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Texte Libre

Avis à la population !

Vous faîtes partie de ceux qui croient que l’opéra n’'est pas pour eux, que c'est trop compliqué, qu’il ne se passe rien, et que pour faire bonne mesure, la plupart du temps ce n'est même pas en français et que même si c'est en français, on ne comprend pas ce qu'ils disent ?

Je vais ici vous démontrer le contraire, mais à ma manière, alors les "puristes", gaffe !

Mais j'aime aussi des bestioles pas courantes, les dragons, alors ne vous étonnez pas d'en voir traîner quelques uns de temps en temps

 

Un petit coin est également réservé pour tous ceux qui veulent réagir que ça soit à mes coups de coeur (et de gueule) ou blablater d'eux-même sur tout (même la flexibilité des terminaisons "colonne-vertébratoires" des ruminants ou de l'âge canonique ou non du capitaine de corvette).

Vendredi 28 septembre 2007
Coucou !

pas-rveill.jpg


Bon, pas envie de commencer l'acte pour le dernier jour de la semaine alors on va faire dans l'ultra-light, et j'ai décidé de parler d'un bouquin, plutôt d'une série de bouquin qui a bien meublé mes heures creuses et chaudes un été où j'avais pas trop envie de me prendre le chou en relisant Kant (des Bidochons évidemment).

Que voulez-vous, quand on se crâme le couenne au soleil, en refaisant le monde avec une copine, pendant que dragon s'escrime à donner un semblant d'allure de jardin à la française à notre carré d'herbe à vache; tout en chouinant à ficher un orteil dans la flotte du pédiluve hypertrophié parce qu'elle est "trop..." ou "pas assez..." (et surtout mouillée) on n'a d'autres greffiers à flageller que de disserter sur le Grand Tout et le Petit N'importe Naouak*. Mais on en est pas encore à parler fringues et trompe-couillon, pas notre style non p lus.

Donc, on se lance dans les bouquins pseudo-psychologiques à cent sous... faits pour distraire, apprendre certains trucs et surtout ne pas se faire iech à relire trois fois de suite chaque phrase avec le dico ou le Gaffiot à la pogne.(restes d'une période latiniste non-distinguée ce dico !)
J'ai donc fait l'acquisition d'un truc, style "les hommes viennent de Mars etc"... (je ne sais même pas si c'est l'ordre du titre, mais on s'en tamponne hein ?), coopération entre une nana et son mec, psychologue de son état (la preuve qu'on peut bien vivre ça, hé, hé, suffit de taquiner l'humour) intitulé "Pourquoi les hommes n'écoutent jamais rien et les femmes ne savent pas lire les cartes routières"**

Pour vous donner un exemple...le chapitre 2 : Parfaitement logique. C'est classé par rubriques, normal et nécessaire pour s'y retrouver, un peu mieux rangé que mon chez-moi où une vache n'y retrouverait pas son veau en ce moment, ça aide tout de même un peu et ça permet d'aller au sujet qui nous interpelle de suite sans feuilleter rageusement tout le volume... pour le balancer dans le cuvette des chiottes de frustration parce que "notre cas" n'y figure pas)

En page d'intro, un p'tit dessin d'un mec, les coudes sur les hanches, le regard scrutateur et belliqueux tourné vers sa rombière assise sur un fauteuil informe mais propice à la lecture (tiens... ça me rappelle quelqu'un...) et balançant "Mais où est mon journal ?"... réponse de l'interpellée qui ne lève même pas un poil de sourcil de son bouquin "Certainement dans le four..." ça vous donne le ton non ?

Et suit l'énumération et l'explication du regard mono-directionnel du mec... Alors... là, ça n'engage que les auteurs mais ça se tient, ça viendrait d'une tradition "cromagnonienne" du chasseur de moumoute à dent de sabre. Il avait verrouillé son programme infor...mations visuelles sur "rien que la bouffe à pattes" et ne voyait qu'elle, gommant tout ce qui aurait parasité sa quête cynégétique. Suivent d'autres exemples, genre "Le cas glissant du beurre porté disparu" (suffit de le changer d'étagère et il a été "esca-motté" aux yeux de notre tendre et cher).

