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Dimanche 7 août 2005

Bonjour à tous!


Tout d'abord excusez du retard, mais trois neveux en pleine possession de leurs forces et de leurs ... cordes vocales... ça occupe un peu la dragonne.


Il y a quelques jours, en commentaire, j'ai reçu ce texte de Larchange. Pas bête du tout sa proposition. C'est pourquoi j'ai pris le truc en main et vous le sers tel que je l'ai cogité. Voilà l'énnoncé du problème:


"Dis moi la dragonne il y a une épidémie en ce moment parce que je viens de me souvenir que je me suis tapé ( sans me forcer ça va de soit ) un alphabet dans le même esprit. Si ça te branche ... " (dans le commentaire, ses réponses figurent c'est pour l'article "auto-portrait chinoisé").

Voici mes réponses. J'y répond en mettant d'abord ce que j'aime et ensuite ce que je déteste.

A -
amitié (unique: pas de mon choix perso. je tiens à la signaler par rapport au commentaire de Strange, mais parce que je dois éloigner pas mal de postulants par mon "étrangeté" pour rester sobre et je me disperse pas trop de ce côté, mon amie est mon "unique" amie parce qu'elle pourrait être ma frangine par rapport à un certain "vécu" comme on dit) Par contre les copains et copines j'en ai (paraît, je sais pas pourquoi, qu'on rigole avec moi... ) 
anémie (mentale) : les anorexiques du bulbe, les weight watcherisées du cortex, c'est pas trop pour moi, j'aime bien les cervelles qui tournent à cent à l'heure et qui n'ont pas les pétoches de continuer à apprendre - je continue bien , moi, au "grand" âge que j'ai!)


B -
binocles: (paraît que ça trompe son monde, quand je les mets... j'ai presque l'air sérieux et intelligent! Faut dire... que sans, ou sans mes lentillles, j'te raterai une vache dans un couloir un tTes-miro-saurus rex de la grande époque quoi!
baffrer : je supporte pas les gens qui se précipitent sur la bouffe comme s'ils étaient à deux doigt de clamser la goule ouverte! Vous savez, ceux qui se précipitent sur les buffets bien garni dans les réceptions de tout genre et que lorsque la nuée repart, on dirait le corps d'un bestiau après le passage des piranhas! 'y a plus que la carcasse et la déco (encore si elle est en plastique, sinon... elle y passe aussi)


C -
casse-c..., non! casse-tête (j'vous ai eu encore une fois): ce genre de jeux m'éclate litéralement! Je peux passer des heures à démantibulier un bidule en bois, ou un tangram... les puzzles, n'en parlons pas (à moins de six milles pièces c'est pas drôle).
là, c'est casse-c... bonbons ou casse-pieds: ceux qui nous pompent notre oxygène sans but précis juste pour le plaisir on dirait. Ceux qui peuvent tourner en boucle des plombes sur la flexibilité des queues de vaches, sur l'âge du capitaine... et qu'on en a pas grand chose à battre (ça fait pas avancer notre schmilblic personnel) Ceux qui l'ouvrent alors qu'on ne leur a rien demandé, (ma mémé appelait ça : "mon cul qui se débouche!" ça fait le même bruit, mais c'est que du vent ce qu'ils dégoisent.)


D -
Danse : ça depuis l'article d'il y a quelques temps, vous vous en doutez! Toutes les sortes de trémoussements valseuriens et pédestres, du moment qu'on s'éclate! (j'ai pas encore testé celle des derviches tourneurs, remarquez)
Strange tu attendais Dragon je sais, mais c'est trop évident comme je le dis dans ton commentaire.
destin: j'ai horreur de penser que quoi qu'on fasse, c'est déjà programmé! Je crois trop qu'on puisse se "construire" tout seul pour qu'on te dise à la fin: "A bin non, ça compte pour du beurre, pass'ke c'est ça qu'est prévu pour toi en fin de compte!"

