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Vendredi 12 mai 2006
Bonjour!

Allez dernière visite de notre journée cathare!
Donc, après la redescente à travers l'arborétum du château de Puylaurens, on reprend le chemin vers Puivert pour trouver un château presque en état! Le bonheur! (sauf qu'il a morflé et il n'y a pas si longtemps que ça, proportion gardée, évidemment,  puisque c'était pendant la seconde guerre mondiale, et que les allemands se sont bien escrimés à bombarder le truc (repère de maquisards... cache d'armes... ça se peut fort bien, vu l'accès difficile par la route et des pièces entourées d'autre chose que de placo façon papier à cigarettes)


Et là, grande question: on continue ou on rebrousse chemin?
Il faut dire qu'on est arrivés en vue du lieu, sous une pluie battante, et, étant donné que c'est sur une hauteur, sans arbres, et pas un sentier de chèvres gadouilleux, notre "look" allait en pâtir sacrément! En bonne cagouillarde d'origine, c'est pas trois gouttes qui vont m'arrêter et je pousse mon monde au c.. pour y aller tout de même (on n'a pas fait tout ça, pour repartir... nan mais!).
Et, en plus, arrivés aux abords de la commune, la fameuse nana gépésienne nous sort son fameux "vous êtes arrivés" (c'est son tube en ce moment, certainement) alors qu'on n'était visuellement parlant arrivés nulle part, étant donné qu'on sortait du patelin!
"Ouksétikonségouré?" Il y avait bien, avant d'arriver au village, un chemin (trouée dans la verdure et montant comme un sentier de biques) mais on s'est dit: "nan... ça peut pas être ça... tout de même!".
Et bin si, c'était "ça"! Et nous voilà rebroussant chemin avec la tuture et nous engageant dans une montée voituresque des plus éprouvante (pour la voiture, elle aime ni les poules, ni leurs nids). On arrive enfin à un aire dégagée, le parking, avec en tout et pour tout une autre voiture et une moto (un dingue qui aime se mouiller la couenne!)

Fistonne sort son "magnifique" péproc téléscopique (cadeau des Trois-Redoutes certainement, je ne sais plus...) pas qu'un peu fière de nous montrer que, "elle", elle avait prévu le coup et nous voilà pataugeant allègrement, (dragon en chaussures de ville) pour atteindre le castel, parce qu'il fallait encore monter un bout de la route (chemin gadouilleux, vu le temps) à pattes.

Là, j'suis pétée de rire, parce que le fameux parapluie "miraculeux" de la gamine, il est parfait... pour faire la galette en plein vent... (j'imaginais la chose se remplissant d'eau, façon cuvette et craquant en reprenant une forme normale au-dessus de la môme), le pire c'est qu'elle a persisté à le tenir au dessus de sa tête, alors que ça ne protégeait rien du tout hé, hé! Mais ça, cabocharde comme elle est, c'était pour prouver qu'il avait "tout de même" une utilité (décorative? Paratonnerre? Tuteur pour belle plante? Pancarte pour qu'on la repère?...).

Là, pour une photo de l'ensemble je vous renvoie, ainsi que pour l'historique plus... sérieux à cette adresse: le site officiel du château parce que vu le temps "arche-de-Noésien" qu'on avait, personne n'a osé exposer son précieux numérique (dingues, mais pas à ce point)

On paie l'entrée (cette fois il y a une "vraie" porte, à deux battants, bien médiévale d'aspect) et on entre dans la cour intérieur pour tomber sur... un troupeau de motos! (Tiens donc, les moeurs chevaleresques ont bien évolué depuis cette époque!) et... un canasson en carton pâte (je mens  pas, dans un box, il y  avait un cheval grandeur nature mais en dur, ou alors, c'est la pluie qui avait eu raison de ses rhumatismes et il était tout bloqué, va savoir...)