Pour faire pendant de cheminée, l'explication de notre regard dit "périphérique" à nous les musaraignes, viendrait également de cette heureuse époque où Rahan gambadait à la Laura Hingalls (petit générique siou plaît !) en pagne "moule-gesticules" (je préfère ce mot à... l'autre, plus marrant) et le canif-boussole à la pogne***. La.belette avait l'habitude de rester au "nid", ou dans la grotte, en inspectant tout ce qui pourrait être dangereux pour la survie du clan, y compris un ours venu demander du feu pour son pet'****. D'où ce fameux regard périphérique envié de tous ces messieurs, qui nous fait remarquer au fond de la salle de réception où l'on vient d'entrer la robe dernier cri de la pétasse blondifiante ("mais qui lui va comme un tablier à une vache, bien fait pour elle !") , le type éméché planqué derrière un pilier ("le litron dépasse"), l'ado qui se cure le pif, en comptant les fleurs de la tapisserie ("encore un que ses géniteurs veulent tenter de sortir de sa caverne !"), la vieille greluche embreloquée de partout et qui tinte dès qu'elle fait un geste ("tiens Nefertiti a fini sa sieste !")... quand elle n'est pas à deux doigts de se retrouver en train de manger du parquet ciré à la brosse à dent avec le poids qu'elle trimballe...enfin tout un monde alors que monsieur à juste localisé le ... buffet.

Bon, je crois que vous avez pigé que c'est le genre de truc qui ne peut que vous faire passer un bon moment mais n'y cherchez aucun remède, aucune thérapie à vos questionnements personnels, il y a des pro pour ça, ils sont payés pour et ne faites pas comme certains qui lisent tout ce qui sort en médical, psychiatrique, neuro-machinchosique... et se trouvent affligés de tout ce qui est décrit dans ces pavés (j'en connais "des" qui déballent leur encyclopédie médicale en quarante douze volumes et rédigent leur testament parce qu'ils ont une pneumosténodactylobronchite de l'os du foie, quand ils ne s'auto-médicamentalisent pas tous seuls le soir dans leur chambrette, les pervers !)

Allez, pour conclure, certains petits encadrés du bouquin et... ah... j'allais oublier... il y a même un test pour savoir si on a un cerveau "féminin" ou "masculin"... (de la lecture estivale je vous dis !) Bonne journée

La dragonne

"Ma femme peut repérer un cheveu blond sur ma veste à plus de cinquante mètres, mais elle emboutit systématiquement la porte du garage en garant la voiture"
"Combien faut-il d'hommes pour changer un rouleau de pq ? On ne sait pas, ça n'est jamais arrivé"
"Le garçon ne perd pas réellement le sensibilité de sa peau, à la puberté, cette sensibilité se concentre en une seule zone" (vous voulez un dessin p'tits pervers ?)
"Pour la Saint Valentin les hommes choisissent souvent des cartes pleines de mots à l'intérieur. De cette manière, ils ont moins d'espace pour écrire"
"Un fois, je n'ai pas parlé à ma femme pendant six mois, raconte cet humoriste. Je ne voulais pas l'interrompre" (je ne savais pas que dragon cotoyait Palmade et consorts... tiens donc...)
"Si une femme vous parle beaucoup, elle vous aime bien, si elle ne vous parle pas, vous allez au devant d'ennuis" (j'vous aime bien hein ?)
"Pourquoi Moïse a passé quarante ans dans le désert ? Parce qu'il ne pouvait se résoudre à demander son chemin !"

 
Et pour la route (du visuel) un petit truc trouvé grâce à fiston... Vous aimez le détournement ?