E -
Eclat: pas celui qui fait du bruit! Celui qui laisse sa trace sur notre rétine! J'aurai pu mettre aussi "éclair" vu mes goûts pour les colères nébuleuses... Le truc assez marquant pour qu'on s'en souvienne, une personne, un paysage, un action... et je parle pas non plus de celui des strass des binbloteries, des projecteurs... (rien à fouti, de la célébrité carton-pâteuse)
Enclos: ça a toujours évoqué pour moi les bestiasses diverses qu'on mène à l'abattoir, ou les pov' types qui ont eu le malheur d'être du mauvais côté de la "pensée" à la mode.


F -
fertilité: dans le sens très, très, mais alors très large: le côté "matrice" est accessoire. Ce qui me branche c'est ce qui sort de n'importe quoi dans la nature (et des fois d'endroits que même les pierres elles hésitent à passer dans le coin) Alors le summum, c'est quand même ce qui germe dans les petites boîtes crâniennes et comment on en a eu l'idée.
Faux-cuisme: les hypocrites de tout poil, les Tartuffes sans soutane... les pseudo-bien-pensants (j'arrête sinon, je vais les habiller pour l'hiver ceux-là!)


G -
guimauve, c'est vachement bon, c'est tout mou, on dirait du coton à détrompe-couillonner des fois, ça a des couleurs, que je sais même pas comment y z'ont fait pour les inventer.. mais je craque complet!
guerre : sans commentaire et au sens très très large aussi.


H -
hétéroclite : dans le vrais sens (celui de s'écarter des règles de l'Art) rien n'est inscrit dans le marbre et tout peut donc être modifié, rendu à des proportions plus humaines, donc plus... près de nous. J'suis pour l'Art dans la rue, si on veut. La grosse preuve c'est ce que je fais subir à l'Art Lyrique dans mon blog. A votre avis, ça le rend moins intéressant? J'espère que non, ça le rend plus accessible (quant à l'histoire évidemment)
héréditaire: même là, ça sent la "menace" c'est toujours des maladies, des titres de noblesses qu'ont pas porté bonheur à certains pendant les révolutions diverses. Comme si on était obligé de répéter physiquement ou mentalement les bourdes de ceux qui nous ont précédés.Là encore c'est pas de not' faute c'est la faute à grand-papounet, ou à grand-môman!


I -
Infini: donc pas limité dans le temps et dans l'espace (pas de clôtures avec cadenas à combinaison pour nous empêcher de sortir y faire un tour)
imbécilité: la chronique et celle qu'on nous fiche dans le crâne au fur et à mesure qu'on se fond dans la masse.


J -
jouer: Essayer d'apporter un minimum de fantaisie à toute chose pour la rendre moins "anguleuse". d'un instrument aussi: j'ai fait du violon (mais j'm'appelle ni Nicolo, ni Stephane, ni Yehudi, alors j'ai laissé ça à ceux qui savent au moins en sortir quelque chose de plus "audible" que Zoing, crrrrriiiiiiiiii, zroooooon, pling( ça c'est le bruit de la corde qui lâchait sous l'effort)
juger: J'aime pas le faire pour les autres, parce que j'aime pas qu'on me le fasse.


K -
kawa: d'ailleurs, j'vais m'en faire un tassounette tout de suite!
karma  : voir ma définition de destin, plus haut, on comprendra pourquoi!


L -
lire, comme Larchange, tout et n'importe quoi, du moment que je ne connaisse pas
larmes: surtout de crocodiles! Les faux derches qui se la pètent: veuve inconsolable avec voilette bien opaque sur la goule... et mouchoir devant le pif pour masquer qu'ils en ont pas grand chose à ficher, mais que ça se fait... le comble de l'hypocrisie pour moi!


M -
magie: Le monde du "Tout est possible, tout peut arriver, avec un peu de poudre de perlin-pinpin et une griffounnette de dragonne"
Là aussi, Strange l'évidence de Musique me fait ouvrir d'autres possibilités, faut savoir élargir ses connaissances non? Lol
maltraiter: innommable (bin si, c'est quand même nommé, mais j'peux pas faire autrement sur le coup) Que ça soit les mentalités comme les individus! La lâcheté à l'état pur!


