mot désigne un costume traditionnel durant le Carnaval de Paris, http://fr.wikipedia.org/wiki/Carnaval_de_Paris
costume qui se composait d'une chemise de nuit avec l'arrière train badigeonné de moutarde... évocation d'accident intestinaux nocturnes... classe hein?

*** L'accastillage est l'ensemble des trucs sur un pont de navire qui aide à manoeuvrer les voiles, j'ai eu l'image de la nana glissant comme sur de la flotte pour se rapprocher du duc, façon goelette ou yacht customisé arbre de Noël, désolée, je ne maîtrise que rarement mes "images" d'où tout le dialogue qui s'en suit... façon la Croisière s'amuse.ou les Gaietés de "l'Aviron"




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Lundi 8 janvier 2007
Bonjour!

Allez, pour la majorité, c'est la fin des congès de fin d'année, donc j'y retourne. D'accord, suivant la logique, je ne devrais pas m'en occuper, étant donné que je ne suis pas dans le cursus normal de la vie active (en gros j'suis une grosse feignasse de mère au foyer, comme m'avait envoyé un jour quelqu'un qui s'en est vite mordu les dents d'ailleurs, faut pas me saouler longtemps avec les poncifs de ce genre) mais par solidarité avec ceux qui bossent (donc ne sont pas feignasses comme moi) je fais comme si, et me lève tôt en conséquence.

Euh... j'suis crédible ? Pas trop hein ?... Bon d'accord, vous gardez le truc sur la personne qui s'est vue habillée pour plusieurs hivers quand elle m'a traitée de glandeuse, ça c'est véridique, mais on va plutôt dire que je me lève en même temps que dragon sinon je repique du pif et c'est lui qui doit me secouer pour me réveiller à son retour en me tendant sa gamelle de midi pour raison de morne-plainitude côté cuistance (j'ai une fâcheuse tendance à faire le tour du cadran si on me laisse sous la couette, c'est dans ma nature plus que profonde, abyssale dirais-je)

Bon, c'est pas tout ça, faudrait peut-être se bouger pour narrer la fin de Macbeth, sinon, j'en connais qui vont être obligés de l'inventer eux-mêmes si ça continue. Donc, on y retourne et vous remarquerez là encore, que l'acte est sinon bâclé (j'aimerai aussi bien bâcler quelque chose moi tiens !) du moins pressé dans le mouvement (genre coupé en quatre scènes ou plutôt tableaux relativements courts avec changement de lieu à chaque scène, bonjour les machinistes et accessoiristes divers, ils doivent tâter du métier grave là !). Si on y regarde bien, la présentation de l'acte arrivera même à être plus longue que son contenu (enfin rapport à la longueur de chaque scène naturellement)

                                      J'suis prématuré et alors... ça te défrise ?!

MACBETH - Acte IV

Le lieu ou les lieux donc :
- au premier tableau, une zone paumée et floue à la frontière de l'Ecosse et de l'Angleterre. Floue à cause du fog évidemment et paumée... parce qu'elle est du genre à être survolée par les colombes du Sénégal et encore elles volent sur le dos pour ne pas voir la misère. Dans le fond, joliment peinturluré sur la toile, le fameux bois de Birnam évoqué par les sorcières (j'imagine assez bien une production locale des petites sections de maternelle moi, ça ne jurerai pas trop avec certaines "productions picturales" des  metteurs en espace, j'suis p't'êt' vache, mais faut voir ce qu'ils nous pondent des fois !)
- deuxième tableau, une galerie dans le château de Macbeth, assez floue la description du livret, mais je vois bien un portion de couloir lugubre à souhait, genre celui de la Belle et la Bête de Cocteau  y compris flottements de rideaux dûs aux courants d'air et appliques murales en forme de bras de mecs articulés et qui suivent vos mouvements (j'étais pas bien haute, mais quand j'ai vu ça, j'ai flippé ma race pendant un bon bout de temps, je vous garantie !)
- on passe de la galerie à la garçonnière de Macbeth (c'te manie des emblasonnés d'avoir leur propre piaule ; ou alors tous les sangs bleus ronflent comme des sonneurs et c'est pour la paix des ménages, si j'étais langue de p. j'avancerai bien qu'ils font souvent hôtel du cul tourné, Môdam ayant ses névralgies dès que le soleil descend à l'horizon, mais ça serait méchant... quoi que... vu la tronche de certains..."fin de race" ça s'explique des fois)
- dernier tableau, une vaste plaine (aussi morne que celle de Totor Hugo) ; nouvelle production des grandes sections sus-évoquées, un trait vaguement horizontal avec du bleu franc au-dessus et du vert-pomme pas mûre au-dessous (sont mimis ! Ils idéalisent tout, allez trouver du bleu et du vert franc dans les landes outre-manchiennes, et ailleurs aussi si on y pense !)

