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Mercredi 9 mai 2007
Bonjour

Alors... reposés ? Bon, deux jours de flotte et deux à récupérer du sirop de la rue, on va dire que ça le fait dans mon planning feignasseux de fin de semaine hein ?
On y retourne à notre Titus, parce qu'à part Wagner, je crois que dans le genre traînant en longueur, il n'y a pas mieux dans mes narrations (et encore Wagner, c'était parce que c'était une tétralogie, ça fait un sacré morcif ! Ici, que deux actes et on a l'impression que ça tient la moitié d'un festival lyrique). Toujours pas d'extraits.. et pour que j'envisage ne serait-ce que de siffloter le bazar, vous pouvez vous brosser les cocos, on a de la pluie certes, mais je ne voudrais pas être classée catastrophe naturelle !




LA CLEMENZA DI TITO - Acte II (Ouf ! Pas trop tôt !)

Le lieu :  Si je dis "délicieuse retraite sur le mont Palatin" ça vous interpelle, déjà vu dans l'autre acte hein ? Donc, se référer aux scènes où Titus réclame la frangine de son pote parce qu'il a fait quine (faut connaître le loto là.. j'ai pratiqué un temps, quand les mômes étaient un peu plus... mômes et que c'était organisé par l'école... grand moment de solitude ça, mais fallait faire du diplomatique)
A la scène cinq, changement de décor on se retrouve dans une grande salle réservée aux audiences publiques. Un pliant doré à l'or fin (ou garni de papier alu de plaques de chocolat, pour les petits budgets), des strapontins pour le public et une table de camping ; j'avais envisagé aussi un truc vu dans un catalogue style "p'tites m... soit disant pour nous faciliter la vie et l'égayer..." - c'est sur ça l'égaye, quant on voit les machins inutiles et d'un goût de chiottes que certains proposent, on se déride ! - un machin pliable comprenant la table et les bancs pour le camping ; trop top ! Surtout les coloris proposés !)


Les personnages :
- Annius, le type qui a eu chaud aux fesses quand son pote-patron a décidé de prendre sa copine comme légitime (inutile de dire ce que je pense du zoziau qui se laisse piquer sa belette sans moufter et avec le sourire, mais le coeur y est !)
- Sextus, amoureux raide-dingue de la méchante de l'opéra. Elle sait ce qu'elle veut diront certains et c'est normal qu'elle ne laisse pas passer l'affront, m'enfin... je trouve qu'elle change vite d'idées tout de même ! Un coup je te trucide, la fois suivante je file commander le métrage pour le traine-sauce de la robe de mariée (voile ou vêtement qui traîne par terre chez moi) Et l'autre béni-oui-oui qui court à chaque fois dans la direction où elle lance la baballe... c'est-y pas un gentil chien-chien à se mémère ça ?!
- Vitellia, on évite de s'étendre sur le sujet, là aussi, je viens d'en parler juste au-dessus de toute façon.
- Publius, le préfet de Titus, accompagné de ses gros-bras, façon serre-livres (ou pendants de cheminée, c'est comme vous le sentez)
- Le choeur, pour les audiences publics, vaut mieux !
- Titus, - enfin ! - la goule encore un peu noircie par la suie de l'incendie, la toge roussie et les cheveux aussi


Le rideau se lève sur Annius et Sextus en grande conversation "post-attentatoire" (inutile de chercher dans la Rousse au pissenlit, vous risquez la migraine, vu que ça n'existe évidemment pas)