N -
nacre, parce que c'est un truc étonnamment joli qui est quand même à l'origine une blessure pour le coquillage (donc, j'veux pas dire que les souffrances sont créatrices d'oeuvres d'art, mais ce qui en sort, est rarement dans la tiédeure et la fadasserie moutonnienne.)
nègre: j'vois d'office l'ancienne boîte de "banania" bien colonialiste et paternaliste et ça me rappelle, gamine, quand on m'a dit que je ferai bien d'aller me laver, parce qu'à n'avoir que des copains et copines "bronzées" ça risquait de déteindre sur moi. (l'insondabilité de la connerie humaine dans toute sa splendeur)


O -
Oeuvres toutes sauf les basses.
obligatoire: service, paroles, façon d'être... tout ce qu'on est sensé faire pour faire partie de la tribu.


P -
parenthèses: essentielles (parce que je sais pas si vous avez remarqué, mais c'est un truc avec les tirets que j'adore) enlevez moi ce petit sourcil vertical, et je dis plus rien pass'ke ça devient trop... linéaire (chiant quoi!)
parjure: même sans promesse, le truc de pas tenir ses engagements ou de se défiler au dernier moment - si vous connaissez, c'est du genre : "dès que t'as un prob. surtout t'hésites pas, on est là"... et patati et patalère... et une fois le nez bien dedans on te tend même pas un pince-nez pour te soulager!) Pour moi, c'est être parjure aussi.


Q -
questions: comme Larchange là aussi. C'est montrer qu'on est pas mort, qu'on s'interresse à tout et à tous. On peut continuer à apprendre (ceux qui n'en posent plus sont morts cérébralement ou se croient détenteurs du savoir universel, pire pour moi qu'être transformé en légume)
qualifié: pour quoi et par qui? On est pas des outils dans l'établi... quoique... on peut se poser la question...


R -
rire: là aussi, on s'en serait douté!
ragot: le truc que les uns colportent au sujet des autres, parce que leur vie est trop tristoune et ternasse pour qu'ils puissent parler d'eux


S -
sourire parce que ça mange pas de pain, et des fois, ça suffit pour bien démarrer la journée. (et faire démarrer celle des autres)
Succession: les suites de trucs qui se ressemblent, comme le files d'attente, les em.. ements etc. Puis le fait de "succéder" à quelqu'un dans un rôle (déjà vu plus haut pour héréditaire...)


T -
toucher pour émouvoir, toucher pour se rendre compte de la texture des choses et des êtres... sentir pas les doigts quoi!
tuer: tout: le temps, les gens, sa mère en short devant Prisunic... l'intéret ; trop "définitif" et puis qui nous en donne le droit?


U -
unisson: plusieurs voix pour une même chose
unique: triste, parce que seul!


V -
vivre, comme Larchange et pour les mêmes raisons, pour le simple fait d'être vivants.
vice : parce que c'est tout le côté malsain des gens qui s'exprime là!


W -
WC: allez pas dire que c'est pas une belle invention! En plus, c'est là qu'on trouve souvent les meilleures idées ou qu'on a le temps de finir ses mots croisés en paix, où le passage du roman tellement tarabiscoté qu'on a pas intérêt à glisser sur un mot! J'suis pas scato, j'suis réaliste! lol
water-polo parce que déjà je comprends pas comment on peut courir après un ballon sur la terre ferme, mais noyer des chevaux, pour taper au maillet dans une balle au fond d'une piscine... encore moins lol (là c'était gratos, comme blague, mais faut dire que je trouve cette discipline crevante comme pas deux, parce qu'en plus d'essayer de tirer dans des buts avec... rien sous les petons à part deux bons mètres de flotte, il faut encore nager et se maintenir en surface - ils pourraient au moins faire l'effort de leur donner des bouées, ça les soulagerait les pauvres!)


X -
xénophilie: j'aime le métissage
xénophobie: j'aime pas trop les pays refermés sur eux-même.


