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Lundi 9 avril 2007
Bonsoir

Oui, étonnant, on est le soir et je poste... de plus... encore en week-end prolongé... c'est-y pas beau ça m'sieurs-dames?

Pour vous montrer, que bien que j'en fasse le minimum, je pense à vos petites oreilles !
Parce que,mine de rien, j'ai commencé à éplucher tout ce qu'on pouvait écouter d'extraits lyriques ou orchestraux sur la toile et vous savez quoi... il y a une foultitude de trucs !

Alors... cadeau ! Des extraits vocalisant (ou non), classiques (ou un peu moins), sérieux (ou pas du tout) à vous de vous faire une idée !

Allez, bonne écoute et mine de rien, ce petit site, c'est une vraie mine d'or alors n'hésitez surtout pas à vous balader !

Quand Peter Grimes pète un câble
Un John Vickers un peu sur les rotules, mais qu'est-ce qu'il vit son rôle tout de même !

Quand Britten fait autre chose que du lyrique à se flinguer
Pas trouvé l'extrait que je voulais, mais celui-ci n'est pas mal...

Le lac des cygnes un peu zarbis

Encore une version de la mare aux palmidèdes hypertrophiés

Hercule Poirot se prend pour un musicologue spécialiste de Jean Sébastien
Ce type, non contant de pratiquer plusieures langues, d'être acteur, était aussi une sacrée "oreille" !

 What's opera doc? Anthologique !
J'ai tuééé le petiiiii laaaapiiiiin ! Qu'est-ce que j'ai pu délirer sur ce cartoon !

Lucia di Lammermoor version E.T
La fille "mime" bien le chant... pour un top modèle !

Quand Lucia a les fils qui se touchent version Sumi Jo
En plus, elle pousse le vice jusqu'à avoir le costard maculé du raisinet de son époux en concert !

Euh... là, c'est un ovni  ! Et  vitas c'est un mec au cas où vous auriez un doute...(un successeur à Klaus Nomi ?).
Par contre... c'est juste pour la curiosité, la version techno-machino-houso-électrique... j'adhère moyen-moyen (heureusement les "potiches" sont sympas à regarder.

Manière très spéciale d'endormir sa progéniture pour un dieu teuton
Je l'ai vu sur Mezzo celui-ci... j'adore ces"adieux" à sa fifille avant de lui faire jouer les Aurores jusqu'à l'arrivée du héros

Bon, j'en ai plein en réserve, mais j'espère que ça vous aura donné l'envie de fouiner dans ce petit répertoire des vidéos sympas, c'est pire que la Samaritaine !
Alors, ceux qui se plaignaient que je ne mette pas d'extraits musicaux,  vous en avez pour votre argent hein ? Et en plus, étant donné que c'est chopé ailleurs, je ne risque pas de me retrouver avec une tripotée d'avocats aux miches pour piratage de droits d'auteurs ou des héritiers d'auteurs, que du bon pour ma pomme !

Je vous laisse digérer ça aussi, parce que même sans mots, ça fait tout de même une sacrée dose à se caler dans les mirettes et les argouanes... alors à plus... et pas d'inquiétude, je suis toujours là... du moins pour vous faire coucou, jusqu'à ce que j'entame le  nouvel opéra à massacrer.

Bonne soirée et à plus...

La dragonne



par Sieglind publié dans : On y parle musique et ce qui tourne autour
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Vendredi 6 avril 2007
Bonjour!

Allez, seconde "production"dragonienne de la semaine, un petit coup d'"air marin" (moui, fallait oser... j'ai osé !) et on abordera le sacro-saint week-end. Vous commencez à connaître mon rythme de "croisière" (je sais, j'insiste, ça inspire les embruns lyriques) donc pas la peine d'en rajouter une couche en signalant que plus feignasse vous ne connaissez pas ; j'assume !



