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Jeudi 8 février 2007
Bonjour !

Bon, le délire "chaînes en tout genre" étant passé, on va pouvoir retourner à nos dindons, un certain DG étant resté, la dernière fois qu'on l'a vu, en posture on ne peut plus inconfortable. Allez hop ! Au p'tit trot ! Et certains avaient raison, ça frustre un micro-article, je rongeais mon frein, j'attaquais les rênes même!



DON GIOVANNI -Acte II - Scène 1 à 6 -

Le lieu : Encore la rue du village. Décidemment les protagonistes ne vont pas sentir le moisi des vieilles penderies ! D'un côté on voit une cahute, mais pas n'importe laquelle, celle de la légitime de DG, Elvira, p'tit meublé loué quand elle s'est mise en chasse pour retrouver son plus que volatile de mari, certainement. (c'est même plus volage à ce niveau)

Les personnages :
Don Giovanni, une mandoline à la main (ça sent sa sérénade à plein blair)
Leporello, le diapason et les partitions sous le bras (vu que c'est le bonhomme à tout faire, pourquoi pas pupître humain, au point où il en est)
Donna Elvira, un peu normal, c'est son quartier tout de même.
Masetto, le jeune marié outragé, assisté d'une petite bande de potes bien décidés à faire passer le goût de la zibeline des autres au séducteur professionnel.
Zerlina, l'objet du délit dans ce procès expéditif

Quand le rideau s'ouvre, on trouve Don Giovanni en pleine explication avec Leporello :
"Peut-on savoir pourquoi Môssieur avance à reculons à c't'heure ?
- J'en ai plein les miches !
- Et de quoi si c'est pas indiscret ?
- Oh trois fois rien, juste qu'on ai voulu me ratatiner !
- Mais c'était pour rire, bêtasse !
- La prochaine fois, prévenez-moi, je me chatouillerais sous les bras, histoire que ça fonctionne plus vite parce que là... j'ai pas trop fait travailler mes zigomatiques !
- Allez, fais pas ton bourricot ! Tiens un p'tit billet pour t'acheter des Malabars
- C'est bien parce qu'ils ont sorti la nouvelle série des tatoos que je l'empoche mais gaffe à ce que ça ne se reproduise plus, ça serait la goutte d'eau qui met le feu aux poudres !
- Donc c'est reparti comme en quatorse !
- Si vous laissez tranquilles les musaraignes !
- Mais ça va pas... c'est mon air vitale, ma bouteille d'oxygène ça (on ne peut pas s'en passer pour respirer mais elles sont lourdes sur le dos ?)
- Vous en changez souvent... d'air je trouve... (un peu normal, un opéra avec un seul air... ça serait monotone)
- Mais c'est que je les aime toutes ! Si j'en préfère une, c'est de la goujaterie pour les autres non ? J'suis partageur, ça fait râler les lésineuses du c. valseur !
- En bref, z'êtes presque à canoniser. A part ça... de quoi vous vouliez me causer ?"

Et DG explique à Lepo qu'il a des vues sur la camériste de Donna Elvira. Un p'tit brin de femme pas mal roulé mais un peu soupçonneuse quant aux types de la haute. Etant donné qu'elle était aux premières loges pour mater les exploits du conjoint de sa patronne, on la comprend ! Comme elle sent son "riche-man" à cent pas,  il préfère se planquer sous des fringues un peu plus... plébéiennes pour tenter ses travaux d'approche... Donc, on intervertit les fringues, on simule les  manies de l'autre, et  Lepo devient DG et lycée de Versailles.

Pour tester ce plan, rien de plus logique que de tenter de voir si ça fonctionne sur la première belette qui se montre. Mauvaise idée pour Donna Elvira de venir prendre le frais (c'est son jour de vapeurs) et le valet déguisé se retrouve obligé de faire du gringue à celle-ci, pendant que son patron va taquiner de la camériste (en plus d'être trompée, elle est myope comme une taupe et à moitié sourdingue pour confondre, m'enfin...Alain Floufloulou n'était pas encore à la mode, on l'excuse côté binocle)

Après le valet, c'est au tour du patron qui nous lance son seul vrai air "vieni alla finestra" balade plus que napolitaine (mandoline comprise à la distribution)

Il est à deux doigts de conclure, la fenêtre s'entrouvre, quand Mazetto et des potes viennent pour régler des comptes avec le snobinard qui a voulu culbuter sa copine. Don Giovanni, pas en reste pour les idées géniales, se fait passer pour Leporello, vu qu'il a gardé la panoplie et envoie la troupe aux quatre coins de la scène, à bonne distance, pour pouvoir passer à tabac proprement ce pauvre Mazetto, qui comme une courge de concours agricole, vient de lui filer ses armes soi-disant pour que Lépo-Giovanni vérifie qu'il soit bien équipé face à une "pointure" don juanesque quant aux combats rapprochés.(là, franchement, il les mérite ses orions ! Plus bredin, vous me faites signe !)

