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Jeudi 2 juin 2005

 

Bonjour à vous !

Sniff ! Petite larme de nostalgie, parce qu’on aborde le dernier volet du cycle de l’Anneau (le Ring quoi !) et que j’ai bien déliré dessus.

Heureusement qu’il y a encore un prologue et trois actes avant que je me retrouve éjectée du Walhalla !

Donc voici, ta-dammm ! (roulements de tambours et trompettes claironnantes) le

 

CREPUSCULE DES DIEUX

(dernière journée de cette féerie scénique en quatre volets)

Prologue
Le lieu :
le Rocher des Walkyries
Les personnages : les trois nornes, sœurs grises du Destin qui dévident l’écheveau de la vie – ça ne vous dit rien ? – Siegfried et sa nouvelle copine Brünnhilde, la Walkyrie rétive.

Le prologue commence par la conversation nocturne et pas très enjouée des trois frangines – il y a de quoi, parce qu’aux dernières nouvelles, ça sent un peu le roussi pour les dieux ! - En plus, avec leur manie de faire des économies de bout de chandelle, leur fil de chez Monoprix, et bien il a pété net ! C’est la cata complète ! Manquerait plus qu’il pleuve, pour arranger la sauce ! Bon si c’est pour commencer la journée comme ça, autant aller se coucher !

D’ailleurs le soleil commence à poindre son museau et avec lui, arrivent les deux amoureux (encore deux qui ont passé une nuit blanche ! Pff ! Quelle jeunesse, après ils vont s’étonner qu’il traînassent toute la journée, c’est-y pas possible un engeance pareille !) Ils gambadent un certain temps, dans le style « Petite maison dans la prairie » ou « Mélodie du Bonheur », sur les motifs déjà connus de la chevauchée des Walkyries, et de deux nouveaux motifs, celui de Brünnhilde et celui de Siegfried le Héros (variante de Siegfried l’Intrépide).
Ils échangent des :

"-  Je t’aime.
 - Moi itou.
 - Tu m’aimeras toujours ?
 - Pour sur ! Tiens mets l’anneau que je t’ai offert. Si c’est pas une preuve ça !
 -  Re-tiens prend mon fidèle coursier Grane en échange. »


Là, il y a un truc qui me turlupine :
Siegfried dit au revoir à Brünnhilde pour aller courir sinon la gueuse, du moins le monde ! J’ai raté un épisode ou quoi ? Il se lève une minette, l’emballe en trois coups de cuiller à pot, (pour son coup d’essai, c’est pas mal !) et te la lâche comme une vulgaire chaussette sous prétexte d’aller se chercher des clopes et que le tabac du coin est fermé ? Il a peur de faire de la mousse ? Il flippe en pensant charentaises et labrador ? (ou alors c’était pas un si bon coup… là je suis mauvaise langue et j’y étais pas d’abord !)


De toute façon c’est pas la peine d’essayer de le retenir, car pendant que je vous parlais, il a tourné le coin, au triple galop (voilà ce que c’est d’offrir une bécane à une mec ! Il n’a qu’une idée l’essayer pour voir ce qu’elle a dans le ventre !) Brünnhilde reste plantée là, faisant des moulinets avec son mouchoir, pour lui dire au revoir – là, j’ai envie de fredonner l’air célèbre de Charles Trenet : « Je t’attendrai à la porte du garage… » C’est de circonstance non ?
Alors là, pour le changement de séquence, on a droit à un interlude musical décrivant le voyage du fugueur le long du Rhin jusqu’au château des Bibiches – non j’rigole des Gibichs, les nobliaux du coin - et ce qui leur pend tous au nez avec la malédiction d’Albérich au dessus de leur têtes.

