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Lundi 27 août 2007
Bonjour !


Evidemment, le cliché est un vieux truc, pas le temps de bidouiller autre chose au lever, désolée !

Bon, il me semble que vous avez eu le temps de digérer mon "pavé de boeuf des Highlands" depuis la dernière fois, on va pouvoir passer à autre chose. Et cet autre chose, c'est un devoir de vacances (pff !) sadiquamicalement refilé par notre prince Adü. Et oui, il veut s'assurer que je reste occupée, histoire que je ne fiche pas le feu partout en soupirant d'ennui certainement ; c'est comme ça que les légendes naissent, voyez Néron et son récital sur fond d'incendie romain *  et même Attila, la terreur des rats, s'ennuyant ferme sur son canasson et se disant... "Tiens, à part me tailler une bavette "sur" le bestiau, si j'allais conquérir des terres juste pour voir si l'herbe crame bien partout de la même manière..."

Je vous rassure, côté ennui, je n'ai déjà pas suffisamment des vingt-quatre minuscules heures d'une "nano-journée" alors trouver ne serait-ce que cinq minutes pour m'apitoyer sur mon triste sort de ménagère de cinquante balais, coincée entre sa serpillère et sa table à repasser **, faut aller fureter sur le net ailleurs, c'est pas le genre de la carrée (et de sa patronne).

Donc, après une digression des plus... dragonière, dans le genre "parler pour ne rien dire et noyer le carassin doré" passons à notre devoir.

Sujet : les sept raisons qui vous font acheter un bouquin (et le lire au cas échéant, à moins que vous achetiez des bouquins au mètre linéaire ou au kilo, pour garnir les étagères, ça existe ***) Donc, vous allez pouvoir sortir de votre apnée angoissée, vous saurez tout sur les travers livresques de la dragonne, c'est sur, ça manquait à votre culture générale ça !

1 - Une couverture accroche-mirette. Allez, vous n'allez pas me dire que ce qui attire votre regard, c'est un volume tout de noir vêtu ! Il faut être franc, quand on cherche un "nouveau" bouquin à lire. On s'en fiche un peu qu'il soit relié en peau de bique mercerisée, tannée façon Cordoue, roulée sous les aisselles et mûrie en fût de chêne. Attention, je ne dis pas que je n'aime pas les vieux bouquins, au contraire, j'en  ai également une collection assez conséquente, mais ce sont les "classiques" de chez antédiluvien, si vous voyez ce que je veux dire, Hugo, Dostoïevski, Dumas, Voltaire, Cervantès etc, ce n'est pas spécialement la nouveauté de l'écrit qui me fait garder jalousement ces trésors, mais l'objet en lui même...( ils ont une âme Aphonse Marie, je confirme ! ****)
Quant au choix d'un nouvel achat pour première lecture, j'avoue que la première chose qui me frappe la rétine, c'est tout de même une couverture "'interpellant" ma sensibilité (j'en vois faire la moue, si si... j'suis une petite chose très sensible et romantique, le problème, c'est le vocabulaire qui ne va pas avec... et la gestuelle... et le tempérament...  mais j'vous jure... Candie pourrait être ma p'tite cousine, faudrait juste qu'elle se relooke un peu côté dreadlocks oxygénés et crinolines). Mon genre de prédilection étant le thriller ou le fantastique (petite incursion vers la SF permise, conseillée même) il faut que la jaquette me fasse d'emblée savoir dans quel monde je vais me balader. J'aime les couvertures créatives et rien moins que "plates".

2 - L'auteur. Ce n'est pas aux lecteurs plus assidus que bibi que je vais apprendre que le choix de l'auteur est pour beaucoup dans l'acquisition d'un volume ! Inutile non plus de revenir sur l'exemple de Stephen K., dont j'ai quasiment tout ce qui est paru en rayon (je laisse les écrits anglo-claxons pour quand je me serai décidée à ouvrir le Harrap's pour autre chose que la dépanne... et il m'est fort utile... pour caler un meuble manchot d'une patte que j'ai, ça serait ballot de perdre en ordonnance équilibrienne non ?). Par contre, il faut avouer que c'est un peu le coup de la roulette russe... On part sur une "valeur" (personnelle, donc bien subjective il faut le reconnaitre) et on se lance, les yeux fermés en se disant que c'est un coup franc ou un hors jeu... faut aimer les jeux de hasard, je dois l'avouer. Tout n'est pas la perfection  imprimée, cela convient aussi au choix musicale cela s'entend (sans jeu de mots... quoi que...)