*je ne parle pas non plus d'une phase théologienne "bord-de-piscinesque" sur le premier livre de Samuel qui narre le crêpage de chignon d'un gnome davidien avec son lance-caillasse et d'un bodybuilde énervé, je connais, mais c'est plus vraiment ma tassounnette de théïne la relgion, désolée.
** Si vous avez envie de lire le bastringue, histoire de passer le temps, je vous file le nom des auteurs, ça peut aider. Barbara et Allan Pease (et ne vous attendez pas à lire "Le Livre Ultime" qui résume toute la psychologie humaine, c'est juste un passe-temps hein ?) l'autre bouquin s'intitule "Pourquoi les hommes mentent et les femmes pleurent" (avec en couverture un type complètement imbibé, les cotillons encore pris dans le veston et le chapeau de clown sur la caboche, décrivant des heures sup. au bureau devant une nana jouant les danaïdes sans le tonneau, "parlant" je trouve...)
***(j'me demande comment il fait pour toujours trouver une caillasse pour faire pivot dans les BD d'ailleurs, il doit avoir "verrouillé" sur "bouffer des pierres", vu que la quête primordiale était de se remplir la panse à cette époque bénie où le cholestérol n'était pas encore inventé.
**** Là, petite explication utile pour bien piger... Quand on était ado, avec mes frangins, on est partis faire du camping sauvage dans les Pyrénées, sous la garde de deux "duègnes" masculines, deux potes à mon paternel. Un des deux prenait un plaisir sadique à nous ficher les miquettes dès que le soir tombait dans cette vallée ravitaillée par les corbacs, en nous racontant le plus sérieusement du monde qu'il fallait bien laisser la tente fermée, au cas où un ours entrerait... "pour demander du feu pour sa clope". On rigolait... mais jaune... les premières nuits furent très peu réparatrices si vous voyez ce que je veux dire question sommeil.
publié dans : Bêtises et blagues diverses
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Lundi 24 septembre 2007
Bonjour !

Allez, on y croit, on se motive !!! C'est lundi ! Euh... je connais certains "Garfield", dont je fais partie, qui ont du mal avec la phonation de ce mot, même l'audition leur déchausse les plombages, mais tapir, même en l'appelant lunès, lunedi, Montag, ou un d'un autre pseudo, ça en reste le jour de la lune, celui qui commence l'énumération hebdomadaire, et laborieuse pour certains, de toutes les planètes et satellites de notre système solaire -(dis-je avec le parfait aplomb sadique de la feignasse qui ne bosse pas)
Allez, on y retourne, parce que si Wolfi avait attendu que j'achève ma version personnelle du synopsis de son opéra, ben j'crois ben qu'il n'aurait jamais connu de première au Burgtheater viennois

LES NOCES DE FIGARO - Acte I suite -

Même motif, même punition pour les personnages et le lieu que pour les articles précédents, on est toujours à l'acte un, scène sept.

Pour vous rafraichir les idées sur la situation, imaginez  un page planqué sous les frusques de sa patronne et roulé en boule sur un fauteuil, son patron derrière, une Suzanne en panique, se demandant ce qu'elle a bien pu faire au  bon Dieu pour se coltiner deux pots de glu de cet acabit et un maître de musique en train de tambouriner sur la lourde en attendant qu'on veuille bien lui ouvrir.

Une fois la pièce "rangée", Suzanne se décide à ouvrir à "Maître" Basile qui déboule dans la pièce et  lui demande si elle n'aurait pas vu le comte (et un "bonjour", ça lui écorcherait le bec à ce corbac ?!) Son futur, Figaro, voudrait lui causer cinq minutes... On peut dire que ça étonne la musaraigne, qui ne se gêne pas pour dire qu'étant donné que son fiancé n'a pas trop à la bonne Almaviva, comme lui d'ailleurs, elle ne voit pas pourquoi...  Basile lui susurre les yeux roulants comme ceux d'un merlu court-bouillonné qu'il ne l'apprécie pas trop c'est sur, étant donné qu'il est son rival en espoir de roucoulade (tiens donc... Basile travaille pour sa crèmerie et pas pour celle de son patron...)
Comme ses bourdonnements de frelon la saoulent un peu, elle lui indique la porte mais l'autre lui balance que Figaro, c'est pas vraiment le problème.... s'il n'y avait un certain page tournicotant autour d'elle, il y a bien longtemps que l'affaire serait emballée et pesée ! Et en plus qu'est-ce que ce p'tit boutonneux griffonnait à longueur de temps en soupirant si c'est pas un poulet pour ses beaux yeux ? Suzanne est à deux doigt de lui en retourner une sans élan quand l'autre change de cible et vise la comtesse comme inspiratrice de la romance, en signalant que "tout le monde en parle".