Deux salles à visiter dans celui-ci:
Une salle avec une grande table (pas top, donc pas photographiée) et une espèce de ciel comme les baldaquins avec un coffre en dessous (je m'attendais à y voir plutôt un trône moi, m'enfin, je suis certainement influencée par mes lectures arthuriennes), après, j'ai lu que c'était la chapelle (oups, c'est pas une table c'est un autel!) des voûtes et une clé (de voute évidemment) représentant une vierge et saint Michel terrasseur de fumeux (de là où j'étais, raz le dallage, vue ma taille nanesque, j'ai pô trop bien vu grand chose, mais, étant donné que c'est expliqué dans le bouquin, ils ne vont pas nous balancer des salades tout de même!).
Et une salle style réception avec armure et tâpisseries au mur ainsi que des vitrines avec des instruments d'époque reconstitués: la salle des musiciens, rapport aux sculptures qu'on y voit au mur (quand on a une taille "normale" évidemment)


J'suis ravie, j'ai trouvé plus court sur patte que moi hé, hé! La preuve!


Evidemment un luth reconstitué, je me devais de vous filer une image d'instrument de musique (surtout que le luth, j'adore!) le reflet, pas ma faute, je ne maîtrise pas grand chose côté photo, mais du coup, j'ai fait involontairement un effet artistique avec le reflet de la fenêtre derrière dans la vitrine (ouah, trop fort!)


Une des ouvertures dans une des pièces, avec des p'tits bancs en pierre bien confortables pour regarder les vaches et les assaillants passer. Là, il y a des vitres, mais "au temps jadis", j'aimerai savoir ce qu'il y avait à part de tentures, ça devait tout de même sentir sa galerie des courants-d'air tout de même un peu (les morts par "départ-du-caisson" ça devait y aller à l'époque!)

Pour les sculptures des musicos, vu ma haute maîtrise du numérique, j'ai laissé le soin à dragon de "clicheter" tout le bazar (par contre, il ne m'a rien mis sur ma clé (USB et pas de sol), va falloir que je lui demande... ça fait tâche sans les photos) Vous n'aurez que mes oeuvres alors faudra vous en contenter en attendant hein?

Pour accéder aux deux pièces, ça c'est plus marrant! On grimpe dans le donjon par l'escalier en escargouille (colimaçon pardon) et on finit... dans le noir quasi complet avec juste une espèce de guirlande disco pour s'éclairer le long du pas de vis.
Et là, je me dis, en tournicotant dans ce..."tube à pas de vis" (tu ne peux même pas étendre les bras, donc c'est un tube pour moi) et le plus sérieusement du monde, à haute voix, (donc les autres fous qui avaient eu la riche idée de faire de la visite historique par un temps de gueu ont pu entendre): "Mince, fallait pas avoir la courante quand t'étais en train de danser la gigue en haut, parce que bonjour la cavalcade dans le grand-huit pour aller aux chiottes!". Je sais pas, mais j'ai cru entendre glousser... le fantôme de la dame blanche?

On n'est pas restés des plombes, parce qu'une fois les deux salles visitées, le reste est plutôt à l'air libre, donc sous la flotte. Comme pour Rennes-le-Château, ça sera à refaire par temps sec. De toute façon, comme je vous disais, c'était plutôt une journée repérage.

On ressort pour tomber sur le troupeau de moto, ça on était au courant, mais aussi sur un troupeau de... chevaux "en mou" cette fois, des vrais! Bonjour le choc des époques! A mon avis, (et surtout en lisant le dépliant hé, hé!) ils doivent faire des animations dans le coin et ça sert aussi un peu de relai aux randonnées équestres. Là, c'était relâche, parce que les combats de boues avec des canassons, je ne vois pas trop l'intérêt.

Le retour à la cahute dragonienne s'effectua sous la flotte, le temps ne se dégageant qu'aux abords de Toulouse (il l'a fait exprès, c'est pas possible autrement!) et il était temps, parce que, à nouveau, les bidounets se faisaient entendre (près de 19h00 à l'arrivée tout de même!)

Voilà la dernière partie de notre lundi "culturel" (promis, ça s'arrête, vous n'aurez rien de plus long... jusqu'à la prochaine fois évidemment) je vous laisse assimiler ça ce week-end hein? Et ça me permettra de moins être pressée pour aller vous dire bonjour.

Bonne journée à tous et à bientôt
La dragonne
par Sieglind publié dans : Des p'tits bouts de la dragonne
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Mardi 9 mai 2006
Bonjour!