3 - Le titre. J'aurai du mal à tilter pour un livre nommé "Jules, pavé de chaussée, sa vie, son oeuvre" je craindrais trop le côté monolitique de l'écriture, il faut là aussi, que ça titille mon imagination...Quant à mes goûts littéraires, il faudra cibler les expressions comme  "démoniaque", "du mal", "horreur", "malédiction", un titre genre "Jour de "tripaille" au rayon boucherie" ça rend pas mal non ? Enfin tout plein de joyeusetés du même topo (une vraie fleur bleue je vous dis !)

4 - Le quatrième de couverture. Une fois imprimée sur la rétine la zoulie couverture, et n'étant pas "pétassifiée" à ce point là (voir mon ****) je tourne le volume pour jeter un autre coup d'oeil pour savoir si je ne me plante pas (imaginez ma "blonde" lisant "Quelle  était  verte ma vallée" pensant choper un précis de jardinage en quarante douze leçons, ça ferait désordre non ?) Là, plus c'est concis, mieux c'est. Pas la peine d'en faire des caisses, qu'on donne juste envie d'aller fouiner du côté des aventures gothico-romantiques ou paranoïaco-picaresques du héros, c'est tout ce que je demande. Je lis rarement les critiques ampoulées des maîtres en la matière (les critiques patentés et payés à la ligne, évidemment), je préfère juger la bête sur pattes par moi-même (un petit côté saint thomasien assumé là aussi)

5 - Le positionnement géographique du volume dans l'espace... Ah... j'aime bien la formule, ça vous espante hein ? En gros, je fuis comme la peste les présentoirs "nouveautés et prix littéraires" en tout genre. Je préfère fouiner sous les piles, dans les rayonnages, histoire de vérifier si une oeuvre de tel auteur m'aurait échappée. Je ne sais pas pourquoi... le côté mètre-cube à vendre des nouvelles parutions me fait plutôt tourner les talons, en bonne anti-conformiste, je vais m'empresser de faire totalement l'inverse de ce qu'on attend de moi, c'est à dire, regarder ailleurs (je suis lucide, ma soif de ne pas faire "tendance" est une forme de tendance tout de même... une victime de la mode "non-mode" en quelque sorte)

6 - La publicité amicale et connaissancesque. Rien ne vaut l'avis et la proposition d'ouvrir tel livre venue d'un proche lors d'une conversation "refaisage de monde" comme je les aime ! En principe, je suis rarement déçue. Il n'y a pas à se tromper avec les potes, où ils sont du  bois du même métal que nous... ou totalement à l'opposé. Dans les deux cas, cela fonctionne. Pour les premiers, je me fiche à l'eau sans hésiter, qui se ressemble etc.... pour les seconds, il suffit qu'ils me disent n'avoir pas aimé pour que je sache que ça risque de me brancher gentiment, et lycée de Versailles évidemment.(cela vaut également pour les conseils des blogueurs que je fréquente, cela va sans dire)

7 - La publicité "officielle", télévisuelle ou autre. En dernier recours, il vaut mieux d'ailleurs, vu les fois où j'oublie de "poweriser" le petit écran ou d'ouvrir un canard quinze ans après la bataille (ça m'arrive régulièrement de cibler un article, un film à regarder, un concert etc... pour m'apercevoir que le périodique est périmé depuis belle larirette et bon à ficher aux allumes-feu barbecuetesques). Et on en revient à ce que je disais pour le quatrième de couverture, lisant à reculons les critiques patentés, j'ai forcément du mal à écouter les conseils de ceux payés par les chaînes télévisuelles ou les magasines peoples ou assimilés. J'écoute, pour me tenir informée, mais ce n'est pas pour ça que ça va automatiquement m'inciter à sauter dans mes thongs pour pleurer misère en magasin et de menacer de me mettre en apnée à la Soupalognon-y-Croûtons s'ils sont en rupture de stock.

Bon, vous savez tout sur mes choix livresques et vous pouvez enfin respirer, le mystère du siècle est résolu, un poids de moins sur vos frêles épaules n'est-ce pas ?
Allez, je file lire trois jours (et plus) de retard chez vous et j'ai un aveu à vous faire... j'ai failli encore remettre cet article-devoir, pour cause de coup-de-gueulisation qui me démangeait... on verra si le soufflet est retombé ou non... mais commencer la semaine en gouallant, ce n'était pas l'idéal, zen-attitude oblige !  Mine de rien, ce petit "travail" m'a servi de séance de yoga, merci Adü !