Là, c'était la phrase magique pour faire sortir le diable de derrière son fauteuil et le comte se dresse (boing... boing... les bruits du ressorts feraient pas mal non ?). Basile en tombe presque sur le valseur et Suzanne rentre la tête dans les épaules... ça va chauffer !

"Comment tout le monde dégoise ?!
- M... le patron !
- C'en est fini l'année des poires !* J'me tape une de ces hontes ! Du balai vous-deux ! J'ai ma dose pour la journée !
- Si ça s'trouve c'est rien que des ragots... - chuchote Basile, histoire de rattraper le coup
- M'en tamponne ! - postillonne Almaviva -  marre de ce gamin ! J'le vire ! Déjà hier, ça a failli, mais là, c'est la goutte d'eau qui met le feu aux poudres !
- Euh... on a raté un épisode...
- Je me pointe devant chez ta cousine Barberine, j'vois d'la lumière, je sonne vu que la lourde était cadenassée, et la môme sort, le rouge aux joues, et qu'elle ne me fasse pas croire que c'était sa séance d'abdo-fessiers qui l'avait essoufflée ! J'ai l'nez pour ça, faites-moi confiance... je fouine un peu, et qui je trouve planqué sous la nappe de sa table en formica ?...."

Comme il "revivait" la scène, cabotin jusqu'au bout, le comte était en train de mimer la scène... Pas de nappe à l'horizon... vous vous doutez de ce qui l'a remplacée dans son évocation gestuelle de l'incident... les fringues de sa belette ! Et sous les fringues... celui par qui le scandale arrive évidemment !

" Bon, me dis pas qu'il était là pour servir de rembourrage à l'assise, ça prend pas ! Et maaad'moiselle joue les effarouchées ! J'en connais un qui va en rester comme deux ronds de flan ! Je jubile ! Basile, file chercher Figaro, que je vois sa trombine s'allonger, ça va illuminer ma journée ça ! Et ça fait longtemps qu'il est roulé en boule comme ça, l'autre ?
- Juste avant  vous, il venait voir si je pouvais demander à votre moitié d'intervenir en sa faveur, vous lui avez fichu les miquettes et il s'est planqué dans le fauteuil
- A d'autres ! Au début c'était moi qui était assis en entrant...
- A c'moment là, j'étais derrière - explique timidement Chérubin
- Tu m'prends pour une buse ? J'y étais juste après !
- Bin j'l'ai joué à la Oudini le numéro de passe-passe... Mais promis j'ai rien entendu de ce que vous avez dit !"

Basile revient en signalant que du monde arrive, il faut la jouer naturel... (pas gagné !) C'est tout juste si Almaviva ne fait pas une clé à Chérubin pour éviter qu'il ne se carapate et tout le monde se donne un coup de peigne et se  re-poudre, mecs compris, c'était tendance à l'époque.

Entre le choeur des villageois, conduits par Figaro, hululant des "hourras, vive machin !" banderoles et pétarades comprises. L'intéressé se demande ce qu'il a bien pu faire pour mériter ces louanges (nous aussi) quand les types expliquent qu'ils sont.venus remercier sa seigneurie d'avoir aboli ce satané droit de cuissage, vu qu'il a fait un mariage d'amour avec sa rombière et tout le toutim... Figaro en rajoute une couche en disant que pour montrer à tous que c'est pas du flan, il n'a qu'à mettre lui-même sur la tête de sa fiancée la fameuse couronne virginale ("plumes et rubans blancs", ça doit donner ! Plus décorée, je vois que la dinde de Noël !), signe qu'il a "préservé son honneur" pour son futur époux (ben tiens ! Demande au type qui salive d'avance de passer les plats aux autres, tu verras s'il est d'accord !)