 

ACTE I


Le lieu : le château sus-cité au bord du Rhin
Les personnages : Hagen – alors là je « commèrise » - oui, du verbe commèriser, parler comme une commère, c’est simple pourtant ! - : Hagen c’est le rejeton d’Albérich (l’antéchrist quoi !) il fallait bien que le côté obscure de la force ait lui aussi sa descendance humaine, et en plus pour les mêmes raisons : récupérer l’or du Rhin. Ensuite viennent Gunther et sa sœur Gutrune (tartignole un le pseudo ?) – et encore des frangins ! Il y avait une promo ou quoi sur les couples : un acheté l’autre offert ? Siegfried, Brünnhilde et Waltraute (une des ses walkyriesques sœurs)

Donc Hagen, marmonnant dans son coin, l’a un peu mauvaise que le jeune blondinet, pupille de son oncle Mime, ait réussi à récupérer l’anneau avant lui. Mais il a un plan béton pour lui piquer. Je vous explique ? Il balance Gutrune dans les bras de Siegfried, balance Gunther dans ceux de Brünnhilde (ben oui ! symétrie oblige) et dans la confusion générale s’esquive avec le magot. A première vue, ça paraît simple sauf, que Sieg est déjà en ménage et qu’ils ont ouvert un compte épargne ensemble, donc c’est du sérieux ! Heureusement que Hagen a emprunté le bouquin de recettes de son papounet et qu’il va ainsi pouvoir mitonner un de ces petit philtre d’oubli je vous dis que ça !


Maintenant aux autres ! Les Gibichs entrent, un peu envasouillés par un repas trop arrosé. Il faut les travailler au corps :

« Tiens salut Gunther, ça farte ?
 - Ouai, à part la blanquette qu’arrive pas à passer, on fait aller…
 - T’es sur ? On dirait qu’y a quequ’chose qui t’embête…
 - Ben, j’me pose une question, depuis un certain temps, à ton avis, comme leader des Gibichs j’assure ou pas ?
 - T’inquiète, t’es au top ! Y a juste un petit blème…
 - Accouche !
 - Faudrait que tu sois marié et Gutrune aussi, ça ferait plus sérieux. « Gibichs père et fils » je le vois bien sur les affiches.
 - A ouai… pas bête ! Je vais jeter un œil aux annonces, on sait jamais…
 - Te fatigue pas ! J’connais une minette canon de chez canon, il faut juste trouver quelqu’un pour aller te la chercher parce qu’elle habite à Perpette-les-Oies et t’as un planning assez chargé aujourd’hui. »
Aparté nécessaire : Hagen se garde bien de dire que la Walkyrie a déjà un mec.

« Et moi dans l’histoire ? - Piétine la soeurette -  y en a toujours que pour lui, c’est pas juste !
- Mais je t’oublie pas ! J’ai vu, en ouvrant la fenêtre, un mec assez sympa qui a l’air de rappliquer par ici. Je vais te donner un truc pour qu’il soit moins « résistant » à tes charmes, t’auras juste à lui verser ça dans sa canette. Résultat garanti ! Il oubliera tout et n’aura d’yeux que pour toi ! Alors, ça va ? Contente ? »
Gutrune ne piétine plus mais sautille dans tous les coins de l’appartement en battant des mains, façon : « mes cadeaux, où sont mes cadeaux ? » – un peu nunuche la donzelle tout de même ! (nan ! je ne sortirai pas ce genre de blagues, d’abord elle est pas blonde, elle est châtain clair !). Elle court dans sa chambre se ravaler la façade et enfiler quelque chose de plus…attractif, dirons-nous…..

 

Coupure publicitaire ou résumé du prochain épisode, selon ce qui vous arrange, mais je fais une pause car c’est un peu longuet on verra la suite de l’acte un peu plus tard.(j’ai les phalanges en compote et si ça continue, il faudra une spatule pour me décoller du clavier, donc nécessité oblige…

 

A plus !

par Walsong publié dans : Wagner
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Mercredi 1 juin 2005

Bonjour à vous !

Bien dormi ? On a pas oublié de prendre sa ration protéinique, vitaminique, glucidique, lipidique et aquatique ? (ben oui ! de l’eau quoi ! au réveil il paraît que c’est souverain pour bien commencer la journée).
Moi, ça va ! Merci de le demander.
Les dragons sur les photos, c’est de ma collection. Il y en aura d’autres de temps en temps. D’ailleurs le masque que je porte sur la photo, perso aussi, (encombrant mais perso tout de même !)

Alors vous avez bien assimilé qu’on était relativement nombreux à vous cerner ?
Mais malgré mes affirmations - d’ailleurs j’en suis la preuve vivante non ? – je suis contrainte de développer la « pseudo » théorie selon laquelle nous serions imaginaires et de quels phénomènes ou mythes nous aurions pris naissance (n’importe quoi !- c’que c’est la désinformation tout de même !)

