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Jeudi 13 avril 2006
Bonjour tout le monde!

Alors, premièrement, merci des commentaires,  mais hélas moi, ce matin, au moment d'aller vous faire coucou, impossible de laisser ne serait-ce qu'un seul mot! Encore un rallentissement? Un Bug? Un envoütement vaudou sur ma personne?

Enfin, toujours est-il, que pour aujourd'hui, ça va être râpé! Je dois m'absenter toute la journée, et ça ne sera que demain que je pourrais répondre aux articles et commentaires qui arriveront entre temps.

Donc, patience, je ne vous oublie pas... je suis simplement absente et bloquée de plus à l'entrée de vos blogs.

Bonne journée et pour vous faire patienter des petits trucs trouvés sur mon lien ami : Insolite, comme d'habitude.
La dragonne

Mettez de la bouse de vache dans votre moteur…
La crise énergétique menacerait-elle le Japon ? Que nenni ! Ses ingénieux chercheurs ont trouvé une nouvelle source d’hydrocarbures : la bouse de vache. Sakae Shibusawa, professeur de génie agricole à l’université d’agriculture et de technologie de Tokyo, annonce que son équipe est parvenue à extraire 1,4 millilitre de carburant à partir de 100 grammes de bouse de vache sous haute pression et haute température. “Cette nouvelle technologie sera une aubaine pour les éleveurs de bétail nippons, qui ne savent plus que faire des quelque 500 000 tonnes annuelles de déjections bovines”, assure-t-il. Au ministère des Ressources naturelles et de l’Energie, Tomiaki Tamura salue ce procédé absolument inédit, et se frotte déjà les mains, car c’est une aubaine pour un pays qui importe pratiquement la totalité du pétrole et de l’essence qu’il consomme.
Secondée par le personnel de l’Institut national des sciences et technologies industrielles avancées, près de Tokyo, l’équipe a produit de l’essence en ajoutant à la bouse de vache plusieurs catalyseurs métalliques – dont elle se refuse à communiquer la nature exacte – sous une pression de 30 atmosphères et à des températures de l’ordre de 300 °C. Elle espère développer un procédé commercialement viable dans les cinq ans à venir.
Kozo Mizoguchi
USA Today, New York
 
Détonant
Saddam Hussein envisageait d’utiliser des “chameaux de destruction massive” pour défendre l’Irak. Les bêtes à bosse, chargées d’explosifs, auraient été lancées contre l’envahisseur. Selon le Sunday Telegraph (repris en première page par le journal panarabe Al Quds-al-Arabi), les chameaux “martyrs” faisaient partie d’un plan conçu par le dictateur peu de temps avant l’invasion américaine.
Courrier international
   
John Lennon, le retour
De leur vivant, les Beatles s’étaient juré que, si l’un d’eux mourait en premier, il enverrait aux autres un message de l’au-delà. “Hélas, affirme Paul McCartney, John Lennon n’a jamais essayé de me joindre.” Lors d’une émission de télévision payante diffusée aux Etats-Unis le 24 avril, des médiums tenteront donc d’entrer en contact avec l’esprit de Lennon et de “capturer” sa présence grâce à des caméras à infrarouge. En 2003, grâce à ces mêmes médiums, la princesse Diana avait fait savoir qu’elle s’amusait et passait du temps aux côtés de Mère Teresa. En revanche, Yoko Ono a beau affirmer avoir vu le fantôme de son mari jouer du piano, elle trouve l’idée de cette séance de spiritisme télévisé de “très mauvais goût”.
The Belfast Telegraph, Belfast
 
Volklo
A qui appartient le peuple ? A nous, clame Volkswagen, le fabricant de la “voiture du peuple”, qui a protégé l’an dernier le concept de “Volks” (du peuple). A nous, soutiennent Deutsche Telekom et le tabloïd Bild, qui commercialisent depuis trois ans moult produits “du peuple” sur leur plate-forme Internet – PC du peuple, machine à laver du peuple, lit du peuple et autres brosses à dents du peuple. Les deux sociétés, qui n’entendent pas perdre cette manne, ont attaqué Volkswagen en justice. Aux dernières nouvelles, le différend devrait se régler à l’amiable.
Süddeutsche Zeitung, Munich
   
Hips !
“Les porcs britanniques se nourrissent depuis des années d’énormes quantités d’alcool de contrebande saisi par les douanes. Plus de 17 millions de litres de bière, de vin et de spiritueux d’Europe continentale ont servi à fabriquer de la pâtée pour porcs ou de l’engrais entre 2001 et 2005. Des champs de maïs ont été aspergés de cidre et des centaines de tonnes de tabac de contrebande ont été incinérées pour fournir de l’électricité au réseau national”, nous apprend le Daily Telegraph.
Courrier international