Y -
Yack, parce que c'est une grosse vache bien poilue qui vit au Tibet (et comme c'est le patelin que j'aimerai visiter, c'est normal non? -  J'aurais pu mettre yéti aussi, remarquez)
Yoga: parce que j'ai essayé, et faut rester trop longtemps sans bouger et sans "l'ouvrir" (j'ai souffert, vous pouvez pas savoir!)


Z -
zèbre: un cheval qu'a au moins de la fantaisie, côté vestimentaire! (et un sale caractère en plus)
zigouiller: voir tuer, pour l'explication.

Voilà, c'est  plus long que celui de Larchange, mais j'ai préféré mettre le côté négatif aussi, ça me paraît un peu plus juste.

Bonne lecture et si ça inspire quelqu'un... c'est à disposition (j'ai pas de droit d'auteur dessus, vous risquez pas d'avoir mes avocats au derrière - en plus j'en ai pas alors ça tombe bien non?)

Bonne journée et à plus tard

La dragonne

par Sieglind publié dans : Mes devoirs
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Samedi 6 août 2005

 

Bonjour à tous!

Aujourd'hui, début du congès de fin de semaine!

On pourrait dire que pour moi, ça se résumerai à une séance intensive de jeux vidéos. Mais non, j'ai d'autres choses au programe que de jouer à Splinter Cell aujourd'hui

C'est - un peu - sacré en ce moment (bin oui, le temps, les petits zoziaux, la piscine qui clapote...ça aide à ne rien faire, vous croyez pas?). En plus, faut vous dire, on reçoit de la famille, mon beau-frère et ses trois gamins et ça fait une paille qu'on les avait pas eu dans le coin, on en profite!

Tout ça pour dire, que là, je vais me calmer un peu (du moins pendant deux jours, (plus j'peux pas! Mon organisme entre en surchauffe!) Je vais donc attendre la semaine prochaine pour commencer mon article sur l'opéra. Tiens, au fait, y a personne qu'a su me répondre quand j'ai parlé de "test sur la fidélité"... ça vous a pas inspirés on dirait... allez, faites travailler vos neurones!

Un petit truc pour vous  les mecs : comment comprendre ce genre de réponse de notre part:

15 manières de faire comprendre à un homme qu'il ne vous interesse pas

L'homme : On ne s'est pas déjà rencontré ?
La fille : Oui, c'est moi la réceptionniste de la clinique spécialisée dans les maladies vénériennes.

L'homme : Je ne vous ai pas déjà vu quelque part ?
La fille : Oui, c'est pour ça que je n'y vais plus.

L'homme : Est-ce que ce siège est disponible ?
La fille : Oui, et celui-ci le sera aussi si vous vous asseyez.

L'homme : Alors, si on allait chez moi ?
La fille : Je ne sais pas. Il y a deux places dans une poubelle ?

L'homme : On va chez toi ou on va chez moi ?
La fille : Les deux. Tu vas chez toi, et moi je vais chez moi.

L'homme : Je voudrais bien te rappeler. C'est quoi ton numéro ?
La fille : Il est dans l'annuaire.
L'homme : Mais je ne connais même pas ton nom !
La fille : Il est dans l'annuaire aussi.

L'homme : Alors, qu'est-ce que tu fais dans la vie ?
La fille : Je suis travesti.

L'homme : Tu es née sous quel signe ?
La fille : Entrée interdite.

L'homme : Comment tu préfères tes oeufs le matin au petit déjeuner ?
La fille : Non fécondés !

L'homme : Allez, on ne me la fait pas à moi : on est ici tous les deux dans cette boite pour la même raison
La fille : Ouais ! Pour se ramasser des gonzesses !

L'homme : Je veux me donner à toi.
La fille : Désolé, je n'accepte pas les cadeaux de pacotille.

L'homme : Si je pouvais te voir toute nue, je mourrais heureux.
La fille : Peut-être, mais si je te voyais tout nu, je mourrais de rire.

L'homme : J'irai au bout du monde pour toi...
La fille : Oui, mais est-ce que tu saurais y rester ?