Le comte sent bien que ça sent l'entourloupe mais la joue grand prince en signalant que c'est tout naturel...c'était un truc qui datait de Mathusalem en culotte tyrolienne ça ! Faut être moderne ! Il croise les doigts en même temps, vu qu'il compte sur Marcelline pour l'ouvrir à la fameuse injonction "si quelqu'un à kek'chose qui le turlupine quant à cette union, qu'il déballe ou la ferme et qu'ça saute !"

Tout le monde applaudit, sauf un, le pauvre Chérubin, qui vient de perdre son boulot. Les futurs époux demandent au patron de faire un beau geste,, il ne va tout de même pas ruiner l'ambiance des festivités comme ça, sur un coup de sang... Le comte montre sa "clémence" en l'exilant dans une obscure caserne de Catalogne, et incessamment sous peu, vu qu'il prend son poste de légionnaire aujourd'hui même. Tout contant de s'être débarrassé d'un gêneur, sous couvert de mansuétude, il sort avec Basile, pendant que Figaro entonne son fameux "non piu andrai..." pour montrer que c'en est fini des galopades "chérubinesques" après tout ce qui porte un jupon, qu'il va tâter des "gaités de l'escadron", lever au doux clairon dans les argouanes, revue de détail, épluchage de patates et tout le tremblement.

Après son air, ils sortent tous, et nous on fait une pause, l'acte un est "enfin" terminé de raconter... On aborde le suivant la prochaine fois donc (logique, je me vois mal narrer ça façon Wagner, à rebours comme sa Tétralogie, ça ferait plus que désordre!)

Bonne journée, portez vous bien, je file me perfuser à ma cafetière.... ceux que ça intéresse...

la dragonne

* Expression familiale pour "tout est fichu !"
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Mardi 18 septembre 2007
Bonjour !

Allez, trêve de dysenterie, passons à la galopade ! - Ben oui, figurez-vous que ça ne change toujours pas ma manie d'estropier les expressions, faut vous y faire - Je suis en retard d'une telle façon que même le lapin d'Alice paraît un parangon de ponctualité à côté de moi, donc, on respire deux ou trois coups, histoire de maitriser la plongée façon Grand Bleu, on se met en apnée et on y retourne à notre Figaro (pour l'apnée, prenez pas ça au pied de la lettre... vous risquez de virer au bleu avant la fin de l'article sinon hein ? Enfin je dis ça...  c'est vous qui voyez... y en a qu'ont essayé...)

LES NOCES DE FIGARO - ACTE I - (suite)

Pour le décor et les personnages, reportez-vous à l'article précédent, vu que c'est le même acte (et oui, vous n'en  êtes "encore" qu'au premier des quatre et ça va pas vite, vu mon..."style", dommage hein ? Gnark, gnark !!!*)

Scène 4

On avait laissé Marcelline, la duègne, en grande discussion avec le docteur Bartholo, conversation axée essentiellement sur le fait de rouler dans la farine un certain Figaro, histoire de lui faire payer l'enlèvement d'une certaine ex-future épouse du pseudo-sérail** du vieux barbon. Avec le "dossier" en main, le type était sorti commencer à bucher ses parchemins, pour y trouver matière "légale" à l'entourloupe.
L'ex-rosière restée seule, est en train de melouner dans sa barbe (retour d'âge égal pilosité anarchique chez certaines, chez les mecs, c'est souvent l'inverse, capilliculturesquement parlant, étrange non ?) lorsque se pointe Suzanne, des fringues à la main. Marcelline, fait celle qui ne l'a pas vue et joue les hypocrates-crites de service en s'esbaudissant tout haut du goût de Figaro pour choisir sa moitié..en rajoutant tout de même que son atout majeur n'est pas son 90 B ou C, mais le pognon (en français dans l'opéra : "l'argent fait tout")
Suzanne à deux doigts de ressortir, prend sur elle et se manifeste.Là, l'échange vaut son pesant d'arachide... parce que, sous couvert de s'envoyer des fleurs, ça fuse joyeusement les vacheries (pas vraiment rendu en français je trouve) tout ça pour savoir qui va passer la porte la première... en gros, ça donne, version dragonne évidemment, j'ai choisi le registre... militaire du coup ::