Les personnages :
- Au premier tableau, un choeur bien affligé (genre tire-jus passé à l'oignon juste avant pour une larmichouille réaliste), un Macduff  boudant dans son coin (je vous concède un "enfin !" de soulagement) et un Malcolm totalement inconnu au bataillon, à part pour ceux qui connaissent la généalogie du roi Duncan, mis en apnée définitive au début, et pour cause, c'est son fiston, celui qui s'est barré parce que ça sentait le roussi cette nuit là (et vu aussi que les Macbeth ont tout de même tout fait pour le faire accuser de parricide), celui-ci secondé par quelques copains de l'armée anglaise de l'époque (des bobbies façon Sacré Graal, ça me plairait bien...)
- Au second tableau, le doc personnel des Macbeth, une version plus... élisabéthaine de notre médecin de famille, la comtesse déjà vue quand Macbeth a pété une durite en pleine fiesta, rôle style garniture de cheminée, juste pour dire que la lady n'est pas le seul rôle soliste féminin de la production mais pas assez importante pour qu'on se soit donné la peine de filer son pseudo (pfff! y'en a vraiment que pour les têtes d'affiches !) et la lady en question, pas au top de sa forme.
- troisième tableau et quasi monologue de Macbeth se prenant le chou tout seul, avec juste un choeur "au-dehors" (normal, vous invitez rarement du monde à assister à votre ratatinade de moral, à part si vous êtes au théâtre évidemment)
- au dernier tableau, on voit se pointer en vrac dans la hâte d'en découdre, un Macduff décoiffé, des supporters  boostés à  la roteuse, Macbeth (faut bien qu'il soit présent, vu que ça va être sa fête, et  de nouveau le fiston de Duncan, Malcolm.

Donc, levée de rideau sur la frontière écosso-anglaise (ou anglo-écossaise, à vous de choisir votre camp) avec un choeur en train de se la jouer choeur antique de lamentations. Au programme : patrie opprimée (récurent comme déjà dit chez Giuseppe, ça a dû plaire à l'époque !) sombre coco à éliminer rapport à une épidémie galopante de suicide par coups de couteau dans le dos, désertification des campagnes due non à l'attrait des villes mais à l'épidémie sus-nommée, tout ça sur fond de pleurs de crocodiles c'est à dire mouchoirs sur le pif pour pas qu'on voit qu'on en a rien à battre, vu qu'on est payé pour jouer les pleureuses (enfin "on" concerne les choristes évidemment, nous on en a pas grand chose à secouer non plus, mais on a dû même refiler du blé au lieu de se faire payer, cherchez l'erreur...)

