Bonjour à vous
Vous allez bien ? Pas trop mal à la tête ? Donc on peut continuer la fin de l’acte I de la Flûte enchantée alors ?
Bon ! D’accord, on y retourne !
Finale de l’acte I
Le lieu : Trois temples ( ?!) celui de la Sagesse, encadré par ceux de la Raison et de la Nature.
Les personnages : Trois garçons (re- ?!), Tamino, un Orateur (va pas chercher, y a marqué « orateur », donc c’est un orateur !), un chœur, Pamina, Papageno, Monostatos, et Sarastro (il s’est fait appeler « Désiré » lui, surtout que c’est le maître de maison
Entrée de Tamino piloté par les trois garçons (enfin c’est pas trop tôt !) qui lui conseillent pour ce qui l’attend, de produire un max de testostérones parce qu’il en aura besoin.. Ils le plantent là et Tamino commence par esquisser un pas vers un portail pour se voir refouler avec un « du balai ! » Même chose pour la porte opposée. Il ne lui reste que celle du milieu à laquelle sonner. :

« Ouiiiii, c’est à quel sujet ? – demande un type en entrouvrant celle-ci (l’Orateur en question) Il a eu son compte de vendeurs d’aspi et d’encyclopédies et devient méfiant l’heure tournant.
- C’est pas ici qu’habite Robert Sarastro par hasard ?
- Il est sorti pour l’instant, mais t’as qu’à attendre, il va pas tarder !
- Y a comme un blem… ça peut pas être là qu’habite c’t'horreur quand même !
- C’est mon patron que tu traites de mocheté, fais gaffe à c’que tu dis ! Et d’abord, d’où tu tiens ça toi, que c’est un monstre dégoulinant de bave ?
- De la nana dont j’suis allé récupérer la fille kidnappée par lui !
- Mon pauv’vieux, tu t’es fait avoir et en beauté encore !
- Tu peux m’expliquer ?
- J’suis pas ton boy alors tu la mets en veilleuse ! De toute façon, c’est pas à moi de le faire »
Et vexé, le bonhomme claque la porte au nez de Tamino.
Resté seul celui-ci, commence à souffrir du syndrome de Jeanne d’Arc :
« Te biles pas, ça va s’arranger – murmure un chœur (dans les coulisses)
- Avec mon bol, Pamina sera déjà raide morte quand j’arriverai
- Elle pète le feu, donc t’inquiète pas ! – rassure la chorale
- Tiens j’entend du pipeau maintenant ! »
Et c’est vrai ! On entend le kazoo de Papageno (dans les coulisses aussi) Tamino sort et Papageno et Pamina entrent de l’autre côté (c’t’énervant ce truc ! Comme si ils étaient obligés de passer des plombes à se chercher alors que le côté cour et le côté jardin au théâtre, c’est pas à des kilomètres de distance !). Les nouveaux arrivants sont contents de retrouver, lui son copain, elle son prince charmant mais déchantent vite en voyant arriver Monostatos et ses esclaves. Il se trimbale avec une sacrée longueur de lasso et à mon avis veut s’entraîner sérieux sur eux pour le prochain rodéo. Papageno se rappelle le cadeau (les grelots) de la Reine de la Nuit et leur agite son joujou sous le nez. Changement immédiat d’attitude chez les méchants : ils entament une ronde comme des élèves du couvent des Oiseaux.
De ce côté-là, c’est réglé mais on entend au loin un chœur (le même mais il a changé de place pour faire croire que la production est assez friquée pour se payer deux chorales)
« Hip, hip, hourra pour Sarastro
- On est dans de beaux draps – v’la le chef qui rapplique ! murmurent les deux fuyards

En effet Sarastro fait son entrée en grande pompe (45 fillette) entouré de ses admirateurs. Tamina décide de se jeter à l’eau en faisant la même chose aux pieds du Grand Manitou :
« D’ac ton excellence ! Je m’suis barrée mais c’est parce que l’aut’ vieux cochon de Monostatos voulait me faire des cochoncetés ! J’en pince pour quelqu’un et en plus je veux revoir maman !
te fais pas d’bile fillette – répond l’imploré – j’sais pour l’élu, mais pour ta mère… là, j’peux rien faire ! Elle va te pourrir la vie !
Mais c’est ma mère tout d’même
Alors là, le pompon ! La réponse de Sarastro, je vous la sers texto sans changer quoi que ce soit au livret parce que même moi, j’peux pas trouver mieux ! Attention les filles j’attends les commentaires !
« Oui, et aussi une femme trop fière !
Un homme doit guider votre cœur,
Car sans un homme, une femme tend
A outrepasser ses limites. »
Le premier représentant de la gent masculine qui ricane, je lui fais subir le sort de Monostatos ! ( et j’ai deux genoux moi !)
D’ailleurs en parlant de lui, il ramène sa fraise pour annoncer qu’il va se charger du « cas Tamino » puisqu’il l’a chopé au détour d’un buisson et le ramène par la peau du dos. Sarastro, toujours inébranlable dans son rôle de grand seigneur récompense son concierge à coup de pied au train :

« ça c’est pour les avances à Pamina, et ça c’est pour mentir comme un arracheur de dent !
Les deux amoureux, rappliquez par ici, on va voir si vous allez encaisser le bizutage et entrer dans la fraternité »
On leur met une cagoule à chacun et le chœur entonne un hymne à la gloire de la vertu et de la justice. Tamino est guidé vers l’un des portails de côté et Pamina vers celui du mileu.
Le rideau tombe enfin sur l’acte I de la Flûte Enchantée
Suspens, humour… machisme que nous réserve le second ? (J’lai en travers la tirade de Sarastro moi)
A plus tard et passez une bonne journée
La Dragonne MLF sur le coup !
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