Révélation
Un pianiste virtuose a fui la Corée du Nord après avoir entendu du Richard Clayderman. Lors d’un voyage en Russie, Kim Cheol-woong est saisi par la “beauté bouleversante” de A comme amour. “Je tremblais, j’étais en extase”, confiera-t-il. Sa décision est prise : il passera au Sud. Aujourd’hui, Kim Cheol-woong a dit adieu aux airs martiaux et patriotiques. Il enseigne la musique classique à Séoul.
The Standard, Hong Kong

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Et, pour finir en beauté, un petit truc envoyé par Manue et Lisouille qui m'a bien fait rire (merci les filles)

"petit aperçu des QI de certains patients  les Q I en question sont compris entre le QI de la moule et celui du mérou ( qui je precise que le mérou est le seul poisson dont on tond le poil .) si ..si .. je vous le garanti....ben oui quoi , ne dit on pas : le poil de mérou ce tond ? bon aprés cette entrée foireuse...les perles :

Une patiente de 26 ans vient d'avoir son 6ème enfant.

Le médecin lui demande si elle utilise un moyen de contraception.

- J'aime pas prendre des cachets ... On utilise la méthode du coyote impromptu, ça marche bien !

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- Madame, qu'est-ce qui vous amène ?

- Ben ... le Bus 51 !

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- Vous avez une contraception

- Ben ... j'mets parfois deux culottes ...

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- Nom du père ?

- Nanar.

- OK. Nanar comment ?

- ???

- Bon, votre adresse ?

- Ça, c'est facile, vous sortez sur le rond-point, vous prenez la rue en face, c'est à droite, la maison du coin avec le gros chien . C' est juste à côté qu'il y a Nanar.

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- Je viens car je crois que je suis enceinte : depuis deux jours, je fais de la fièvre et donc je dois avoir un kyss à l' ovaire. Pour mon premier, j'ai eu de la fièvre, pareil, et ils m'ont dit que c' était normal car j'avais un kyss à l'ovaire et le p'tit, ils l' ont pas vu tout de suite pasqu'il était caché derrière le kyss .

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L' interne de garde aux urgences décroche le téléphone. Au bout du fil, un mari affolé :

- Docteur, elle a mal, elle a des contractions horribles, elle vient de perdre les eaux

 elle a mal, très mal et ..

- Calmez-vous, monsieur, vous ...

- Oui, mais elle a vraiment très mal, qu'est-ce que je dois faire ?

- Vous gardez votre calme et vous venez !

- Oui, d'accord, d'accord ... euh ... J'amène ma femme ?

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- Je vous donne votre date de césarienne .. Voyons, le 4 septembre,

ça vous va ?

- Oui ... euh ... et le bébé ... je l'aurai le même jour ?

..................................................
 

par Sieglind publié dans : Bêtises et blagues diverses
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Lundi 10 avril 2006
Bonjour!

Allez, cette fois, on y retourne et c'est la dernière ligne droite (un grand ouf, pour une « petite » fiction à l'origine, comme quoi ma notion de court est très, très relative, surtout quand je laisse l'imagination s'emballer. Pour information, c'est longuet, aussi je vous laisse au moins trois jours avec ça, hein? Histoire que vous preniez du temps pour lire. Je n'avais pas envie de couper encore une fois la chose (trop, c'est trop n'est-ce pas?



Les trois dragons, semblent attendre, l'oeil tourné vers l'entrée (principale) de leur antre. Une bonne partie de l'après-midi se passe, et les vestiaux, habitués à ça, n'ont pas l'air d'en souffrir. Un qui déguste, c'est Esbrouf, carpetté sur son avancée rocheuse et en train de jouer gentiment les papillottes de merlu, engoncé dans son armure comme il l'est, sur une pierrade géante. Il est à deux doigt de siffler pour prévenir qu'il est prêt, mais se retient, ça serait pas sérieux quant à son intégrité physique.
Heureusement le crépuscule arrive et avec lui, une baisse de température conséquente (conséquente à l'échelle sigisbaldienne: quarante-treize la journée, moins cinquante-douze la nuit; l'absence de prairie Hingalsienne - voir « la petite maison dans la prairie » - s'explique un peu mieux dans la région.