"Mais j'te dis que Titus s'en est tiré ! Arrête de te flinguer les nerfs, il revient sur ses deux pattes, si c'est pas une preuve ! (il ne s'appelle pas Jésus donc... on ne le classera pas dans les "résurrectionnés")
- Essaie pas de m'entourlouper ! J'lai vu se rétamer la goule sur le lino après s'être fait épinglé !
- Où ça ?
- Dans le p'tit couloir qui mène à la Roche Tarpéienne *
- Kess-t'avais dans les yeux à ce moment là ? Du guano ? Parce que c'est un autre type qui s'est fait allonger.
- Un autre ? Qui aurait piqué la garde-robe de Titus parce que sa lessive n'était pas sèche ? Tu dis ça à un cheval de bois, il te donne un coup d'pied ! *
- Arrête ton cirque Ben Uhr ! Il est vi-vant ! Tu piges ?
- Tu me mène pas en barcasse ? Il est sauvé ?!
- J'cause le mandarin ou quoi ? T'as qu'à aller à sa rencontre si t'as des doutes - (l'analogie avec Jésus m'a sauté au pif, j'ai failli l'appeller Thomas le Sextus pour vous dire !)
- Après ma boulette ? Plutôt crever !
- Euh... j'pige plus...
- C'est tout simplement bibi qui a monté toute c't'embrouille !
- T'es un vendu ?! J'en reste comme deux ronds de flan !
- Tu piges que moins j'en dis mieux c'est, alors embrasse bien les meubles, et prend soin de l'impérial rescapé, j'vais "pleurer ma douleur au fond des forêts" (là excusez-moi, mais j'ai pas pu "sentir" la tension dramatique, j'étais roulée en boule en train de rigoler, imaginant le type galopant vers les fourrés en hululant à la lune.... désolée !)
- Minute Tartempion ! Jusqu'à présent... à part nous-deux, les autres pensent que c'est un accident de camping-gaz alors... attends un peu avant d'envisager l'ermitage au fond des bois, suffit que tu mettes les bouchées doubles pour être encore plus aux p'tits soins avec Titus à partir de maintenant, t'es pas franchement pourri, ile coeur est encore bon..."

Sur ces bonnes paroles, Annius sort, remplacé "au pied lavé" par Vitellia, histoire que la scène soit un peu plus "meublée" qu'un Sextus est en train de jouer à pierre-papier-ciseau pour savoir s'il décanille ou reste. Vitellia lui conseille de se faire la malle. A mon avis, elle a les jetons qu'ils déballe tout, nom de l'instigatrice du complot compris, et l'annonce d'ailleurs en fin de tirade, mais son amoureux transi et c... (désolée, c'est ma tête de "truc" dans cette histoire, pas ma faute !) lui jure qu'il se fera plutôt couper les... cordes vocales plutôt que de jouer les balances. La belette lui signale qu'elle n'a pas peur qu'il gazouille trop, mais étant donné son coeur d'artichaud, suffit que l'ex-victime joue la corde sensible du pardon, il va l'ouvrir, c'est certain !

A la scène trois, Publius  entre avec ses sbires :

"Ton opinel, ti souite !
- T'as paumé le tien ?
- Le type qui s'est fait refroidir avec les fringues de Titus sur le dos, c'était Lentulus (le gars "invisible" depuis le début, mais présenté par Vitellia comme la seconde âme damnée de cette sournoise). P'tit problème... t'as ripé sur les côtes et il a eu le temps de nous balancer tout le topo, avant de bâsir * pas besoin de te faire un dessin s'pas ? Grouille-toi, le Sénat discute de ton cas, faudrait que tu sois là... ça serait plus poli.
- Tiens, prends-le mon canif et toi Vitellia,  tu me la copieras dans le genre "j'm'en sers et je balance comme un tire-jus en papier molletonné" ! T'inquiètes, je vais jouer les revenants juste pour avoir le plaisir de te tirer les doigts de pied la nuit, ça te fera une mine moins reluisante au matin !
- Purée de patafiole ! Qu'est-ce que je peux bien faire moi... j'suis une moins que rien, j'me tape une de ces honte !" - (un sursaut de lucidité ?)

Publius vois bien que Vitellia n'est pas dans son assiette (quand on chiale sur scène, c'est que tout n'est pas top comme dans l'île au enfants !) mais service-service, il est payé pour coincer les contrevenants, pas d'état d'âme à avoir...
Les mecs (dont un faux mec, puisque c'est un rôle travesti, n'oubliez pas) sortent d'un côté pendant que Vitellia sort à l'opposé.


Changement de tableau à la scène cinq, on se retrouve donc dans la salle des audiences publiques. Le choeur goualle encore une fois un hymne au "César" du moment, celui qui a sauvé le trône (de l'incendie ? Il est parti avec le pliant sous le bras, seule chose qu'il ait pensé à sauver comme meubles à ce moment-là ?)