Bon début de semaine et je file à qui de droit (plutôt à qui se sent interpelé par le sujet) ce petit devoir... vous pouvez piocher comme bon vous semble, je ne "nomine" personne (j'suis pas sadique... moi !). Bon baiser et bon vent.... à plus la troupe.

La dragonne

*(pour info, sa frapadinguerie galopante n'en était pas au point qu'il compose des alexandrins en entretenant sa "flamme créatrice" aux tisons de sa capitale en train de partir en scories, aux dernières infos  ça serait rien que des menteries,  d'accord, la majorité des douze césars ayant trôné sur le strapontin  impérial n'avait pas  l'électricité à tous les étages, mentalement parlant, mais  plus on en rajoute dans le folklore, plus ça marque les esprits, la preuve !)

**  désolée, à force d'être inemployées, elles ont décidé de fusionner, au sens  littérale,  l'une s'enroulant autour des pieds de l'autre  façon  moule de  bouchots, ce qui  empêche  toute tentative  pour ouvrir le bastringue pour  fer-à-repasseriser  le moindre gant de toilette... Euh...  vous me croyez j'espère... nan ?... J'en fais un peu  trop ?... Ah bon...  Bon, d'accord, je l'avoue.... la serpillère se porte à merveille et la planche  a repasser continue d'oxyder  langoureusement dans le garage, c'est qu'elle pèse son âne mort  c'te bourrique, un truc  récupéré chez mon frangin qui devait  allier les bienfaits du  ménage  à celui de la muscu intensive certainement, rien qu'à l'ouvrir, je risque soit de me sectionner les quatre doigts et le pouce (des doigts de pieds également, faut bien  jouer les chainons manquants  des origines de l'humanité pour pouvoir la déplier, à deux mimines, peux pas, désolée)  soit  de  me ficher un tour de rein et la jouer à la Erich Von Stroheim dans la "Grande Illusion", ça "minerve" un peu... j'suis pas maso... j'évite.

*** Rigolez pas, j'ai connu une neuronalement "vraie blonde",  se la pétant diablesse en Prada (ou Chanel, ça fonctionne aussi),  des talons vertiges qui te font friser le record de l'ascension du Mont Blanc par la face nord du pot  (je parle  du dessert, pas de la montagne, ses aspirations sportives et aventurières  se cantonnant aux alentours immédiats du frigo et du placard à  biscuits et douceurs,  elle "compensait" énormément comme on dit), des ongles  passés  au minium pour éviter que ça rouille certainement,  les poils de son balai brosse collés aux  paupières  ripolinées pour accentuer  le côté glamour de son regard de bovidé (je sais, j'suis pas tendre, mais elle ne l'était pas non plus ... j'vois pas  pourquoi je me gênerais) , la parfaite pouf  bimbolisée quoi... Elle vise mes bouquins et me demande mon "fournisseur" je lui répond que je suis plutôt pour acheter  n'importe où, du moment que ça me plaise et elle me sort qu'elle préfère son  bouquiniste préféré qui lui file son quintale de bouquin  tous les "tant" du mois,  elle s'en tape le coquillard de "ce à quoi ça cause" (sic, pour une fois, ce n''est pas de moi, l'expression), du moment que la couverture se la pète bien et que ça fasse  "trop bôoooo" sur  sa biblio  design italien ! J'ai eu un blanc;.. désolée... pas su quoi lui répondre (et s'absenter  cinq minutes, sous couvert d'une envie pressante naturelle, pour s'écrouler de rire sur la cuvette, ça empêche aussi l'élocution, vous  pouvez en être surs !)

**** Alphonse Marie Louis de Prat de Lamartine (il partait avec un sacré handicap question blaze, heureusement que ça s'est arrangé après) 1790-1869
par Sieglind publié dans : Mes devoirs
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Vendredi 1 juin 2007
Bonjour !

Allez, faut bien s'y coller ! Baggins, tu m'as demandé mon fond d'écran ? Tu ne vas pas être déçu et pas la peine de dire " ah, c'est çaaaaaa...", t'étais prévenu, point de fleurettes ou paysages romantiques chez bibi mais ça :



Et encore, comme je "tourne" pas mal, tu aurais pu tomber sur pire ! Genre tête d'orque de Warcraft ou impression écran de "Obscure" ou "Silent Hill".

Pour les non accros, ce sont évidemment des jeux vidéos; mon Splinter Cell ou mon Tief, à côté, c'est de la bluette pour cousette ! Surtout pour Silent Hill qui vise du côté de Cronenberg, si vous connaissez le réalisateur (Vidéodrome, Cabale, Frisson, Rage, Chromosome 3, Dead Zone, La Mouche, Faux-Semblants, Crash,  eXistenZ entre autre, ça vous donne un peu le "ton" du coco dans ses films)

Et oui, CQFD, la dragonne est vraiment bizarre, même dans ses goûts informatico-décoratifs !

