
Bonjour à vous !
Sniff ! Petite larme de nostalgie, parce quon aborde le dernier volet du cycle de lAnneau (le Ring quoi !) et que jai bien déliré dessus.
Heureusement quil y a encore un prologue et trois actes avant que je me retrouve éjectée du Walhalla !
Donc voici, ta-dammm ! (roulements de tambours et trompettes claironnantes) le
CREPUSCULE DES DIEUX
(dernière journée de cette féerie scénique en quatre volets)
Prologue
Le lieu : le Rocher des Walkyries
Les personnages : les trois nornes, surs grises du Destin qui dévident lécheveau de la vie ça ne vous dit rien ? Siegfried et sa nouvelle copine Brünnhilde, la Walkyrie rétive.

Le prologue commence par la conversation nocturne et pas très enjouée des trois frangines il y a de quoi, parce quaux dernières nouvelles, ça sent un peu le roussi pour les dieux ! - En plus, avec leur manie de faire des économies de bout de chandelle, leur fil de chez Monoprix, et bien il a pété net ! Cest la cata complète ! Manquerait plus quil pleuve, pour arranger la sauce ! Bon si cest pour commencer la journée comme ça, autant aller se coucher !
Dailleurs le soleil commence à poindre son museau et avec lui, arrivent les deux amoureux (encore deux qui ont passé une nuit blanche ! Pff ! Quelle jeunesse, après ils vont sétonner quil traînassent toute la journée, cest-y pas possible un engeance pareille !) Ils gambadent un certain temps, dans le style « Petite maison dans la prairie » ou « Mélodie du Bonheur », sur les motifs déjà connus de la chevauchée des Walkyries, et de deux nouveaux motifs, celui de Brünnhilde et celui de Siegfried le Héros (variante de Siegfried lIntrépide).
Ils échangent des :
"- Je taime.
- Moi itou.
- Tu maimeras toujours ?
- Pour sur ! Tiens mets lanneau que je tai offert. Si cest pas une preuve ça !
- Re-tiens prend mon fidèle coursier Grane en échange. »
Là, il y a un truc qui me turlupine :
Siegfried dit au revoir à Brünnhilde pour aller courir sinon la gueuse, du moins le monde ! Jai raté un épisode ou quoi ? Il se lève une minette, lemballe en trois coups de cuiller à pot, (pour son coup dessai, cest pas mal !) et te la lâche comme une vulgaire chaussette sous prétexte daller se chercher des clopes et que le tabac du coin est fermé ? Il a peur de faire de la mousse ? Il flippe en pensant charentaises et labrador ? (ou alors cétait pas un si bon coup
là je suis mauvaise langue et jy étais pas dabord !)

De toute façon cest pas la peine dessayer de le retenir, car pendant que je vous parlais, il a tourné le coin, au triple galop (voilà ce que cest doffrir une bécane à une mec ! Il na quune idée lessayer pour voir ce quelle a dans le ventre !) Brünnhilde reste plantée là, faisant des moulinets avec son mouchoir, pour lui dire au revoir là, jai envie de fredonner lair célèbre de Charles Trenet : « Je tattendrai à la porte du garage
» Cest de circonstance non ?
Alors là, pour le changement de séquence, on a droit à un interlude musical décrivant le voyage du fugueur le long du Rhin jusquau château des Bibiches non jrigole des Gibichs, les nobliaux du coin - et ce qui leur pend tous au nez avec la malédiction dAlbérich au dessus de leur têtes.
ACTE I
Le lieu : le château sus-cité au bord du Rhin
Les personnages : Hagen alors là je « commèrise » - oui, du verbe commèriser, parler comme une commère, cest simple pourtant ! - : Hagen cest le rejeton dAlbérich (lantéchrist quoi !) il fallait bien que le côté obscure de la force ait lui aussi sa descendance humaine, et en plus pour les mêmes raisons : récupérer lor du Rhin. Ensuite viennent Gunther et sa sur Gutrune (tartignole un le pseudo ?) et encore des frangins ! Il y avait une promo ou quoi sur les couples : un acheté lautre offert ? Siegfried, Brünnhilde et Waltraute (une des ses walkyriesques surs)
Donc Hagen, marmonnant dans son coin, la un peu mauvaise que le jeune blondinet, pupille de son oncle Mime, ait réussi à récupérer lanneau avant lui. Mais il a un plan béton pour lui piquer. Je vous explique ? Il balance Gutrune dans les bras de Siegfried, balance Gunther dans ceux de Brünnhilde (ben oui ! symétrie oblige) et dans la confusion générale sesquive avec le magot. A première vue, ça paraît simple sauf, que Sieg est déjà en ménage et quils ont ouvert un compte épargne ensemble, donc cest du sérieux ! Heureusement que Hagen a emprunté le bouquin de recettes de son papounet et quil va ainsi pouvoir mitonner un de ces petit philtre doubli je vous dis que ça !

Maintenant aux autres ! Les Gibichs entrent, un peu envasouillés par un repas trop arrosé. Il faut les travailler au corps :
« Tiens salut Gunther, ça farte ?
- Ouai, à part la blanquette quarrive pas à passer, on fait aller
- Tes sur ? On dirait quy a quequchose qui tembête
- Ben, jme pose une question, depuis un certain temps, à ton avis, comme leader des Gibichs jassure ou pas ?
- Tinquiète, tes au top ! Y a juste un petit blème
- Accouche !
- Faudrait que tu sois marié et Gutrune aussi, ça ferait plus sérieux. « Gibichs père et fils » je le vois bien sur les affiches.
- A ouai
pas bête ! Je vais jeter un il aux annonces, on sait jamais
- Te fatigue pas ! Jconnais une minette canon de chez canon, il faut juste trouver quelquun pour aller te la chercher parce quelle habite à Perpette-les-Oies et tas un planning assez chargé aujourdhui. »
Aparté nécessaire : Hagen se garde bien de dire que la Walkyrie a déjà un mec.
« Et moi dans lhistoire ? - Piétine la soeurette - y en a toujours que pour lui, cest pas juste !
- Mais je toublie pas ! Jai vu, en ouvrant la fenêtre, un mec assez sympa qui a lair de rappliquer par ici. Je vais te donner un truc pour quil soit moins « résistant » à tes charmes, tauras juste à lui verser ça dans sa canette. Résultat garanti ! Il oubliera tout et naura dyeux que pour toi ! Alors, ça va ? Contente ? »
Gutrune ne piétine plus mais sautille dans tous les coins de lappartement en battant des mains, façon : « mes cadeaux, où sont mes cadeaux ? » un peu nunuche la donzelle tout de même ! (nan ! je ne sortirai pas ce genre de blagues, dabord elle est pas blonde, elle est châtain clair !). Elle court dans sa chambre se ravaler la façade et enfiler quelque chose de plus
attractif, dirons-nous
..
Coupure publicitaire ou résumé du prochain épisode, selon ce qui vous arrange, mais je fais une pause car cest un peu longuet on verra la suite de lacte un peu plus tard.(jai les phalanges en compote et si ça continue, il faudra une spatule pour me décoller du clavier, donc nécessité oblige
A plus !
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