Titus est encore un peu secoué mais ça le réconforte qu'on lui passe de la pommade. Publius lui signale que ça serait bien qu'il se montre un peu aux jeux du cirque (dans le rôle du crâcheur de feu qui a loupé son numéro ?)  façon de rassurer tout son monde sur sa santé (d'autres ont fait ça... de leur balcon "vaticaneux" à une époque si vous vous souvenez...) mais Titus n'a pas la tête à aller voir du martyre se faire écharper, il n'a pas de nouvelles de Sextus depuis "l'incident", ça le turlupine un peu, même s'il se rassure en se disant que le Sénat va se rendre compte qu'il y a erreur judiciaire et qu'il est innocent comme l'agneau qui vient de "paître" (sauf que chez Jean, le mouton se fait quand même bouffer par le loup, je serai lui, je relierai mes fables ésopiennes moi !)
Publius lui signale tout de même que Lentulus l'a "donné", mais il répond que si ça se trouve... il ne voulait pas crever tout seul et a balancé le premier nom qui lui venait à l'esprit pour se faire pardonner - (sauf que mort, le pardon, il n'en a pas grand chose à braire et que c'est un peu capillotracté...tiré par les cheveux si vous préférez... son explication ; pourquoi faire une fixette sur le blaze d'un type qu'on ne connaît ni des lèvres ni des dents, selon les rumeurs ?!

Titus, a des fourmis au valseur en attendant la réponse, ça le mine tellement qu'il envoie Publius aux nouvelles, bien que celui-ci le prévienne qu'il n'est pas sur de revenir avec des news à grimper aux rideaux.
Titus reste seul et monologue en s'auto-persuadant que c'est impensable de condamner son pote, franc comme l'or et droit comme un;.. i,  pas du tout le genre de sournois à vous suicider dans le dos d'une rafale de coups de couteau !

Arrivée d'Annius à la scène six, il vient demander de pardonner à son pote Sextus.
La scène suivante (deux tirades par scène, on peut aller loin comme ça !) Publius revient avec un papelard à la main.


"Mauvaise donne ! J'te l'avais dit, c'est le maillon faible ! Il a tout déballé et j'ai le verdict en pogne ! Le positif dans cette affaire, c'est qu'on manquait de numéros au cirque, on va rajouter un lâchage de traître et de ses complices aux chats hypertrophiés dans l'arêne, que du bon ! Manque plus que ta signature et on fait l'annonce tout de suite !
- Et mer...credi ! J'suis pas dans la mouscaille moi ! - balance un Titus qui voit ses idées de loyauté indéboulonnable tomber dans les vespasiennes
- Euh... j'voudrais pas insister, mais penses tout de même que c'est le frangin de ma copine ! D'accord, il a ripé du côté obscure de la force, mais ça serait bien si tu passais l'éponge... et ça serait un bon coup de pub quant à ta réputation de mensuétude impérialissime. Et en plus, ça va faire chouiner ma belette, elle aura les yeux tout gonflés, façon lapin russe, pas top-tendance !"

Publius et Annius sortent, laissant Titus avec un mal de tronche carabiné rien qu'à l'idée qu'il va devoir réfléchir deux secondes ; ou faire bouffer son pote aux lions, ou jouer les magnanimes... Cruel dilemme !

Nous, on attendra son monologue la fois prochaine... moi, c'est couru d'avance, c'est la copine tartinée de ketchup que j'aurai balancé dans la fosse, le type, je l'aurai acquitté pour déficience mentale, lui offrant avec le sourire une joli veste qui se noue dans le dos.