PETER GRIMES - ACTE III -  Premier tableau -

Le lieu : Comme pour trouver plus économique quant aux décors faut se lever tôt, on reprend encore une fois celui de l'acte un, la salle des Assemblées, de nuit, non plus décorée à la "Messieurs les Jurés" mais plutôt soirée guinchante version "la Croisière S'amuse" (Loooov'.... nananananaaaaaa !) des lampions accrochés un peu partout, l'orchestre local avec la doyenne au triangle (elle joue "pizzicato molto vivace", imbattable question tremoli "pognesques" !), le type des pompes funèbres à la grosse caisse, à la trompette, le garde-champêtre (celui qui prend son... pour celle-ci, selon la formule consacrée), et une chanteuse qu'il vaut mieux oublier... étant donné qu'elle a autant de voix qu'une huître à marée basse..Evidemment, c'est "ma" version de l'orchestre, libre aux metteurs en espace de prendre une autre voie... ou voix... De l'autre côté de la rue, "le Sanglier" est tout autant éclairé et les types font la navette entre la salle de bal et l'estaminet pour s'en jeter un derrière la cravate (à tous les coups, le bal est organisé par le comité des fêtes tenu par les dames de la paroisse et on ne sert que de l'eau chaude avec un nuage de lait)

Les personnages :
- Swallow, le juge pontifiant
- les nièces de Tantine
- Keene, l'apothicaire
- Mrs Sedley "Nabab" la vieille bique bifide
- le Recteur, histoire de surveiller la bonne tenue de ses paroissiens et que ça ne vire pas au pince-fesse.
- Balstrode, le vieux pêcheur
- Ellen, l'instit un peu malmenée à la fin de l'acte deux
- Tantine, la patronne du Sanglier
- Hobson, le voiturier
- le méthodiste Boles
Et un choeur de villageois évidemment

Au lever de rideau, on assiste à une tentative de séduction un peu pécore, vu qu'une des nièces a dû se faire certainement tripoter pendant un slow et qu'elle ne trouve d'autre solution que de sortir de la salle des Assemblées, coudes au corps avec le juge au train, les mains en avant, certainement pour se retenir à son panty s'il trébuchait.
La frangine vient à la rescousse en signalant qu'elle aussi a des ennuis avec un autre "célibataire" notoire du patelin, le pharmacien et qu'à part la cyanolite elle ne voit pas ce qui peut autant coller. Pour l'instant, elle l'a semé, mais Swallow lui signale qu'il doit noyer son dépit amoureux dans la bibine au troquet d'en face. Au moment où il compte le rejoindre, ainsi que sa "conquête" enfin chopée, celle-ci décide de rejoindre sa soeurette  (un bon coup de genou stratégiquement asséné) et il entre dégoûté pour un moment des musaraignes.(bin oui... ça calme, mieux que le bromure !)
Au moment où elles comptent retourner se trémousser en rythme, le fameux Keene apparaît en haut des escaliers (tout faux le juge !) et elles n'ont que le temps de se planquer derrière des rafiots échoués à proximité.
Le pharmacien se met en devoir de trouver les nanas quand la vieille Nabab l'intercepte, elle a un truc vachement important à lui dire et ça ne concerne pas ses pilules !
"Eh... machin ! Y'a urgence ! Depuis hier, pas vu une rognure d'ongle de Grimes ni de son moussaillon...strange non ?!
- Y'a pas écrit "Colombo file" sur mon enseigne... j'suis pas un privé!
- Tu pourrais au moins être poli et faire semblant de t'intéresser à ce que je dégoise ! J'ai bien tournicoté l'affaire pendant mes insomnies et ça fait pas un pli, c'est le type qu'a zigouillé l'apprenti !
- Plus mêle-sauce, faut se lever tôt ! Si tu comptes que j'entre dans tes divagations de mal b...ranchée, faudrait que tu me montre le cadavre d'abord !
- C'te question ! Mais dans la flotte bien sur ! C'est que ça m'a bien travaillée la nuit c't'histoire (et oui... à son âge, il n'y a plus que ça qui puisse la "travailler" comme elle dit !)
- ça y est ! J'en étais sur ! T'es tellement shootée au laudanum que ça te sort presque par les trous de nez !"
La vieille insiste, en disant qu'on n'a pas vu Peter ni son mousse depuis l'avant veille mais Keene lui répond qu'ils sont sûrement en train de taquiner de la sardine à bord de leur rafiot. Comme elle s'incruste pire qu'une bernique sur son rocher, il la coupe dans son élan en lui disant que saoulé pour saoulé, il préfère que ça soit avec du gros qui tache et pas en écoutant ses histoires à vomir debout. Il s'engouffre comme s'il avait le feu aux miches dans l'auberge et lui claque même la porte au pif.