Donc les mythes d’abord :

- La théorie la plus en vogue c’est qu’on « concrétiserait symboliquement» l’ignorance et la peur chez l’homme (en plus ils ne peuvent même pas rester simples, et dire juste « donnerait une apparence à… », ben… non ! Même là, il faut qu’ils s’la pètent !)

- Il y a aussi la théorie venue avec Saint Pierre et ses clés, comme quoi on serait l’image du démon, tout ce qu’il y a de mal sur terre, sous terre et en l’air (c’est pourquoi on a des ailes, qu’on peut ramper dans les souterrains, et qu’on habite dans les forêts) Alors là, pas la peine de vous faire un dessin, parce qu’il y en a plein dans l’imagerie chrétienne : saints divers, piétons ou « encanassonés », hommes ou femmes auréolés, terrassant de la main, du glaive ou de la lance mes frangins écailleux (un peu plus et on avait droit au bazooka s’il avait existé !).

Historique

- Question : vous savez de quand date la première description de votre serviteur ?...... Allez, un petit effort….Nan ?...  Et bien c’est Sumérien à c’est périmé d’au moins 5000 ans ! Voui ma brav’ dame ! Comme je vous le dis !.
C’était mon cousin Asag. Une forte tête celui-là, toujours à chercher les embrouilles, et là, un beau jour, il a rien trouvé de mieux que d’aller piquer les tables de la Loi du dieu Enlil. Pas malin, surtout que l’Enlil en question était très pote avec le dieu solaire Nimurta. Il l’a envoyé aux fesses de mon cousin pour récupérer le matos et rétablir l’Ordre (et éliminer le problème  - faut dire que son second prénom à Asag, c’était bien Problème). Fin du cousin et début de la liste noire.
Pour les Babyloniens, c’est un couple de dragons Apsou et Tiamat (mon oncle et ma tante,  du côté paternel) qui a créé les dieux et les autres dragons. Ils avaient un logement de fonction sous l’océan primordial. Et s’y plaisaient bien jusqu’au jour ou le dieu Mardouk (un voisin plutôt soupe au lait) s’est pris le bec avec les dragons. Dans la castagne qui a suivit, ma tante a pris une balle perdue et c’est de sa dépouille que le monde a été créé. Les babyloniens ont ce récit en commun avec certains peuples celtes et amérindiens (d’ailleurs, dans une autre soi-disant légende, la Bretagne serait le corps du dragon terrassé par Saint Michel - voir les paquets de gâteaux du même nom pour l’image, une fois la curiosité rassasiée, on a droit de se rabattre sur l’intérieur, ça fait pas de mal non plus)

On va parler de ma branche maternelle, maintenant. Vous avez peut-être vu l’Yggdrasil, ce frêne soutenant le monde de la mythologie scandinave (mais si j’en ai mis un dans le blog, cherchez un peu, je vais pas vous mâcher tout le boulot non plus !) Pas trouvé ? Pfff ! Bon je vais vous en remettre un, mais prenez pas ça pour habitude !

En rouge c'est mon Tonton

Voilà, vous imprimez maintenant ? Et bien le serpent cosmique, assimilé dragon, qui entoure ce monde, c’est mon tonton Midgardorm mais tout le monde l’appelle Mimi, c’est plus simple (il a vraiment un nom à coucher dehors avec un billet de logement celui-là !) Au pied de l’arbre, il y a bien sur Nidhogg (pas de la famille celui-là), le vicieux, qui fait tout pour qu’il crève en bouffant ses racines.

Un dragon ou serpent cosmique également, et celui-là, vous le connaissez ne serait-ce que de nom c’est Quetzatcoatl ou serpent à plumes, mon tonton d’Amérique du Sud.