Donc à bientôt pour la suite de l'acte deux et passez une bonne journée. Je file à mes astreintes sinon impériales, du moins familiales et "ménagesques" (en gros, je vais translater la poussière d'un endroit à un autre, histoire de lui faire voir du pays)

La dragonne



 * P'tit cours d'histoire, la roche Tarpéienne, c'est l'endroit riant et romantique en haut du Capitole où l'on balançait cul par dessus tête les criminels pour voir s'ils savaient voler . A mon avis, ça venait du nom de la nana ( Tarpéia) qui a filé les clés de Rome aux Sabins pas reconnaissants pour deux ronds de ce petit coup de main traîtreux, puisqu'elle s'est fait ratatinée'.
* Expression dragonienne pour dire que comme mensonge, on ne fait pas mieux
* mot familiale pour mourir, pas d'étymologie connue, faudrait faire tourner les tables pour savoir à quand ça remonte celui-ci, étant donné que ma mémé me l'a transmis, mais a quitté ce monde depuis belle "larirette" !
par Sieglind publié dans : Mozart
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Samedi 5 mai 2007
Bonjour !

Chose promise.... on retourne à notre Titus, avant qu'il ne soit refroidi (ce qui est d'ailleurs le cas, puisque ses os ne lui font plus mal depuis belle "larirette" m'enfin... on dirait qu'il est encore vivant hein ?). Tout d'abord j'ai "presque" trouvé le remède à mon manque de zique ici

Problème, je n'ai jamais trouvé le schmiltruc pour pouvoir écouter, mais ça doit être faisable étant donné que c'est proposé à l'écoute  (si on n'a pas deux mains gauches et n'est pas mono-neuronalement équipé dans le domaine ô combien hermétique de l'informatique et du langage "c-machin-bidule-chose... ou c'que vous voulez... comme bibi). Si vous trouvez... vous gagnez une tringle à rideau garnie ! Si ce n'est pas le cas, comme attrape-couillon il y a mieux et c'est sadique en plus ! L'intéressant c'est qu'on a quasiment tous les airs (sans les récitatifs) et que j'ai eu de plus l'envie de tapoter, dans la fenêtre correspondante, une autre recherche, et devinez quoi.... y'a plein d'opéras ! Que demande le peuple ?! (Que ça fonctionne peut-être hé, hé !)

Allez, trêve de parlote on passe à la suite (sinon, je sens que ça va finir "post-it sur le frigo" et l'article, le vrai, vous pourrez l'attendre aux prunes)



LA CLEMENZA DI TITO - Acte I

Le lieu : Bien qu'on se soit fait appeler Désiré pour y retourner à cet acte, les protagonistes nous ont sagement attendus, donc, le même que la dernière fois (le Castel Gandolfo Titusien si vous vous souvenez). J'imagine les cocos en train de tapoter du peton avec un air un peu vénère et nous balançant dans la goule, que fallait être là plus tôt et que du coup, le pied-à-terre, s'est fait la malle durant un tremblement de terre (vu l'allusion au Vésuve... tout est à envisager !) "Qui qui serait marron ?

Les personnages :

- Vitellia, l'ex-future-ex-future impératrice (avec elle c'est une partie de ludion son statut matrimonial), qu'on avait laissée se tordre les mimines de satisfaction, à l'approche de sa vengeance (hélas, malgré mes espoirs, elle ne s'est pas coincé les doigts, dommage !)
- Le préfet Publius, le porte-parole de Titus en quelque sorte, son bras droit, celui qui lui tend le rouleau de PQ quand il fait ses besoins... en espérant qu'il n'aille pas plus loin dans cette fonction !
- Annius (je sais... quelqu'un m'a signalé qu'on attendait un bon mot sur le pseudo du mec, désolée, j'ai eu scrupule à balancer, c'était vraiment trop pipi-caca et puis ça suffit avec la ligne du dessus non?) le copain de Sextus et petit copain de sa frangine par la même occasion. Quel trouduc ! (désolée, c'est parti tout seul, trop tard !) Faut-y être c.. pour jouer les martyres en offrant sa copine à un autre ! (sauf si la copine est casse-bonbons évidemment, là...  c'est question de survie, et ça marche dans l'autre sens aussi pour la nana qui en a raz la cafetière)
- Sextus, le type qui se fait royalement avoir par Vitelia et qui est censé être son bras vengeresque (trucidouillage d'ex, p'tit feu de joie avec le Capitole, rappelez-vous...)
- Servillia, la fille promise par son mec, l'ex-gros-lot de la tombola impériale quoi.
- un choeur, pour faire zouli.