Encore un petit week-end bien reposant n'est-ce pas? (Enfin, ça dépend pour qui évidemment!)
A ce que je vois, mes mésaventures religieuses vous font marrer, z'êtes pas charitables! J'aurai pu y laisser des plumes, on sait jamais... les contrats sataniques, si ça se trouve, ça passe aussi par les tifs! (Tiens, j'imagine bien Faust, faisant "mouillette" avec ses trois poils qui se battent en duel!  - Bin oui, je regrette, mais le type, c'est tout de même plus une première main, quand il a sa petite conversation avec le Méphistophélès de service et  vu la mode de l'époque de s'étouffer la tignasse de jour comme de nuit en y posant capeo ou bonnet de nuit, ça étouffe tout de même un peu la richesse capillaire non?)
Pour le reste de ce lundi cathare, j'ai été - un peu - plus sage (un peu seulement).

On sort de l'église de Rennes-le-Château, pour s'apercevoir que c'est pas tout ça, mais il fait un peu "faim" et que nous ne sommes pas passés dans le plan éthéré au point de faire le nez devant des nourritures bien terrestres (salut Ô Commandeur, pour ceux qui connaissent Don Juan hé, hé!). On vise la seule "auberge" qu'on avait repérée (s'il y en a d'autres, qu'on me fasse signe, on a vu que celle face à la villa Bethania).

En aucun cas désir chez moi, d'être médisante et désagréable (enfin, pas trop là non plus) mais, étant donné la superficie et l'âge plus que mémorable des baraques, ils n'ont rien trouvé de mieux que de nous faire un truc en plein vent, style déjeuner sous la tonnelle, qui serait super sympa et très romantique, façon Renoir, si on était à la bonne époque (j'ai pas dit à la Belle époque, quoique...) mais fin avril, avec ce satané vent à décorner les boeufs (qui souffle d'ailleurs souvent dans ces collines) un ciel moutonné noir et un crachin récurent, le côté "Déjeuner sur l'herbe" m'a un peu échappé, je dois dire. On était tous (les deux pelés et trois tondus qui crevaient la dalle au point de se poser là) entassé sous le préau, style... euh, sans style particulier d'ailleurs.... mais avec une vague ressemblance avec ces guinguettes qui fleurissent dans les kermesses diverses (en bois brut de chez décoffrage, les échardes aussi apparentes que les poutres du même nom,  un "micro" comptoir pour signaler que c'était un lieu de restauration et pas une aire de pique-nique en bordure d'autoroute).
M'enfin, faisant fi du cadre, on laissait causer nos bidounets. On commande (hors d'oeuvres au choix pour les filles, saucisses du coin pour dragon) et puis, toujours optimiste la dragonne, on y reviendra aux "beaux jours", si ça se trouve c'est très beau sous un autre éclairage... si ça se trouve...

En attendant l'arrivée du plat luculusien, j'ai toujours un oeil et une oreille qui traîne et devinez de quoi ça parlait à toutes les tables? Gagné! Des fameuses théories sur le trésor!  (derrière nous, à notre droite, une table d'anciennes jeunes filles - très anciennes - avec chacune devant elle une pile conséquente de leurs derniers achats à la librairie du coin et en train de parler Sion, Templiers, Wisigoths... à grand renfort de gestes et d'airs entendu - des "pro" du dimanche quoi)

Les plats arrivent, et on voit dragon renifler et commencer à boulotter mais du bout des ballots. Il fait un sort au premier boyau farci, mais l'autre le laisse sceptique, comme la fosse du même nom. Il appelle le "serveur-patron" pour lui signaler que la "chose" aurait besoin d'un petit tour à la flambée, parce qu'elle "grouine" presque tellement elle est pas cuite (je sais on dit grogne, mais je préfère grouine là!).