L'homme : Comment fais-tu pour être si belle ?
La fille : Je fais le contraire de toi...

Qu'on soit pas les seules pour une fois à "morfler" sous vos sarcasmes les cocos!


Lettre d'une maman à son fils militaire

Cher fils,

Je t'écris lentement car je sais que tu ne lis pas vite. Ainsi je mets la plume dans l'encre, l'encre sur le papier, le papier dans l'enveloppe et l'enveloppe dans la boîte à lettres, tout cela pour te dire qu'on a été tous malades mais que le docteur est venu et on est tous guéris.
Depuis que tu es parti, on s'aperçoit que tu n'est plus là. Hier, c'était la fête du village, il y avait une course d'ânes et monsieur le Maire a dit que c'était dommage que tu n'étais pas là, car tu aurais sûrement gagné. Il y avait aussi le marché de cochons, on a beaucoup pensé à toi.
Quand tu viendras à la maison, tu ne la reconnaîtras pas, on a déménagé. Au fait, Adolphe s'est pendu, j'espère qu'il ne recommencera plus. Tu m'as dit que tu faisais de la taule, s'il t'en reste, gardes-en pour couvrir le toit du poulailler.
Tu m'as demandé de t'envoyer un "champ d'ail", la récolte a eté mauvaise, je t'enverrai un champ d'oignons. Ton petit frère Dada, a avalé 100 sous, le docteur en a retiré 90, il a dit que le reste était dissous. Pour ce qui est du tout petit, tout le monde se moque de lui à l'école car il n'avait pas d'habits neufs. Comme on n'a pas beaucoup de sous, on lui a acheté une casquette neuve et on ne le laisse plus regarder qu'à la fenêtre, mais maintenant plus personne ne rigole.
Ton père a un nouveau travail, il a 230 personnes en dessous de lui. Il tond le gazon au nouveau cimetière. Tu le reconnaîtra facilement car sur la porte d'entrée c'est écrit : "Ici ne seront enterrés que les morts vivant dans la commune". Les peupliers bordant la rivière ont été coupés pour en faire du bois de sapin.
Tiens ton grand frère se marie avec une femme. Tu dois te souvenir d'elle, c'est elle qui nous a tant fait rire à l'enterrement de ta soeur.
J'espère que tu es un bon soldat comme ton père qui s'est gelé les pieds avec des éclats d'obus. Je t'envoie 50 francs en cachette de ton père, il ira les poster.
Fais bien attention de ne pas te saouler et de ne pas dépenser cet argent. Je t'envoie aussi deux chemises neuves faites avec les vieilles de ton père. Envoies moi les vieilles que j'en fasse des neuves à ta grande soeur. Si tu as des chaussettes trouées, envoies-moi les trous que je les raccomode.
Nous avons eu un très grand malheur, le chien a eu la queue coupée. Enfin tout va bien sauf que le chat est crevé. J'espère que ma lettre te trouvera de même.
Tu nous dis que tu es très malade, si tu ne vas pas mieux, reviens mourir à la maison, ça nous fera plaisir.
Je vais te laisser non sans dire que ton père a un énorme furoncle au cul, sur quoi je t'embrasse très fort.

Ta maman chérie.

P.S. : Je voulais mettre 100 francs dans l'enveloppe, mais j'avais déjà cacheté ta lettre.

Je vous balance une adresse pour patienter pendant ce week-end, si vous voulez vous lancer dans les traces de San Antonio... on sait jamais.

http://www.funnyfrog.net/generateur1.htm?

Par contre, ne vous inquiétez pas, je vais faire un tour chez tous mes liens (ça c'est naturel et obligatoire chez moi!)

Bon week-end et n'en faites pas des tonnes quand même! On est quand même en été! Déconnectez un peu de l'écran (y a des trucs à voir dehors des fois aussi...)

La dragonne qui vous conseille les UV (pas trop) et l'oxygène (vous savez c'est le truc qui saoule un peu quand on met le nez dehors après cinq ou six heures scotchés à son AZERTY)

par Sieglind publié dans : Bêtises et blagues diverses
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Vendredi 5 août 2005

Bonjour à tous !

