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Mardi 19 juillet 2005

Bonjour à tous

Revenons à la Flûte !


Alors ce test ? A votre avis… on va bien voir ça ! Mais comme c’ est des mecs, je me fais pas trop d’illusion ! (ç’aurait été des nanas, ils se seraient régalés à nous voir nous planter lamentablement aux travaux pratiques sauf - et encore, ça dépend de notre couleur capillaire -  si on faisait un stage dans le fameux établissement dont j’ai balancé le programme il y a deux jours)

Donc, on s’était arrêté au départ de la scène de Sarastro et de Tamina et là, le décor changeait pour révéler une grande salle à l’intérieur du temple (toujours des pattes de mouches pseudo-égyptiennes aux murs, des statues de bons hommes avec une serviette de bain autour de la taille et une tête de bestiau, enfin tout le toutim, pour faire ressembler le truc à la tombe de Toutankarton quand l’inventeur de la pilule… quoi qu’est ce que j’ai dit ?...  Bin oui Carter c’est pas lui l’inventeur des lendemains chantants de nos petits boyaux ?... Ah bon, j’croyais…. Donc revenons à nos moutons !

Deux prêtres entre conduisant Tamino et Papageno a qui on a ôté les bandanas sur les yeux. L’orateur, agitant des chaînes pendant que les deux entogés font des « houuuuuu ! » pour qu’ça soit plus impressionant, lance d’une voix gutturale à la Vincent Price dans les Contes de la Crypte :
« On s’pose là ! Au coup de gong vous filez par là et vous mouftez pas, gaffe ! » – oui, je sais c’est un peu laconique, mais même avec plus de mots dans le livret il en dit pas plus.

Il sort accompagné des deux figurants et laissent les deux héros en tête à tête
« Eh ! Tami !
- Chut !
- J’peux penser tout haut quand même ! En plus rien à s’mettre dans le gosier dans c’te piaule !
- Suffit de d’mander ! – balance une petite vieille sortant du plancher (allez savoir pourquoi à c’t’âge elle se paye l’escalade d’une échelle celle-là !)
- Eh belle gosse ! - moui ! gérontofile en plus d’être locace l’emplumé ! – si c’est le service d’étage, doit pas y avoir foule ici ! Fais sisite là, et on va faire causette. Quel âge que t’as ?
- 18 ans et 2 minutes - texto, là aussi.
- Mais t’es trognonne toi tu sais ! T’as un galant ?
- Sur ! Un peu plus d’heures de vol mais mignon. Papageno qu’il s’appelle !
- Attends voir… j’ai peur de comprendre… Tu t’nommerai pas par hasard…"
La petite vieille s'en va comme elle était venue; sans lui donner le temps de finir-


Papagena


A ce moment, les trois louveteaux du début de l’opéra, descendent des cintres sur un char à banc décoré comme pour le Bœuf Gras, tenant la flûte de Tamino et les clochettes de son compagnon, ainsi que deux plateaux télé. Après avoir encouragé Tamino et conseillé à Papageno d’en faire autant, ils les laissent boulotter en paix.
Papageno joue du Bolino pendant que Tamino souffle dans son flûtiau, alors qu’entre Pamina (bon sang , la scène a pas le temps de refroidir avec toutes ses allées et venues !). Elle s’adresse à son amoureux :
« J’ai entendu qu’tu m’sifflais alors me v’la !
- …. – ça c’est Tamino.
- T’es devenu aphone à force de souffler dans ton roseau ?
- ….
- Si j’te gêne t’as qu’à me l’dire ! J’ai fait un truc qui t’a pas plu ? T’en as déjà marre de moi ? (à chaque question, Tamino répond par... rien du tout)
– C’est malin, maintenant j’ai mon mascara qui coule ! C’trop la honte ! J’vais m’cuiter et prendre des somnifères si c’est comme ça ! »

Et elle sort en cherchant la porte pour la claquer, mais manque de bol dans les temples pseudo-archaïco-égyptiens, y en a pas, aussi elle mime l’action (mais c’est moins dramatique, c’est sur !)
Le gong retentit alors, et Tamino fait signe à Papageno qu’il faut y aller. Il lui répond qu’il prenne les devants, il aura un peu de retard ; la bouffe c’est sacré ! Il change « un peu » d’avis quand il voit se pointer des lions (bin oui des lions, cherchez pas c’est du Mozart) et file quinze nœuds pour rejoindre Tamino.


Papageno fuyant

La scène change de nouveau et on se retrouve à l’intérieur d’une pyramide (Kheops, Khephren, Le Louvre ?)