Esbrouf est en train de se dire qu'il va « basir » (expression de ma mémé, pour dire passer l'arme à gauche) peu glorieusement, transformé en surgelé pré-cuit, et non en se crêpant le chignon avec des autochtones énervés, lorsqu'il entend, entre deux claquements de dents, le bruit assez caractéristique d'un galop équin (le kiticataclop, kiticataclop, vous connaissez?) Il tend un peu plus le cou, autant que son état d'ankylosé le lui permette, pour voir arriver en trombe dans la vallée, un chevalier et son destrier. Ce dernier à plus fière allure que Flanmou, il faut être réaliste, avec son caparaçon flammé et ses enjoliveurs chromés, le type même du canasson tunné avec sono boostée à fond les gamelles, son cavalier, gouallant comme une corne de brûme, ou les neuf walkyries réunies.

La suite du combat est très, très brève, et Esbrouf n'ayant pas la fonction « arrêt sur image » ou «ralenti à la Matrix », a à peine le temps de dire ouf, que tout est réglé.
Pour faire concis et rapide, le type charge en hurlant le premier dragon qui se présente, le petit, qui fait une double esquive, le laissant nez-à-nez avec son morcif de pôpa. Celui-ci, un semblant de sourire ironique sur sa trogne, le regarde tranquillement foncer sur lui, se met de biais et avec un grand « han » pour ponctuer son geste, l'envoie valser dans les airs d'un coup de son énorme queue épineuse, ainsi que le moins fier destrier, pour aller s'écraser contre la paroi rocheuse où la femelle vient juste d'inscrire une immense croix pour marquer l'impact (en plus, ils se permettent de jouer à la pelote basque avec leur bouffe, sauf qu'elle, elle ne rebondit pas sur le mur).
Le type à moitié dans les vaps, glisse le long de la paroi, avec un bruit de tôle plus que froissée et commence à ramper pour trouver un rocher où se planquer. Le grand arrive, le plaque d'une patte et grognant vers bébé dragon, lui fait signe de venir, certainement pour finir le boulot. Dragounet vient en trottinant, tout fier qu'on lui laisse le meilleur à faire et prenant son élan, lui rebalance un coup de queue, moins puissant mais tout de même assez costaud pour lui faire jouer les « Exorciste » avec la tête à l'envers. Fin du combat (quel combat, au fait?) et restent sur le carreau, le chevalier, tête dévissée et un cheval ratatiné.

Etonnant tout de même, pense Esbrouf, ils ne se sont même pas servi, ni des griffes, ni des dents, ni même des jets d'acide! Comme si, c'était le « geste létal d'appendice vertébral » que les dragons étudiaient en ce moment et que ce pseudo combat, c'était l'exercice d'application après la leçon. D'ailleurs, les trois dragons, se rapprochent des trucs informes qui gisent par terre et semblent en grande conversation, surtout que la femelle vient de sortir un ouvre boîte taille maxi, pour désincarcérer le corned-beef et le présente à son fiston, genre: « tiens, c'est toi, pour la peine qui prépare le rata! »

A ce moment, notre héros retrouve un chouillas de forces pour se traîner au bord de la terrasse, les autres lui tournant le dos, et doucement, se laisse pendre par les bras pour descendre, en s'aidant des affleurements rocheux, jusqu'au sol de l'antre. A part un petit « chtoc! » de rien du tout, le bruit est minime et les dragons trop occupés pour prêter attention à ce qui se passe derrière eux, s'escriment sur la pseudo « ouverture facile » de leur encas.
Esbrouf, se dirige doucement vers la cage et trouve le mécanisme à crémaillière qui fait descendre tout le bastringue. Là, temps d'arrêt! Est-ce que c'est suffisamment huilé pour ne pas ameuter tous les dragons de la région en se mettant en route? Question vitale, au combien! Autant regarder s'il n'y aurait pas une autre issue, plus près qui lui permettrait, à peine la cage ouverte de se carapater par là, avant que les dragons ne répèrent un truc de pas net. Après un bref examen, non! Il faudra repartir par où il est venu et ça ne va pas être de la tarte, la grimpette en armure. Donc, se dépiauter de ça, vite fait, pour avoir le maximum de liberté gestuelle, semble la meilleure solution (et pour courir, ça sera encore mieux)
Les maillons étant assez balezes pour servir d'échelons il préfère emprunter ce chemin, plutôt que de prendre le risque de tourner cette manivelle et de déclancher l'apocalypse « maintenant » (je sais facile, celle-là). Arrivé en soufflant et  gémissant à hauteur de la porte de la cage, il tire un maximum le bras pour ouvrir le loquet (étrange... pas de verrou... et il s'ouvre de l'intérieur aussi...). Et qu'essk'il-voit-il-donc?
Une nana (ça on s'en serait douté, vu les cris qu'elle poussait la belette) mais assez gironde et, le comble, même pas décoiffée ou dépenaillée (mal fringuée, en haillons). La zibeline est tranquillement assise sur un pouf de velours de chachlik mercerisé (une sorte de chinchilla local, là aussi) en train de faire de la broderie! Avec une collation posée à côté d'elle sur un guéridon. Cherchez l'erreur!!