Macduff arrête de faire du boudin pour la ramener, style "j'suis le plus malheureux et en plus j'ai un vrai rôle soliste, moi !" (péteux !):
"Mes pov' lardons ! Même ma belette y est passée ! Quelle enflure ce Macbeth ! En plus, je me tape la honte de ma vie, vue que j'étais à Perpet-lès-Bouses quand c'est arrivé, en train de protéger mes miches pendant qu'il se la jouait Hérode et massacre des innocents. Gare à ses valseuses, j'vais m'en faire des pendants d'oreilles pour la peine !" - (pas grand chose à voir avec le livret, sauf que je suis dans ma période "trophées tribaux")

Malcolm arrive au son du tambour (c'est pas la Fille du Tambour Major d'Offenbach, ne vous gourez pas !) avec ses potes et la première chose qu'il demande c'est le nom du bois qu'on voit au loin (quel mal poli, ni bonjour ni m... !). Quand il est renseigné (comme si c'était vital, suffisait juste de savoir que c'était une forêt... m'enfin...) il a une idée lumineuse (genre "chtonk") et voit bien sa soldatesque déguisée en Ents pour se fondre dans le paysage et ratatiner du tyran avec effet de surprise en bonus. Il demande qui est de la fête et, vu que tout le monde lève le bras (ils n'ont pas vraiment le choix, de toute façon) toute la troupe entame un champ guerrier genre "Tiens t'aura du gourdin, et dans le bas des reins un coup d'pied dans les rotuuuuuleuuuu" (pas logique non plus, mais version paternelle de l'hymne de la légion)

Changement de tableau et on trouve le doc. en train de chuchoter (version "sotto-voce" lyrique) avec la comtesse anonyme sur la santé neuronale de lady Macbeth:
" Deux nuits qu'ça dure ce p'tit manège ! En plus de somnambuler elle dégoise ! Et de quoi?
- Comptes pas que je déballe ça ! J'y pige rien et ça me fiche les miquettes ! Tiens la v'la qui v'nant !
- C'est obligé la loupiote qu'elle se trimballe ?
- Quitte pas sa veilleuse, elle flippe dans le noir comme les mômes qui sait !
- Elle fait un de cet oeil de tête de veau sauce gribiche ! - (gli occhi spalancare ou écarquiller des mirettes, c'est moins visuel je trouve, c'est le cas de le dire d'ailleurs) - mais qu'est-ce qu'elle magouille ?
- Elle se lave les pognes."

Pendant que les deux zoziaux commentent la gestuelle de la lady, façon "Taboo", au cas où ça ne serait pas assez clair pour nous, la nana commence à blablatter toute seule, alors que les deux autres n'en mènent pas large, vu l'aveu :
" Purée de patafiole de tâche ! Tu vas partir dis !!!... Bon c'est pas tout ça, tu vas te bouger au lieu de trembler comme un môme ! Ziva !... Mazette ! C'est quoi la contenance "hémoglobineuse" d'un vioque en général ? Parce que là, y m'semble que ça fait tout de même pas mal non ?...  Et avec quoi je vais ravoir mes paluches maintenant ?!... T'es pâlichon façon p'tit suisse mon pauv'gars ! Mais te fais pas de bile, il est pas prêt de remonter d'où il est Banquo !... On sonne à l'entrée... rapplique ta couenne et fiche-toi des baffes pour te donner des couleurs aux joues, ça fait trop flag !"

Elle s'éloigne ainsi que les deux autres, pendant qu'on entre pour le troisième tableau dans les appartements de Macbeth.(plateau tournant? Scène sur vérin hydraulique, décors peints sur roulettes et poussés par des types planqués derrière ? Tout est à envisager). Le sombre individu à l'humeur dans le même choix de nuancier est en train de marmonner contre Macduff, vendu sinon à Moscou du moins aux anglais, et qui va lui ficher des bâtons taille poutres faîtières dans les rayons de sa bécane. Même s'il n'arrête pas de se rassurer en se disant qu'avant qu'un type né d'une nana lui coupe définitivement le sifflet, il  y aura crue du siècle, il  sait bien que ça commence à sentir la fuite de propane. En plus, question réputation, vu son actif, il est pas prêt de se faire de copains prêts à lever leur chope à son enterrement, vaut mieux même envisager un cercueil programmé pour s'enterrer tout seul, ça risque de ne pas être la foule non plus pour le porter jusqu'à son carré de gazon!