Bon, on ne va pas leur casser la baraque, surtout que si c'est la seule du coin, question restauration, on serait pas dans la panade après leur fermeture et tout le monde à droit à l'erreur, m'enfin, quand une cuisinière (la meuf du patron, c'est un truc "familiale" ça se sent) se pointe et discrètement, pas assez d'ailleurs, signale juste devant nous à sa moitié de ne plus prendre commande pour la bidoche et les saucisses, vu qu'il n'y a quasi que ça, avec les crudités et les sandwichs, .. on mettra ça sur le compte d'une saison pas encore amorcée, parce que si c'est le cas, même mi juillet, ça laisse rêveur! Conseil, prévoyez votre goûter les amis!

On presse un tantinet la fin du repas, tout en jetant un oeil sur le truc que j'ai acheté dans le coin aussi (une brochure pas très conséquente - quarante pages c'est suffisant pour mes neurones et il y a plein d'images en plus hé, hé), on ne cause pas Sion, Templiers et Wisigoth (je sais, là aussi, on a fait tâche dans le tableau)  et on repart, direction la bagnole.
Fin du "repérage" à Rennes-le-Château (c'est sur, il faudra qu'on y retourne plus tard, et avec une météo plus sympa, là, on était pas vraiment en immersion dans ce lieu mythique, se pelant un peu le valseur dès qu'on restait dans les courants d'airs).

Suite du programme: Puylaurens et Puyvert (y a pas mal de "Puy-machin-chose dans le coin, vous remarquerez)

Le premier est sympa à voir, pour la grimpette et l'arborétum planté jusqu'à son sommet, (les remparts sont trompeurs par contre, c'est une coquille vide, mais chouette tout de même). On arrive à l'air de stationnement pour trouver deux voitures (on s'est dit qu'avec notre bol légendaire, surtout le mien, on se pointait jour de relâche). On paie les entrées (façon de parler, une entrée, c'est quand il y a une porte et ça fait belle larirette qu'elle s'est faite la malle la lourde!) et on entame l'ascension (plus près de touaaaa... mon dieu..... etc).



-Aparté: évitez de grimper, même avec mon gabarit d'anorexique, en cours de digestion! Je les ai craché mes clous de cercueils, j'peux vous assurer! Mais il faut dire que faisant trois pas alors que les autres en font un, j'ai des excuses et quand ils lèvent juste la quille pour monter la "marche" et que moi, c'est quasi le grand écart... il faut être lucide, je peine plus!

Par contre, là-haut, c'est moi la "chef"! Les autres, surtout fistonne, craignent les trucs dans l'ombre, les fossés les tours sans escaliers, mais pas bibi, là je me la pète! Il y avait même ça:




Et j'ai dû faire la photo pour fistonne, parce qu'elle ne voulait même pas approcher du truc, de peur d'y être entraînée par la "créature" on ne sait jamais (courageuse, mais pas téméraire la gamine! Et puis, chez elle la touuuuute chitite pancarte "danger" incluait dans sa mise en garde une bonne dizaine de mètres tout autour du "gouffre" hé, hé)
On fait le tour du propriétaire, pas évident de se faire une idée avec le plan succint donné (on voit bien des trous dans la cour, là où s'appuyaient les bâtiments en bois, mais il faut faire vraiment un sacré travail d'imagination pour "visualiser" le lieu à l'époque (et habité).
On redescend parce que le temps, ça donne l'image en dessous, donc... pas bon signe hein? (surtout pour l'état de nos fringues non-imperméables - je sais, on est des courges, on avait pas prévu que le temps ne serait pas de notre bord)



La fin de cette journée sera la visite de Puivert, mais ça, vu la longueur de cet article, j'ai préféré laisser pour la prochaine fois, sinon, je ne pourrais pas mettre de clichés en plus, ça va faire trop!

Bonne journée à tous et à plus
La dragonne

par Sieglind publié dans : Des p'tits bouts de la dragonne
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Samedi 6 mai 2006
Bonjour,

Je vous avais dit,chose promise... je vous narre la suite de la visite tant que c'est encore chaud dans les esprits hé, hé. Et pardon pour le retard dans la réponse des commentaires, un décrochement quasi complet d'internet hier (ou voulu ou accidentel, vu mon bol légendaire côté informatique, vous vous doutez qu'il y a un fort pourcentage dans cette absence, du refus d'obtempérer de Bourriquet - il porte bien son nom, l'animal!)