Pour l'instant, même si ça le travaille, il y a plus urgent, les détails, on verra plus tard, et Esbrouf, balançant un peu la cage avec le pied, arrive à atteindre l'ouverture et, en s'étirant un maximum, à choper au vol le bras de la nana. Sans trop de ménagement, il te l'extirpe de sa geôle, sans qu'elle puisse même avoir le temps de dire ouf, et redescend le plus vite possible, parce qu'elle ne pèse pas trois livres au kilo mais tout de même, et que surtout son bras risque de lâcher, vu qu'il ne la tient que par là.

La fille a l'air complètement estomaquée et ouvre des mirettes comme des soucoupes à café (café!!!! Vite, une p'tite pause...  valàaaaa! L'avantage du virtuel, c'est qu'on ne sait pas si je me suis absentée une minute ou une heure, que du bon hein?)
Donc, la belette ayant un peu « bugué », il te la traîne sans trop de salamaleks jusqu'à la terrasse, la pousse au popotin (pour les grivoiseries, on verra ça plus tard, il n'a point trop l'esprit à ça, pour le moment) elle se hisse tant bien que mal sur le rocher, et lui, s'aidant de nouveaux des affleurements se retrouve à son niveau en deux temps trois mouvements. La trouille, ça donne de sacrées ailes, la manoeuvre n'a pas dû durer plus de dix minutes, depuis l'ouverture de la cage et les dragons ont toujours le dos tourné, que du bon quoi. I


Maintenant, il ne reste plus qu'à reprendre le même chemin, la faille étroite et, l'avantage, c'est qu'il connaît déjà le parcours, et que son armure ne sera plus là plus le freiner. Ils s'y engagent tous deux, l'un traînant l'autre, juste quand la nuit tombe.
Esbrouf arrive à l'entrée, suivi (enfin il tient toujours la fille par la main) par la minette, faisant tout de même un peu « poids mort » pour une rescapée de l'enfer dragonesque. Il retrouve, à la lueur des étoiles,  Flanmou en train de gratouiller le sol pour trouver autre chose à manger que du cactus bien épineux, l'enfourche, sans même dire bonjour, hisse la fille à sa hauteur et l'installe couchée devant lui, style prise de guerre, mais côté forme, le temps manque, on fait dans l'urgence là!

Et voilà notre cavalier et son train filant comme le vent, vers des régions plus accueillantes. Filant, mais pas longtemps... soudain, la fille devant lui gigote dans tous les sens et pousse des cris bizarres (elle a le mal des transports? Faut dire que la tête en bas, pour voyager, il y a tout de même mieux!)
Esbrouf fait stopper Flanmou pour s'enquérir, comme on dit dans le beau monde, de la santé de la donzelle. Il la redresse, voulant lui faire prendre une position plus adéquate pour un voyage confortable, lorsqu'un rayon de lune tombe sur la figure de l'intéressée.

Là adieu, veau, vache, goret, poulaga! Il pousse un hurlement d'horreur en voyant « ce » qu'il a sauvé des griffes des écailleux: Une goule des falaises! Sale engeance! Le genre de créature à qui, le jour, vous compteriez bien fleurette, elle vous dévorant des yeux, mais qui, la nuit venue, n'a pas besoin des marivaudages sus-cités, pour vous dévorer, au sens propre du terme. Elle a perdu ses belles couleurs, style lys et rose, pour arborer un teint de viande pas fraîche,  et des chicots jaunâsses. Les yeux, n'en parlons même pas! Des trous noirs avec un point d'un rouge malsain au fond. Et côté manucure, y a vraiment du boulot, ses ongles ressemblent plus aux griffes d'un vélociraptor qu'aux griffounettes d'une gentille fifille.