On entend couiner dans les coulisses que la reine vient de clamser et on assiste à  l'arrivée en roulé-boulé de la comtesse (version chute au judo qu'on apprend dans les premières leçons) pour confirmer la chose, au cas où le choeur encoulissé n'aurait pas été assez audible.
Réaction de l'intéressé : il s'en fiche comme de l'an quarante, genre la vie c'est beaucoup de bruit pour pas grand chose et délire d'un bredin (là, c'est assez similaire à la tirate de Willie) c'est tout juste si on a pas droit à un bras d'honneur, il traite vraiment la mort de sa musaraigne par dessus la jambe (faut dire que comme purge, elle se posait là non ?)

Autre coup de théâtre, le choeur des soldats entre en beuglant que le p'tit bois fait des siennes (la forêt marche quoi).
Autre réaction de Macbeth : "j'me suis fait entuber par les barbues pactisantes (n'oubliez pas, les sorcières sont censées être pileusement fort bien fournies) mais j'm'en bat l'oeil, je fonce, ça passe où ça casse !". Il sort suivi par ses sbires et on change de tableau pour arriver à l'ultime scène (ouf, plus bien longtemps à souffrir mon verbiage, vous pouvez commencer à respirer !)


Les soldats anglais sont en rang d'oignon avec une branchette à la mimine (c'est comme le casque des types à l'armée, avec un brin d'herbe, ils sont persuadés de se fondre impeccablement dans le paysage) et s'avancent lentement, vu que du bois ça doit avoir quand même du mal à se bouger les racines (un peu de réalisme que diable!

Macduff l'ouvre encore (maintenant qu'on lui a laissé la parole, il en profite, avant que le rideau ne tombe)
"Lâchez vos brindilles, on passe à la vitesse supèrieure !"  Il dégaine son coupe-papier en traversant la scène pour sortir côté cour, suivi des soldats. Un petit intermède façon galop de la brigade ultra-light et il revient, ses potes toujours aux miches, côté jardin en se tatanant avec Macbeth :
"Bin mon colon, ça va être ta fête !
- Même pas peur ! T'es né comment toi, pour croire que tu peux me maraver ?
- J'suis un prématuré, on m'a tiré avant terme du giron maternel et toc !
- Et m... tous les bols !"

Pour la forme, on s'enfile un p'tit pousse-rapière et on s'escrime (hé, hé) à nous convaincre qu'en plus d'être chanteur, on est ceinture vert-chocolat-bleu-pâle de katana occidental (à dire vrai, "mon" Macduff au Capitole avait plus de chance de s'éborgner lui-même que d'épingler Macbeth, mais l'autre bougeait autant qu'un mannequin de stand de tir, valait mieux, vous imaginez un Macbeth feintant et appliquant la botte de Nevers, le tyran aurait mis du temps à être punaisé au décors !).
A propos de punaisé, voilà Macbeth piqué au vif (au sens propre) et qui pisse le raisiné (encore une agonie lyrique qui m'espante, il se vide et trouve tout de même la force de sortir son air, il a de la ressource l'agonisant !). Il se ficherait des baffes d'avoir écouté les sorcières, mais il faut dire que c'est sa faute, elles étaient peut-être énigmatiques mais il aurait dû se renseigner sur ses connaissances non? Et puis ce genre de pacte, dans les films ou les bouquins, il faut être la dernière des buse pour ne pas se douter de l'entourloupe !

Après avoir réalisé qu'il s'était laissé avoir par son ambition hypertrophiée, il décide, enfin, de rendre le dernier soupir et tous les... survivants se lancent dans un choeur triomphant:

"Il s'la pète moins le sournois, maintenant qu'il est transformé en sushi ! Un hourra pour Macduff, il nous a bien débarrassés d'un sacré nuisible ! Enfin on va pouvoir se la couler douce, vu que le vrai roi est dans nos p'tits papiers !"

Fin de l'acte et moralité: évitez les cartomanciennes si vous voulez vivre au pays des kilts, de un, parce qu'elles piquent du museau, ce qui n'est pas tendance pour des nanas et de deux, parce qu'il faut savoir décrypter ce qu'elles dégoisent façon centuries du célébrissime Michel de Nostre-Dame, sinon on est sur de se faire rouler dans la blédine (farine c'est trop commun aussi).