Avant de commencer un nouveau récit d’opéra, je vais vous causer un peu de quelques mésaventures lyriques (en temps que spectatrice, hélas !) m’étant arrivées au cours des nombreuses manifestations auxquelles j’ai assisté.

Je vous l’avais promis (sans cracher, ni jurer, c’est pas poli et c’est pas zouli, pour une femme… enfin entre nous, j’vois pas pourquoi ça le serait plus pour les mecs, mais ça… c’est un autre débat – celui des émissions de gaz « supérieures » et « postérieures », du grattage intempestif au niveau du slip kangourou,  et de quelques autres petites « manies » soit disant réservées au sexe dit « fortissimo ».

Donc, un des trucs rigolos qui me soit arrivé c’était à la représentation de la Tosca (pas du Plantier) de Giacomo Puccini – j’peux plus vous dire quand, mais ça fait belle lurette parce que c’était quand j’avais été inscrite par ma mère adoptive à la saison lyrique de ma petite ville d’origine (Rochefort sur Mer, pour ne pas la citer) c’qui fait, qu’étant « inscrite par quelqu’un » j’devais pas avoir encore assez de « poids social » et surtout… de pépettes. Donc, je m’pointe avec mon chaperon de l’époque (une collègue à ma môman qui était férue d’art lyrique – sauf que pour elle, ça se serait borné à l’Auberge du Cheval Blanc, Nono et Nanette, Véronique  etc. – qu’on ne s’y méprenne pas, je crache pas sur cet art dit mineur qu’est l’opérette, mais j’suis plus branchée vers le vrai lyrique, celui qui finit la plupart du temps très mal pour les héros avec des livrets bien compliqués, que si tu fais un film dessus, ça fera pas une entrée tellement t’y crois pas… enfin l’Opéra quoi !)

On s’installe mais déjà, j’la sentais pas la Tosca, dans le rôle de la diva enflammée et caractérielle. (faut dire que falote comme elle était, je suis bien incapable de me rappeler le nom de cette brave dame) par contre en bon gros méchant de derrière les fagots, on avait Gabriel Baquier en Scarpia (lui j’l’adore).

Donc le début se passe normalement : l’église, l’autre plâtrier qui torche les murs pour soi-disant faire une fresque, la caractérielle… et que je t’aime et que je te fais des serments et qu’il faut faire gaffe parce qu’on cache quand même un copain qu’a un casier ;..  j’vais pas dire que je m’ennuyais, mais connaissant, c’était pas la grande surprise (surtout que les voix étaient pas faites pour me marquer à vie !)

Arrive Scarpia, avec son air : « va Scarpia » (faut vous dire, que là, on avait droit à la version française, en Charente maritime, j’ai pas eu droit à la V.O question lyrique, il a fallu attendre Bordeaux… quoique ;.. ici, c’était pas gênant parce que ça se dit : « Va Scarpia » aussi donc…) Là, je me régale, car les airs comme ça, baryton-bassées, j’adore ! Le reste suit… pour arriver enfin au dernier acte, là où tout se goupille !

L’histoire on la verra sans doute un de ces jours, mais en gros, le Scarpia fait un plat mastoc à Tosca, que si elle veut bien être gentille avec lui, son copain le peintre en bâtiment, il aura la vie sauve (il l’avait chopé, à cause du fameux « recel de malfaiteur » pré cité) Elle joue les indignées, avec des grands gestes à la Sarah Bernhard des yeux de veaux kholés et des bimbeloteries pleins les bras. Première erreur : ne jamais faire de grands gestes de mépris quand on a des gros bracelets bien clinquaillants au poignet. Dans son geste accusateur vers le méchant, une des breloques se fait la belle, et grâce à la force centrifuge ou centripète ou centri-c’que vous voulez, vient atterrir entre les deux yeux de Baquier. Beau tir (il a dû en voir trente six zoziaux, celui-là)
Alors, déjà, vous m’imaginez - parce que déjà à l’époque j’étais un peu… turbulente ( ?) - sur mon siège d’orchestre, en train de me trémousser, et c’était pas pass’ke j’avais envie d’aller au petit coin, le programme devant la goule pour que les autres ne voient pas ma tronche hilare (ceux de derrière, par contre, ils devaient bien voir les sursauts des épaules de l’ébouriffée : « sanglote-t-elle ? Quelle émotivité ? ça c’est la force de la musique ! »)