Don Giovanni se barre, avant d'être reconnu et Zerlina trouve un copain affalé sur le pavé, le pif en sang et couvert d'ecchymoses et criant que Leporello a failli le faire passer de vie à trépas et que quelque part, c'est de sa faute à elle (implicitement suggéré ça, si elle n'avait pas craqué à "la ci darem la mano", rien ne serait arrivé). Elle le réconforte en lui parlant d'un remède spécial qu'elle connaît, elle l'a même sur elle (si c'est pas de l'invite ça, quand elle parle d"'onguent" et de "baume" souverain et qu'elle le produit elle-même, je ne sais pas ce qu'il vous faut comme allusion grivoise !)...

Fin de la scène six et on arrête, on verra la suite après... Bonne continuation

La dragonne

PS: encore un problème, comme au début de l'opéra, j'avais aussi perdu la fin de l'article (comme j'avais en plus oublié de faire une copie, j'ai dû me retaper ça de mémoire, donc on va dire qu'il y a quelques changements, pour ceux qui se rappellent le premier article)  Pfff ! les aléas du net de d'Over-Blog, faut avoir les nerfs solides, j'vous jure !


par Sieglind publié dans : Mozart
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Mercredi 7 février 2007
Aaaaaa y'eeeeeest ! *

La dragonne

* Pour ceux qui sont un peu... étonnés (voir carrément surs que j'ai perdu mon ultime neurone),  PAK voulait un "micro-article", j'allais pas me défiler ! (évidemment à toute pour la suite de DG !)
par Sieglind publié dans : Mes devoirs
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Mardi 6 février 2007
Bonjour !

Allez, comme je suis sinon en forme (de quoi ?) du moins réveillée et sous perfu de kawa, on finit la série (deux... ça compte comme début de série) des chaînes offertes gracieusement (et sadiquement ?) par les copains.
Aujourd'hui, celle des cinq révélations sur nous que les visiteurs du blog ne sont pas censés connaître. (merci Roanne !)
Comme vous commencez tout de même à bien connaître le bestiau, ça ne va pas être évident... ou faut remonter à Mathusalem en barboteuse et encore !



1 - Mon nom, enfin de "jeune fille" comme on dit, comporte... dix-huit lettres, mais pas "héritées" au même moment c'est à dire à ma naissance. Là, j'en vois qui ouvrent des soucoupes larges comme des plats à frometon. Simplement une question de nom de famille "adoptive" (sentimentalement parlant) rajoutée sur les papelards, pour être en règle avec le notaire (toujours ces damnées question d'héritage... Ah Zola!). Le plus marrant (enfin quand on connaît le contexte, évidemment) c'est que les deux couples de parents se connaissaient et cohabitaient, étant donné que les uns étaient proprios et les autres... locataires de la même bicoque. *
C'est décidé, j'vais me lancer dans une saga genre : "le P'tit Chose chez les deux orphelines avec Oliver Twist" J'vais faire pleurer dans les chaumières moi, je vous garantis  (de rire, évidemment)