Au début de la scène dix, Vitelia est en train de jubiler en pensant à la tronche de Titus quand il va se faire épingler comme bombyx par son remplaçant. Publius et Annius entrent en trombe (décidemment, c'est une manie dans cet opéra aussi, d'entrer comme si on avait le diable et son train... au train justement)
" Mais kess tu f... Titus te cherche partout ! (Annius l'appelle César... pas un bug mais une tradition... c'est des romains, cherchez pas... ils n'étaient pas comme nous ou alors ils avaient du mal à imprimer les pseudos)
- En quel honneur ?!
- T'as pas vu les infos ? Mais t'es la meuf qu'il a choisi en fin de compte !
- Bouges tes miches ! Il va s'impatienter !
- 'Tends juste que je me fiche une bouffe pour me réveiller et j'arrive ! M... Sextus est lâché dans la nature ! Comment j'vais faire !!"

Les trois personnages quittent le plateau pendant qu'il tourne (ou monte;.. ou descend, c'est vous qui voyez pour la machinerie), pour laisser place, à la scène onze, au Capitole déjà entrevu précédemment)

Sextus est en train de se tirlipoter la cervelle pour savoir ce qui lui a pris le jour où il est tombé raide-dingue de c'te sournoise de Vitellia, il aurait mieux fait de se casser une patte. Parce que du coup, qui endosse le costard du traître dans les films, le méchant  qui va zigouiller la crème des hommes, le meilleur gars qu'on ai jamais vu sur un trône... (pas les chiottes, je re-précise pour les esprits mal tournés !) Un type qui l'a bien dépanné quand il a mis un pied dans "la carrière" comme on dit.
Il envisage de se mettre en apnée définitive avant d'avoir à lui faire la fatale boutonnière, quand dans le lointain... un machiniste se fait griller des merguez... un incendie se déclare au Capitole !
Il court pour trouver un seau, histoire de s'occuper et surtout d'essayer d'éponger les dégâts avant que ça ne vire à la cata...(éponger... avec un seau, j'sais pas si l'image est de bon aloi... m'enfin...)

Annius entre et constate que son pote joue les boules de flipper en se heurtant aux décors. Il  lui demande où il compte aller comme ça. Sextus lui répond de manière plus que sibylline et grimpe quatre à quatre les marches vers le bâtiment en feu.

Annius a des doutes sérieux sur le fait que son copain n'ait plus la lumière à tous les étage, mais change d'idée à l'arrivée de sa copine Servilia. .
"  Bibiche ! Gaffe à tes fringues, ça crâme vite un péplum en lycra (près du corps le péplum !)
- C'est dingue ! Et le pire c'est qu'on dit que ça ne serait pas vraiment accidentel cet incendie (dans l'imagerie traditionnelle, on voit du marbre partout chez les romains, alors pour y ficher le feu... faut vraiment insister, c'est sur !  Sauf quand il est en carton-pâte comme souvent au théâtre, là, ça brûle de peur par contre !)
- Aaaaaaaah ! - (le choeur) -
- C'est vrai que ça sent l'entourloupe à plein nez ! Quel est l'empaffé qui est là-dessous..."ça-attise-ze-couéchion" ! - ça, c'est Publius qui met son grain de sel en entrant
- Aaaaaaaaah - (toujours le choeur, quel texte !)
- J'sais pas pour vous, mais ça me fait flipper grave ces hululements !"

Entrée de Vitellia (en trombe aussi, il ne faut pas déroger à la tradition non ?) Elle secoue les personnes présentes comme un prunier en leur hurlant dans les argouanes qu'elle cherche Sextus et que ça urge "un peu". 
Comme les autres sont bloqués à la tirade sur l'horreur de la scène et qui en est l'auteur, c'est pas sur eux qu'elle peut compter pour avoir une réponse. Heureusement, celui qu'elle recherche décide de descendre à nouveau les degrés du Capitole, (façon Mistinguet ça serait pas mal). On peut dire à sa mine, qu'il a connu des journées moins foireuses et Vitellia se précipite pour lui demander ce qui se passe.