Là, "petite" explication, parce qu'une carte, d'accord, mais de que bled, là est la question ! Ceux qui savent à quoi je joue depuis pas mal de mois sont au courant.  Il s'agit d'un jeu, sinon culte, du moins bien prisé : Oblivion, suite d'un cycle appelé The Elder Scrolls (ici c'est le volume IV).

On se ballade dans un monde médévalo-héroïque où l'on cotoie des bestioles des plus amicales (genre ogre ou goblins des cavernes, loups des bois, ours bruns, crabes géants des vases, dreughs terrestres) des "humains" des plus colorés quand à l'apparence (Elfes noirs, Elfes des bois, Kajiits, Argoniens, Brétons, Orques), des ex-humains (fantomes, liches, spectres obscures, squelettes de héros etc) Pas de quoi mourir d'ennui comme vous voyez.

Donc, c'est un plan pour se repérer dans mes quêtes diverses, vu que contrairement à  Morrowind, son prédecesseur, je n'ai pas de carte-papier sous la pogne. Dès que je suis lourdée, je quitte le jeu et vais vérifier que le tombeau, qu'on me demande de trouver pour aller récupérer l'os du foie de l'ancêtre parce que c'est vitale pour le salut du monde libre, se trouve bien à l'Ouest et que je ne lui tourne pas le dos (j'ai une tendance certaine, dans la "vraie" vie, à me paumer dans un couloir alors dans un monde imaginaire...) et la carte dans le jeu, désolée, pas assez précise, et en petits bouts en plus.

Vous remarquerez que j'ai noté trois points rouges, ce sont mes... "propriétés". Bin oui, on peut être Elfe des bois, spécialisé dans le furtif et les rapines et avoir de l'argent à gauche, la preuve ! Enfin, je vais être franche, la seule vraie acquisition, c'est dans le bled à l'Ouest, les deux autres, on en "hérite" quand on installe les addon's
du jeu original (les châpitres complémentaires si vous préférez) . Je peux même, si je veux, mais la  flemme, acquérir pour une somme moins que modique (20000 pièces d'or en moyenne, c'est que ça douille tout de même !) une char'mante résidence dans toutes les villes principales du jeu. L'avantage, c'est qu'on peut y stoquer tout ce qu'on veut, étant donné que certains trucs restent invendables vu  que ça coûte la peau du valseur et que les marchands locaux sont limités mais j'aime bien récupérer tous les objets magiques et en remplir mes étagères, ça décore bien je trouve.

Là, ou je vais m'étendre, mais c'est que ça vaut son pesant d'arachide décortiquées, c'est que ces propriétés sont "un peu" étranges...