Bonne journée (et même plusieurs pour digérer mon pavé, mais vous avez l'habitude maintenant)

La dragonne qui file chez vous voir ce qu'elle a loupé.
par Sieglind publié dans : Verdi
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Mercredi 3 janvier 2007

Bonjour !

Enfin me revoilou à la maison ! J'espère que tout le monde a passé une fin d'année sympa et un gros poutou pour la circonstance (plus contagieux, je vous rassure).

Bon, c'est pas que je vais cracher sur le fait qu'on se soit éclatés pendant trois jours de fiesta avec les potes, mais j'avais un Macbeth sur la gazinière et le laisser en plan, après juste trois post-its, ça faisait tout de même désordre non? Au fait, je ne suis pas passée chez tout le monde, mais rassurez-vous ça va viendre (et merci les potes de vous inquiéter pour mes p'tits microbes, ils trépassent doucement mais surement, feront pas la loi avec moi, savent pas à qui y z'ont affaire ces nuisibles !)

Alors on y retourne? Pour vous resituer l'endroit où on s'était arrêté, Macbeth, après avoir fait zigouiller son pote Banquo, histoire de contredire les sorcières du premier acte, se la pétait retour de mauvais trip avec visions, sueurs froides et fantome, et, pour bien ficher la honte à sa belette, « délirium-tremenssait » en pleine boum organisée pour fêter sa promotion.


MACBETH – Acte III – (comme dit précedemment, très court, vu la place qu'y tient un ballet... de sorcières évidemment)

Le lieu: le quartier général du club féminin local, chichement éclairé, on y voit comme dans le c. d'un chat noir en fait, mais très tendance, vu que c'est une grotte... mais pas de Gien (grotte de Gien... mouai... on fait avec hein?). En plein milieu, un chaudron grand modèle (version collectivités), étant donné que si on fiche un camping-gaz avec une cassolette, ça la pète un peu moins, surtout quand on est au paradis ou au dernier rang du parterre. Dedans, ça bouillonne mais vaut mieux p't'êt' pas savoir ce qui mitonne à l'intérieur (tiens... ça me rappelle ma cuisine). La mise en scène précise «éclairs et tonnerre ». Alors là, je voudrais bien savoir la taille de la résidence troglodyte parce que pour avoir un orage à l'intérieur, faut tout de même du vent (ore, en vieux françois, ça veut tout de même dire vent) et que les couches de nuages aient le temps de se fricasser le museau ! Ou alors, on l'entend de l'extérieur, mais les parois de la grotte doivent être sacrément translucides pour qu'on voit les éclairs à travers... M'enfin, on dira qu'au théâtre tout est permis et que les metteurs en espaces sont persuadés qu'on est des potiches finies pour gober ça (ça ne mange pas d'avoine, ça ne coûte rien, si vous préférez et si ça peut leur faire plaisir...)

Les personnages : les sorcières du premier acte, toujours en trois équipes, Macbeth, des fantomes (chouette ! Ça vire au film à la Hammer !), un messager (héraut, ça fait mieux vous croyez?), lady Macbeth à la fin.

L'acte s'ouvre donc sur les sorcières en train de faire leur tambouille tout en se racontant les derniers potins du bled (je pencherai plutôt pour la narration de leur dernière virée au zoo, vu le sujet m'enfin...) :

« Le greffier a miaulé trois fois!
- Pareil pour le hérisson ! (enfin il a glapi mais c'est un détail)

- Le corbac fait des siennes et le hibou chouine (pleure)

- C'est pas tout ça, mais si on s'trémoussait un peu, j'aime bien ce morceau.

- Et ça nous empêche pas de bosser pour finir le rata »  (j'ai jamais essayé de cuire le frichti en dansant la macarena, j'vais tenter la prochaine fois, promis !)