2 - J'ai voulu un temps me muscler, parce que mon allure de cintre, ça passe comme porte-manteau quand on veut défroisser des fringues, mais pour les porter "vraiment" c'est une autre histoire (on dirait toujours que j'ai pleuré pour les avoir ces affûtiaux !) Quand vous entrez dans une boutique et que la fille signale qu'ils font pas rayons "vieille gamine" ça énerve... je vous garantie ! Je suis allée (en doublé, vu que dragon s'y était déjà inscrit, mais c'est une autre.. carrure, lui !) au centre de "remise en forme" comme ils disent (on la pète pas des masses pourtant en sortant je trouve, m'enfin...) et ai commencé courageusement les exercices bi-hebdomadaires, en me mordant l'intérieur des joues pour pas hurler et un suant toutes les gouttes de mon corps à finir en viande de grison sous l'effort. J'avais tenté journaliers (les exercices), mais là, j'y laissais un os !
J'ai vite renoncé, pas que je n'étais pas motivée ou que j'étais plâtrée jusqu'aux naseaux, m'étant pété tous les nonosses, mais parce que le type m'a dit qu'il n'y avait rien à faire de plus, sinon prendre en volume musculaire. Imaginez le tableau, une dragonne format pot de moutarde et grandissant en largeur, faisant péter tous ses hauts avec ses bicepts, triceps et tout le toutim et toujours obligée de couper trente bons centimètres à ses jupes "traîne-sauce" (là, à ce niveau, ça ne traîne plus, je marche carrément dessus oui !) et à tripler (pour ne pas dire quadrupler) les ourlets de ses futes ! Et puis un dragon qui ricane à deux pas de vous, alors que vous faites des exercices avec des altères de... un kilo alors que lui exhibe ses lests de quinze, ça vexe ! Alors, j'ai renoncé, gardant la tonicité comme on dit, mais toujours pas une carrure idéale pour les robes sans manches (vous voyez une bouteille de Perrier ? J'ai autant d'épaules). M'en fiche d'abord, je porte pas de robe-bustier glamour pour aller chercher mon pain !

3 - J'ai participé aux alentours de mes vingt balais (donc,  y a prescription depuis belle lurette !) à une émission de radio (locale, faut pas rêver non plus !), invitée par un pote sachant que ma tasse de tisane c'était le fantastique. J'ai dû expliquer (plus que dans les grandes lignes) les origines de ce genre littéraire (abyssale le sujet, si on veut s'y pencher, alors en à peine une heure, vous imaginez, ça a été plus qu'en diagonale le résumé). Problème... je n'avais pas prévu le trac ! Devant un parterre, à la scène ou devant la caméra, j'avais pigé le blocage, mais ça ne m'était pas venue à l'esprit que même sans des yeux rivés à chaque gestes on pouvait faire de l'huile comme on dit. Résultat, une voix plus que chevrotante sur les cinq premières minutes d'interview et un pote pété de rire à voir ma mine se décomposer au fur et à mesure que je m'enfonçais (je le retiens celui-là, la compassion il connaît ? Il est allé faire un tour à la définition du dico ?!)
Enfin, j'ai respiré un grand coup (heureusement, le micro était débranché pendant la pause pub, sinon ils auraient tous cru que je rendais mon dernier soupir à l'antenne) et ai foncé.
Bonne tactique, tellement bonne que le copain a eu du mal à m'arrêter une fois le temps écoulé (quand je démarre, pas la peine de chercher à tourner la clé de contact, j'tourne toujours !) J'étais tellement à l'aise que j'ai repris mes bonnes vieilles habitudes, les digressions et apartés diverses ce qui fait que pour suivre, à mon avis, les quelques auditeurs téméraires, c'était en position lotus et en faisant un max. de vide dans la tête qu'ils devaient tenter de décrypter .  En rentrant à la maison, ma mère adoptive, branchée pour la circonstance sur les ondes (pas sa spécialité, donc j'ai apprécié) m'a lancé un : "Pour une fois, t'as pas dit trop de conneries" (chez elle, c'était un compliment)

4 - J'ai fait du tir à l'arc (appellez-moi Robine des Bosquets). J'entends d'ici les ricanements "Ah ouai... et la vache dans le couloir, elle la ratait ?" Je vais décevoir les médisants, j'étais super douée ! Le moniteur aux Arcs2000 (pas ma faute si c'est de circonstance) n'a jamais pigé d'ailleurs. Pas à cause de mes hublots, vu que plus myope c'est le labrador, mais parce qu'il paraîtrait, selon ses constatations très professionnelles que c'était quasiment impossible, étant donné que je me servais du mauvais oeil pour viser (pas que je porte la poisse, nuance !) ... ignorant royalement l'oeil "directeur". Les rares fois où il a tenté de me "corriger" en me faisant viser dans les règles de l'art, je floppais à tous les coups. Alors qu'en inversant, c'était dans le rouge ! Donc il a renoncé, le "aux innocents les mains pleines" au bord des lèvres certainement, vu que c'était peine perdue.  Et c'est pareil pour toutes les disciplines dites de "jet", javelot, percuteur etc. J'ai tenté ça aussi à un parc préhistorique du coin, le mammouth en effigie, je lui ai planté la sagaie dans le garrot sans presque viser, et l'espèce d'élan aussi (le guide venait de signaler que pour être sur de bien amocher leur futur dîner, les "cromagneugneu" visaient soi le ventre, soit le cou, pour faire pisser le raisinet, j'avais imprimé l'info, pour une fois).
.J'aimerai bien m'y remettre d'ailleurs, mais faudra d'abord vendre la boîte d'archerie de dragon, vu qu'elle moisit gentiment dans le garage et que plus ergonomique comme discipline tu meurs (l'arc est choisi en fonction de la stature de l'archer, le sien, je raye le plancher avec le stabilisateur quand je me mets en position, pas top ! Et tenir l'arc à deux mains, quand on ne fait pas le tour avec une seule, pour tirer y a un p'tit problème,  faudrait que je me fasse greffer un troisième bras, façon Shiva)

