Bonjour !
Allez,une fin de semaine improductive, comme d'habitude chez moi, et on reprend notre aventure « brittenienne » avant qu'on perde un peu trop le fil de l'intrigue (déjà pas mal embrouillée, en tout cas, par rapport au nombre de protagonistes et aux "noms à coucher dehors avec un billet de logement" dont ils sont affublés, désolée mais Martin et Dupont, ça passerait mieux que Sedley, Bols,Balstrode et tout le saint-frusquin !)
Allez, on s'y re-colle!

PETER GRIMES - Acte II - second tableau -
Le lieu : La cabane de Grimes qui vaut son pesant d'arachides, vu que c'est un bateau mis la tête en bas (enfin, si tant est qu'un rafiot ait une caboche évidemment !).C'est pas trop le bo...xon, on sent le type qui fait un effort pour garder un minimum d'hygiène et surtout qu'un fouillis tel qu'une vache y paumerait son veau, pas top, quand il s'agit de rogner du temps dès qu'on sent une pêche quasi miraculeuse à l'horizon, (s'il lui faut trois plombes pour choper ses filets et son ciré, le banc de sardines a le temps de tracer quinze noeuds loin des parages !). Des tonneaux, des filets, artistement disposés (au cas où on croirait qu'il fait gardien de moutons et pas pêcheur sans doute), un "qu'est-ce-que-c'est" (vasistas, voir l'origine du mot pour l'éthymologie) éclaire chichement la piaule, et deux portes donnent l'une sur la falaise (celle du fond) l'autre sur le chemin.
Les personnages:
- Peter Grimes, d'une humeur de chien de mer
- Son apprenti "muet", John
Et en vrac, toute la bande du tableau précédent (hormis les nièces, Tantine et Ellen), venue péter la tronche du type à la main leste, sous prétexte qu'il ne respecte pas les conventions d'embauche des apprentis.
Au lever de rideau, le gamin entre en flageolant sur ses quilles (à mon avis, "on" l'a un peu aidé pour franchir le seuil un peu plus vite). Suit Peter, toujours aussi avenant, qui chope les fringues de pêche du marmot sur leur étagère et les lui balance en vrac, histoire qu'il presse un peu le mouvement pour se changer.
"Allez, on s'active, on a du grondin sur la planche! C'est-y pas mimi le paletot qu'elle t'as tricoté l'instit ? Zouli comme tout la p'tite ancre façon crocodile, faudrait l'étrenner tout de même non ?... Et le v'la qui chiale !!! Mais tu vas arrêter ?! Tu vas faire peur aux poissons si tu continues! Et c'est vraiment pas le moment, vise dehors, ça grouille de partout ! (j'imagine les poiscailles en train de faire coucou de la nageoire avec un "You-ouuuu, on est là !" et tellement nombreux qu'ils se bousculent pour se faire remarquer des pêcheurs.) A mon avis, on peut déjà commencer à faire les agences pour la bicoque avec Ellen, je l'sens bien aujourd'hui !... Nan mais... je rêve ! T'as pas bougé ton valseur du paquet de cordages... J'vais t'en ficher moi !"
Peter "secoue" un peu trop le gamin qui fait un vol plané pour s'écraser comme une vieille bouse sur le plancher de la cabane. Le pêcheur est un peu (euphémisme) dans sa bulle et ne remarque même pas ça. Il rêve "foyer, doux foyer" avec une instit ayant donné sa démission et se mettant au point de croix à la Pénélope (le rêve de tout marin évidemment.... mais dans chaque port en principe non ?), une encyclopédie en quarante douze volumes, pour faire bisquer les intellos, un verger, histoire de produire sa cuvée maison de tord-boyaux, des couches-culottes qui sèchent un peu partout... un vrai Charles Hingals mais version marine!