"Après toi, la nouvelle  "recrue" du comte !
- Passe devant, l'officier de réserve de toute l'Espagne (dire qu'à part le TGV tout le monde lui est passé dessus, faut le faire, même si le TGV n'existait pas encore !)
- La "valeur" d'abord !
- Les "galons"  en premier !
- La position "stratégique"!
- Les ravages de la guerre !"***

Euh, le truc d'évoquer ses heures de vol n'a pas l'heur de lui plaire outre mesure à la vioque, parce qu'elle se tire(-ailleur sénégalais), et que la phase suivante risque de voir survenir la destructuration sauvage d'une choucroute capillaire chez l'effrontée qui ose aborder le sujet ignigène****  de l'âge.
Suzanne reste seule (toujours les vases-communiquants scéniques, si vous vous rappelez) et jubile d'avoir rabaissé son caquet à une "intello" qu'a dû ouvrir deux bouquins dans sa jeunesse, dont le catalogue des Trois-Redoute, et la ramène avec son "savoir" encyclopédique (j'en connais des Marcellin et Marcelline, pas vous ?)
Entre à son tour notre Chérubin, page et amoureux de tout ce qui porte un panty (c'est l'âge, les hormones, le sang qui bouillonne, l'acnée... l'humeur d'ours sibérien, la savate trainassante... enfin là, je généralise)
" Eh ma biche c'est toi ?
- Nan, c'est sa p'tite soeur, bien sur que c'est moi bougre d'andouille !
- J'suis malheureux comme c'est pas permis ! Le patron m'a trouvé chez ta cousine Barbie (Barberine dans l'opéra, mais je la vois bien blonde, la cousine), il a poussé une de ces ronflante ! Si sa moitié ne le calme pas, c'est fichu pour qu'on continue à se voir toi et moi !
- Euh... j'en étais restée à l'épisode ou tu crevais d'amour pour la comtesse justement... j'ai du retard dans les épisodes de la série moi !
- C'est mon idole, mais elle est pas à ma portée ! Rien que de savoir que c'est toi qui lui passes ses soutifs... j'suis dans un état !!! Tiens, preuve en main, *****  t'as même ses fringues de nuit sous le bras !
- Avec un élastoc (un ruban, c'est plus classe)  pour ses tifs et la grenouillère assortie, pas de quoi grimper au rideau pourtant...
- Zou, j'te l'embarque le chouchou ! A la place j'te file un poulet que j'ai écrit tout seul dans ma mansarde... J'ai les jetons, vaut mieux que tu lui files le truc, j'serai infoutu de sortir trois mots devant elle ! Tiens, t'as qu'à le lire aussi et à le faire tourner chez toutes les nanas du château, autant faire un envoi groupé !
- Mais t'es pas bien mon gars !
- Pas de ma faute ! J'sais pas ce qui m'arrive mais je chiale comme une gonzesse pour me marrer comme une baleine la seconde d'après. Dès que je vois une nana, ça s'embrouille, j'vois trouble, j'ai des vapeurs, j'me pèle de froid, et tout ça dans le désordre ! J'te raconte même pas le cinoche que je me fais la nuit dans mes rêves (bonjours Sigismund !) J'suis complètement paumé !"