" A part me taper la honte de ma vie et avoir vu mon pote se faire descendre... tout baigne !
- Et c'est qui le salaud qui a fait ça ? - (là, c'est les autres qui posent la question, Vitellia se garde bien de l'ouvrir !)
- Vous devinerez jamais, j'vous aide... c'est m...
- Ta gu... t'es bredin ou quoi ! - (là, elle l'ouvre, ses miches en dépendent faut dire)"

Pendant que tout le monde se lamente, qui d'un noble coeur parti en fumée, qui d'un pote en or pas facile à remplacer, tout le monde y va de sa tirade funèbre à grand renfort de pâmoisons et arrachage de chignon, pendant que le rideau se baisse (enfin) sur le premier acte.

Quel suspens ! Titus est-il mort ? Si oui, qui est prêt à parier sur l'avenir social et affectif des personnages, arrivera-t-on à éteindre les rideaux du théâtre qui commencent à cramer... Ais-je mis la cafetière en route ? Quelle heure est-il d'abord ? Autant de question dont vous aurez la réponse... plus tard.
Là, je vous laisse profiter d'une fin de semaine bien méritée (pas pour moi, je glande, mais pour ceux qui bossent évidemment !) et à plus (la météo ne s'était pas trompée, il pleut des vaches !)

La dragonne
par Sieglind publié dans : Mozart
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Vendredi 4 mai 2007
Bonjour !



Bonne nouvelle, ils ont prévu de la flotte dans mon secteur pour la fin de semaine !

Là... regards consternés des lecteurs se tirant un poil du c.. valseur pour faire venir les larmes, ou s'assurer qu'ils ont bien lu (le nerf optique c'est le plus long, selon la blague non ?).

Sadique... peut-être, mais réaliste, c'est sur !

Pourquoi bonne nouvelle, parce que ça me permettra de... translater la suite de l'opéra, "légèrement" compromise cette semaine, aux deux jours chômés (à part pour la grenouille de flaque ou l'escargouille des murailles, se trimballer sous la flotte pour le plaisir d'être trempée comme une soupe, je trouve l'idée moyenne-moyenne , même si je pratique ça, mais sous les averses d'été, façon Gribouille de la comtesse de Ségur)

Donc, je compte, sinon finir (il reste tout un acte) du moins bien avancer la narration de notre chère mansuétude titusienne plutôt que d'aller baguenauder histoire de voir si la belle plante  le bonsaï anorexique que je suis peut encore pousser (d'abord, c'est le poids du cerveau qui a arrêté ma croissance très tôt na !)

L'autre bonne nouvelle c'est que j'ai presque rattrapé mon retard chez vous, et ça n'en sera que meilleur pour me consacrer à ça pleinement.

Par contre, je fouine dans ma banque vidéo favorite, mais "peau-de-balle-et-balai-de-crin" pour trouver d'autres extraits, ça va être la morneplénitude question extraits pour le second acte ! Le type qui a pris les extraits, s'est endormi sur sa caméra au deuxième acte, j'vois pas d'autre explication !
Je conseille donc aux propriétaires de l'enregistrement de chercher par eux même, là, rien trouvé à part un final bien massacré à la caméra amateur (et de la salle, ce qui n'arrange rien, quand on "pirate" à la sauvette).
Pour les autres, il y a les médiathèques qui peuvent l'avoir en prêt ou un enregistrement pas trop "au-nez-creux" (onéreux quand j'étais môme) dans la collection Decca si mes souvenirs sont bons. Mais ça ne concerne évidemment que ceux qui sont prêts à faire cligner de l'oeil le biffeton quant au lyrique (je ne force pas à la vente, manquerait plus que ça !)

Alors, je finis de lire les articles en rade sur la pile de courrier de ma boîte et je vous concocterai la suite demain, quand il pleuvra des vaches par chez moi.

Bonne fin de semaine et à plus donc... et votez... pour moi... faute de mieux. (façon Coluche évidemment !)

La dragonne en rade de kawa (un demi-paquet pour la journée, je vais secouer fiston pour qu'on aille au ravitaillement, j'vais jamais tenir !)
par Sieglind publié dans : Post-its sur le frigo
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