Le chœur accueille l’arrivée de Tamino pendant que Sarastro lui serre la paluche pour avoir réussi le premier test. On amène Pamina à qui on a bandé les yeux (c’t’une manie chez eux !) On la détache et tout le monde la boucle, même les musiciens dans la fosse.
« C’est quoi encore ce délire? – s’inquiète la gamine -  Où qu’il est Tamino ?
Il vient te faire un poutou pass’k’il se fait la belle. – répond Sarastro.
C’pas vraiiiii ! J’parie que t’as même pas pris ta p’tite laine ! J’le sens pas le truc… il va t’arriver des bricoles…
Faut qu’j’y aille Bibiche ! T’inquiète j’ai mon sous-pull – là il peut de nouveau l’ouvrir le jouvenceau –  commence le canevas, j’sais pas quand j’vais rentrer !
Pamina est emmenée par deux prêtres, pendant que Sarastro et sa belle équipe conduisent Tamino à un autre temple.

Je m’arrête là parce que ça commence à faire un peu long non ? Et en plus on sait déjà que l’un des participants a réussi. Demain, on verra ce que Papageno et sa langue trop bien pendue nous réservent.

Hé, hé, j’m’amuse moi, à faire des coupures à l’américaine (c’est vrai ils ont toujours le chic pour couper les scènes au moment où on s’y attend le moins). Par contre pour la pub, faudra changer de chaîne pass’ke c’est pas le genre de la maison.

Bonne journée et à plus tard !

La Dragonne

par Sieglind publié dans : Mozart
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Lundi 18 juillet 2005

Bonjour à tous !


Enfin j’ai réussi, malgré une flemingite aiguë à reprendre la direction de mon cher PC pour finir de vous conter cet opéra féerique et moralisateur qu’est la Flûte Enchantée de Mozart.

La dernière fois, on avait laissé Tamino et Papageno dans le noir presque complet avec des zozos pas très portés sur la rigolade à mon goût et qui les ont laissé tomber comme des vieilles chaussettes, sans lampe de poche et avec consigne de pas piper mot jusqu’à ce qu’ils entendent le top final.

Entrée des trois Dames de compagnie de la  Nocturnesque Majesté :
« Vous  z’ici, on vous croyait z’au zoo ! Mais ça va pas la tête de vous balader dans un endroit pareil ? On espère pour vous que vous avez une sacré assurance vie, parce que là… vous valez pas un dirham les gars !
- Ben j’voudrais bien voir ça ! – lance Papageno, il a la mémoire des bestiaux qu’il encage celui-là.
- Tu vas pas la boucler ! Lui chuchote Tamino
- Attend là, j’ai bien entendu les rombières nous balancer qu’on était presque mort ?
- Ta g…oule, Pagué !
- On vient seulement vous prévenir que la chef a réussi à passer la sécurité. Elle planque dans le temple en ce moment ! Fais gaffe Tamino ! Les mecs à qui t’a causé sont fichés chez nous ! Ils ont un pedigree à faire pâlir d’envie Jack l’Eventreur !
- La-la-lère ! » - chantonne t il pour ne pas les écouter.
Par contre du côté de Papageno, les filles ont trouvé bon public ! Et Tamino est obligé de le bâillonner avec son bandana tellement ça le démange à l’autre d’ouvrir son clapet. Soudain la sirène retentit : les triplettes ont été repérées et c’est le branle bas de combat au milieu des entogés. Elles filent se mettre à l’abri quand l’Orateur et les prêtres refont leur apparition la kalachnikov en bandouillère (bin oui ! Vu comme ça, on dirait bien une base militaire non ?) :
« Bravo mec ! T’as réussi à pas répliquer à ces rombières ! On peut donc continuer notre petit jeu ! »
Et là, il bande les yeux de Papageno (ils vont jouer à colin-maillard ou quoi ?)

La scène change et on se retrouve dans un jardin style belle au bois dormant (surtout que Pamina, la future de Tamino est mollassement étalée sur un baldaquin de roses (bin oui ! C’est joli et ça sent bon alors… seulement paraîtrait que les fleurs odorantes faut pas les mettre dans les chambres à coucher alors, carton rouge au décorateur – ou alors c’est une basse vengeance envers la diva ? Sait-on jamais…)

Monostatos est là en train de lui prendre le pouls à défaut du reste (consigne patronale à respecter impérativement si on veut garder la peau de son popotin intacte). Mais ça le travaille sérieux on dirait parce qu’il veut pousser un peu plus loin son auscultation. La génitrice lunatique se pointe comme une furie :
« N’y pense même pas ! – lance-t-elle au milieu des éclairs et du tonnerre ( quand on joue du magnésium, ça c’est du gâteau !)