Il pige tout en un quart de seconde! La fille c'est volontairement qu'elle joue les appâts, étant donné, qu'elle est logée, blanchie et surtout « nourrie » pas ses employeurs! La collation dans la cage, ça lui revient d'un coup aussi! C'est vrai qu'elle avait une drôle d'allure... Des yeux, dans le bouillon, d'accord, mais pas avec des iris tout de même! Et des gressins (petits pains bâtonnets) avec des ongles... jamais vu ça, même au restaurant exotique « le groin confit » de la cité de Smaugstadt (bourg principal de la contrée)

Là, faisant fi de sa bonne éducation, il te lui balance une aviremouche (un direct) qui lui faire bouffer la poussière en atterrissant, cul par dessus tête, au bas du canasson. Elle se relève d'un bond et va pour lui attaquer le gras du mollet quand il lui envoie dans les gencives son quarante cinq fillette chromé (il a gardé les pompes tout de même, pour fuir, c'est quand même plus confortable)
Flanmou, sentant qu'il y a de l'eau dans le gaz, se prend le mors au dent, sans qu'on lui ai demandé quoique ce soit, et fait un bond en avant, ce dont profite Esbrouf pour l'éperonner en lui criant « Chaud devant!». L

Ils laissent la goule dépitée et jacassante sur place, et filent sans se retourner vers le piton diapasonné, seul point de repère visuel, dans ce désert peu hospitalier (c'est le moins qu'on puisse dire n'est-ce pas?)

La fin de l'histoire, vous vous en doutez, n'est-ce pas? Vu le compte-rendu d'Esbrouf, un peu brouillon peut-être mais fort explicite (un fond de pantalon sali, rien de plus "parlant" également), le seigneur Morduck-le-fiéleux, fit placarder partout dans son royaume un avis rédigé dans son style inimitable:

« Les mecs, si vous tenez à vos coucougnettes, (question descendance, ça peut aider), évitez d'aller courir du côté de « l'aiguille-au-valseur-du-monde ». Tout contrevenant, se verra déchu des ses droits de citoyen et son fric sera purement et simplement confisqué.
D'autre part, soyez informés que le sieur apothicaire Fu-Kah, fait une énorme promotion sur les boulettes Cékoitesk »

Par contre, bizarrement, lorsqu'on voyait arriver des soldats ou chevaliers d'une autre contrée, cette mise en garde royale, était enlevée à la hâte, pour réapparaître, comme par miracle, après l'inexplicable disparition des visiteurs étrangers.

Voilà, c'est tout, n-i, ni, c'est fini!
Bonne journée à tous et à plus (là, c'est la cafetière qui va « morfler » hé, hé)
La dragonne
par Sieglind publié dans : Dragons et créatures
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Vendredi 7 avril 2006
Bonjour! Vous allez bien?

Moi ça va, alors on y retourne à cette « Esbrouffade »... étant donné que "certains" ont râlé qu'il faille attendre la fin du mon sacro-saint week-end, je vous mes un autre bout, vu qu'il était déjà écrit, ça ne mange pas d'avoine comme on dit n'est-ce pas? (explication: ça ne me coûte pas trop)



Au fond de cette mini-vallée, on distingue, accrochée au bout d'un énorme pilier (reste d'un temple dédié au dieu du feu local, Zipo), à une distance respectueuse du sol, une énorme cage de bronze avec quelque chose qui gigotte, mais de loin... pas évident de voir quoi... ou qui!
Devant, planté sur son arrière popotin conséquent, un énorme dragon noir (voir ici pour plus d'informations) en train de grogner, mais le ton est bizarre... ce n'est pas assez... menaçant. On dirait presque qu'il fait la causette avec son canari, (je sais de quoi je parle, gamine, je causais à toutes les bestioles qu'on avait à la maison, et on en avait une flopitude, je vous assure... c'est pour ça que je cause autant du coup).
La « créature » encagée à l'air de bien lui tenir la jambe comme on dit, parce qu'il ne loupe pas un seul de piaillement,  peu audible de là où Esbrouf est planqué.