Celle acquise à Anvil, légalement en l'achetant cash et pour une somme étrangement ridicule à son proprio (qui part en voyage juste après, j'aurai dû me méfier) s'avère être le squate d'une bande de joyeux fantômes, bien décidés à me pourrir mon repos bien mérité après avoir ratatiné du maraudeur, du nécromancien ou la faune locale, histoire de meubler mes journées d'oxygénation campagnarde.
Donc, si je veux pouvoir vivre dans une résidence claire et bien rangée (les meubles sont pourris, et on n'y voit comme dans le valseur d'un mineur de fond quand on y entre) va falloir faire le ménage et courir au train de ce sournois qui m'a bien eue avec son "cadeau" périmé ! On le ramène par la peau des miches et lui demande "gentiment" de bien vouloir faire ses tours de passe-passe pour ouvrir une porte scellée dans le mur de la cave par une série de symboles cabalistiques tout sauf rassurants. Et là, quand on se retourne, le type, courageusement, est en train de gravir à fond de train les degrés vers la surface, nous laissant seul avec ce qu'on est censé exorciser (j'vous dis, tous des pleutres !). On tombe sur un gisant qui nous sort son couplet comme quoi, il a fait une boulette et que le côté obscure de la force, la vie éternelle et tout ça... c'est bien beau, mais qu'il commence à s'ennuyer et voudrait bien retrouver le fameux repos éternel.Comme on est du genre à se décarcasser pour les potes dans la mouise, on va la lui trouver sa satanée main qu'il a paumé dans la barraque et la lui remettre, ça fera moins désordre (Osiris et son mythe ?) et surtout, si on veut pouvoir continuer, c'est le passage obligé de toute façon.
Et évidemment, encore un qui s'est bien fichu de notre trombine ! C'était qu'une ruse de malfaisant teigneux, la mimine on la lui avait ôté sciemment, pour éviter ses passes cabalistiques post-mortem, et "oups", à peine remise au poignet,  v'la  t'y pas que ce saligaud  invoque des  squelettes pour  nous remercier en  nous trucidant au fil de la claymore ! Mais c'est sans compter sur mon niveau 32 de  capacités diverses et surtout sur  mon sort  d'illusion caméléon (invisibilité) à  cent pour cent ! J'te lui  décoche des cures-dents empenés avec mon arc daedrique  jusqu'à ce qu'il  commence à donner des signes de  névralgie et là, petit "finissage" à la  lame pour lui éviter les médocs.
Une fois le type reposant enfin en paix (et nous la fichant enfin) on va voir l'ex-proprio pour le tenir au courant que la "dératisation" s'est accomplie sans anicroches et il nous balance ses plates excuses (vaut mieux tard que jamais) en invoquant le fait que c'était "que" son grand-papounet et la honte de la famille et qu'il ne voyait pas comment s'en dépétrer de ce nécromancien mysantrope (bin dame ! Fallait juste trouver la bonne poire, bibi !)
Là, miracle ! Quand on retourne à la cahute, tout est allumé, on ne se cogne plus aux meubles pouraves, c'est même très coquet, avec un mignon petit bureau à balcon donnant sur l'étage inférieur (mon rêve dans la vraie vie !) et de la bouffe dans les placards, la table mise et un bon feu de cheminée pour se remettre de c't'aventure. Que demande le peuple ?!
Donc, une fois le fruit des mes larcins planqué dans les armoires et coffres qui abondent dans la carrée, je peux revenir quand je veux y rechercher ce dont j'ai besoin (et me reposer à l'oeil, vu que si on est obligé de dormir, il faut allonger les picaillons dans les auberges des patelins traversés)

La bicoque à l'extême sud de la province, déjà, j'ai bien ramé pour trouver l'entrée ! J'arrive et un petit mot m'indique que je suis chez moi, sauf qu'à part une bande de sable, des ruines qui tombent dans la flotte, quelques arbres rabougris, peau-de-balle-et-balais de crin ! J'vous le donne Emile... faut entrer sous l'eau chez moi ( si vous vous invitez, prenez le tuba, ça peut servir !) On entre par le sous-sol et on se ballade dans un super castel, un peu désertique (on peut le meubler après via l'Ikéa locale, moyennant encore des pépettes évidemment) avec autel votif à un dieu zarbi, vu qu'il y a des corps sculptés "incrustés" dans les parois et des crânes un peu partout (seyant, mais faut aimer le grand-guignol !) Et le pompon : la chambre à coucher ! J'ouvre la lourde et me trouve pif à pif avec... un cerceuil capitonné ! Je pige d'office (j'suis pas une lumière mais tout de même !) c'est ma résidence au cas où il me viendrait l'idée de devenir vampire (on peut dans le jeu, mais on paume sa vie sociale et tous ses potes, vu que plus personne ne veut nous causer et qu'on ne se ballade que la nuit, grand moment de solitude quand même !)
Par contre, en remontant à la surface, par une trappe, je tombe au milieu du bosquet d'arbres rabougris, où la fameuse trappe est dissimulée,.Ouf ! J'ai une entrée de secours, plus besoin de faire un plongeon tout habillé et en armure, déjà ça !)

La troisième résidence est... trop ! Un repère d'aigle, dans les montagnes (ravitaillé par les corbeaux qui volent sur le dos pour ne pas voir la misère certainement) et une demeure de mage alchimiste ! Des "portails" qui nous téléportent directement dans touts les guildes de mages de la région et tout ce qu'il faut pour incanter... et décanter des mixtures et potions diverses pour  se "vitaminer" un peu.
Problème, c'est énoooorme ! Je me paume dans ce truc qui tient pas mal de la cathédrale et en plus, le sous sol est du même acabit avec des stockages partout et des petites gargouilles vivantes qui nous servent de "gardiens de crypte" au cas où un "collègue" aurait la bonne idée de vouloir se remplir les fouilles à nos dépends certainement.  Le côté humain de la structure m'échappe un peu, et même meublé (toujours avec des picaillons au marchand de meubles du coin) une Elfe des bois tient plutôt de la déco de cheminée que d'une imposante châtelaine, donc, j'ai c'te barraque, mais je ne l'ai même pas meublée, elle me sert simplement pour me téléporter, et encore, quand je suis dans les environs.