Au moment où Suzanne va le rassurer, le comte fait son entrée et c'est elle qui flippe sa race grave. . Chérubin se planque derrière la jupe hyper-trophiée de la nana (ça servait cette mode tout de même, pas pour prendre le bus par contre !) Le maître des lieux constate une certaine..."fébrilité" chez elle et ajoute que c'est un peu normal, vu les circonstances (la noce, le lit... et tout ce bastringue matrimonial). La fille lui fait remarquer que ça va faire désordre si on sait qu'ils sont seuls tous les deux mais Almaviva lui précise que c'est rapport à son voyage prochain avec Figaro à l'étranger (le "coup de Londres" qui est passé de traviole chez le fiancé), deux ou trois derniers trucs à mettre au point.(sauf que le type a tendance à s'approcher un peu trop pour narrer ces détails, genre à lui voir la couleur des amydales, si vous me suivez...)
A travers la porte, on entend Basile, le "maître" de musique, en train visiblement (auditivement plutôt) de chercher quelqu'un.
Panique à bord ! Le comte court dans toute la pièce, façon cartoon's, pour dégoter une planque sure... Et opte pour l'arrière d'un fauteuil (pour un peu, il se planquait sous l'abat-jour avec l'ampoule dans la goule... quelle idée !) Ne reste plus à Chérubin qu'à "piloter" son véhicule vers l'avant du fauteuil, et de profiter que le type regarde Suzanne pour bifurquer et s'y planquer en boule. Suzanne lui balance les fringues de la comtesse dessus pour peaufiner le camouflage, ni vu ni connu, j't'embrouille !

On arrête là, on verra l'arrivée du fameux Basile plus tard, pour la scène sept... Bonne journée, je file, j'ai une pizza qui calcine langoureusement dans le four... on va bouffer du charbon de bois si je n'interviens pas. Enfin, à l'heure où je posterai, on aura bien entamé la digestion carbonifèreuse ! A plus, la troupe !

La dragonne

PS : petit rajout au début de l'opéra, la scène avec Bartholo et Marcelline, si ça vous intéresse, vous pouvez y retourner...


* phase sadique des apartés, genre "je prend plaisir à vous saouler et à vous filer mal aux boyaux de la tête", là, vous entrevoyez la part machiavelico-sadienne d'une dragonne levée (tombée du lit) dès portron minet pour l'inscription filiale à l'établissement censé donner plus de facultés à nos rejetons qu'ils n'en ont à la  naissance. Pour ceux que ça intéresse, genre les potes qui n'ont pas dormi tellement ça les minait de savoir comment ça  se passerait cette inscription (on peut rêver non ? C'est encore permis ce me semble !), à part le fait qu'on nous a bizarrement regardés au début, le pote et bibi (d'ac. côté look, c'était pas vraiment ça, surtout moi, mais j'crois plutôt qu'ils ont visé les pattes d'oies et les yeux de lapins russes, on faisait tache, mais on n'était pas les seuls, ça nous a rasséréné ) Dans les premiers de la file d'attente (fistonne nous avait bien signalé de nous pointer à l'ouverture, on a pigé pourquoi). Un peu paumés, heureusement qu'on avait la  liste de tout ce qu'il fallait présenter... et une langue pour demander autour de nous la marche à suivre ! Une môme m'a même demandé la trogne qu'avait fistonne (sur sa carte d'étudiant) et a ajouté que si elle la côtoyait, elle ne manquerait pas de lui signaler qu'elle avait rencontré sa génitrice... Ouah... la gloire !! M'enfin je lui ai rétorqué qu'il fallait ajouter qu'elle avait survécu au choc frontal. Donc, dans l'ensemble R.A.S, tout s'est passé en trois coups  de cuiller à pot et on est rentrés à peine deux heures après, c'est y pas performant pour ma première inscription en fac ? Je m'étonne moi-même !

** Encore du Wofli ça, L'enlèvement au Sérail

*** rien que pour ceux qui pipent le "mozzarelien", allez voir du côté du livret, un régal !

****(de gennan : engendrer... ça pourrait exister, on a vu pire non ?)

***** j'ai laissé, mais j'ai vu tout de suite ce que ça donnait cette tirade dans vos petits crânes d'obsédés... Je laisse en signalant que je n'ai pas (toujours) l'esprit mal tourné, je parlais du statut de camériste de Suzanne, pas de vérifier l'état "émotionnel" du page sur une partie de son anatomie ! Pfff !
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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