Là, suit la liste des ingrédients de leur recette spéciale et celle-ci valant son pesant de cacahuètes, je vous la donne :
- nageoire de requin (bon, jusque là, on pourrait être au chinois du coin de la rue),

- crapaud bourré de venin (déjà moins courant),

- oreille de macaque noir, (là, c'est plutôt chez l'herboriste asiatique, rayon aphrodisiaque non?)

- ciguë fraichement coupée (le soir même de préférence), un p'tit tour de bouillon et on rajoute le reste :
- écaille de dragon vert (le plus courant dans la région certainement)

- hémoglobine de guenon (c'est vrai que depuis le début, c'est vraiment de la faune pur jus écossais !)
- vipère rampante (si vous voyez une vipère en train de courir le cent mètres coudes au corps, vous me faites signe hein?)
- patte de faucon noir pétée dans sa chute, (s'cusez, référence au film dont j'aime bien la musique de Hans Zimmer au demeurant), re-p'tit coup de bouillon avant les derniers ingrédients :
-pouce de marmot pâlichon ratatiné quand il chouinait (là, ça devient gore ! Et ça s'arrange pas la suite !)
- lèvre de Tartare (pas le fromage, le type qui fait cuire son steak sous son valseur à cheval... ou son steak de cheval en valsant... ou son tartare en dansant avec son canassson... ou... enfin bref !)
- coeur d'hérétique (comment ça se reconnaît? Quand on ouvre le coco il n'a pas de foie?... Je sais... facile celle-là aussi, mais on dira que c'est parce que je redémarre hein?)
- D'ailleurs, petite aparté, dans la traduction française, la lèvre et le coeur n'ont pas la même provenance (nécromant au lieu de Tartare et Juif mécréant au lieu d'hérétique) je préfère la version italienne moins... tendancieuse si vous voyez ce que je veux dire. Fin de l'aparté -

La recette est finie, suffit juste d'attendre que ça mijote et les nanas en profitent pour s'exprimer chorégraphiquement dans un ballet on ne peut plus classique (enfin la version que j'ai vue au Capitole évidemment) Je les verrai bien smurfer moi, ça serait plus pêchu non?

Le ballet fini, Macbeth entre en signalant à ses potes, venus en renfort, qu'il est assez grand pour consulter la madame Irma du coin sans garde chiourme.

« kek'vous bidouillez?
- Recette maison !
- Un p'tit complément d'info sur les prédictions?
- En différé ou live? (par elles ou par leurs maîtres si vous préférez)
- J'préfèrerai avoir vos patrons en ligne
- On demande un spectre à l'accueil ! »

A ce moment un fantome, ou plutôt sa caboche casquée apparaît alors que les sorcières conseillent à Macbeth de prendre des notes au lieu de faire dans ses molletons :
« Si j'étais toi, j'me méfierai de Macduff (le type « garniture de cheminée » des actes précédents)
- Bin v'la une nouvelle fraîche tiens ! Comme si j'm'en doutais pas ! »

Le fantome disparaît avant d'en dire plus et apparaît un autre ectoplasme, sous les traits d'un gamin couvert de sang (il a dû se maraver après une partie de billes un peu serrée)
« Continues à t'entraîner à l'hécatombe Macbeth, t'es doué et t'as rien à craindre d'un type né d'une nana !
- C'est pas que je flippe ma race, mais Macduff, ça va être ta fête ! Vaut mieux prendre les devants, on ne sait jamais, et ça va m'économiser des somnifères pour les nuits prochaines. » (à votre avis, il a écouté un traître mot de ce que l'ectoplasme lui a dit? On dirait qu'il a plutôt fait une fixette sur le premier non?)