Nabab va éponger son nez qui a triplé de volume dans un coin sombre alors que des villageois et le recteur font un petit passage sur scène, les uns allant mettre la viande dans le torchon, vu qu'ils ont passé l'âge de veiller et de picoler, et l'autre qui va arroser ses jardinières (sic, il parle de "désaltérer ses roses"... à moins que ça soit un langage codé, mais ça m'étonnerai pour un recteur...m'enfin... on ne sait jamais...)
Tout ce beau monde sorti, la vieille continue à marmonner dans sa barbe (quand on a passé un certain âge, chez les belettes, le temps qu'on gagne à ne plus s'épiler les guiboles, on le perd à se faire la barbe et la moustache, c'est connu hé hé !). Elle avoue tout de même que la seule manière qu'elle ait d'avoir encore des frissons quasi orgasmiques, c'est d'imaginer des crimes bien sordides !

A ce moment, on entend Ellen et Balstrode arriver, et vu le ton un tantinet énervé de leur conversation, ils n'échangent pas des considérations météorologiques ! Et pour cause, ils cherchent Peter et le gamin ! La vieille Nabab reste planquée, avec du bol, elle aura sujet à alimenter ses fantasmes, pendant que les deux autres fouinent la loupiote à la main.
"Bon, y'a bien son rafiot, mais pas plus de Peter que de beurre en bouteille !
- J'ai trouvé le tricot que j'avais fait au gamin ! ça sent pas bon... pas bon du tout !
- Faut mettre la main sur Peter,  on peut encore arrêter les dégâts !
- On ne sera pas trop de deux pour le sortir de la mouscaille où il s'est fourré !"
Ils sortent à leur tour alors que Nabab se précipite vers le pub, en hululant après le juge Swallow. Curieuse de connaître son niveau de chronaxie à celle-là, (voir ici pour la définition si vous ne vous souvenez plus  ) parce que pour couvrir les bruits du fiesta qui bat son plein, faut avoir du caisson !
En tout cas, elle a suffisamment de coffre pour que Tantine risque un oeil dans l'embrasure, histoire de vérifier qu'on n'égorge pas le goret devant chez elle, ça ferait désordre ! Elle a beau lui dire qu'il est "occupé", la vieille insiste pour voir le type au pied et pas après-demain.
" T'es qui toi la nuisible à venir nous ruiner l'ambiance  ?!
- T'as intérêt à la boucler, "paillasson" (sic !) j'm'en vais te faire changer de ton (c'est elle qui dirige ou le chef faudrait savoir...)
- C'est pas bientôt fini ce boucan ! On peut plus se saouler tranquille ?!
- Ah, m'sieur le juge... visez le bateau de Grimes !
- Vingt-dieux ! C'est sur que c'est un spectacle hors du commun un rafiot... en bord de mer ! Par contre...si c'est celui du "suspect"... ça change tout ! Eh...Hobson, ramène ta fraise !"

Le voiturier sort à son tour aux nouvelles et Swallow le charge de retrouver le proprio du bateau, assisté de toutes les "bonnes âmes" qui voudront l'aider, . Qu'il se grouille et fouille bien partout, faudrait pas qu'il échappe à la justice "populaire" tout de même. La vieille Nabab halète presque de plaisir quand tout le monde sort, prévenu par le célébrissime téléphone nord-africain, et que ça part en émeute digne de la Terreur. On imagine presque les types en train de chanter "Ah ça ira..", à point pour raccourcir du marin faute "d'encouronné" dans les alentours.Toute la smala y va de son poing brandi et chacun part dans le désordre le plus complet, à la recherche de pauvre type alors que le rideau tombe sur la fin du premier tableau.