Donc, vous voyez, c'est un fond d'écran très... utilitaire pour une joueuse invétérée, et tant que j'y suis encore dans mon épopée "oblivionesque", je le garderai sous le pif, ça m'aide bien !

Bon, travail accompli, et je charge celui ou ceux que ça intéresse de montrer leur petite décoration d'écran, je ne nomine personne, trop peur des représailles (dit elle en tatanant de l'orque énervé !)

Pour cette semaine, on va se calmer (la longueur de deux simples articles chez moi équivalant à un production journalière de semaine courante) et je file vous lire avant que ça ne refroidisse (la cafetière évidemment, pas vos écrits à chaud !)

Bonne fin de semaine et surtout bon week-end et à plus

La dragonne

PS: Je manque à tous mes devoirs ! Totalement oublié de monter le cadeau qu'Adünaphael m'a fait ! Pourtant il en vaut le détour ! Merci encore mon grand, j'apprécie ! J'suis toute confusionnée de l'attention, sniff !



par Sieglind publié dans : Mes devoirs
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Jeudi 24 mai 2007
Bonjour !

Je vois que cette fameuse charte, gisement épuisé mine de rien, ça fait réagir ! Dire qu'il a fallu que ce soit une blogueuse qui la balance en article pour que je la lise ! (Tu vois la Muse, tu n'es pas la seule à avoir attendu pour ça)

Et maintenant, là... ti souite ? Qu'est-ce que donc que j'm'aperçois-v'je ? Que ça fait un bail que j'avais un devoir piqué chez Alain et pas rendu !

Quelque part, on pourrait dire que ça m'arrange, vu que je suis tombée du lit, j'ai des yeux de lapins russes et la langue en carton ondulé *. Alors, se curer les trou de n...eurones pour trouver "matière" à article, j'ai la flemme (tiens, ça change !)

Alors, extra-plates excuses Alain, mais à mon avis, tu avais totalement oublié que j'avais piqué le truc, depuis le temps... Et je m'y colle de suite (ça ne va pas me tenir jusqu'à la Noël, ce machin tout de même)

Les 4 livres de mon enfance :

La série des Fantomettes, collection rose ou verte ou chocolat-bleu-pâle, j'me souviens plus. Une gamine déguisée en Batgirl, très propre sur elle et qui résolvait entre deux séances de catéchèse des énigmes policières tellement palpitantes que je n'en ai retenue aucune (mais la minette en collant, ça me changeait du look d'enfer qu'on m'imposait chez les pingouines à l'époque, et c'est juste le personnage que j'ai imprimé, je sais, c'est superficiel hein ?)

Petitou :  Encore une série de bouquins sur une espèce de nain de jardin, qui ressemble comme une goutte de flotte à son pote Oui-Oui et dont les aventures au pays des tulipes et du fromage enrobé de pâte à modeler rouge ** m'espantaient tellement que je piquais les bouquins à mon frangin (et pour le faire couiner un peu, je sais, j'assume mon sadisme infantilo-fraternel, moi !). Là par contre, je me souviens d'un des épisodes où le leprechaun repenti se balladait dans une ville miniature d'exposition et ça, ça a toujours été mon délire, un monde à la Terry Pratchett (Discworld, le peuple du tapis, si vous ne connaissez pas) Là au moins tout est à ma taille "trois-pommes-à-genoux"

Fifi Brindacier et ses couettes blindées : Une pugnace celle-là, une révolutionnaire quant au look, puisqu'elle prônait les chaussettes ou bas dépareillés ! Compromis entre la Sophie d'une certaine comtesse et l'aieule de nos charmantes têtes gothiques pré ou post-adolescentes. Une rebelle à qui je me suis même identifiée ("lookesquement" parlant) en adoptant le dépareillage forcené de toutes mes fringues et accessoires et breloques "corporello-décoratives" (et cela jusqu'à l'âge de vingt ans tout de même, ça marque !) J'ai encore des... "restes" d'ailleurs, je ne peux porter deux boucles d'oreilles identiques.

Bilbo le Hobbit : Un peu moins ch'tiote ! Ze illuminéchionne ! Ze révéléchionne ! Quand on rencontre pour le première fois un lézard hyper-trophié nommé Smaug, ça vous marque une dragonne non ?! J'ai chouiné comme une madeleine à l'épisode de la mort d'un des nains, Inutile de vous narrer ma cavalcade pour lire ce qu'il avait écrit d'autre ce cher Tolkien !