Là, c'était pour la description  « d'arrière-plan » on va dire. Plus près de notre aventurier, carrément en dessous même, un autre dragon est mollement couché, à l 'ombre de l'avancée de la terrasse, où notre coco imite à merveille la carpette de nounours devant la cheminée. .A mon avis, le dernier repas n'est pas bien vieux, parce qu'aux rototos que la bestiasse lance de temps en temps en se tapant le bide, la digestion à l'air d'être assez difficile. Près de lui, un dragon format de poche, un bébé dragon quoi, est en train de s'amuser aux billes avec... avec quoi d'ailleurs? Esbrouf, se penche un peu plus et cligne des yeux pour faire le point.
Nom de Zeus! Ce sont des casques! Il a l'image peu ragoutante des têtes encore dedans, en train de moisir, et ça lui file un peu la gerbe, mais il se contrôle. Rien de tel, pour se faire repérer que d'appeller Raoul (vomir) sur le crâne des ennemis! En tournant un peu la tête, il aperçoit même un tas énorme d'ossements et d'armures mélangés: les reliefs des repas successifs.
Soudain, l'autre dragon, celui en pleine causerie avec l'occupant de la cage se retourne et grogne un truc aux autres. L'affalé, en train de faire sa sieste répond par un autre grognement endormi et le petit commence à sautiller partout en laissant de côté ses.. « billes ».
Le marmot écailleux rapplique en pédalant sévèrement des pattounes devant le grand noir et le regarde de.. bas, attentif et concentré comme Nestlé. Qu'est-ce qu'ils mijotent ces deux-là? On dirait presque que c'est l'heure de la leçon.

Et bien, c'est pile poil ça! Le grand dragon crache une énorme gerbe d'acide sur une espèce de baudruche informe plantée sur un bâton. On entend un « pchtttt! » et le... truc commence à fumer méchamment en se recroquevillant. Le petit l'imite mais, au concours de crachats, c'est pas une flèche, et le vieux s'en reçoit sur les griffes des pattes (bon pour une séance de manucure encore une fois!).
Soudain l'affalé digérant dresse la tête... en sifflant, signalant aux deux autres, qu'il y a un problème... Il secoue sa caboche se tape la machoire sur le rocher d'à côté et grogne de plus en plus douloureusement.

L'adulte et le rejeton arrivent aux nouvelles pour assister à l'éjection pure et simple de la gueule du troisième d'un énorme croc! Rage de dent? Problème de couronne mal placée? Que nenni! La dent est enterrée par les trois autres, à peine tombée au sol.Qu'est-ce que c'est que cette embrouille encore?

Simplement une gestation! - Petite explication, les dragons ont deux façons de venir au monde: par un oeuf, ça c'est quand ils se la pètent "classique", et par.. une dent, ça on peut dire que ça l'est moins... classique! On récupère la quenotte qui se libère quasiment toute seule de la gencive et on l'enterre! Six mois plus tard, un bébé dragon laisse pointer son museau hors du trou (la gestation dragonnienne est des plus rapide, comme vous voyez) - Donc, mine de rien, Esbrouf est le témoin d'une presque mise au monde et, connaissant les retours de couches de ces bestiaux, sait que la femelle (maintenant on sait que c'en est une) a besoin de récupérer très, très vite, en ce qui concerne les protéines (animales faute de mieux, mammifère de préférence et humaine ça c'est le top, vu qu'en plus ils sont bourrés de fer, "enarmurés" comme ils sont)

Esbrouf passe de l'état de carpette à celui de sous-couche murale tellement il s'écrase au sol et attend, presque en apnée, parce que ça commence à sentir le roussi pour lui, si les trois autres le repèrent.
Ce qu'il oublie, dans sa panique, c'est que les dragons noirs, sont blindés côté sinus, sinon bonjour les rhumes et les « mouchages acides » et donc, côté odorat ce n'est pas vraiment ça (par contre, l'ouie et la vue compensent sacrément, il n'a donc pas intérêt à se lâcher même un petit vent, ça serait la fin des « péteux », haricots chez moi)

Les dragons délibèrent (grognent à l'unisson) et le grand mâle retourne à sa cage, meloune (chuchote) quelque chose à l'occupant, et place devant les barreaux une énorme corne de moumouth acryliqueux (un animal bizarre, au poil énorme et électrique avec une trompe et une queue inversées, côté position anatomique (pas besoin de vous faire un dessin n'est-ce pas?) Il recule d'un pas et la « chose » de la cage pousse un hurlement à déchausser tous les chicots d'une star hollywoodienne.
Ce tintouin dure au moins une bonne heure sigisbaldienne et Esbrouf en a des sifflements d'oreilles pour le restant de sa vie.

Nous c'est des clignements de mirettes qu'on risque d'avoir, alors, encore une petite pause, mais c'est la dernière (du moins j'espère... parce que ma narration au fil de la plume prend une de ces longueurs! Attention, on frise « Guerre et Paix » là!)

Donc la suite  au prochain numéro et portez-vous bien. Bonne journée.
La dragonne
par Sieglind publié dans : Dragons et créatures
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