- Môman ! – s’écrie Tamina réveillée en sursaut.
- M… la fée Carabosse ! – Tremble Monostatos. Mais ça peut-être intéressant alors, ouvrons bien nos esgourdes !
- J’t’ai envoyé un gars pour te délivrer ouss’k’il est passé encore celui-là ? Questionne la mère.
- Il est parti se faire initier par les copains de Sarastro.
- On est pas dans le caca ! T’es fichue ma p’tite ! Ton paternel avant de passer l’arme à gauche m’a dit que la joaillerie qu’il portait au cou, fallait pas que j’y compte à l’ouverture du testament parce que c’était réservé à ces mecs là, et qu’il faudrait que je me la ferme gentiment et toi aussi par la même occasion, pour rentrer dans leur école de maintien spécial « femmes potiches ». Tu peux pas te mettre à la colle avec une nouvelle recrue de zozos que, plus myso et macho qu’eux tu meure !
- Alors j’peux faire une croix sur mon copain, si j’ai bien compris
- Y a bien un moyen… tu le fais sortir par les souterrains. J’ai apporté un truc pour toi, ton opinel et t’inquiète ! Je l’ai bien aiguisé parce que Sarastro a le cuir dur
- Quoi ! Qu’acoustique’je ? Je dois lui filer un coup de surin ?
- Bin dame ! Si tu veux récupérer la bimbeloterie de son cou, y a pas d’autres solution !

Là, Pamina n’étant pas vraiment « chaude » pour le boulot, la mère pique une de ces quinte à faire trembler les cintres (d’ailleurs ils tremblent sous les contre-ut à répétion de la diva énervée) et la menace de l’oublier à son tour côté testament quand ça viendra. Elle repart suivant son habitude, c'est-à-dire : Pouf ! Magnésium et Monostatos s’approche pour lui ôter le cure-dent des mains et lui proposer un marché :
« T’es morte et ta maternelle aussi si t’es pas un peu plus « gentille » avec moi !
- Plutôt crever !
Raciste ! C’est parce que je suis un peu plus bronzé que toi ? Bin alors j’vais te couper le sifflet définitivement !

Sarastro entre, pour une fois fort à propos, et Monostatos trouve une excuse :
« Patron ! Heureusement que j’ai d’bons réflexes ! Elle voulait vous flinguer votre nouveau costard !
- Faut pas me la faire ! - Tonne Sarastro – j’sais bien que c’est sa frapadingue de mère qui lui a filé le surin alors tu la mets en sourdine et tu te fais oublier !

Monostatos, sort en marmonnant dans sa barbe qu’il va changer de camp.

« Pitié pour ma môman ! – supplie Tamina
- Etant donné que tout ce qui l’intéresse c’est de ficher son bazar partout, le seul moyen c’est que vous vous mettiez à la colle tous les deux avec Tamino, quand il aura réussi son test; ça lui clouera le bec et elle ira bouder chez elle pour nous faire des vacances ! »

Il finit son discours en parlant de salles sacrées où la colère fait pas recette, de l’Amour ramenant dans le droit chemin (le leur évidement) l’homme égaré (elles doivent être drôlement grandes ces piaules, pour qu’on s’y paume quand même !), et de vengeance inconnue au bataillon chez eux.

Ils sortent tous les deux et le décor change une nouvelle fois (mince, j’vous explique pas le hangar de stockage qu’ils doivent avoir au théâtre !)

J’en profite pour m’éclipser et faire une pause avant d’aborder la suite demain.

Alors est-ce que Tamino et Papageno vont réussir leur test ? A votre avis….


Tamina et sa Reine de la Nuit de mère

Bonne journée à tous et sachez être patients !
La Dragonne

par Sieglind publié dans : Mozart
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Vendredi 15 juillet 2005


Bonjour à vous

Le titre c’est pas ma faute ! Il m’a énervée l’autre jour le grand Manitou !. Mais que ça ne nous empêche pas de continuer la lecture et l’opéra donc voici le second acte de

LA FLÛTE ENCHANTEE

ACTE II

Le lieu : un bosquet de palmiers – mais attention pas n’importe lequel , ah bin nan ! Faut pas oublier qu’on est chez « l’élite » - mais voui, Madame ! Donc, les bananiers or et argent et pas vert et marron (z’ont pas gardé les cochons avec nous ceux-là !)
Les personnages : Sarastro (macho en jupette, faut oser quand même), ses prêtres (3 évidemment au cas où vous ne l’auriez pas deviné) avec des langues de belle-mère à la main, l’orateur, un chœur, Tamino, Papageno.