Les 4 écrivains que je lirai et relirai encore :

Tolkien, déjà cité plus haut, pas la peine de vous faire un dessin pour ceux qui connaissent. On y tombe (ou pas) et on y retourne (ou pas également, c'est tout ou rien avec cet auteur), il faut pouvoir entrer dans ce monde d'héroïc-fantasy, mais je n'ai pas eu de mal, vu que ce brave homme avait pris comme modèle la mythologie norroise, j'étais en terre connue.

King (Stephen), déjà cité lui aussi dans certains "devoirs" demandés est-ce vraiment la peine que j'en rajoute une couche ?

Zola (Mimile) Là, je vois des tronches s'allonger ! Une dragonne "classique" et lisant du roman social dix-neuvième-siécleux ?! où va-t-on !! Où vous voulez, parce que j'assume là aussi. "Les Rougon-Macquart" a été la saga en vingt volumes qui a bien occupé mes journées d'ado jouant les ermites dans sa piaule quand elle en avait marre de se gratter les jambes pour se faire des bas rouges ***

Les Soeurs Brontë : Les Hauts de Hurlevent, Jane Eyre...Ah....  Rochester, c'est quand  tu veux,  estampes nippones ou pas ! J'ai un aveu à faire... je gomme souvent la partie chez Emily concernant les malheurs de sa Jane favorite à l'orphelinat, parce que le côté Dickens me gonfle un peu, Calimero et sa coquille, pas trop mon style, mais quand elle débarque à Thornfield-Hall, je suis scotchée à chaque fois, j'm'en lasse pas, (qui a dit "romantique refoulée" que j'lui décolle la pulpe du fond moi !)

Les 4 auteurs que je n'achèterai pas (ou plus) :

Là, c'est plus que quatre... alors ça va être dur de ficher des auteurs au pilori au hasard, pour étoffer ma réponse !... Ah si... maintenant que j'y pense... trois noms ça vous va ? Delly, Max du Veuzit, Cartland ! Je n'ai rien à leur reprocher par ailleurs, simplement peut-être le fait qu'ils m'aient saoulée et mise le morale à moins quarante quand j'étais ado, vu que j'avais dégoté cette lecture "périssable" dans l'armoire à malice de ma chère génitrice, à un moment où je n'avais plus grand chose à me ficher sous les mirettes et que les amours rose-bonbon d'une héroïne sortant le plus souvent du Couvent des Oiseaux avec un type plus âgé (toujours au moins quinze berges de plus, c'est de bon ton !) ça sentait trop son bas-bleu en phase hormonale cahotique.
On "compense" par une lecture d'amours d'un autre âge ****une morne-plénitude affective ou un ennui certain entre sa serpillière et le frichti qui commence à accrocher dans la marmite (par contre, je préférais encore ces lectures maternelles "cu-cul-uisantes" à sa période "Détective" ou "Miroir de France" (les histoires bien sordides de meurtres et entourlipouilles diverses avec moultes détails croustillants et illustrations à l'appui, très peu pour bibi ! Et si Truc-muche de Machin-Chose de la Bretelle-de-caleçonnière vient de poser sa pêche comme il se doit dans les chiottes d'un palace quarante-douze étoiles, ça me laisse de marbre, comme le revêtement de sol du dit palace.)

Les 4 livres de l'île déserte :

Là, pas la peine d'en faire des tonnes, c'est du solide !

L'Iliade et l'Odyssée, que j'ai toujours évidemment, même si les ouvrages ont quelques heures de vol.

Robinson Crusoë, pour me rappeller de me méfier quand je verrais des nonosses (un peu trop volumineux pour appartenir à des piafs) échoués sur ma plage déserte (ça m'avait traumatisée, l'épisode des cannibales !)

Les oeuvres de Pierre Dac, .(ou de Desproges, pas mauvais, lui non plus) pour me remonter le moral quand j'en aurai marre de me raconter mes blagues à deux-balles à moi-même.

Le Génie des Alpages de F'mur parce que côté n'importe-naouak, c'est pas la moitié d'un ce type ! (et même si c'est une BD, chez moi, c'est classé auteur désolée !)

Sinon, un manuel culinaire concernant la nouvelle cuisine et son côté minimaliste (ça peut aider quand on n'a pas grand chose à se caler sous la dent creuse sur son île déserte) ou une nourriture spirituelle bien "bourrative" il me reste à trouver un auteur "étouffe-chrétien" par contre, ça doit se trouver;..je cherche... Pour les fois où j'aurai du mal à m'endormir au son des bestioles hurlantes et mystérieuses tournicotant autour de mon feu de camp.