Petite ombre à ce tableau idyllique, il a des visions du môme mort qui lui ruinent un peu ses projets à la Télétubbies, un peu comme Boris Godounov d'ailleurs (ou Hamlett, pour ceux qui ont lu l'histoire)
A ce moment, il entend un sacré ramdam à l'extérieur et jette un oeil par la porte (côté sentier parce que côté falaise, ça serait moins logique, à moins que la troupe ait décidé de piquer une tête pour venir le voir et faire le parcours commando en rappel à flanc de falaise, mais j'ai un doute... surtout pour la vioque "Nabab", ses jupons et corsets, ça doit gêner pour la jouer Splinter Cell !)
"M...ouscaille ! Sacrée troupe de fiéleux qui s'approche ! Je parie que t'as trop jacté avec la vieille bique ! Qu'est-ce que t'as bien pu lui raconter... à cette harpie ! J'ai l'impression qu'ils ne viennent pas prendre le thé et les p'tits fours, ou alors... c'est qu'ils ont tellement faim qu'ils sont devenus féroces ! Mais même pas peur ! J'vais te leur clouer le bec moi !! Et c'est pas la peine de me regarder comme ça, le moutard... avec les mêmes yeux de merlu court-bouillonné que "l'autre" gamin en plus !Allez, bouge-toi les miches, on a une pêche qui nous attend !"
Le gamin sort par la porte côté falaise, suivi de Peter qui lui dit de faire gaffe, parce que ça glisse un peu les peaux de sardines pour décorer l'escalier à la place des carreaux de mosaïque (mais c'est plus joli) et qu'arrivé en bas, il lui balancera le matos,en évitant de viser la tête, avec son bol, vaut mieux !
La troupe est arrivée sur le seuil et commence à tambouriner comme la bande des zombies dans la Nuit des Morts Vivants.(où celle de Schawn of the Dead, je préfère, c'est plus... rigolo hé,hé). Grimes hésite entre les deux lourdes et c'est l'instant que choisit le gamin pour s'emmêler les pinceaux et faire un vol plané avec un cri qui décroît, façon toon's.
Peter se précipite pour constater que son mousse a disparu dans la flotte (ça, on peut dire que ça va arranger ses affaires, pas à dire !) et les autres tentent de regarder pas le "qu'est-ce-que-c'est" s'il fait celui qui n'a pas entendu et se planque sous ses tonneaux. Le recteur constate tout de même qu'il y a une portion du paysage qui a disparu depuis la dernière fois, côté falaise (glissement de terrain, érosion marine... voilà ce que c'est de construire en bordure de falaise, quelle idée aussi !). On fait des paris sur le plongeon que ça ferait faire (quarante pieds, voir les différentes mesures du peton, ici : , mais en gros... ça fait une belle marche d'escalier, c'est sur !)
Comme personne ne répond, pour l'un c'est plus que normal vu qu'il est sous l'eau, une fois, entrés, la lourde n'étant pas verrouillée, ils décident que les deux cocos sont partis en mer, et qu'ils les ont ratés de peu. Swallow (le juge) constate tout de même que, vu l'état raisonnablement propre et bien entretenu de la piaule, les ragots vont en prendre un sacré coup (d'après le livret:"Messieurs allez dire ceci à vos femmes :Mêlez-vous moins de nos vies privées") à mon avis, si la vieille Nabab ne se sent pas morveuse...c'est qu'elle est sourde comme un pot pour arranger la sauce.
Tout le monde reprend le chemin du Bourg, sauf Balstrode, le vieux pêcheur, qui arpente les lieux à la recherche d'indices (des fringues jetées à la va-vite dans un coin et une porte de falaise battante à tous les vents, ça ne l'inspire que moyennement sur une issue heureuse). Il décide de prendre la sentier de biques de la falaise, à la suite de Peter, pour se faire un idée plus précise de la situation.
Nous, on quitte la scène (virtuellement parlant) sur la fin de ce tableau, et à mon avis, le dernier acte ne devrait pas être piqué des hannetons...qu'on se le dise !
Bonne journée et à plus
La dragonne
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