Mon premier regard tombe donc sur le fameux bénitier, celui figurant dans le jeu précité avec Gabriel Knight comme héros.
Bin moi, kitch, mis à part, je l'ai trouvé pas mal du tout! Surtout les mains! Dragon a même fait l'effort de le photographier
sous tous les angles (un profil intéressant soit-disant) alors qu'il est allergique à tout ce qui est bon-dieuserie et encore plus au fait de rentrer dans une église, il reste sur le seuil, dès qu'il en a l'occasion - non, son second prénom ce n'est pas Damien, si vous vous posez la question).

Au-dessus de celui-ci, ça:




Dans le jeu (seule manière pour moi de bien "imprimer" l'information on dirait hé, hé) on explique qu'il y aurait, mis à part
le signe de croix, représenté par la main droite de chaque ange, une espèce de "triangulation" (même s'ils sont quatre, plates excuses aux "pros" hein) qui marquerait un emplacement "stratégique" dans la recherche du trésor sur une carte topographique du lieu (certains y voient l'évocation du tracé du temple de Salomon aussi... à voir)
M'enfin ça, c'est le folklore, moi, je
vous parle visite en chair et en nonosses. C'est bien kitchenet tout ça, mais ça a son charme tout de même (peut-être dû à l'ambiance générale du lieu aussi, vous me direz) Toutes les statues de l'église sont polychromes (peintes nickel et presque "disco" question nuancier) et je n'ai pas découvert une seule représentation en pierre ou plâtre brut (il aimait la couleur Béranger, il n'y a pas à dire!).
Pour ce qui est du chemin de croix, vous savez les tableaux représentant la passion christique... là, j'ai bien vu
des détails zarbis, ainsi que sur l'énorme tableau en demi-relief, au dessus du confessionnal (il y a un sac en toile représenté, un sac de pénitence troué... qu'est-ce qu'il vient ficher dans une représentation académique des évangiles?...) 



Genre une meuf qui tient la main d'un môme habillé de tissu écossais (?!) Un griffon doré à côté de Pilate (re-?!), un soldat qui joue aux dés et dont l'un affiche trois "et" quatre (en même temps!... vous me direz si vous avez les mêmes dés pipés, tiens!)
Alors, aux dernières nouvelles, il paraîtrait que c'est lié au principe de "rébus phonétique" cher au Francs-Maçons, et ce
pour décrire évidement un lieu précis du fameux cromleck( les caillous en cercle, rappelez-vous) de Boudet. Là, je lâche, parce que ça devient du délire et vous renvoie, évidemment à des études sur ce fameux chemin de croix et sa "vraie" (hem!) signification.
Il n'empêche que de voir un bout de main ou un pan de cape trainer ailleurs dans le
tableau...ça fait tout de même désordre (ou alors, le truc en stuc s'est cassé la margoulette, et on a recollé en vrac, ça se peut aussi hé, hé)

On continue notre visite, fistonne et moi, dragon toujours à la porte, face au bénitier diabolique (beau pendants de cheminée remarquez hé, hé) et j'arrive près de l'autel consacré à Marie-Madeleine. Jusqu'ici, aucun problème! J'ai fait sans flash, mes p'tites photos, "ze finger de Catburry in the noze", respectueuse de l'affiche polyglote interdisant la chose (polyglote façon hiéroglyphe, rien de mieux qu'un dessin basique d'appareil photo barré de rouge, même en mandarin, ils doivent comprendre non?)
Je me positionne et vais pour immortaliser l'autel. Je cadre, je pose le didi sur le bitoquiot et... clic-flashhhhh! un éclair énorme dans toute cette pénombre.
Kik'est passée pour une andouille de première à votre avis? Comme j'éteins l'appareil entre chaque prise presque, il se remet d'office en position automatique, donc... il calcule qu'il faut être naze pour faire un cliché dans c'te purée de poix et balance la loupiote!