Les 4 premiers livres de mes piles :

Suite de la Tour Sombre de King (pas de commentaires, j'en avais déjà parlé il n'y a pas longtemps

Un curieux à l'Opéra de Borel, petite promenade dans les coulisses de l'Opéra (calé le type, mais marrant)

La caverne des idées de Somoza, trouvé chez Abie dans mes liens et dont son résumé m'a bien donné envie d'investir quelques picaillons pour son acquisition.

L'évangile selon Satan, de Patrick Graham, thriller offert par dragon et qui soupire depuis pas mal de temps en attendant que j'ai fini de rattraper tout mon retard de lecture (je joue en ce moment, ça grêve d'autant la littérature qui s'entasse, je sais c'est mal ! je vais perdre mes derniers neurones, comme quoi, il n'y a pas que les d'jeun's que ça guette)

Les 4 derniers mots d'un livre :

"ligne verte est longue" En fait, le morceau est "Ô Dieu, que la ligne verte est longue !", piqué au roman-feuilleton éponyme de King (je vous avais prévenu, j'suis accro à ce type) Là... tout de suite, ça n'a pas l'air d'avoir grand rapport avec la choucroute, mais quand on sait que ça parle de la ligne tracée au sol qui mène les condamnés à mort vers leur exécution, ça peut s'appliquer à bien des choses, et pas seulement à une sentence pénale bête et méchante.

Les éventuelles prochaines victimes :

Là, je m'abstiens ! Prend ce pensum qui veut, j'ai arrêté de jouer les exécuteurs des hautes oeuvres ça fait belle lurette ! Si certains se sentent inspirés, cadeau !

Bon, c'est pas que je m'ennuie, mais avec tout ça, rien fichu encore de mon programme de début de journée (à part le kawa, mais ça, c'était nécessaire pour rédiger ce pavé). Donc, je file vous lire (une journée de retard, ça doit être gérable... enfin je croise les doigts !) faire deux ou trois coucous dans la foulée, secouer ma tribu pour savoir si elle décide d'émerger parce que le déjeuner va se transformer en petit-déjeuner tardif si ça continue et ratatiner du goblin des cavernes ou du troll des montagnes pour me distraire avec quelques (très peu)  mouvements de gym, histoire de me rassurer sur le fait que j'ai encore des muscles (je suis en train de me transformer en flan parisien, y a urgence !)

Bonne journée et à plus

La dragonne


*Pour les médisants, c'est pas la bouche forestière que je me paie, j'ai tout simplement oublié que l'addiction à la pizza, pour une déshydratée chronique, ça le fait pas quand on passe une nuit à dormir comme les pierres sans se réveiller pour siroter deux ou trois gou-gouttes d'H20 récupératrices. En franssouze : la pizza ça donne soif et au matin, encore heureux que je ne cause pas à mon Bourriquet (enfin si peu, et c'est juste pour lui remonter les bretelles pour ses "défaillances") parce qu'on dirait un bushman en plein palabre comme dans "les Dieux sont tombés sur la tête" (ou un p'tit-gris façon "Mars Attak" annonçant en explosant le pigeon avec son lazer de poche "Moi, venir en paix")

** Vous n'avez jamais tenté la pâte à modeler version goudda ? Grave lacune ! On s'en fiche plein les doigts, parce qu'au bout d'un moment, ça vire à l'huile et qu'on en tartine un peu partout, et nos canards, chats, bestioles diverses manquent un peu de tonus et ressemblent plutôt à la sorcière du Nord après son aspersion par une Dorothée un peu vénère.

*** "se gratter les jambes pour se faire des bas rouges" c'était ce que répondaient mes parents quand on râlait en demandant ce qu'on pouvait bien faire pour s'occuper pendant les fins de semaines ou les vacances. Ainsi que "se taper dessus et dire que ça fait du bien quand ça s'arrête" au choix suivant l'humeur du jour et l'intensité du symptome de désoeuvrement.

**** Ou d'une autre dimension spatio-temporelle, genre planète "tout le monde il est beau, on est tous des anges à partir de la ceinture" et le baiser qui nous fait frissonner au cinoche, là, faut se contenter d'un type qui embrasse... les paupières de sa dulcinée ou machouille discrètelement ses tifs, quand elle lui tourne le dos (tignasse qui ne sent jamais la vieille clope ou la dernière séance de fritasse qu'on a dû préparer pour la meute), comble d'un érotico-romantisme d'une époque où il fallait rester "de bon ton" comme on dit.
par Sieglind publié dans : Mes devoirs
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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