Vous voulez que je vous dises... je le sens plus que moyen... le "Et ils vécurent heureux et eurent une équipe de foot"... pas vous? Allez, plus qu'un tableau, très court, donc, je balance celui-ci... je ne vais pas vous faire l'affront de vous servir un truc "pour la dent creuse" tellement il est rikiki en début de semaine prochaine, ça serait plus que mesquin non ?

Deuxième Tableau

On ne change pas de décors, ni de protagonistes, simplement fait essentiel, "l'accusé" fait son entrée !

L'heure a filé depuis le tomber de rideau précédent, vu que là, on ne voit plus de lampions allumés et que c'est la morne-plainitude totale. Peter est près de son bateau, en train de broyer du noir, le moulin à café entre les genoux... j'rigole évidemment, mais au sens figuré, c'est sur que c'est pas tapissé rose-Barbie sous son crâne !
Au loin on entend le choeur l'appeler mais lui est totalement à l'ouest ! Il a pété définitivement une durite et ne sait plus où il habite et pour cause, il envisage que son "chez-lui" c'est à quinze brasses sous la flotte ! Il chantonne un truc sur un vieux Joe et un jeune Joe, partis pêcher (moi, j'aurai mieux celui de  "Pince-Mi et Pince-Moi sur un bateau", mais Britten avait déjà choisi son librettiste, Slater, tant pis !) Il cause même à une Ellen plus qu'absente en lui reprochant de l'avoir laissé tombé comme un vieux slip au moment où il en avait le plus besoin.

Durant son monologue délirant, la "balanceuse" de slip sus-citée et Basltrode font leur apparition, pour constater qu'il n'a plus l'électricité à tous les étages. Ellen tente de claquer des doigts devant ses mirettes, pour voir s'il y a quelqu'un derrière et lui signaler qu'ils sont là pour le dépanner, mais parle à mon fondement mon chef est souffrant, il reste dans sa bulle !

Le vieux Balstrode pige qu'il ne reste qu'une solution et propose à Peter d'aller faire un tour de barcasse assez loin pour pouvoir couler celle-ci, histoire de noyer son chagrin définitivement. Ellen n'est pas vraiment chaude quant à  cette idée, mais elle n'a plus vraiment son mot à dire, Grimes se lève et aide le vieux à ficher le bateau à l'eau. Il s'éloigne à grands coups d'avirons, il a un "bain" à prendre..

Balstrode rejoint Ellen pendant que les habitants du Bourg font peu à peu leur apparition, leur recherche infructueuse les ramenant tous au même endroit..
On a droit au lever de soleil, au coucher de certains habitants, à l'ouverture de la boutique du pharmacien, comme si le fait que Peter se mette en apnée définitive loin de "leurs" côtes remettait toutes les pendules à "l'heure des honnêtes gens" et que rien ne se soit passé (m'enfin z'ont une mémoire de poisson rouge les autochtones, parce que pas plus tard qu'il y a quelques heures, ils tentaient de lyncher purement et simplement un de leur concitoyen !)
Ils aperçoivent bien au loin un rafiot en train de prendre l'eau, mais ça les arrange de prendre leur temps pour vérifier à la lunette ! Une seule a vraiment les boules... l'instit qui voit ses projets de "rédemption" tombés à la flotte en même temps que son ex-amoureux.

Fin de l'opéra et après vous avoir bien sapé le moral avec une histoire à se flinguer... je pars sadiquement en vous souhaitant tout de même un bon week-end, mais en vous conseillant, pour ceux que ça intéresse évidemment, d'aller faire un tour du côté de ce Peter Grimes... il est plus qu'audible comme aurait dit mon pépé, toujours très avare de compliments. A plus...

La dragonne

PS: petite liste des ouvrages demandés pour la suite, pour confirmer que je n'oublie personne :
- la Clémence de Titus pour Lili
- Les Noces de Figaro pour Christine
- Rigoletto pour Eddy
- Le dialogue des Carmélites pour la Muse
- L'opéra de Quat'Sous pour BMC
- Didon et Enée pour les Kikojo
- Madame Butterfly pour Lili encore une fois

Vous voyez... ça va m'occuper et vous aussi encore un bout de temps !

par Sieglind publié dans : Britten
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Lundi 2 avril 2007

Bonjour !