Au lever de rideau, Sarastro entre entouré de ses prêtres portant des branches de palmier (heureusement que c’est du papier de chocolat parce que l’or 18 carats sur le paletot, ça pèse son âne mort tout de même) :
« Les larbins des jumeaux de profil (bin oui, Isis et Osiris, vous les avez déjà vu de face vous ?) Y a Tamino qui veut être affranchi, rapport à sa nouvelle copine, faudrait qu’il fasse un tour de manège dans notre maison hantée, mais vous devrez lui servir de chaperon à ce niaiseux
- Faut-voir… c’t’un mec réglo ?
- Sûr !
- Il sait la boucler ?
- Une tombe !
- C’t’un gars sympa ?
- A vous d’juger »
Les trois prêtres soufflent dans leur langue de belle-mère et Sarastro se lance dans une tirade dont il a le secret sur l'avenir de l’humanité, contre les préjugés et patati et patata (des préjugés, il en a pas lui contre les meufs ? – il commence à m’échauffer l’égyptien d’opérette ! – J’arrête sinon j’vais être désagréable !) Re-coup de langues de belle-mère des prêtres et l’orateur joue l’ avocat du diable en demandant si on peut avoir confiance en un mec qui s’évanouit au premier ver de terre qui lui saute à la gorge. Sarastro lui répond que c’est un mec, un vrai, mine de rien. Et s’il clamsait dans l’histoire ? Bin alors faudra passer chez le fleuriste et changer la commande ! Après ces réponses (pas très laconiques dans l’opéra), il demande à l’orateur d’aller briefer Tamino et Papageno pour leur épreuve. Pendant que l’orateur sort suivi par un prêtre, le grand Vizir prie Saint Christophe pour que tout se passe bien, accompagné du chœur.

Le tableau change et on se trouve devant un des temples de la fin de l’acte I.. La nuit est tombée (au théâtre la notion temps est très, mais alors très élastique)
Les prêtres entrent et décagoulent Tamino et Papageno (tout ce temps là, ils devaient être en apnée c’est pas possible autrement !)
« Eh ! Qui a éteint la lumière ? Papageno t’es toujours là ? Lance Tamino
- Juste au bout de la main qu’est plaquée sur ma figure ! J’sais pas où on est mais j’aime pas trop ça…
- T’as les foies hein ? Tu trembles carcasse ?
- Où t’as vu jouer ça toi ? J’trouves qu’il fait juste un peu frisquet tout d’un coup…
- Avoue, t’es mort de trouille ! Sois un mec quoi ! »
L’orateur et le second prêtre entrent :
« Bouuuu ! » On vous a eu hein ?
- Même pas vrai! J’savais qu’c’était vous d’abord ! Répond Tamino (Papageno est tombé sur le valseur de trouille et manque de répartie à cet instant)
- Alors comme ça, on veut faire un tour dans le train fantôme ? T’es sur que tu tiendras le coup ? T’es vraiment  prêt pour apprendre à être raisonnable et sage ? Si c’est d’accord, tape m’en cinq!
- Pas de problème ! Et d’abord c’est le seul moyen de récupérer ma copine.
- Attend juste un moment faut qu’on cause à l’oiseau rare ! »
Et sur ce ils se retournent vers Papageno, qu’en mène pas bien large, pour lui poser la même question. Pour ce dernier ses goûts sont plus modestes ! juste une petite nana ça f’rait bien son bonheur. L’autre lui signale que c’est donnant-donnant, comme le copain. Tu apprends et tu gagne le gros lot, c'est-à-dire une copine (ça rappelle vaguement certaines télé-réalités non ?) En plus la future s’appelle Papagena, que demande le peuple ? On lui décrit la zoziotte pour l'appâter encore plus. Et ça marche!


Y a qu’un blem pour récupérer les meufs, faut la boucler même quand elles leurs causeront sinon… pfuit ! Ils peuvent faire une croix dessus! Et attention parce qu’elles sont malignes les donzelles !

Sur ce les prêtres sortent et moi j’en profite pour arrêter ici l’histoire et la reprendre demain avec l’arrivée de trois nanas déjà vues au premier acte (donc pas très fréquentables selon Sarastro)

On verra bien si nos héros réussiront les épreuves et si les nanas sauront rester à leur place comme le dit le grand Manitou.

Bonne journée et à bientôt
La Dragonne

par Sieglind publié dans : Mozart
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  • : Vous pigez rien à l'opéra... pas grave, je vous raconte l'histoire... à vous d'aller choper les notes qui vont avec, et ne me dites pas que c'est pour les momies... je tire à vue sinon ! Il y a des trucs à côté, histoire de vous donner un petit aperçu du bestiau... je vous préviens... ça peut piquer les yeux.
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