J’arrive tant bien que mal à me calmer en « auto-dialoguant » : « Sois raisonnable, ça peut arriver à tout le monde «  - « Oui, mais pas à la Tosca » - « Mais si, c’est une meuf comme les autres » - « Mais c’est quand même Puccini ! » - ‘Mais Puccini, il devait en faire des conneries aussi... évidemment il en a pas fait un opéra ! »… etc., etc. La Scène où Scarpia serre d’un peu près la diva arrive et là… le pompon, la cerise sur le mille-feuille (si je veux une cerise sur mon mille-feuille c’est mon droit), le feu de paille qui fait boule de neige, la goutte d’eau qui met le feu aux poudres… enfin le bouquet quoi !

Le méchant pose un pied sur la traîne de la nana (vous savez, ça se passe  du côté des années 1800, les robes, c’est un peu comme celle dans les tableaux de David, avec des ceintures tellement haut placées qu’elles se retrouvent sous les poupounes, des coiffures frisottées à l’antique et des espèces de rideaux qui pendouillent dans le dos de la robe (sans la tringle de l’Aïda, parce qu’on est pas en Egypte ancienne). Comme référence z’avez qu’à regarder le « Sacre de Lamponéon, y en a plein le tableau de ces meufs).

Donc Scarpia, pose le ripaton sur la traîne et l’autre furibarde pivote sur elle-même avec un geste noble de la main pour prendre son rideau et que, dans le mouvement, ça fasse joli le mouvement des fringues. Seconde erreur ! Ne jamais, au grand jamais, essayer de récupérer ses affûtiaux quand il y a quelqu’un dessus ! Baquier a fait un vol plané impeccable pour atterrir miraculeusement - enfin presque - sur le divan style Récamier (un Baquier en pleine santé avec même quelques kilos excédentaires, c’est pas fait pour les meubles de style, et le mobilier a littéralement explosé sous lui)

Alors là ! J’ai craqué (mais là, j’étais plus la seule, et ça compte une demi-salle qui crie des : « Hoooo ! » apeurés, des « Ha, ha, ha » discrets mais audibles, des « Pffff ! » pour ceux qu’avaient eu la bonne idée de mettre la mimine devant leur bouche) Par contre moi, j’avais ma beuglante grande ouverte, le volume au maximum (j’ai fais du chant chorale, alors de ce côté, l’organe, ça va bien merci, la preuve en dessous)

Et en plus, j' étais en train de filer presque à quatre pattes pour pas trop qu’on me remarque vers la sortie la plus proche pour me réfugier dans les sanitaires et après avoir refermé la porte, pour plus de sûreté, je me suis assise contre pour m’en donner tout à loisir.

C’était la deux ou troisième expérience lyrique et là, je crois que ça commençait bien (parce qu’après, j’ai pas arrêté de chercher le « truc » la petite chose, le décalé dans chaque production que je suis allée voir.
On en verra d’ailleurs un de ces quatre d’autres exemples.
Voilà pour une de mes aventures lyrico-comiques et vous voyez, qu’on peut s’amuser, même à l’opéra (mais c’est pas conseillé, quand même)


Bonne journée et à bientôt
La dragonne

par Sieglind publié dans : Mes gaffes
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  • opera-farfelu
  • : musique
  • : Vous pigez rien à l'opéra... pas grave, je vous raconte l'histoire... à vous d'aller choper les notes qui vont avec, et ne me dites pas que c'est pour les momies... je tire à vue sinon ! Il y a des trucs à côté, histoire de vous donner un petit aperçu du bestiau... je vous préviens... ça peut piquer les yeux.
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