Faux prétextes

Deux excuses pour nous taper dessus.
- D’abord on garderait des trésors et le preux chevalier, le héros du coin ou un simple hobbit se croirait obligé de nous délester de nos économies sous prétexte qu’il n’y a pas de centre commercial dans le coin où on aurait la possibilité de les dépenser (minable l’excuse !)
- Ensuite, il parait qu’on perturberait l’Ordre (ben oui ! puisqu’on est censé représenter le Chaos) ou qu’on serait le côté obscure de la force.
Alors là, je dis stop ! Trop c’est trop ! Et en plus c’est même pas vrai puisque j’ai de la famille du côté des gentils (en vacances en Asie, en ce moment) qui sont plutôt protecteurs et bénéfiques si on fait appel à eux (ils se fendent en quatre pour vous, c’est la crème des crèmes !)

Le héros et la princesse

Les Grecs ont un peu traficoté notre look pour le rendre plus acceptable (ils nous ont ratiboisés de quelques mètres pour qu’on soit « accessibles » au héros sans peur et sans reproche et qu’il n’attrape pas une tendinite, le pauvre, en nous trucidant ; et pourquoi, là aussi ? Ben évidemment pour une nana – princesse si possible ou vachement friquée et aux mensurations de Miss Monde.
En vrac sortent des histoires comme celle de Médée aidant Jason à tuer encore un membre de ma famille (heureusement qu’on est très prolifiques, parce qu’à ce rythme là, on aurait vite fait de disparaître !) tout ça pour récupérer une descente de lit bouffée par les mites et dont le seul intérêt  est qu’elle soit peinte en doré ! (tu parle d’un mauvais goût !).
A oui ! J’oubliais mon pauvre cousin Ladon, gardien au jardin public des Hespérides et qui s’est fait descendre pour un cageot de pommes par un dénommé Héraclès. Un sacré loulou, celui-là,  qui n’a pas attendu que mon cousin soit froid, pour aller retrucider du dragon, sous prétexte qu’une copine à lui, Hésione, allait lui être sacrifiée ! (facile l’excuse !)
Faut pas oublier Persée tuant Kétos, un brave dragon de cuivre, qui ne lui avait rien fait, sauf d’être dans ses pattes quand il allait voir sa copine Andromède.

Chez les nordiques, il y a aussi Beowulf et son copain Sigurd (Siegfried revu et corrigé), deux chasseurs de prime, ayant plusieurs dragons à leur tableau. (dont l’équivalent de Fafner – lui, c’est une « pièce rapportée » dans la famille - avant son opération, il était géant et ça, on peut dire que ça passe  très bien auprès de la vieille génération !)

Les derniers en date à avoir complètement déliré sur nous, c’est les Moyen-Ageux avec leur best seller des « chevaliers de la Table Ronde » Y a pas un chevalier qui n’ait tué son dragounet (Tristan, Lancelot, Arthur, ils ont voulu tous faire leur malin et sur notre dos évidemment !)

Alors qu’ils viennent pas me dire qu’on existe pas, sinon ils n’en parleraient pas, faut être logique tout de même !

 

PS: Ma copine Zoélie (une humaine, mais ça va, elle, je ne le grille pas - elle fait son noviciat pour passer dragonne premier échelon) m'a informée des dernières nouvelles de la famille. Je vous en fait part également:

"Bah, Ladon, il a quand même fini en constellation, on va pas le plaindre non plus ! Il y a aussi Apopihs, l'Egyptien, qui essaie de bouffer Ra régulierement. Et tes copains japonais, les Ryu, tu les snobes ...?
Petite anecdote rigolote: les Chérubins, ces anges gardiens du paradis terrestre après qu'on s'en soit fait virer a coups de pieds au cul, seraient éthymologiquement des Griffons gresques !
Ca casse l'image du chérubin tout joufflu!
Faut dire que, quand on réunit les 4 éléments (terre, puisque vous vivez dans les cavernes, eau, puisque vous ne dédaignez pas non plus les fleuves, air, pour ceux qui ont des ailes et feu, bien sur), on est autrement plus classe qu'un bébé en voie d'obésite !"

 

par Walsong publié dans : Dragons et créatures
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Mercredi 1 juin 2005

Bonjour!

C'est promis! J'attaque le crépuscule demain! Mais il faut aussi que j'assure pour les deux autres catégories (petite différence dans le nombre d'article) Aujourd'hui je privilégie mes copains dans "dragons et créatures" et je remets un peu les pendules à l'heure d'ailleurs!

Bonne journée!

par Walsong publié dans : Post-its sur le frigo
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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