Vous auriez vu la tronche de la jument à côté de moi! Et son air pincé pire que si je lui avais mise la
main au valseur! Comme je commence à grommeler, elle lance du bout du bec (cul-serré et bouche en rapport, ça influe sur la diction que voulez-vous) "one doua pé, c'est intierdi" (vous aurez compris c'était pas une du crû, même pas une de chez nous en Exagonie, c'était une bouffeuse de panse de brebis farcie, la cousine britannique de mademoiselle Lelongbec, sans doute)
Je lui lance un regard contrit (pas besoin de s'énerver, "ils" ne sont pas comme nous) et lui explique avec moultes gestes (je maîtrise énormément les langues surtout gestuellement) que ce n'est pas volontaire c'est dû à mon numérique qui réfléchit trop quand on le laisse faire. Elle a l'air de piger (ou elle est polie) et je réitère ma tentative de prise de ce "scremeleumeleurondudju" d'autel. Je vérifie le positionnement des boutons et... re- clic-flashhhh! J'avais encore oublié une des fonctions (sélectionner avec ou sans flash! Grrr!)



Là, j'ai cru qu'on était revenu au temps des "voix célestes", que
j'étais la pucelle d'Orléans et l'autre une "angloise" non boutée hors de France! (Cette fois ma vieille, elle va te sauter au rable que ça ne va pas faire un pli, déballe la ceinture noire à pois rose de Mikado, tu va avoir besoin du "crikitue"!)
Elle me lance un regard à foudroyer un bouffeur de grenouilles sur place, mais s'en tient là. Je suppose que la présence de son mec (et oui, "ça" était maquée, les merveilles de la nature m'étonnent toujours) et j'ai battu en retraite, le plus discrètement possible (après deux bourdes, valait mieux la jouer soft hein?). Fistonne est venue involontairement apporter de l'eau au  moulin, pour excuser ma gaucherie congénitale en trifouillant mon appareil, ce qui a dû la conforter dans son idée que j'étais sur deux pattes mais pas encore descendue de ma branche.

Je décide que c'est marre et que l'église, n'ayant pas les proportions de Notre Dame de Paris, on en a fait le tour, je me
poste face à mon Asmodée préféré,le "en chair et en nonosse", devant l'autre, plus "figé", lui tournant le dos, quasiment appuyée même au bénitier.
Comme la foule se décide enfin à évacuer les lieux, on décide de laisser passer, pour pouvoir jouir aisément d'une vue
d'ensemble un peu plus "aérée". Il reste deux ou trois pékins, mais ça me convient et je me retire de mon adossement au diable pour m'avancer dans la travée... Je sens des gouttes me tomber dans le dos et sur les chevilles... (tiens, faudrait voir à retaper la toiture!). Bizarrement, les gouttes, ne tombent pas sur mon crâne, ça, ça m'interpelle! Je tâte ma caboche, par mouillée sur le dessus, descend la mimine et... trouve tout le bas de ma crinière imbibée!
Formule habituelle: ça fait "chboum!" dans ma testouille!
Je vise le bénitier, regarde ses proportions (surtout sa hauteur)
et m'aperçois que c'est pile poil (vue ma taille nanesque) à ma portée, enfin à la portée de ma tignasse. En m'adossant à celui-ci, j'ai fait tremper carrément mes tifs dedans! Je suis maudite!

Là, décidant que ça fait tout de même pas mal pour une seule visite, on décanille, moi en queue de peloton et laissant une autre version des cailloux blancs du petit Poucet: des gouttes d'eau bénite. Ceux qui arrivaient derrière nous, ont du se demander pourquoi une nana sèche et propre sur elle, avait tout le bas des cheveux et le dos mouillé (on mettra ça sur le compte de l'influence mystérieuse" du lieu hein?). Entre parenthèse, ça, je me suis bien gardée de le dire au reste de la tribu, ils m'interdisaient de sortir de la bagnole pour le reste de la journée sinon!.

Fin de la visite de l'église de Rennes-le-Château, mais on n'avait pas fini notre journée pour autant, je vous rassure!
Je vous laisse là, pour ce week-end, et on verra, suivant l'humeur, pour la prochaine narration (suite de la journée, délires... je laisse venir la muse - elle m'a prévenu que je ne l'attende pas, elle aurait un peu de retard)

Bon week-end et je file... aux courses (ça, c'est une chose qui ne change presque pas hein?)
la dragonne
par Sieglind publié dans : Des p'tits bouts de la dragonne
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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