Allez,une fin de semaine improductive, comme d'habitude chez moi, et on reprend notre aventure « brittenienne » avant qu'on perde un peu trop le fil de l'intrigue (déjà pas mal embrouillée, en tout cas, par rapport au nombre de protagonistes et aux  "noms à coucher dehors avec un billet de logement" dont ils sont affublés, désolée mais Martin et Dupont, ça passerait mieux que Sedley, Bols,Balstrode et tout le saint-frusquin !)
Allez, on s'y re-colle!

PETER GRIMES - Acte II - second tableau -

Le lieu : La cabane de Grimes qui vaut son pesant d'arachides, vu que c'est un bateau mis la tête en bas (enfin, si tant est qu'un rafiot ait une caboche évidemment !).C'est pas trop le bo...xon, on sent le type qui fait un effort pour garder un minimum d'hygiène et surtout qu'un fouillis tel qu'une vache y paumerait son veau, pas top, quand il s'agit de rogner du temps dès qu'on sent une pêche quasi miraculeuse à l'horizon, (s'il lui faut trois plombes pour choper ses filets et son ciré, le banc de sardines a le temps de tracer quinze noeuds loin des parages !). Des tonneaux, des filets, artistement disposés (au cas où on croirait qu'il fait gardien de moutons et pas pêcheur sans doute), un "qu'est-ce-que-c'est" (vasistas, voir l'origine du mot pour l'éthymologie) éclaire chichement la piaule, et deux portes donnent l'une sur la falaise (celle du fond) l'autre sur le chemin.

Les personnages:
- Peter Grimes, d'une humeur de chien de mer
- Son apprenti "muet", John
Et en vrac, toute la bande du tableau précédent (hormis les nièces, Tantine et Ellen), venue péter la tronche du type à la main leste, sous prétexte qu'il ne respecte pas les conventions d'embauche des apprentis.

Au lever de rideau, le gamin entre en flageolant sur ses quilles (à mon avis, "on" l'a un peu aidé pour franchir le seuil un peu plus vite). Suit Peter, toujours aussi avenant, qui chope les fringues de pêche du marmot sur leur étagère et les lui balance en vrac, histoire qu'il presse un peu le mouvement pour se changer.
"Allez, on s'active, on a du grondin sur la planche! C'est-y pas mimi le paletot qu'elle t'as tricoté l'instit ? Zouli comme tout la p'tite ancre façon crocodile, faudrait l'étrenner tout de même non ?... Et le v'la qui chiale !!!  Mais tu vas arrêter ?! Tu vas faire peur aux poissons si tu continues! Et c'est vraiment pas le moment, vise dehors, ça grouille de partout ! (j'imagine les poiscailles en train de faire coucou de la nageoire avec un "You-ouuuu, on est là !" et tellement nombreux qu'ils se bousculent pour se faire remarquer des pêcheurs.) A mon avis, on peut déjà commencer à faire les agences pour la bicoque avec Ellen, je l'sens bien aujourd'hui !... Nan mais... je rêve ! T'as pas bougé ton valseur du paquet de cordages... J'vais t'en ficher moi !"

Peter "secoue" un peu trop le gamin qui fait un vol plané pour s'écraser comme une vieille bouse sur le plancher de la cabane. Le pêcheur est un peu (euphémisme) dans sa bulle et ne remarque même pas ça. Il rêve "foyer, doux  foyer" avec une instit ayant donné sa démission et se mettant au point de croix à la Pénélope (le rêve de tout marin évidemment.... mais dans chaque port en principe non ?), une encyclopédie en quarante douze volumes, pour faire bisquer les intellos, un verger, histoire de produire sa cuvée maison de tord-boyaux, des couches-culottes qui sèchent un peu partout... un vrai Charles Hingals mais version marine!
Petite ombre à ce tableau idyllique, il a des visions du môme mort qui lui ruinent un peu ses projets à la Télétubbies, un peu comme Boris Godounov d'ailleurs (ou Hamlett, pour ceux qui ont lu l'histoire)