5 - J'ai passé le concours pour entrer dans l'armée, en tant que personnel féminin. Mais la encore, ce n'était pas ma faute ! Ma génitrice, pas l'adoptive, ne jurait que par ça... Un mari là-dedans, trois fistons partis en devançant l'appel (seul moyen qu'ils avaient trouvé pour se barrer de la bicoque, dommage pour elle !)... une zibeline se devait de compléter le lot ! Sauf que la zibeline, c'était mal connaître son caractère plus que rétif quant à l'autorité (surtout galonnée !)
Je suis arrivée, avec ma tronche des mauvais jours (celle qu'on a quand on a des problèmes intestinaux, pour vous faire une idée) bien décidée à ne pas en ficher une rame et à invoquer l'excuse d'épreuves insurmontables. Le paternel, servant de chauffeur, se doutait bien que j'étais pas emballée plus que ça par l'idée de me retrouver en uniforme et sentait bien que ce n'était que gaspiller de l'essence pour rien de m'amener à la caserne où avait lieu le concours, mais c'était ça où encourir les foudres d'une moitié virée à la furie antique alors... c'était un "gentil" le paternel, trop peut-être... M'enfin... c't'un autre débat.
J'arrive donc en touriste (manquait plus que la chemise hawaïenne et les tongs) et commence à compter les tâches au plafond... ça m'a tenue toute la matinée (il était très tâché ce plafond, que voulez vous). J'ai rendu des feuilles immaculées (pas comme le plafond !) et ai pris ma mine de circonstance façon "c'trop duurrr ! J'suis blonde à l'intérieur !" que j'ai d'ailleurs gardée jusqu'à mon retour, pour être sur de pas faire de boulettes devant "Folcoche" (j'outre à peine le trait là !)
Adieu donc les hauts faits militaires, genre planquer les canettes de son chef (ce qu'un frangin à connu d'ailleurs) ou tenter une percée du flanc droit du fichier "fournitures" sans se faire repérer par l'ennemi (le classeur métallique aux tiroirs rétifs bouffeurs de phalanges)

Bon,  c'est sur que ça manquait à votre connaissance obligatoire des moeurs dragonniennes, mais je doute que ça vous ait filé une gambette de starlette pour autant. En tout cas, j'ai fait mon boulot, vous êtes témoins... ce qui me donne les coudées franches pour continuer à parler Mozart (tiens... ça me fait penser que je n'ai même pas signalé que c'était de lui DG, mais était-ce nécessaire ?....) Alors bonne journée et à plus tard pour la reprise de la narration lyrique...

La dragonne

* Petit rajout à l'attention de Grenouille et de ceux qui se poseraient des questions sur mes quatre parents.... J'étais majeure lors de l'adoption, et c'était une pure formalité, étant donné que ma mère adoptive
avait aidé à m'élever (elle aurait pu être ma grand-mère, vu son âge et était devenue veuve depuis quelques années sans autre famille que des cousins plus qu'éloignés)  et qu'elle voulait que j'hérite de son nom à sa disparition, n'ayant pas eu de mômes, c'est tout c.  bête (ça fiche aussi un peu à l'eau l'histoire à la Zola... hé, hé) Et ça ne concernait pas que moi... vu que mon frangin, venant après moi, aujourd'hui disparu, avait accepté l'adoption du nom aussi (majeur lui également, donc pas d'embrouille juridique !) Drôle de famille hein ? Vous m'étonnez que ça donne un bestiau comme bibi !
par Sieglind publié dans : Mes devoirs
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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