Un nouvel escamotage fantomatique pour laisser la place à la troisième apparition, un gnard « endiadèmé » portant un bonzaï (un petit arbre, c'est pas ça?)
« T'as de beaux jours tyraniques devant toi, jusqu'à ce que la forêt de Birnam se dégourdisse les guiboles (en gros, rien à craindre jusqu'au jour où le bois local se mettra en marche façon Ent à la Tolkien)
- C'est tout bon ! Avant que les bosquets gambadent, j'ai de beaux jours ! Mais au sujet du fils de Banquo, j'ai du mouron à me faire question royauté?
- T'es sur de vouloir une réponse? Demandent les sorcières...
- Vaut mieux pour l'intégrité de votre valseur ! - lance Macbeth en dégaînant son cure-dent

Le chaudron disparaît et Macbeth est à deux doigts de penser que le tour à foiré lorsque surgissent de nulle part huit rois dont le dernier porte un miroir (pas eu le temps de se refaire une beauté?)

« Arrgh ! Ça pique les yeux ! (Banquo est apparu tenant un sceptre plus que scintillant à la main, il y a de quoi !) Et en plus, j'ai droit à un défilé de mode pour encouronnés ! Et que ça arrive toujours et le dernier a même le culot de me ficher son miroir de poche sous le pif pour que j'admire les rois suivants (pour gagner du temps et de l'espace, vous imaginez le nombre de roitelets sur la scène ?!) Et l'assassiné de frais qui me nargue avec son sourire de bêtasse ! Je vais te lui faire passer l'envie de se payer ma tronche tiens ! »

Il se précipite pour fritter le fantome et comme ça ne marche pas, de rage décide de tomber dans les pommes une fois que les sorcières lui ont confirmé que les rois vus dans sa transe (napolitaine?) regneraient certainement.

Les sulfureuses appellent à la rescousse leurs copines les sylphides au teint de fromage blanc (mouarf !), braves fifilles pas farouches chargées de lui faire reprendre conscience, version Aladin, en l'éventant. Moi, personnellement, je les vois mieux lui balancer un seau de flotte à la tronche, c'est plus sur et surtout plus marrant. Le type commence à cligner des yeux pendant que tout ce beau monde s'éparpille aux quatre coins de la scène pour disparaître et le laisser seul récupérer ses neurones.

Au même moment un héraut entre pour annoncer l'arrivée de sa belette, celle-ci l'envoie valser d'un coup d'épaule pour rentrer plus vite (l'entrée est trop étroite pour deux) et le héraut va s'étaler a grand renfort de bruits de batterie de cuisine dans les coulisses.
« T'étais passé où? J'te cherche depuis trois plombes au moins !
- Je « consultais »
- Diagnostic?
- Macduffite aigüe. Mais de bonnes choses tout de même, étant donné que je peux me la couler douce longtemps avant que je sois détronné par un type né d'une musaraigne, sans compter qu'il faille attendre que les arbres décident de se dégourdir les racines, ça me laisse de beaux jours non? Par contre, à surveiller... paraîtrait que les descendants de Banquo que j'ai vu en rêve allaient être rois...
- N'importe naouak ! Il suffit d'envoyer le fiston rejoindre son paternel, pas de quoi flipper à ce point !
- T'as raison ! On va la jouer épilation-laser sans repousse de rois indésirables (encore un nettoyage par le vide de prévu donc !) En avant l'hécatombe !
- A j'te retrouve bien mon Doucou ! Ça va saigner !

Et pendant que les deux... tourtereaux (?!)... roucoulent des mots pas très doux à l'encontre de ceux qui pourraient les gêner dans leur ascension sociale fulgurante, le rideau tombe sur la fin de l'acte III.

On verra la suite plus tard. Il serait temps que Macduff-la-potiche pointe son museau tout de même, parce que jusqu'à maintenant, on ne peut pas dire que ça soit évident qu'il ait un rôle déterminant dans l'histoire, à part garniture de cheminée ! Mais il a tout de même attendu le dernier acte pour qu'enfin il décide d'arrêter de jouer les biches effarouchées. Et puis, c'est tout de même là, que la lady pète un fusible grave (et définitivement surtout), j'aime bien cette scène.

A bientôt donc et passez une bonne journée vous tous !

La dragonne à la cafetière (il faut toujours un objet représentatif en héraldique non?)


par Sieglind publié dans : Verdi
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Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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