A ce moment, il entend un sacré ramdam à l'extérieur et jette un oeil par la porte (côté sentier parce que côté falaise, ça serait moins logique, à moins que la troupe ait décidé de piquer une tête pour venir le voir et faire le parcours commando en rappel à flanc de falaise, mais j'ai un doute... surtout pour la vioque "Nabab", ses jupons et corsets, ça doit gêner pour la jouer Splinter Cell !)
"M...ouscaille ! Sacrée troupe de fiéleux qui s'approche ! Je parie que t'as trop jacté avec la vieille bique ! Qu'est-ce que t'as bien pu lui raconter... à cette harpie ! J'ai l'impression qu'ils ne viennent pas prendre le thé et les p'tits fours, ou alors... c'est qu'ils ont tellement faim qu'ils sont devenus féroces !  Mais même pas peur ! J'vais te leur clouer le bec moi !! Et c'est pas la peine de me regarder comme ça, le moutard... avec les mêmes yeux de merlu court-bouillonné que "l'autre" gamin en plus !Allez, bouge-toi  les miches, on a une pêche qui nous attend !"   

Le gamin sort par la porte côté falaise, suivi de Peter qui lui dit de faire gaffe, parce que ça glisse un peu les peaux de sardines pour décorer l'escalier à la place des carreaux de mosaïque (mais c'est plus joli) et qu'arrivé en bas, il lui balancera le matos,en évitant de viser la tête, avec son bol, vaut mieux !

La troupe est arrivée sur le seuil et commence à tambouriner comme la bande des zombies dans la Nuit des Morts Vivants.(où celle de Schawn of the Dead, je préfère, c'est plus... rigolo hé,hé). Grimes hésite entre les deux lourdes et c'est l'instant que choisit le gamin pour s'emmêler les pinceaux et  faire un vol plané avec un cri qui décroît, façon toon's.
Peter se précipite pour constater que son mousse a disparu dans la flotte (ça, on peut dire que ça va arranger ses affaires, pas à dire !) et les autres tentent de regarder pas le "qu'est-ce-que-c'est" s'il fait celui qui n'a pas entendu et se planque sous ses tonneaux. Le recteur constate tout de même qu'il y a une portion du paysage qui a disparu depuis la dernière fois, côté falaise (glissement de terrain, érosion marine... voilà ce que c'est de construire en bordure de falaise, quelle idée aussi !). On fait des paris sur le plongeon que ça ferait faire (quarante pieds, voir les différentes mesures du peton, ici : , mais en gros... ça fait une belle marche d'escalier, c'est sur  !)

Comme personne ne répond, pour l'un c'est plus que normal vu qu'il est sous l'eau, une fois, entrés, la lourde n'étant pas verrouillée, ils décident que les deux cocos sont partis en mer, et qu'ils les ont ratés de peu. Swallow (le juge) constate tout de même que, vu l'état raisonnablement propre et bien entretenu de la piaule, les ragots vont en prendre un sacré coup (d'après le livret:"Messieurs allez dire ceci à vos femmes :Mêlez-vous moins de nos vies privées") à mon avis, si la vieille Nabab ne se sent pas morveuse...c'est qu'elle est sourde comme un pot pour arranger la sauce.

Tout le monde reprend le chemin du Bourg, sauf Balstrode, le vieux pêcheur, qui arpente les lieux à la recherche d'indices (des fringues jetées à la va-vite dans un coin et une porte de falaise battante à tous les vents, ça ne l'inspire que moyennement sur une issue heureuse). Il décide de prendre la sentier de biques de la falaise, à la suite de Peter, pour se faire un idée plus précise de la situation.

Nous, on quitte la scène (virtuellement parlant) sur la fin de ce tableau, et à mon avis, le dernier acte ne devrait pas être piqué des hannetons...qu'on se le dise !

Bonne journée et à plus

La dragonne

par Sieglind publié dans : Britten
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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